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Ma bataille entre le cerveau gauche et droit … Au diable mon côté rationnel, et oui à mon côté créatif !

cerveau_droitDepuis quelques semaines, je vois une petite bulle inscrite à mon agenda et surlignée en rouge pour prioritaire : « écrire mon article pour le blogue de mars ». Et tous les jours, je la déplace à une autre date en me demandant : qu’est-ce qui fait qu’en ce moment c’est ardu pour moi juste de commencer à écrire?

Souvent, c’est parce que je cherche trop et que je suis trop dans ma tête. Il y a aussi mon cher saboteur (ma vilaine petite voix) M. Performance qui me dit; Christine ton blogue se doit d’être bon, de répondre à un besoin spécifique chez les professionnels et intéresser la galerie! C’est fou comme je peux, toute seule, me mettre la barre très haute. Dans cet état d’esprit, je tombe rapidement dans un mode rationnel; je m’active dans diverses recherches et lectures, je fais une session de remue-méninges pour un trop plein d’idées, je tourne en rond, je procrastine, je fais des listes et surtout je tente de garder le contrôle comme si j’avais les deux mains aux commandes d’un mandat exceptionnel.

Ce n’est pas non plus à cause du manque de sujets. J’ai accès à une banque de sujets intéressants, des outils sur le coaching et le leadership qui ne demandent qu’à trouver preneur.

Cela vous arrive-t-il aussi de vous retrouver à nager à contrecourant à propos d’un projet ou d’une chose que vous devez faire?

Je n’ai rien contre le fait d’utiliser mon côté rationnel (ma pensée analytique et cartésienne) dans l’action, mais je constate que parfois cela freine mes idées créatives et limite ma capacité à m’ouvrir davantage à ce qui est présent. Lorsque cela devient compliqué et difficile, soit avant ou pendant la réalisation d’un projet, c’est comme si j’entendais une sonnette d’alarme qui m’indiquait : arrête-toi et réaligne-toi afin que cela devienne plus agréable!  Il ne faut pas que j’oublie que je suis à 75% diagnostiquée  » coté droit ».

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Je me suis donc arrêtée pour y réfléchir plus longuement. C’est par une activité de Yoga qu’un premier déclic s’est produit. Je vous raconte :

Un matin, au tout début d’une classe de yoga, Anne, notre prof, nous invite à formuler une intention pour notre journée. J’ai les yeux grands ouverts et constate qu’il n’y a rien qui monte en moi, c’est le néant. Je me dis… est-ce vraiment nécessaire de forcer une intention? Pendant que nous faisons nos étirements, le chat, le chien, le guerrier… Anne nous demande à quoi notre journée ressemblera. Mon cerveau gauche s’empresse de prendre le contrôle et tout de suite la réponse jaillit : coaching clients, ménage du site web, marche avec toutou, les courses, le blogue à écrire…Déjà la bataille entre mon cerveau gauche et droit était présente.

Quelques jours après, je ne sais pas pourquoi, mais ce qu’Anne avait raconté me revient à l’esprit, et en même temps, il y a quelque chose qui m’agace. Je crois que je deviens délinquante à devoir la plupart du temps planifier, organiser, garder l’accent sur plein de détails… ça devient lourd et fatigant à la fin! J’ai un besoin de spontanéité, de naturel, et de faire faux bond à des intentions ou à des attentes contrôlantes.

photo 2Ma réflexion se poursuit lors d’une randonnée à vélo et tout devient plus clair pour moi (je suis actuellement à Cedar Keys, en Floride, à bord de notre motorisé « Merci la vie »). Avec mon conjoint, nous sommes partis à la découverte des iles. Crème solaire, chapeau, bouteille d’eau et aussi une carte détaillée de la région dans une de mes sacoches. Sur la route nous croisons plusieurs petites rues, cul-de-sac sac, panneaux de sites historiques et je suis tentée à quelques reprises de prendre ma carte pour m’y retrouver et surtout ne rien manquer de ce que nous devons vraiment voir. Je continue à pédaler et je me dis; non pas de carte et laisse aller! Ah quelle libération!

À quoi ma journée a-t-elle ressemblé? À un enfilement de surprises! En me permettant de laisser aller le contrôle, je me suis permis de créer avec le moment présent. Toute une différence pour ma journée.

Nous avons découvert un joli cimetière niché sur le bord de la mer, un nid d’aigle royal gigantesque, une échelle oubliée sur un arbre, des points de vue magnifiques sur le bord de la mer, des crabes qui dansaient sur la plage et surtout plein de gens qui nous saluaient et qui nous souriaient. Cela m’a également permis de m’émerveiller devant de toutes petites choses (au lieu de me plaindre), d’avoir le fou rire parce que je dévalais à toute allure une pente, de gonfler mes énergies, et surtout de faciliter tout le processus des choses que je devais accomplir au fil de la journée.

Créer à partir du moment présent, incite à dire non au contrôle et à la planification et invite à dire oui à nous faire davantage confiance, à utiliser nos muscles émotionnels sans modération (intuition, curiosité, 6e sens…) et à mettre de l’avant nos forces naturelles. Cela facilite l’atteinte de nos objectifs tout en faisant le plein d’une belle énergie.

Cette après-midi, je me suis assise face à la mer, mon iPad sur les genoux et j’écris monIMG_4392blogue. Tout vient plus facilement. Rien de planifier, sinon que de co-créer avec la mer et ce qu’elle m’offre comme cadeau et de me dire qu’il est possible de créer tout ce que nous souhaitons quand notre esprit est libre de voir.

Et vous, quel côté de votre cerveau utilisez-vous le plus pour prendre plaisir à créer?

