Category Archives: Mis en valeur

Catastrophique pénurie d’eau en Californie

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Les réserves permettront à peine de combler les besoins en eau de la Californie pour un an, du jamais vu depuis 1895. Une catastrophe pour l’état le plus peuplé des États-Unis.

L’hydrologue Jay Famiglietti, chercheur au laboratoire Jet Propulsion (JPL) de la NASA, a lancé un cri d’alarme dans une lettre ouverte publiée dans le Los Angeles Times.

« L’eau emmagasinée dans les réservoirs de l’État permettra à peine de répondre aux besoins durant un an, et les eaux souterraines disparaissent rapidement. »

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Cédric David, spécialiste de la modélisation hydrologique au JPL, constate qu’à la surface, les signes de l’épuisement des aquifères sont déjà visibles.

« Dans les secteurs de la vallée centrale, des routes commencent tout doucement à s’effondrer. Elles perdent jusqu’à 30 cm d’altitude par année à cause du pompage des eaux souterraines. Le satellite GRACE, de la NASA, a pu mesurer des variations dans la gravité terrestre liées à ces prélèvements. »

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Pour faire face à la crise de l’eau, le gouverneur de l’État, Jerry Brown, a ordonné une diminution de 25 % de la consommation d’eau par les villes et les municipalités.

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L’agriculture californienne, qui subvient en grande partie aux besoins de la population américaine, est également très impactée par cette sécheresse. Il devient de plus en plus nécessaire de recourir à l’irrigation artificielle, ce qui continue à aggraver la situation et à faire baisser le niveau des eaux souterraines.

Actuellement, il faudrait près de 42 000 milliards de litres d’eau (42 km3) pour résorber temporairement la sécheresse de la Californie,  environ 1,5 fois le volume maximum du plus grand réservoir des Etats-Unis.

Au cours des derniers mois, on a relevé plusieurs cas de personnes qui ont détourné de l’eau de manière illégale. Les autorités californiennes ne connaissent peut-être qu’un avant-goût de ce que d’autres pays industrialisés pourraient vivre de façon imminente en raison du changement climatique.

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Les résultats de ces pratiques démontrent l’aberration que représente l’agriculture intensive californienne. Même si elle est actuellement le grenier du pays pour ce qui est des fruits et légumes, la région ne peut pas continuer à produire de la sorte. Il est fortement possible que cela conduise à une relocalisation de la production agricole vers le centre des Etats-Unis dans les années à venir.

Ces start-up qui veulent faire la révolution numérique du secteur agricole

Des drones survolant vos parcelles, des puces sous la peau des vaches, une plateforme numérique d’achat de tout ce dont vous avez besoin, un site web de financement participatif de projets d’installation… : des start-up de plus en plus nombreuses cherchent à faire la révolution numérique du secteur agricole, avec des exploitations bientôt ultra-connectées.

RobotLa révolution numérique du secteur agricole est en marche ! (©Terre-net Média)

Big data, drones, plateforme numérique, animaux connectés… : la révolution numérique de l’agriculture est en marche ! De plus en plus de jeunes ingénieurs fraîchement sortis de l’école lancent leur start-up pour tenter de développer leurs innovations numériques, convaincus que l’agriculture sera « ultra-connectée », pour mieux rendre service et faciliter le travail des agriculteurs.

Parmi ces start-up, Airinov est devenue en moins de quatre ans le leader en matière de cartographie agronomique par drone. La jeune société propose un service de préconisations d’apports d’azote à la parcelle. Les drones d’Airinov ont d’ores-et-déjà survolé 500.000 ha chez 3.000 agriculteurs, commeAlexandre Vilain, agriculteur en Charente-Maritime, devenu lui-même pilote de drone pour la jeune entreprise.

D’autres jeunes sociétés se positionnent aussi sur l’aide numérique à la décision. Weenat propose ainsi des conseils agronomiques, pour la préparation du sol, l’optimisation des dates de semis ou de l’irrigation. Son fondateur Jérôme Leroy veut développer la vente de capteurs plantés dans les parcelles mesurant notamment la température et l’humidité. Les informations sont transmises via un réseau bas débit sans fil, permettant de gérer aussi des parcelles éloignées. Via un abonnement, l’agriculteur peut consulter ces données ultra-locales et recevoir des « alertes intelligentes ».

DES PUCES CONNECTÉES IMPLANTÉES SOUS LA PEAU

Parmi ces jeunes entrepreneurs, Frédéric Rouiller se définit comme un physicien-agriculteur. Diplômé en physique quantique et en microscopie acoustique, cet éleveur d’une vingtaine de Charolaises dans le Calvados a développé une puce à implanter sous la peau des vaches. La puce mesure et transmet de nombreux paramètres physiologiques de l’animal. Grâce à Biopic, le nom du service développé par l’ingénieur, l’éleveur peut suivre l’état de santé de ses animaux directement par internet en temps réel, et recevoir des alertes téléphoniques en cas de vêlage, de chaleurs ou de troubles de la santé.

Pour simplifier l’achat des intrants, Paolin Pascot a, quant à lui, créé le site http://www.agriconomie.com, un site de e-commerce permettant aux agriculteurs de « trouver tout ce dont ils ont besoin pour leur exploitation, au même endroit et au meilleur prix » : phytos, semences, pièces détachées et équipements d’élevage. Autre site, autre service : Miimosa, créé par Florian Breton, est la première plateforme de financement participatif exclusivement consacrée aux projets d’installation agricole. Soutenu par l’Apca, la Fnsea et JA, Miimosa ambitionne de contribuer au financement de 1.000 projets agricoles d’ici 2017. Sur le site, les citoyens peuvent soutenir financièrement une trentaine de projets.

