Category Archives: Changement

Masculin = Féminin !

Il s’agit de l’union entre un homme et une femme qui décident d’un commun accordd’unir leur deux vies, leur deux conceptions, leur deux êtres dans un ensemble, dans une fusion et dans une même communion.

Pour cela, il est nécessaire d’avoir, auparavant, étudié sa personnalité et les dominations de sa propre construction. Sans cet apprentissage, il n’est pas possible d’accepter de s’unir à une autre composition que la sienne.

L’importance de se connaitre, aussi bien dans son intériorité que dans ses expressions terriennes quotidiennes, est réelle.

Il n’est pas possible d’intégrer une autre composition si la nôtre est inconnue. Inconnue veut  bien dire non vue.

Il n’est pas possible de se mettre à nu devant l’autre, si l’on n’a pas entrepris de se mettre à nu vis-à-vis de soi-même.

La transparence de Soi  implique cette étude.

L’habitude de se vêtir permet de paraitre dans des costumes d’apparat qui tendent à modifier ce que l’on est.

Qui n’a pas rêvé d’être une princesse ou un beau prince ?

Chaque humain rêve de cela, et le transmet aux générations : le Rêve …

Bien sûr, il est important de rêver, d’imaginer être une autre personne que celle que l’on est dans la réalité de sa vie terrestre.

Savez-vous pourquoi vous rêvez d’être cette princesse, ce prince ?

Votre mémoire cellulaire vous le dit,  vous êtes cela.

Vous ne vous en souvenez plus. Vous êtes cette princesse, ce prince, cette fille, ce fils, du Roi et de la Reine. Tous vous êtes Princesse, Prince.

Vous êtes bien les filles et les fils du Roi et de la Reine Créateurs de l’Univers.

Cette information est indélébile. Rien et nul ne peut effacer cette Appartenance.

Vous pensez le rêver, ce n’est pas un rêve, c’est une Réalité.

Avant de revenir à cette Réalité Noble, vous allez devoir entreprendre une introspection de votre personnalité. Les contes vous y aident, cependant l’incompréhension de leur symbolique est grande. Le petit canard qui devient cygne, en est un exemple.

Il vous appartient de retrouver, de découvrir vos informations personnelles intérieures, et non de prendre celles qui vous furent transmises en vous faisant croire que c’étaient les vôtres.

Vous pensez que nous nous sommes éloignés du sujet :

« Qu’est-ce le Féminin et le Masculin ? »

Croyez-vous que vous pouvez le découvrir et le vivre si vous ignorez son existence intérieure ?

Les difficultés intérieures s’expriment dans la vie quotidienne, vous le savez, maintenant.

Sans cette étude personnelle, vous ne pouvez prétendre vous connaitre.

Si vous ignorez votre composition, comment pouvez-vous envisager de la modifier, de la structurer et de la parfaire ?

Il ne s’agit pas que de prendre en considération l’expérience extérieure, il s’agit d’entreprendre et de connaitre également la composition intérieure.

Sans cela vous ne pouvez prétendre à une évolution, c’est impossible.

Vous resterez dans une composition grossière.

Regardez les expressions masculines d’aujourd’hui, elles sont souvent concrétisées dans la violence sur les expressions féminines.

L’expression masculine détruit et viole l’expression féminine.

Rien à changer.

Il est regrettable de constater la poursuite de la  destruction humaine représentée sous ces formes.

Savez-vous que vous changez régulièrement de forme d’expression lorsque vous revenez vivre sur cette terre ?

Si vous fûtes un homme, vous expérimenterez la vie en femme …  Pourquoi ?

Afin de connaitre parfaitement le rôle et la vie d’expression et celle de représentation  des attributs de chacune de ces deux énergies.

Le Masculin devient Féminin et vice et versa.

C’est dans cette Connaissance totale de ces deux compositions, que vous pouvez vivre l’union des deux dans le UN.

Vous approchez, en vivant ces  deux représentations, la compréhension de la Création : « l’union de deux dans le Un pour devenir trois ».

Vous ne pouvez aimer l’autre, votre différent, qu’après avoir accompli toutes les expériences qui vous permettent d’intégrer ces dualités, ces oppositions, ces différences …

L’expérimentation est  nécessaire à l’évolution et à l’accomplissement ; s’accomplir dans la totalité de son Être en unifiant tous les caractères exprimés dans les vies terrestres.