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MANAGING DIFFICULT EMPLOYEES.

Effectively managing difficult employees can be a challenging prospect. Whether it is the employee who is consistently late, who complains incessantly or who seems to constantly upset their co-workers, every company must deal with difficult employees.

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These situations drain management’s time and energy, impact on the morale of co-workers and interfere with overall workplace productivity. The key to effectively addressing such situations begins with an understanding of the issues and a clear identification of the actual source of the problem.

Even the best employee can have an off-day (or week, or month). Before deciding if an employee is difficult, managers must first step back and neutrally assess the situation. The first question to ask is whether the behaviour is critical enough to implement a formal HR process. Another important concept to consider is that ‘different’ does not equal ‘difficult’. There will always be employees that a manager does not gel with, understand or even like. However, this is not enough to deem an employee difficult. To constitute a “difficult employee”, behaviour must exceed acceptable standards, policies and procedures or interfere with productivity.

Define the Problem

When addressing the problems created by difficult employees, the focus should always be on job performance. It is management’s duty to clearly explain why the issue is a problem, and how the problem is adversely impacting the company. At this stage it may be useful to refer to the employee’s job description and the company handbook.

Clarify Roles

It is important that both the manager and employee are absolutely clear on individual roles. The manager’s role is to ensure business success by leading, coaching and supporting employees. The employee’s role is to meet predefined performance and behaviour standards, and function as a cooperative team member. A key concept that employees must grasp is that it is not only the level of their performance that is important, but also how their performance affects the functioning of their team, department and the company overall.

Identify Expectations

This is where the manager should clarify four things – the employee’s performance, responsibilities, impact of their behaviour and the consequences if it doesn’t change. A follow up and ongoing review should be scheduled and regular updates between the manager and the employee will help to move things forward and get the employee back on track.

Emploi : quelles sont les compétences les plus rémunératrices ?

Dans un environnement où la concurrence fait rage, quelles sont les compétences valorisées par les entreprises ?

D’après les dernières données d’Adzuna.fr, certaines sont essentielles pour décrocher un emploi. Nous avons relevé les mots-clés les plus utilisés dans près de 600 000 annonces publiées sur notre site : ⅓ des recruteurs en France recherchent des candidats ayant au moins une de ces 2 qualités : organisé et autonome. Les compétences qui permettent d’obtenir les postes les mieux rémunérés sont aussi mises en lumière dans notre rapport.

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Leadership et humilité pour accéder aux postes les mieux rémunérés

Le leadership, le management des performances et l’esprit entrepreneurial font partie des qualités permettant d’obtenir les meilleurs salaires. Les recruteurs sont également très sensibles à l’attitude du candidat lorsqu’il s’agit de postes à haut salaire : humilité et charisme sont exigés.

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La maîtrise de l’anglais est plus rémunératrice que celle de n’importe quelle autre langue.

La maîtrise de l’anglais est la 4ème compétence la plus demandée après les capacités relationnelles (13% des annonces) et permet d’obtenir un salaire plus élevé que la moyenne des salaires proposés sur Adzuna (36.7K€ versus 31.2K€). À titre de comparaison, la connaissance de l’allemand n’est exigée que dans 2% des annonces et permet d’espérer un salaire de 34.6K€ en moyenne. L’espagnol n’apparaît que dans 0.5% des annonces avec un salaire moyen proposé de 32.5K€.

Changer d’entreprise à l’issue de 5 ans d’expérience permet d’obtenir un salaire plus élevé.  

L’expérience est toujours un critère important, puisque plus de 50% des annonces mentionnent le nombre d’années d’expérience exigées chez les candidats. 3 et 5 ans étant les niveaux d’expérience les plus recherchés par les recruteurs, ce sont donc les périodes optimales à attendre avant de changer d’emploi.
Sans surprise, plus l’expérience est longue, plus le salaire proposé est élevé. Néanmoins, au-delà de 10 ans d’expérience, le niveau d’expérience exigé est plus rarement précisé dans l’offre.
Les salaires moyens proposés par les recruteurs après 5 ans d’expérience sont bien plus hauts que ceux qu’un employé peut espérer obtenir en restant dans la même entreprise. En effet, si l’employé reste dans la même entreprise, il peut, au bout de 5 ans, espérer toucher un salaire 14.8% supérieur à son salaire à l’embauche à raison de 2.8% d’augmentation par an*. Or les recruteurs sont prêts à payer un candidat 38% de plus avec une expérience de 5 ans qu’en début de carrière.

La Country Manager d’Adzuna France Hyacinthe Mutin déclare : “Un chercheur d’emploi peut espérer pour un poste senior un salaire 52% supérieur en moyenne à celui offert pour un poste junior, ce qui est bien plus important que l’augmentation qu’un employé pourrait obtenir après quelques années dans la même entreprise. Changer d’employeur est donc le moyen le plus rapide de voir son salaire augmenter de manière conséquente. Ceci s’explique en partie par le fait que les recruteurs doivent proposer des salaires suffisamment élevés pour inciter un candidat déjà en poste à prendre le risque de quitter son entreprise. »

Microsoft et Adobe s’allient pour proposer une solution marketing CRM intégrée

Connecter les expériences client à tous les points de contact : telle est l’ambition du partenariat entre Adobe et Microsoft. Le point sur les avantages annoncés pour la fonction marketing.

Microsoft et Adobe s'allient pour proposer une solution marketing CRM intégrée

Adobe et Microsoft Corporation s’associent… pour transformer le marketing, les ventes et le service client. L’alliance fait partie des grandes annonces de l’Adobe Summit, la conférence européenne annuelle d’Adobe sur le marketing digital. Objectif du partenariat : aider les services marketing et ventes des entreprises à améliorer les interactions avec les clients à tous les points de contact, en désilotant les activités.