Pitchs du Jeudigital au ministère de l'AgricultureAu ministère de l’Agriculture mardi 28 avril 2015, Romain Faroux, Jérôme Leroy, Paolin Pascot et Frédéric Rouiller ont présenté leur solution numérique devant Stéphane Le Foll, Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au Numérique, et des dizaines d’investisseurs. (©Pascal Xicluna/Min.Agri.Fr)

DES CONCOURS POUR FAIRE ÉMERGER DES PROJETS INNOVANTS

Tous les fondateurs de ces start-up sont rompus aux « pitchs », des courtes présentations de leur projet entreprenarial face à des investisseurs et autres représentants de fonds d’investissements. Objectif : séduire ses apporteurs de capitaux et les convaincre d’investir dans leur entreprise pour la développer. Huit représentants de ces start-up agricoles, dont Miimosa, Weenat, Biopic, Agriconomie ou Airinov, ont eu l’occasion de « pitcher », mardi 28 avril 2015, au ministère de l’Agriculture, devant Stéphane Le Foll et Axelle Lemaire. La secrétaire d’Etat au numérique veut promouvoir cette «  agriculture 4.0  », en référence au concept allemand « d’industrie 4.0 » visant à mettre en place des usines intelligentes, via notamment les objets connectés. Le ministre de l’Agriculture, lui, voit dans ces start-up « le maillon essentiel de la transition de notre agriculture vers l’agro-écologie ».

Pour faire émerger les projets, des concours se développent. Féru d’innovations et de réseaux sociaux, Hervé Pillaud, éleveur vendéen et président du salon Tech élevage  a ainsi développé le concours « Agreen start-up », qui permet de réunir, pendant 48 heures, des étudiants et des professionnels afin de développer des projets en lien avec l’agriculture.

Même principe pour « La start-up est dans le pré », dont l’objectif est de faire émerger des entreprises innovantes en milieu rural.

Fin février, les initiateurs de ces concours sont passés à la vitesse supérieure, en proposant un concours commun de deux jours en plein cœur du salon international de l’Agriculture, faisant ainsi « maturer » 11 projets innovants à vitesse accélérée. A la clé, de nouvelles solutions numériques pour les agriculteurs.

Si vous avez le syndrome de la page blanche

Vous est-il déjà arrivé d’avoir le syndrome de la page blanche? Y a-t-il une journée où vous aviez l’impression que votre cerveau avait une fuite? Vous êtes vous déjà posé cette question : « Sur quel sujet pourrais-je bien bloguer aujourd’hui? » Ce qui est important de savoir c’est que ça peut arriver à tous. Il y a de ces journées où rien ne vient et où l’on doit donc aller chercher de l’inspiration, car celle-ci n’est pas au rendez-vous.

Que ce soit lors de l’écriture d’un article de blogue ou bien lorsque vous décidez des sujets de blogue qui seront écrits dans le mois à venir, il se pourrait que vous ayez besoin d’un petit coup de main. C’est donc pourquoi, dans cet article, je vous donnerai une multitude d’idées de contenu pour votre blogue qui, je l’espère, vous inspireront et vous aideront à remplir votre calendrier éditorial du mois prochain.

Tout d’abord, laissez-moi commencer avec une petite liste de types d’articles de blogue qui pourraient être utilisés dans des thèmes différents.

  • Créer une liste de X éléments,
  • Écrire les pour et les contre sur un sujet,
  • Écrire de A à Z sur un sujet,
  • Écrire le profil de quelqu’un (personnalité connue de l’industrie),
  • Faire une comparaison entre éléments, personnes, etc.,
  • Écrire une critique sur un sujet, un événement, etc.,
  • Présenter un avant/après qui prendra la forme d’une étude de cas,
  • Écrire un guide pour…,
  • Commenter une nouvelle d’actualité,
  • Écrire un glossaire sur un sujet,
  • Faire un vlog,
  • Présenter le meilleur d’un sujet (top 5-10-15…),
  • Présenter une interview avec une personnalité connue sur un sujet spécifique,
  • Présenter un article chronologique (une journée dans la vie de…),
  • Être ouvert au « guest blogging »,
  • Écrire un article FAQ (foire aux questions).

Alors, maintenant que vous avez une bonne idée de types d’articles de blogue que vous pourriez utiliser dans différents grands thèmes, je vais vous présenter des sujets de blogue par thème spécifique.

Trucs et «How-to» sur votre expertise ou entreprise

  1. Comment faire X en 10 étapes faciles : il s’agit donc d’expliquer comment réaliser quelque chose de précis, et ce, en donnant des instructions étape par étape pour qu’une personne soit capable de le faire soi-même par la suite. Ce type d’article peut être accompagné de captures d’écran, de photos ou même de vidéos dans le genre tutoriel. À titre d’exemple, un titre concret pourrait être : Comment faire une stratégie web en 10 étapes faciles.
  2. X avantages de faire __________ : ici, on crée une liste d’avantages ou de raisons d’utiliser un produit ou un service ou bien une liste d’avantages ou de raisons de faire telle action, par exemple. À titre d’exemple, Nautilus Plus a écrit un article qui met de l’avant 5 bonnes raisons de faire du yoga.

    raisons pour faire du yoga

  3. X éléments à éviter dans tel domaine ou telle situation : il est bien de prendre des tournures négatives aussi pour les articles. Ainsi, on redonne parfois une deuxième vie à d’anciens articles de blogue en les amenant d’une manière différente. Encore une fois, Nautilus Plus a écrit un article sur3 pièges de marketing à éviter en alimentation comme on peut le voir ci-dessous.