En pratique, l’intégration d’Adobe Marketing Cloud avec Dynamics CRM, le logiciel de gestion de la relation client de Microsoft, donne aux marques la possibilité de « créer des expériences prenant en compte toutes les interactions avec les clients – du ciblage à la fidélisation, en passant par l’acquisition », promet Adobe. « Ensemble, nous allons rendre possible le concept d’entreprise résolument centrée clientgrâce à l’analyse des données », assure Brad Rencher, senior vice president et general manager, Digital Marketing Business, chez Adobe.

Quels avantages ?

Quels sont les avantages concrets pour les professionnels du marketing de cette solution marketing CRM intégrée ? D’une part, identifier les segments de clientèle importants, avec des offres en temps réel sur le site Web ou des publicités display ciblées. Et, d’autre part, d’associer les données Web comportementales aux données d’achat – historique des commandes et des retours, niveau de fidélité, etc. -, afin de fournir le bon contenu au bon moment, sur le bon canal.

La personnalisation marketing : le futur du Web

Si vous êtes comme moi, vous en avez probablement assez de devoir expliquer votre vie au complet à chaque fois que vous entrez en contact avec votre fournisseur de téléphonie mobile. Vous êtes probablement tanné de devoir saisir vos informations en entier chaque fois que vous achetez en ligne sur certains sites. Vous en avez surtout ras-le-bol de voir des publicités et des envois courriels ou postaux qui ne vous interpellent pas du tout et qui ne répondent à aucun de vos besoins.

Heureusement, il existe un remède à ce mal impitoyable. Découvrez sans plus tarder la personnalisation en marketing dans cet article de blogue!

Qu’est-ce que la personnalisation marketing?

Basé sur le même principe que le marketing relationnel, le marketing personnalisé est caractérisé par l’effort d’une entreprise pour personnaliser ses communications, les relations et les expériences vécues avec chacun de ses clients et prospects.

L’objectif est d’adapter toutes les actions de l’entreprise pour chaque individu que ce soit au niveau de la publicité, des offres promotionnelles, des produits, du service à la clientèle, des appels de télémarketing, des envois postaux ou courriels, ou encore de l’expérience vécue sur le site web ou en magasin/succursale.

La personnalisation en marketing peut se manifester de deux façons. D’une part, il y a la personnalisation qui est visible pour le client ou le prospect. Par exemple, lorsqu’une action marketing contient des informations du destinataire comme « Bonjour M. Chaussé » dans un envoi courriel. D’autre part, il y a la personnalisation qui se fait sans que le client ou le prospect visé soit nécessairement conscient de celle-ci. Par exemple, on peut utiliser les données récoltées auprès d’un individu pour lui présenter une version d’un site web ou d’une page web qui lui présente de l’information 100% pertinente à son profil ou ses besoins alors qu’une autre personne aurait de l’information totalement différente en se rendant à la même adresse web.

Quelques exemples de personnalisation marketing

Même si la personnalisation de votre marketing devrait être multicanal, il s’avère que le web est probablement le terrain de jeu qui sera le plus facilement et rapidement personnalisable. En effet, pour personnaliser son marketing il faut des données et les outils de marketing en ligne en regorgent. De plus, le web vous permet de faire des tests de personnalisation à moindre coup. Voici donc des exemples de personnalisation de marketing web qui sont remarquables.

1 – Exemple en commerce électronique : Amazon

Amazon est passé maître dans le domaine de la personnalisation et a fait en sorte de devenir un leader mondial du commerce électronique grâce à sa façon d’utiliser les données récoltées sur ses utilisateurs afin de personnaliser leur expérience future sur le site.

Par exemple, lorsqu’on visite le site pour une première fois. Les éléments proposés en page d’accueil sont présentés en fonction de ce que la majorité des gens aiment et n’offrent aucune personnalisation.

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Cependant, lorsqu’on se connecte à son compte, la même page d’accueil devient personnalisée en fonction de nos dernières visites et nos plus récents achats sur le site d’Amazon. Cela favorise une navigation plus agréable et mieux adaptée au besoin de l’internaute.

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2 – Exemple pour une entreprise de contenu : Netflix

Bien que la personnalisation connait un grand succès dans le monde du commerce électronique, il ne s’agit pas du seul domaine dans lequel il peut être avantageux d’opter pour un marketing personnalisé. Entre autres, les acteurs du marché du contenu en ligne (et dieu sait qu’il y en a du contenu sur le web) ont beaucoup d’avantages à présenter des sélections de contenus personnalisés pour leur utilisateur. Que ce soit du contenu écrit, imagé, audio ou vidéo, plus vous présenterez du contenu personnalisé, plus vous engagerez vos visiteurs envers votre site web. Un bon exemple à ce niveau est Netflix qui recommande des suggestions de film et de séries télévisées en fonction de ce qu’on regarde et même de nos intérêts sur les médias sociaux.

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Comment mettre en place la personnalisation marketing

C’est bien beau la personnalisation et les entreprises qui ont su tirer leur épingle du jeu en l’utilisant, mais vous vous dites surement « comment je fais pour implanter cette tactique dans mon entreprise » ou bien « C’est seulement les très grandes entreprises qui peuvent se permettre de développer des expériences personnalisées sur le web ». Voici donc comment vous pouvez mettre en branle la personnalisation des actions marketing de votre entreprise qu’elle soit petite ou grande.