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  4. X leçons en (domaine) que pourrait nous donner (X personnage) : ce type de sujet est toujours très intéressant. On peut s’amuser en incluant un personnage, une personnalité connue ou bien un événement dans notre titre d’article de blogue. Ça donne donc une multitude d’idées puisqu’il existe plusieurs personnages ou personnalités. De plus, vous pourrez vous référer à plusieurs événements. À titre d’exemple, il pourrait s’agir d’un titre comme : 10 leçons en marketing que pourrait nous donner Don Draper dans Mad Men. Sinon, un bon exemple que j’ai est l’un des articles que j’ai écrits : Une stratégie web par Rick Grimes de The Walking Dead.
  5. Pourquoi devriez-vous vous abonner à une infolettre : ce sujet pourrait vous permettre de convaincre les visiteurs de s’abonner à votre propre infolettre puisque vous y mettriez les avantages de celle-ci et les éléments que l’on peut s’attendre à retrouver lorsqu’on s’y abonne.
  6. Comment (telle expertise) a tout changé pour (X compagnie) : ici, il s’agit, en fait, d’une étude de cas amenée en article de blogue. Ce qui est très intéressant, c’est que vous pouvez présenter quelques éléments et amener le lecteur à télécharger l’étude de cas complète à la fin de l’article. Un titre concret pourrait ressembler à : Comment une stratégie web a tout changé pour Aldo.
  7. X façons d’apprendre (tel sujet) ou Comment s’éduquer sur (tel sujet) :Plusieurs personnes dans votre domaine se demandent peut-être comment en apprendre davantage et c’est pourquoi des articles très concrets et éducationnels sont une très bonne idée de sujets de blogue. À titre d’exemple, dernièrement, j’ai écrit un article sur 10 façons d’apprendre le Inbound Marketing.
  8. X trucs qui ont fonctionné pour (votre compagnie) : On dit souvent qu’il est bien de parler de sujets de l’industrie, mais il peut aussi être intéressant de présenter une mini étude de cas qui a fonctionné pour votre compagnie. Ainsi, ça donne de la crédibilité à celle-ci.
  9. X qualités d’un spécialiste (domaine) ou d’un employé parfait ou d’un client parfait : Ici, il s’agit de projeter ce que vous recherchez dans un spécialiste du marketing, par exemple. Donc, si vous œuvrez dans ce domaine, c’est ce que vous recherchez de l’employé parfait ou du client parfait, si vous êtes une agence. Ainsi, ça peut même permettre de faire du recrutement de façon indirecte puisque plusieurs pourraient se retrouver dans votre article et n’auraient même pas songé à travailler pour une entreprise comme la vôtre.
  10. X concepts/connaissances appris en l’espace de (X mois) : il peut être intéressant de montrer aux lecteurs qu’il est facile d’apprendre des concepts en l’espace de quelques mois. Quoi de mieux pour le faire qu’un article de blogue le prouvant? Souvent, vous pouvez demander aux stagiaires ou aux nouveaux employés d’écrire un tel article. L’un de nos stagiaires en a d’ailleurs écrit un il y a quelques mois.
  11. Êtes-vous en train de faire les 10 pires erreurs en (domaine) : poser des questions qui sont un peu provocantes dans vos titres peut définitivement attirer l’attention des gens et donc attirer des visiteurs sur votre blogue. Ainsi, un exemple concret de titre serait : êtes-vous en train de faire les 10 pires erreurs en marketing web?

Parler des médias sociaux

  1. Comment utiliser (média social) pour générer (KPI) en (domaine) : les déclinaisons peuvent être nombreuses pour ce type de sujets d’articles de blogue puisqu’il existe bon nombre de médias sociaux, plusieurs indicateurs de performance et plusieurs domaines. Par exemple, un titre pourrait ressembler à : Comment utiliser Facebook pour générer des leads en B2B? Voici quelques exemples sur notre blogue :
  2. Bonnes pratiques sur (X média social) : présenter les bonnes pratiques d’un média social représente une bonne idée de sujet de blogue puisque vous pouvez en faire autant qu’il y a de médias sociaux que vous maîtrisez.
  3. Comment (les médias sociaux ou un en particulier) peuvent augmenter votre ROI : il peut être intéressant de partager son expérience avec un média social en démontrant comment son utilisation a permis d’amener des résultats.

Se concentrer sur votre industrie

  1. Tendances (domaine ou industrie) pour l’année à venir : les gens ont le désir constant de connaître les prochaines tendances pour être à la fine pointe de celle-ci, et ce, peu importe le domaine. Alors, soyez un pionnier, une référence et fournissez-leur l’information qu’ils recherchent. À titre d’exemple, Nautilus Plus a écrit un article sur les aliments « à la mode » en 2015 et Bell a écrit un article sur ce que les dernières tendances en technologie signifient pour votre entreprise.