1- Récolter des données sur vos contacts

Premièrement, pour personnaliser vos actions marketing, vous devez tout d’abord détenir de l’information sur vos clients et prospects. Sans données, vous n’arriverez pas à créer une expérience significativement personnalisée avec votre cible.

Pour récolter des informations, toute votre stratégie marketing doit être pensée en fonction d’un objectif bien précis: L’accroissement et la bonification de votre base de données. Pour ce faire, vous devrez vous initier aux principes de l’inbound marketing qui consiste à donner des offres à valeur ajoutée à vos prospects en échange d’informations pratiques pour vous et votre entreprise.

Voici comment ça fonctionne:

  1. Vous créez une offre remarquable
  2. Vous mettez l’offre de l’avant sur les pages pertinents de votre site web à l’aide d’un appel à l’action percutant
  3. Vous demandez au visiteur ces informations par l’entremise d’une page de destination avant de lui donner accès à l’offre.

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Ensuite, vous disposez des informations dont vous voulez pour personnaliser l’expérience de ce visiteur lors de ses prochaines visites.

2- Utiliser des outils de personnalisation marketing

Une fois que vous avez les informations de certains de vos visiteurs en poches vous devez vous en servir pour personnaliser vos actions marketing. Il y a quelques années, les bons outils de personnalisation marketing étaient très dispendieux et devaient souvent même être développés sur mesure. Ils s’adressaient donc seulement aux très grandes entreprises.

Aujourd’hui, beaucoup d’outils en ligne peuvent être utilisés pour arriver à personnaliser l’expérience en ligne. Ceux-ci peuvent se connecter à votre CRMou d’autres outils que vous utilisez déjà. Le meilleur choix restera toujours de choisir un outil marketing totalement intégré qui vous permet de personnaliser tant vos courriels que votre site web. HubSpot est l’un de ces outils que je vous suggère fortement. Le COS de HubSpot vous permet de personnaliser l’expérience web la plus complète en personnalisant chaque section d’une page web selon des critères spécifiques de votre base de données.

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J’espère que vous comprenez mieux maintenant les enjeux de la personnalisation sur le web. Il s’agit seulement d’un article introductif à ce sujet dans lequel on peut aller très loin. Si vous avez des exemples d’entreprises qui utilisent la personnalisation ou bien des questions sur les moyens qui s’offrent à vous pour implanter cette tactique dans votre entreprise, n’hésitez pas à m’écrire dans les commentaires plus bas.

Bonne personnalisation!

Un témoignage pour se permettre d’aller de l’avant sans aucune garantie

Photo du 2015-04-23 à 09.25 PMQue se soit au début ou pendant la réalisation d’un projet ou d’un rêve, j’éprouve quelquefois de la difficulté à faire confiance que oui ça va marcher sans avoir aucune garantie en retour. C’est un défi de lâcher prise sur l’envie de vouloir contrôler tous les aspects d’un projet (comment vais-je faire ça, quand, avec quelles ressources…) et d’accepter simplement de faire confiance — vous savez, comme si je pouvais avoir l’absolue assurance que tout ira bien, que je réussirai.

À mes yeux, il n’existe pas de formule magique qui fera en sorte que tout s’arrangera tout seul. J’en ai assez de voir des gens vendre de la frime et du rêve en disant que tout est facile! Je dis « non » à ce manque de profondeur. Et non, je ne suis pas pessimiste, je suis simplement authentique.

BG-planche - petit formatSur la route depuis presque un an, à bord de « Merci la vie » (notre motorisé de 40 pieds), je fais face en ce moment à une période de questionnements – en fait, je suis sur la case « Évaluation » du plateau de jeu « Bigger Game ». J’essaie d’évaluer, sans me taper sur la tête, où j’en suis professionnellement. Voici les questions qui reviennent constamment en tête;

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Dernièrement, j’ai croisé une personne sur ma route qui m’a permis d’y voir un peu plus clair et surtout qui a ravivé ma confiance – voici l’histoire de Gaye;

Gaye, une femme de près de 70 ans avec des étoiles dans les yeux, était assise et s’étirait sur son tapis de yoga au centre Cross Gates de Slidell en Nouvelle Orléans. C’est en lui demandant si je pouvais m’installer près d’elle que nous avons commencé une conversation… et que nous avons terminé après la classe en sirotant un smoothie.

J’étais curieuse de connaître ce qu’elle se souvenait de l’ouragan Katrina qui avait frappé la région il y a exactement dix ans. Elle m’a partagé très simplement son histoire. Surtout son lâcher-prise face à Katrina, car elle a tout perdu dans cet ouragan d’une extrême violence. Gaye me dépeint avec précision comment cela s’est passé : Sa maison enfouie sous 12 pieds d’eau, sa fille disparue plusieurs jours, son quartier englouti sous les eaux, pas de nourriture pendant quelque temps, pas d’essence pour quitter, prendre un bain dans la piscine municipale, une partie de sa famille qui avait perdu eux aussi leurs maisons envolées par les vents violents, utiliser le boyau d’un climatiseur pour retirer de l’essence d’une génératrice…
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Puis je lui demande ce qui a été le plus difficile pour elle de lâcher prise; elle me dit : mes souvenirs, mes photos, mais surtout ma cuisine où je recevais ceux que j’aimais et mes racines profondes, car je suis née à N.O.L.A. (Nouvelle Orléans, Louisiane).

Je lui demande finalement ce qui lui a permis de laisser aller vraiment? Gaye dit simplement : de faire confiance sans voir ce qui peut arriver; d’être courageuse et de croire que l’amour est plus fort que tout. Elle m’explique alors comment la communauté de N.O.L.A. était tricotée serrée pendant l’ouragan – les gens s’entraidaient sans regarder la couleur de la peau, leur statut social. Et elle me dit aussi comment s’était si important pour elle de réunir sa famille avant toute chose et au diable les biens matériels.