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  2. X éléments à connaître sur la loi (X) qui vous serviront en 2015 : il est important d’informer votre public cible sur les lois qui affecteront l’industrie dans l’année à venir. À titre d’exemple, en juillet dernier, la loi C-28 a vu le jour et il était donc important d’en parler. FLY Conseils a d’ailleurs écrit un article à ce sujet qui avait pour titre : Loi C-28 : Quels éléments doit-on retenir sur la loi anti-spam.
  3. Les X meilleures ressources de l’industrie sur le (domaine) : comme mentionné plus tôt, les gens ont envie, la plupart du temps, de s’éduquer. Pour ce faire, vous devez être une référence et leur fournir les ressources nécessaires pour le faire. À titre d’exemple, en marketing web, on pourrait écrire plusieurs articles avec ce sujet. En effet, il pourrait s’agir des 10 meilleures ressources de l’industrie sur la génération de prospects ou bien les 20 meilleures ressources de l’industrie sur les médias sociaux. Il y a plusieurs possibilités intéressantes.
  4. Est-ce que l’industrie (domaine) a bien évolué d’hier à aujourd’hui? : les gens aiment les comparaisons alors pourquoi ne pas comparer votre industrie, par exemple celle de l’alimentation, d’il y a 10 ans et d’aujourd’hui et donner votre opinion. Est-ce mieux aujourd’hui ou non?
  5. 10 points abordés lors de (événement) : il se peut que dans votre industrie plusieurs événements (conférences, salons, séminaires, etc.) se donnent. Il se peut aussi que vous en organisiez. Vos clients actuels et potentiels seront fort probablement intéressés à en savoir plus sur ces événements, et ce, même s’ils ne sont pas présents. C’est pourquoi écrire un article récapitulatif sur ce sujet est une idée des plus intéressantes.
  6. Connaissez-vous la face cachée de l’industrie (domaine) : pourquoi ne pas présenter les dessous de l’industrie, ceux que plusieurs ne connaissent pas? S’il y a des points négatifs, il faut présenter des solutions pour ceux-ci. Alors, il pourrait s’agir d’un titre comme : connaissez-vous la face cachée de l’industrie automobile?
  7. X personnalités connues en (domaine) nous parlent de (sujet) : faire intervenir des personnalités, des sommités dans votre industrie est une bonne façon d’amener du trafic sur votre blogue. Vous pouvez présenter un article du type « interview » ou bien seulement parler de plusieurs personnalités qui vous inspirent dans votre domaine ou que vous aimeriez rencontrer. À titre d’exemple, Olivier Lambert l’a fait récemment dans un article sur Facebook dans lequel il a fait intervenir plusieurs experts, dont mon collègue Louis Chaussé.
  8. X erreurs courantes en (industrie ou domaine) : pointez des erreurs courantes dans votre industrie et pour chacune dites comment la corriger. Un titre d’article de blogue pourrait ressembler concrètement à : 10 erreurs courantes à ne pas faire en finance.
  9. Que faut-il savoir avant de se lancer dans l’industrie (X) : que faudrait-il savoir avant de se lancer en affaires dans votre domaine ou bien qu’est-ce qu’on doit connaître sur l’industrie avant d’y mettre un pied? Il se peut que plusieurs se posent ces questions alors pourquoi ne pas y répondre?
  10. Que faut-il retenir de (telle actualité)? : Cherchez des nouvelles, des actualités sur Google à propos de votre industrie, bien évidemment, et bloguez sur celles-ci. Donnez votre opinion! Il se peut que votre industrie regorge de nouvelles, et ce, chaque semaine, alors vous serez choyé si c’est votre cas. Sinon, s’il n’y en a qu’occasionnellement, celles-ci représenteront des nouvelles peut-être plus importantes qui devraient être couvertes, même par vous.
  11. X mythes en (sujet/domaine) qui sont démentis : dans toutes les industries, il y a des mythes qui courent et parfois ça peut nuire à ce que les gens pensent de votre activité en tant qu’entreprise. Alors, il est important de démentir tous les mythes qui pourraient exister. Votre public cible doit être au courant. À titre d’exemple, Nautilus Plus a écrit un article sur des mythes en nutrition : quatre mythes en nutrition que vous serez content de bannir. De notre côté, nous avons écrit un article qui se nomme : 10 mythes démentis à propos du Inbound Marketing.
  12. X ouvrages (domaine) que vous devriez consulter : Comme mentionné dans d’autres points, les gens ont soif d’information et pour les aider à assouvir cette soif, vous devriez encore agir comme une référence en leur partageant des ouvrages pertinents dans l’industrie. Ainsi, il peut s’agir d’une liste présentant des e-books, des withepapers, des livres, etc.
  13. X bonnes pratiques dans l’industrie du (domaine) : Il est bien de parler de bonnes pratiques d’autres excellentes entreprises dans l’industrie et de montrer des exemples concrets.
  14. X événements/conférences (domaine) auxquels vous devriez participer : il existe une multitude d’événements, et ce, peu importe les industries alors pourquoi ne pas les mettre de l’avant dans un article de blogue surtout si, en tant qu’entreprise, vous êtes présent à plus d’un événement ou si vous en organisez un.
  15. Les réponses à X questions courantes en (domaine) : Vos fans, vos clients, vos prospects ont souvent bien des questions sur l’industrie. Alors, faites une liste de ces questions et répondez-y dans un article de blogue. Une chose qui est certaine, il y en a plusieurs qui seront heureux. Apportez cet article comme une foire aux questions avec les réponses ou bien un Q & A sur l’industrie. À titre d’exemple, un titre concret pourrait ressembler à : les réponses à 20 questions courantes en marketing web.
  16. Top 5 des idées qui révolutionneraient l’industrie (domaine) : il est certain que dans votre industrie, il manque peut-être un petit quelque chose qui révolutionnerait votre travail de tous les jours et l’expérience utilisateur qu’aurait vos clients. Pourquoi ne pas faire rêver vos lecteurs en présentant quelques éléments qui changeraient votre industrie?