Aujourd’hui Gaye est heureuse et en paix. Elle s’est relocalisée, avec le peu qu’elle avait, dans une jolie maisonnette à Slidell et fait du bénévolat pour servir sa communauté.

En quittant, elle me demande à son tour, qu’est-ce qui m’amène ici. Je lui dis simplement que j’ai tout vendu et qu’avec mon conjoint nous vivons dans un VR tout en travaillant et voyageant. Elle me sourit et me dit combien je suis chanceuse et courageuse. Je lui dis : « oui, et encore plus que ça Gaye, vous m’avez aidé à réaliser que j’avais beaucoup de chance d’avoir pu choisir de lâcher prise sur mes biens, alors que vous n’avez pas choisi Katrina et que malgré tout, avec votre courage, et votre amour vous êtes repartie de zéro! » Gaye sourit et me fait une accolade en me souhaitant un beau succès sur la route.

Ce qui résonne en moi aujourd’hui et que j’essaie d’appliquer sont ces derniers mots;

« Utilise ton courage sans modération, car il te tirera vers l’avant. Crois que tu es plus grande que tu ne l’es déjà et dis-toi que tu ne sais pas ce qui va se passer demain, alors garde espoir et va de l’avant sans garantie. »

J’aime la vie que nous avons choisi à bord de « Merci la vie » — aucun regret, car nous Photo du 2015-01-12 à 01.56 PM
avons tellement grandi depuis la dernière année surtout au niveau d’apprivoiser la simplicité et de faire beaucoup avec peu. Je sais qu’il y aura quelque chose qui me trouvera sur la route et je fais confiance que ma passion, mon amour des gens et mon audace à vouloir jouer plus grand laisseront des traces partout où je vais!

Il n’est pas question que je baisse le volume de ma raison d’être, qui invite à vous faire sauter sans filet dans la vie que vous voulez vraiment! Qu’en pensez-vous? Au plaisir de lire vos commentaires!

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Quelques informations et conseils si vous songez à vous expatrier en Europe

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A l’occasion d’une semaine consacrée au travail en Europe, il m’a été suggéré de rédiger un billet sur ce thème. Vaste sujet sur lequel je dois avouer que, de prime abord, je sèche un peu. Quel angle puis-je bien choisir pour traiter cette question qui, a priori, ne m’inspire guère plus que l’histoire du curling ? Google étant mon ami, j’ai donc choisi de partir en quête d’informations intéressantes à partager avec vous, non sans avoir découvert au passage que le curling a été inventé en Ecosse (qui l’eut cru ?) et qu’il est à nouveau une discipline olympique depuis 1998. J’ai fait quelques découvertes intéressantes, dont certaines bousculent nos idées reçues.

Une fuite des cerveaux ?

L’expatriation au sein de l’Union Européenne est grandement facilitée par les dispositions communautaires sur la liberté de circulation. Il semble, à écouter le discours ambiant, que le goût de l’expatriation est en vogue en France. Outre les « 47 % des étudiants en école de commerce et 40 % des élèves en école d’ingénieurs (qui) souhaitent commencer leur carrière à l’étranger », comme le rapporte l’enquête Universum*, on redoute maintenant une fuite des cerveaux. Le recul du nombre de recrutements des jeunes cadres observé par l’Apec ces deux dernières années créé en effet un contexte favorable. D’ailleurs, selon une étude du Cabinet Deloitte publiée en 2014, « 27 % des jeunes diplômés en ¬recherche d’emploi envisagent l’expatriation pour toute la durée de leur carrière ! ».Pourtant, les véritables motivations ne semblent pas liées à la morosité du marché. Selon cette même étude, ces jeunes diplômés sont avant tout attirés par un univers culturel différent, mais aussi plus positif.

Alors, l’herbe est-elle vraiment plus verte ailleurs ? Première information intéressante, ce goût de l’expatriation ne concerne pas que les jeunes cadres français. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que les jeunes grecs, avec un taux de chômage des moins de 25 ans à plus de 60%, sont dans une dynamique de départ nettement plus prononcée. Ils sont talonnés par les espagnols et les italiens. A l’opposé, ce sont les anglais et les allemands qui aspirent le moins à l’exode.

Quoi qu’il en soit, la qualité de l’emploi ne semble pas s’être détériorée qu’en France, comme le rappelait déjà l’enquête menée par l’institut allemand IAB en 2011, rapportée dans cet article du monde : « la probabilité pour une personne en recherche d’emploi en Europe de trouver un contrat à durée indéterminée (CDI) a chuté de 7,7 % en dix ans ».

Malgré cela, la demande semble bien réelle dans un contexte mondial où les grandes entreprises offrent des opportunités d’expatriation plus ou moins définitives. En Europe, ce sont l’Allemagne, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne qui semblent être les pays qui ont ou auront le plus de besoins de renforts extérieurs. Ce qui est d’ailleurs en décalage avec les attentes des jeunes Français qui rêvent prioritairement de pays anglo-saxons, comme les Etats-Unis, le Canada ou le Royaume-Uni.

Partir, mais pour trouver quoi ?

Si beaucoup veulent partir, ce n’est pas pour autant qu’ils sont prêts à tout sacrifier. Une expérience internationale constitue évidemment un atout professionnel mais qui s’accompagne de certaines conditions. L’étude menée fin 2014 par l’Observatoire de la qualité de vie au travail et le CSA pose la question de la qualité de vie au travail dans différents pays d’Europe. Il en ressort que c’est aux Pays-Bas que les salariés sont les plus satisfaits de leur environnement de travail. La France arrive bonne dernière, même si 78% des sondés se déclarent globalement satisfaits.

On y apprend que les préoccupations des salariés diffèrent selon les pays. Quand la qualité de la vie au travail préoccupe prioritairement les Anglais et les Espagnols, les Allemands  privilégient l’intérêt de la tâche et le salaire. Les Français, quant à eux, mettent en première place l’intérêt du travail, avant la qualité de vie et la localisation. On y découvre également que 51% des salariés suédois placent l’absence de bruit dans le trio de tête des conditions d’une bonne qualité de vie au travail. Pas sûr que de nombreux Français que je connais puissent facilement s’intégrer en Suède ! Enfin, parmi les éléments qui favorisent une bonne qualité de vie au travail, le fait de bénéficier d’un bureau fermé, plutôt que d’évoluer en open-space, ou bien le développement du télétravail sont déterminants.

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Des palmarès qui n’aident guère à faire un choix

A ce jeu des études et des palmarès, nombreux sont les instituts qui nous infligent tous les ans leurs classements des entreprises où il fait bon travailler. Mais que valent réellement ces enquêtes dont la méthodologie pose souvent question ? Ainsi, pour pouvoir participer, les entreprises doivent parfois contribuer financièrement jusqu’à plusieurs milliers d’euros. On imagine assez aisément que tous les décideurs de PME n’ont pas nécessairement envie d’investir un tel budget. Notez tout de même que c’est une entreprise française (avec un nom très anglo-saxon) qui remporte l’édition 2014 du palmarès européen de l’institut Great Place to Work : Davidson Consulting.

S’il est un classement qui mérite qu’on s’y arrête, c’est celui  de l’Office statistique de l’UE (Eurostat), publié fin 2014. Cette étude mesure le rapport entre la richesse créée et le nombre d’heures travaillées (c’est-à-dire la productivité horaire). Elle nous apprend que la France se place au 4ème rang européen de la productivité au travail, derrière le Luxembourg, l’Irlande et la Belgique, mais loin devant le Royaume-Uni et l’Allemagne (respectivement 10ème et 12ème de ce classement). Ce n’est d’ailleurs pas un épiphénomène puisque cette bonne place de la France est une constante. Notre pays la doit en grande partie au niveau de qualification de sa main-d’œuvre, à la bonne qualité de la recherche et à l’efficience de l’organisation du travail. Voilà une information qui va bien à l’encontre de certaines idées trop rapidement assénées sur le déclin de notre beau pays.

Il en est de même concernant les croyances, très discutées en ce mois de mai, sur la prétendue générosité de la France en termes de jours fériés et de congés payés. Cet article du Figaro nous rappelle que les Français ne sont pas les mieux lotis, ni les plus privilégiés : « Si l’Hexagone se situe dans le top 10 des jours chômés, il n’arrive qu’en 34e position pour les jours fériés » (classement de l’institut Mercer). Partir travailler en Allemagne, c’est aussi faire le deuil de 2 jours fériés et 5 jours de congés payés.

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Des portails très complets pour vous aider

Au-delà de toutes ces tendances et statistiques, décider de partir reste un choix qui ne se fait pas à la légère. Il implique également d’avoir des ressources (pas seulement financières) pour faire efficacement ce grand saut. Alors si vos souhaits d’expatriation sont forts, vous pouvez commencer par visiter le site de l’EURES, le portail européen sur la mobilité de l’emploi. Pour les jeunes, le kit de la mobilité en Europe, proposé par l’Onisep sera également un bon point de départ à votre réflexion. Pour la recherche d’offres d’emploi ou d’informations sur l’emploi à l’étranger, consultez le site Pôle emploi International. Pour toutes les statistiques sur les différents pays membres de l’UE et leur situation économique, le site Eurostat et celui de l’ECDE. Le Centre d’information sur l’Europe vous sera utile pour mieux appréhender les questions européennes : revues des presses, actualités, droits et démarches, dossiers thématiques, brochures, fiches d’information.

Ces portails, renforcés par les conseils que vous pourrez trouver auprès des professionnels de la mobilité, vous permettront de passer de l’idée au projet. Identifier vos motivations, réfléchir sur vos compétences et analyser votre marché européen constituent les clefs de la réussite pour concrétiser votre projet d’expatriation. Enfin, bien mesurer sa capacité personnelle d’adaptation, ainsi que celle de ses proches, reste le meilleur moyen de prévenir l’impression de décalage avec le pays d’origine.

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La guerre du virtuel se profile

Le prototype de casque de réalité virtuelle de Sony, Project Morpheus.

Le prototype de casque de réalité virtuelle de Sony, Project Morpheus. – J. CHIU/AP/SIPA

L’arène commence à être bien remplie. Alors que l’intérêt du grand public pour la réalité virtuelle reste aussi incertain que pour les télés 3D, personne ne veut rater le train. Oculus, Sony, Microsoft,, Valve, Samsung, Magic Leap, Google… Voici un tour d’horizon des forces en présence (Q1 = 1er trimestre, S1 = 1er semestre).

Oculus Rift, Facebook (Q1 2016, périphérique PC, prix inconnu, sans doute 300-500 dollars)

Rachetée pour 2 milliards de dollars par Facebook, la startup qui a relancé tout le secteur a dévoilé son modèle commercial mercredi. Pour l’instant, le prix reste mystérieux mais Oculus a précisé qu’il serait plus élevé que les 200 dollars de la solution basique de Samsung. L’édition développeur coûte pour l’instant 350 dollars. Avec le co-créateur de Doom John Carmack comme chef technologique, Oculus bénéficie du soutien de quelques grands développeurs comme Cliff Bleszinski (Unreal Tournament, Gears of War). Attention, il ne s’agit que d’un périphérique: il faudra également posséder un PC puissant pour jouer.