Bref, il s’agit là d’une liste de sujets d’articles de blog qui pourraient grandement vous aider à élaborer votre calendrier éditorial pour le mois prochain. Et de votre côté, avez-vous des idées de sujets d’articles de blogue que vous aimeriez partager? Si c’est le cas, n’hésitez pas à le faire dans la section de commentaires ci-dessous.

Utilisation des réseaux sociaux : Guide professionnel

mediassociauxC’est un nouveau guide professionnel publié en ligne en avril 2015 sur le sujet des médias sociaux fourmillant de définitions, conseils et d’une méthodologie de mise en place de pratiques stratégiques avec ces outils en ligne : L’utilisation des réseaux sociaux dans la société de gestion (16 pages, en pdf)  .

Si ce guide professionnel – élaboré par un groupe de travail au sein de l’Association Française de Gestion Financière – est d’abord destiné aux sociétés de gestion, il convient plus largement au monde de l’entreprise (TPE, PME et grandes entreprises) pour des besoins de communication sur leurs activités, produits et services.

Conseils pour une utilisation responsable des réseaux sociaux

Ce dossier vise à sensibiliser et encourager les collaborateurs des entreprises à utiliser les réseaux sociaux et aussi à mener une réflexion en interne sur leur utilisation à titre professionnel et privé.

Il est ainsi délivré tout au long du guide des conseils stratégiques, la présentation des réseaux sociaux utiles et d’outils complémentaires pour mieux les gérer, des pratiques pour créer une veille efficace et utiliser les médias sociaux avec responsabilité.

Le dossier est jalonné de nombreuses ressources utiles et l’apport de définitions/explicitations est conséquent.

Sommaire du guide professionnel : Utilisation des réseaux sociaux

Éditorial

1. Mieux comprendre l’univers digital

Quelques définitions
a) La distinction entre Web 1.0 et Web 2.0
b) Qu’est-ce qu’un réseau social ?
c) Vie physique et vie numérique
d) Identité et réputation numériques

Responsabilité et protection de la vie privée

2. Comment encadrer l’usage des réseaux sociaux dans la société de gestion ?

Instaurer une veille
Mener des actions d’information et de pédagogie dans la société de gestion
Rédiger un guide de bonne conduite

Mettre en place une organisation
a) Qui communique ?
b) Comment et sur quoi communique-t-on ?

Après le service client, pourquoi pas le service employé ?

J’ai évoqué  récemment les notions d’expérience employé et de service employé. En effet si on considère que : l’expérience de marque est porteuse de sens et créatrice de valeur, que l’engagement nécessaire de la part des salariés nécessite une expérience symétrique en interne, on peut se poser la question de la notion de « service employé ».

Si dans une entreprise flexible, résiliente et adaptable on s’intéresse à  la notion d’ »employee as a service » pour sortir du carcan de la fiche de poste et travailler en mode réseau, de manière adhoc, à  travers les silos, on peut également se demander ce que signifie pour le salarié la notion de service en interne. « Company as a service ». Si on adhère à  l’idée des « employés d’abord, les clients ensuite » on peut en effet trouver aberrant l’existence de la notion de service client ans que son pendant n’existe coté employé.

Essayons donc de débroussailler cette idée qui pourrait être assez inspirante pour une DRH coincée dans le processus de transformation digitale de l’entreprise.

Niveau RH : pilotage du cycle de vie du collaborateur et non plus gestion statique des carrières. On n’oubliera pas les politiques de bien être au travail également.

Learning  : une plus grande individualisation des parcours et des offres mais surtout une mise en contexte dans le flux de travail du salarié. « Apprendre en travaillant où et quand j’en ai besoin ».

IT : les outils dont on a besoin pour faire son travail, l’expérience utilisateur qui fait du travail autre chose qu’un cauchemar et une plus grande latitude dans le paramétrage du poste de travail et le choix des applicatifs. On ajoutera bien sur une plus grande prise en charge du BYOD. On travaillera également à  améliorer les dispositifs de search (moteur de recherche global) et, afin d’éviter au collaborateur de se noyer dans une masse croissante d’information voire de trouver des choses dont il ignore l’existence, à  l’introduction des analytics sur le poste de travail

Management : mille fois évoqué, le « manager as a service » qui fait progresser, facilite, rend les choses possibles plutôt que rester dans une logique de « command and control ».

Arrêtons là  cette liste finalement peu innovante ou surprenante que vous pourrez compléter à  votre guise…commentaires bienvenus pour ajouter vos idées.

L’idée est de se rendre compte que le « service employé » comporte essentiellement deux branches :

– rendre les choses possibles : accès et mobilisation des ressources nécessaires, avec un double aspect comportemental et IT.

– se développer au fil du temps, apprendre à  s’adapter à  un contexte sans cesse changeant.

Finalement rien de très nouveau. Ce sont des choses qu’on retrouve dans nombre d’organisations, des logiques poussées plus ou moins loin et avec des degrés de réussite divers mais en général plutôt bons. Mais tout cela peut nous amener à  réfléchir un peu plus loin.

Sachant que finalement toutes ces initiatives concourent à  la notion de « service employé »  et à  l’expérience employé, pourquoi sont elles le plus souvent gérées en silo, sans grande coordination alors qu’elles ont le même objet ? Ne gagnerait on pas en termes d’efficacité à  envisager tout cela de manière cohérente au sein d’une initiative unique et transverse ? Ajoutons également une autre dimension : ainsi mise en place cette idée ne serait elle pas hautement différenciante en termes de marque employeur ?

Différenciante alors que tout le monde va viser à  faire peu ou prou la même chose ? Oui car la dimension variable sera la mise en cohérence avec l’expérience de marque qui amènera à  décliner l’expérience employé de manière différente, avec des codes propres, en mettant certaines choses en avant qui ne seront pas forcément pertinentes chez le concurrent voire à  inventer des éléments totalement spécifiques qui ne peuvent avoir leur place ailleurs.

De nombreuses entreprises essaient de se distinguer par leur « signature de service » à  l’égard de leur client. Facteur d’engagement et de satisfaction pour ces derniers mais sur le long terme facteur de valeur pour tous. Pourquoi ne pas imaginer une « signature de service » à  l’égard des salariés à  l’impact similaire qui serait également le levier d’un dispositif de transformation qui de toute manière devra avoir lieu.

Comment inciter vos salariés à être plus engagés

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Le livre blanc intitulé Disconnect, publié récemment par ADP, fait état d’un délitement du lien social dans l’entreprise. Très souvent, les salariés ont le sentiment de ne plus être véritablement partie prenante de la réussite de leur société. Par conséquent, ils n’ont plus envie de s’y projeter.

Le désengagement des salariés est devenu un sujet récurrent au sein des départements ressources humaines. Mais encore faut-il avoir une idée précise de l’ampleur de ce phénomène :

– 41% des salariés se déclarent extrêmement/très satisfaits de leur entreprise, contre 58% en Allemagne et 59% au Royaume-Uni.

– Seuls 27% sont extrêmement/très satisfaits des opportunités professionnelles qui leur sont offertes en interne.

– Seulement 14% font la promotion de leur entreprise et la recommanderaient à leurs proches, alors que 56% ont tendance à en dire plutôt du mal.

Ces résultats traduisent un malaise qui ne peut perdurer, au risque de déboucher sur une fracture profonde. Sans parler des conséquences en termes de marque employeur pour l’entreprise. Les réseaux sociaux ont développé, chez les salariés, une addiction à l’instantanéité : un nouveau rapport au temps et à la satisfaction de leurs besoins qu’ils ont bien du mal à retrouver au sein de leur organisation.

Un diagnostic complexe

Il peut sembler important d’identifier les causes qui ont abouti à une perception aussi négative. La difficulté est qu’elles sont nombreuses, à la fois endogènes et exogènes, très anciennes pour certaines, et maillées en un complexe systémique indéfrichable. Or, il y a urgence.

Il est certain que les crises économiques successives, la promotion de valeurs d’entreprise régulièrement bafouées au nom d’impératifs financiers, certaines pratiques managériales iniques, des organisations verticales et en silo privilégiant le «command and control» plutôt que le partage et la coopération, la dilution de la culture contractuelle dans le grand bain du «toujours plus»… Tout cela ne génère pas un enthousiasme démesuré chez les salariés, ni ne favorise une implication et un engagement durable de leur part.

Plus de clones serviles

S’il est vrai que c’est souvent dans les vieilles gamelles que l’on fait les meilleures confitures, il semble que l’adage ne s’applique pas à la motivation des salariés. Les modèles «prêt-à-porter» d’organisation et de management, qui ont souvent servi depuis 30 ans à transformer les salariés en clones serviles, ne font plus recette aujourd’hui. Ils sont trop en décalage avec les évolutions sociales et sociétales qui traversent la planète, comme Michel Serres l’a montré dans son best-seller Petite poucette (éditions le Pommier). Les chiffres sont parlants : 72% des salariés estiment qu’avec des horaires de travail plus flexibles, ils auraient une opinion plus positive de leur entreprise.

La croissance exponentielle des technologies, ainsi que des pratiques et des usages qui y sont liés, du travail à distance, des possibilités d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, ont contribué à rendre incontournables de nouveaux modes d’organisation du travail plus collaboratifs, interactifs et ouverts.

Les nouveaux ressorts de l’engagement sont probablement à aller chercher dans cette direction, nonobstant les crispations des forcenés du néo-taylorisme encore présent dans bon nombre de nos entreprises.

Trouver de nouvelles voies

Les innovations organisationnelles et managériales observées dans plusieurs entreprises iconoclastes – Poult, Michel & Augustin, Favi, Zappos… – permettent de moudre le grain nouveau et d’identifier des pistes :

– Restauration d’une logique contractuelle respectueuse.

– Instauration du triptyque : confiance > autonomie > responsabilité.

– Transformation des «employés» en entrepreneurs internes, ce que l’on appelle aussi des «intrapreneurs».

– Structuration raisonnée du travail à distance comme levier de transformation de la culture interne, etc.

Bref, les efforts ne sont plus à porter pour tenter de «remettre l’homme au cœur de l’entreprise», mais plutôt pour «remettre l’entreprise dans le cœur de l’homme», comme le disent Patrick Bouvard et Patrick Storhaye dans Le travail à distance, levier de transformation des entreprises(éditions Dunod). Car, à n’en pas douter, le véritable engagement vient du cœur.

le Numérique rend les Mégapoles plus Intelligentes

Les villes représentent aujourd’hui un défi environnemental majeur. Les chiffres sont sans appel : sur à peine 1% des terres émergées, elles concentrent 50% de l’humanité, consomment 75% de l’énergie mondiale et génèrent à elles seules 80% des émissions de CO2 de la planète.