Project Morpheus, Sony (S1 2016, périphérique PS4, prix inconnu, sans doute similaire à Oculus)

Sony peut compter sur un parc de PS4 qui a déjà dépassé les 20 millions d’unités. Côté technologie, les démonstrations présentées à l’E3 2014 étaient assez proches entre Morpheus et l’Oculus, avec des expériences 100% immersives impressionnantes mais qui pourraient fatiguer sur une longue durée. Sony promet que la version finale bénéficiera d’une latence imperceptible. Le contrôle, enfin, se fait à la manette ou avec des gestes via le PS Move.

Vive, HTC et Valve (fin 2015, périphérique PC, prix élevé)

Dernier à dévoiler sa main, HTC pourrait bien être le premier à dégainer à la fin de l’année. Ceux qui ont pu essayer le prototype louent l’image d’une clarté supérieure à la concurrence. Surtout, deux stations positionnées dans la pièce suivent les déplacements du joueur qui peut donc se promener en toute liberté dans le monde virtuel. En s’appuyant sur l’infrastructure Steam et en proposant des jeux comme Portal –ou Half Life, si on rêve un peu– HTC et Valve ont de sérieux atouts. Malheureusement, le périphérique risque de coûter cher, annoncé par HTC «dans une fourchette de prix élevée».

HoloLens, Microsoft (Après Windows 10, appareil tout en un, prix élevé)

L’appareil de Microsoft est différent (nos impressions à lire ici). D’abord, il s’agit d’un PC complet miniaturisé. Traduction: il n’y a aucun câble à brancher. Ensuite, c’est de la réalité augmenté: des objets virtuels sont incrustés à travers une visière transparente qui ne coupe pas du monde environnant. Surtout, grâce à un tour de magie, la 3D ne fait pas mal aux yeux comme au cinéma, sans doute avec un système de projection de la lumière directement sur la rétine. Il y a malheureusement trois bémols: la date de sortie, très vague («au cours de la période de Windows 10»), le prix «significativement plus élevé» que les 400 euros d’une Xbox One et surtout le champ de vision, très étroit.

Les autres

Google a rebooté Glass et pourrait présenter une nouvelle version de ses lunettes en carton, Cardboard, fin mai. Sur le même principe, mais en moins cheap, Samsung propose le GearVR, en partenariat avec Oculus, à 199 dollars auxquels il faut ajouter un Galaxy Note 4 ou un Galaxy S6 pour jouer les écrans. Enfin, la startup Magic Leap travaille sur une technologie similaire à HoloLens. Ses lunettes auraient, selon le site MIT Review, un champ de vision bien plus large et des objets virtuels «plus denses et plus opaques» que chez Microsoft.

Management: inspirez-vous de la nature

Face aux exigences du marché, l’entreprise tombe trop souvent dans le travers du « toujours plus vite », générant stress, fatigue et démoralisation chez ses collaborateurs. Pourtant, en observant la nature, elle dispose d’enseignements pour repenser son organisation, sa gouvernance et son management.

Management: inspirez-vous de la nature

Slow food, slow travel, slow money, et maintenant slow business. Et si ces tendances, qui invitent à créer de nouveaux rythmes de vie, étaient synonymes d’un renouveau positif pour l’entreprise ? Et si la nature était, là encore, une source d’inspiration pour repenser votre vison et vos pratiques ? Car, bien plus que d’ériger la lenteur en modèle, le mouvement « slow » propose de trouver des équilibres temporels pour innover, créer, produire ou manager. « Or, le premier enseignement à tirer de la nature est son fonctionnement en cycles longs, avec l’idée de revenir à une gestion plus mesurée de son entreprise et de ses équipes« , estime Marion Breuleux, responsable du département management de l’organisme de formation EFE.

Fini, donc, la course contre la montre et la logique d’urgence permanente. L’observation des rythmes naturels incite à repenser sa gouvernance et à reprendre le temps d’encadrer ses collaborateurs, de revaloriser le sens de leur travail et de partager ses projets. Cette idée, Issac Getz, professeur de leadership à l’ESCP Europe, la traduit par l’image du manageur-jardinier, qui arrose, taille et fertilise pour faire grandir ses équipes. Une philosophie que l’on retrouve déjà chez Saint-Exupéry avec la phrase du renard au Petit Prince : « C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui rend ta rose si importante », et qui s’applique à l’entreprise dans sa globalité. Car c’est en inscrivant les pratiques dans la durée qu’elle génère leurs effets et leurs bienfaits.

Il revient, alors, aux entreprises d’apprécier, comme dans la nature, leurs produits sur l’intégralité de leur cycle de vie afin d’éviter les pertes et gaspillages, qui vont bien au-delà des matières premières et de l’énergie. « Quand un produit ou un déchet n’est plus valorisable, c’est aussi du savoir-faire, des connaissances, des compétences, qui sont perdues », souligne Claudio Vitari, chercheur à Grenoble École de Management. Or, dans la nature, pas de déchet, pas de perte. Certains vont encore plus loin et appliquent ce principe à d’autres secteurs de l’entreprise, comme les ressources humaines.