Une situation d’autant moins soutenable que d’ici 2050, selon l’ONU, la population mondiale atteindra les 10 milliards d’individus dont 70% vivront dans les villes. Les études scientifiques montrent par exemple à l’horizon 2030 un cordon littoral chinois totalement urbanisé de 1 800 km de long alors qu’en Afrique, la pression démographique provoquera une augmentation de l’urbanisation de 590%.

Des projections qui rendent primordiale la mise en place de solutions innovantes capables de rendre les villes plus intelligentes au plan environnemental.

A contrepied d’Alphonse Allais qui conseillait de construire les villes à la campagne, le numérique permet d’imaginer des réponses pertinentes à de nombreuses problématiques urbaines. Visite guidée de solutions Orange pour des cities plus smart.

Orange - COP21 - Smart city - Infographie

Logitech se reconnecte grâce à la mobilité

Le pionnier de la souris d’ordinateur a survécu à l’effondrement du marché du PC. Dirigé « comme une start-up » par son nouveau PDG, il a su restaurer l’équilibre entre technologies et design.

Boom, les enceintes nomades de Logitech. Logitech / SDP
 Boom, les enceintes nomades de Logitech. Logitech / SDP

Un PDG qui dit du bien de ses produits, c’est classique. Un PDG qui les jette violemment par terre, c’est déjà plus original. C’est pourtant ainsi que Bracken Darrell, à la tête de Logitech depuis 2013, présente son enceinte portable baptisée Boom, pour prouver sa résistance. Incassable et multicolore, elle est aussi waterproof, vante le boss de sa voix de baryton. « Supercool », conclut-il avec son enthousiasme communicatif.

Grâce à cet Américain au teint hâlé, la multinationale suisse aux 7.000 salariés, pionnière de la souris d’ordinateur, est en passe de réussir un surprenant come-back. Après plusieurs années très difficiles, elle a renoué avec les profits et affiche sur l’exercice fiscal 2014-2015 un bénéfice en hausse de 82%, à 135 millions de dollars pour un chiffre d’affaires de 2,1 milliards de dollars. Une véritable cure de jouvence pour Logitech, fondée en 1981 dans le petit village d’Apples, près de Lausanne, par le Suisse Daniel Borel et les Italiens Pierluigi Zappacosta et Giacomo Marini.

Transformation en profondeur

A l’origine de cette mythique entreprise helvète : la souris informatique. Depuis la première version à trois boutons, la société en a vendu plus d’1 milliard, directement ou en signant des contrats avec de grands fabricants d’ordinateurs comme Hewlett-Packard ou Apple. Intimement lié au marché des PC, Logitech prend l’eau lorsque les ventes d’ordinateurs s’effondrent, à partir de 2011.

Ses tentatives de diversification dans la télévision connectée, avec la Google TV, et dans la vidéoconférence haut de gamme, en rachetant Lifesize, sont un échec. Sur l’exercice fiscal 2012-2013, les Suisses enregistrent même leur première perte opérationnelle depuis une décennie. Ces 252 millions de dollars dans le rouge sont un traumatisme après des années de croissance éperdue. Seul l’épais matelas de trésorerie permet d’éviter la catastrophe.

L’état-major de Logitech trouve alors le PDG providentiel en la personne de Bracken Darrell pour transformer l’entreprise en profondeur. Le quinquagénaire a fait ses classes chez Whirlpool et Braun, et a vécu huit ans en Europe. « Recruter Bracken Darrell, c’était un choix anormal, contesté par les analystes au début, mais j’avais besoin d’un homme de produit et de design qui comprenne le consommateur, se remémore Guerrino De Luca, actuel président du conseil d’administration et ancien PDG de Logitech. Bracken Darrell transmet de la passion et les gens le suivent de façon naturelle. »

Design visuel et technique

Peu à peu, Bracken Darrell déploie sa stratégie : « Je veux diriger Logitech comme une start-up. J’ai aplati l’organigramme et nos bureaux sont plus ouverts. » Il a décidé de donner l’exemple en s’installant sur une simple table au cœur de l’open space. Accessible pour ses salariés, il n’hésite pas à les interpeller directement par messagerie instantanée et attend qu’ils fassent de même.

L’autre leitmotiv du PDG, c’est le design, mais pas uniquement sur le plan esthétique, plutôt du côté de l’expérience utilisateur. Alors que la technologie a longtemps guidé le processus de création, de l’aveu même des ingénieurs maison, Bracken Darrell a décidé de restaurer l’équilibre. « Quand je suis arrivé, il y avait zéro designer. Nous en avons embauché pour constituer une véritable équipe », souligne-t-il, en se félicitant d’avoir réussi à faire venir, au poste de chief design officer, Alastair Curtis, un ancien du groupe finlandais Nokia issu de la même école que Jonathan Ive, le designer star d’Apple.

Enfin, le patron américain travaille à resserrer la gamme de claviers et de souris et à lancer des produits axés sur la mobilité ou le jeu vidéo. Pour cela, il réoriente les ressources : « Nous avons réduit de moitié la R&D dans les accessoires pour PC. Les deux tiers de nos investissements se concentrent sur nos nouvelles activités », précise-t-il. Avec succès : leur pochette clavier pour iPad, très colorée, ainsi que leur petite enceinte portable Boom font un carton. Entre 2013 et 2014, les ventes d’accessoires pour tablet-tes ont progressé de 44%, et celles d’enceintes nomades, sous la marque Ultimate Ears, ont enregistré une progression de 161% !

Logitech s’est également concentré sur un marché de niche : les hardcore gamers, joueurs professionnels ou amateurs passionnés, qui plébiscitent les claviers et souris ultra-rapides de la marque. Pour s’assurer de leur solidité, des « machines de torture » dans les sous-sols de Logitech à Lausanne cliquent des centaines de milliers de fois sur leurs touches. « J’étais plutôt sceptique au départ sur la division gaming, mais je dois reconnaître qu’ils ont réussi leur pari », constate Youssef Essaegh, analyste à la banque d’investissement Barclays Capital.

Liens étroits avec les start-up

Bracken Darrell n’abandonne pas pour autant son cœur d’activité. Pour s’en expliquer, il se saisit d’un stylo et se met à dessiner. « Cet arbre représente les claviers et les souris. Il donne encore des fruits mais commence à vieillir. Nous avons donc planté des arbustes, nos nouveaux secteurs en croissance, et, enfin, nous semons des graines pour plus tard. » Même sous la supplique, le jardinier en chef refusera de s’étendre sur la nature de ces graines, assurant juste que certaines sont « très prometteuses ».

Jusqu’à présent, la stratégie fonctionne. « L’intérêt et l’enthousiasme des salariés et des consommateurs sont de retour. Nous sommes redevenus la petite star de notre secteur », s’enflamme Guerrino De Luca, pour qui les ingrédients originels de Logitech, « cette combinaison unique d’ingénieurs et de rêveurs », sont toujours là. Logitech s’est d’ailleurs installé en 2010 sur le campus de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) pour nouer des liens étroits avec les laboratoires de recherche et les start-up.

Tout n’est pas encore réglé. « Ils sont toujours très exposés à la conjoncture sur le marché des PC :  60% de leurs revenus en sont tirés », met en garde Youssef Essaegh. Mais la transition est bien entamée. Daniel Borel, le fondateur, a d’ailleurs prévu de laisser son siège au conseil d’administration en septembre. Bobo, comme l’appellent ses équipes, peut tourner la page l’esprit tranquille : Logitech est entre de bonnes mains.

« Clear », l’application qui retire les posts dont vous avez honte sur les réseaux sociaux

Facebook compte près de 15 millions d'utilisateurs en France

Facebook compte près de 15 millions d’utilisateurs en France

Internet peut s’avérer bien pratique pour trouver un travail, mais il peut également de devenir le pire ennemi dans cette quête. Une application permet désormais de supprimer toutes les publications compromettantes sur Twitter, Facebook et Instagram.

Photographies compromettantes sur Instagram, publications de statuts Facebook ridicules ou de tweets vulgaires après une soirée bien arrosée peuvent compromettre une carrière professionnelle. C’est de ce principe qu’est parti Ethan Czahor pour créer l’application Clear. L’objectif? Supprimer toutes les publications qui pourraient nuire à l’utilisateur.

« J’ai créé Clear pour éviter qu’une situation comme la mienne ne se reproduise pas », explique le fondateur. Ethan Czahor était embauché pour la campagne politique du gouverneur de Floride, Jeb Bush, frère de George W. Bush. Mais d’anciens tweets de mauvais goût s’attaquant aux femmes et aux homosexuels ont été retrouvés, notamment par Buzzfeed. 48 heures après avoir été engagé,ce jeune trentenaire a perdu son travail.

Encore faut-il déterminer quelles publications sont « négatives »

L’application Clear se connecte donc au compte Twitter, Instagram ou Facebook de l’internaute pour analyser l’ensemble de son profil. Grâce à des algorithmes et à l’ordinateur ultra intelligentWatson d’IBM, Clear signale les « publications négatives », mais uniquement en langue anglaise pour l’instant. L’application propose ensuite de supprimer la photographie ou le statut embarrassant.

Une économie de temps, à en croire son fondateur puisque l’utilisateur « ne perdra plus son temps à vérifier page après page toutes ses vieilles publications ». Le système est toutefois encore loin d’être parfait. « Le plus difficile est de déterminer quels sont les tweets offensants, et c’est quelque chose qui va prendre du temps à mettre en place », concède Ethan Czahor au Time.

Les TPE-PME face à l’économie numérique

Les chefs d’entreprises interrogés confirment leur appétence pour les nouveaux outils, valorisent leur site internet comme allié de leur développement commercial et donnent leur vision du business du futur.

Créée en 2000, Linkeo est une société française spécialisée dans la communication digitale pour les TPE-PME. Les données formant cette infographie proviennent de leur quatrième étude sur le sujet « les TPE-PME françaises face à l’économie numérique ».

Résultats :
– les entrepreneurs ont une appétence pour le numérique,
– pour générer du trafic sur leur site internet, ils font de plus en plus appel au référencement (naturel ou payant),
le site internet est vital pour une entreprise : 48% des prospects recherchent spontanément l’adresse du site internet, et 53% d’entre eux déclarent aux entreprises les avoir connu via leur site internet,
– les entrepreneurs considèrent les réseaux sociaux et le mobile comme des vecteurs de croissance.