Des RH reconnectées avec les cycles de la nature

Dans les pays du nord de l’Europe, notamment, les salariés effectuant des tâches pénibles sont largement reclassés grâce à la formation, afin de bénéficier de leurs compétences de façon plus durable. « Les ressources humaines doivent, elles aussi, être pensées sur des cycles longs. Lorsqu’un salarié n’est plus valorisable sur son poste, et surtout lorsque c’est prévisible, la reconversion planifiée doit être une réponse globalement adoptée », encourage Claudio Vitari.

Et cette reconnexion avec les cycles de la nature concerne également le management direct des équipes. Des entreprises ont, par exemple, choisi d’intégrer à leurs méthodes de travail, en particulier à leur gestion du temps, les phénomènes liés aux fonctionnements biologiques de leurs employés. C’est le cas de l’entreprise du Nord CIV (voir encadré p3), qui laisse à ses collaborateurs la liberté de s’adapter aux capacités de leur cerveau pour réaliser leur mission et enregistre, ainsi, une baisse du stress et des accidents qui sont liés. Le groupe Althea, cabinet de conseil, offre lui aussi à ses cent vingt salariés la possibilité de respecter au mieux leurs cycles naturels. « Nous ne sommes pas tous productifs ou créatifs au même moment. Grâce à nos horaires souples, nos collaborateurs sont plus efficaces, plus innovants et proposent plus d’idées disruptives », estime David Bellaiche, son président. Et cette flexibilité ne doit pas se limiter aux rythmes de travail. Dans la nature, la diversité est la norme, alors pourquoi ne pas faire de même dans l’entreprise ? D’abord, par la multifonctionnalité.

« Aujourd’hui, on mise de plus en plus sur la spécialisation, là encore pour gagner en efficacité et donc en temps. Mais en proposant aux salariés des tâches diversifiées, des postes enrichis, l’entreprise exploite et valorise au maximum la diversité de leurs compétences« , note Claudio Vitari. De même, les modes de management pêchent par une forte uniformisation. Il n’est pas rare de trouver, au sein d’une même société, les mêmes méthodes d’encadrement dans tous les services et partout dans le monde.

De la diversité naît la créativité

« Pourtant, un management sain est spécifique à une activité, un secteur, un département, un lieu d’implantation. Il n’existe pas de standards globaux sur la planète, alors pourquoi les adopter dans le monde du travail », avise André Spicer, fondateur du Centre pour une entreprise responsable de la Cass business school. D’autant que c’est précisément dans la diversité que l’entreprise, comme la nature, puise sa richesse.

Les lieux où évoluent le plus d’espèces végétales, animales ou minérales se situent, en effet, dans les zones de jonction entre des environnements différents, comme une prairie et une forêt, ou en bordure d’un étang. De même, c’est dans la rencontre entre les individus et les services que se créent le plus de synergies, et les plus inattendues, produisant, ainsi, une nouvelle dynamique de créativité. Or, c’est justement en privilégiant les échanges et la mixité, et en diversifiant les sources d’idées et d’initiatives, que l’entreprise s’ouvre de nouvelles opportunités et qu’elle s’offre les meilleures conditions pour son adaptation.

« Une société doit être capable de s’accommoder rapidement à son environnement, extrêmement changeant, pour survivre, avance Marion Breuleux. C’est possible en faisant descendre son centre de gravité vers l’ensemble de ses collaborateurs. » En évoluant dans un modèle de gouvernance et de management plus libre, et plus responsabilisant, ils seront, en effet, plus à même de détecter les signaux faibleset d’anticiper les nouveaux besoins des clients. Deux éléments déterminants, face aux cycles d’innovation et au time-to-market très courts, qui caractérisent le modèle économique actuel.

Et pour s’assurer de prendre les bonnes décisions et d’instaurer les meilleures méthodes de travail, la nature détient, une nouvelle fois, les secrets de la réussite. Selon la théorie darwiniste de l’évolution, les organismes se transforment et s’adaptent à leur environnement grâce à un processus itératif en trois étapes.

Un processus d’adaptation en trois phases

La variation, d’abord, qui débouche sur la diversité génétique. La sélection, ensuite, qui élimine les formes les moins à même de survivre et de se reproduire. Et la rétention, enfin, qui révèle les meilleures solutions, celles qui se transmettent aux générations suivantes. « Ce cheminement devrait être valable pour les idées à l’intérieur des entreprises, indique André Spicer. Or, souvent, la variation manque et, lorsque l’environnement change, elles n’ont pas la capacité de s’adapter. »

Tous ces éléments en poche, le défi consiste, alors, à construire un nouveau modèle, meilleur, afin de projeter l’entreprise dans les années, décennies, voire même les siècles à venir.

La nature : le meilleur stimulant pour vos salariés

Dans son étude menée auprès de 3 600 salariés dans huit pays, dont la France, le professeur anglais Cary Cooper a étudié les liens entre travail et nature, et les bienfaits de cette dernière sur l’efficacité, le bien-être, la productivité, la créativité et la motivation en entreprise. Bien au-delà des aspects purement esthétiques, incorporer des éléments naturels – matériaux, lumière, plantes – dans l’espace de travail générerait davantage de profits et réduirait les coûts. En effet, l’étude révèle que les employés travaillant dans un environnement enrichi d’éléments naturels seraient 8 % plus productifsque la moyenne. La présence de plantes vertes d’intérieur serait, pour 33 % d’entre eux, responsable d’un regain de motivation et pour 21 %, un facteur de félicité. D’autres études, menées en Europe et aux États-Unis, ont également souligné les bienfaits de la présence de fenêtres dans les bureaux ou d’odeurs naturelles. À la clé : moins de stress, des capacités d’attention optimisées et moins d’arrêts de travail.