Tous les jours vous allez à votre rencontre, dans l’expression de la vie de femme, ou dans l’expression de la vie d’homme.

Quotidiennement vous éprouvez les tracas d’assemblage dans les différenciations qui vous heurtent et vous agacent.

Si vous avez entrepris cette étude, vous apprenez à devenir ‘’Maître’’ de vos pulsions.

Si ce n’est pas le cas, vous ne pouvez ni gérer, ni dominer, ces penchants qui vous entrainent dans des actes destructeurs et répréhensibles.

Vous allez vivre les répercussions des actes posés,  ainsi que leurs conséquences sur vous et sur votre entourage.

C’est ce que vous vivez actuellement sur votre planète … L’ignorez- vous ?  …

Vous souhaitez changer … Etudiez-vous !

Qui êtes-vous ?

  • Un Homme dans une expression masculine débridée ?
  • Une femme dans une expression d’esclavage ?

Vous seul pouvez répondre …

Croyez-vous que le « Masculin-Créateur » ait une emprise totale sur le « Féminin-Créateur » ?

Croyez-vous que le viol soit nécessaire pour perpétuer la Création ?

Croyez-vous que le meurtre, la destruction du Féminin-Créateur, permettent d’asseoir la virilité et la puissance dominatrice sur Tout ? 

Le croyez-vous ? … C’est ainsi que cela se passe sur votre Terre …

Votre compréhension est très éloignée de la Divine Réalité.

Le chemin à entreprendre est donc absolument nécessaire, voire vital pour l’Evolution de l’Humanité et de la Terre.

Ne soyez pas surpris de vivre les conséquences des pensées, des paroles et des actes d’aujourd’hui, ils ne sont que les effets des conséquences des causes que vous avez mises en œuvre.

Les causes des religions …  Les causes des libertés …  Les causes au nom de …

Tant que vous n’aurez pas Uni votre Masculin-Créateur  à votre Féminin-Créateur, hors de l’expression humaine  d’aujourd’hui, vous ne pourrez pas vivre cette Union de Soi au Soi-UN.

Vous continuerez à engendrer des actes destructeurs, sans réalité avec la Beauté d’Être deux dans UN et engendrer trois dans le mouvement de la Vie.

Vous continuerez à faire naitre des enfants misérables et dépourvus de Beauté et d’Amour, car ils auront été conçus dans l’esprit humain d’un pouvoir dominateur ou manipulateur et de revanche sur la Vie.

Ignorer que vous êtes la Vie vous entraîne dans des méandres exterminateurs qui ne permettent absolument pas une Création Noble et Belle.

Vous allez donc vivre et revivre autant de fois qu’il sera nécessaire ces vies terrestres pour que vous compreniez une des lois qui régit la Création, celles qui se nomment  le  karma ou bien encore la loi des causes et des effets.

Votre Beauté est égale à celle de votre Créateur « Roi-Reine », sachez-le.

Il vous est demandé de le comprendre afin d’exprimer la Beauté du Masculin-Féminin et de le vivre dans le quotidien.

Pratiques et techniques de veille et de curation sur Internet

A l’heure où la surabondance d’information sur internet devient problématique, les éditions FYP publient un manuel consacré à la veille et à la curation sur le web. Ouvrage salutaire dans la mesure où ces deux pratiques permettent de trier les informations, de gagner du temps et d’éviter de se noyer dans la masse toujours plus dense des contenus.

Au-delà de l’utilité évidente de ce manuel, plusieurs éléments en font un ouvrage particulièrement intéressant. Tout d’abord le côté pratique du manuel qui est ici optimisé : les explications sont assorties d’illustrations qui guident le lecteur (et donc l’utilisateur) dans l’abord des divers outils dont il est question. Notons également la présence de lexiques, qui permettent de se plonger en amont dans le vocabulaire précis employé par les veilleurs et les curateurs et donc de se repérer facilement par la suite.

Que faire des résultats de la veille au-delà de sa finalité pour l’entreprise , l’organisation, ou le service pour lequel vous travaillez ?

L’efficacité du manuel tient également au choix de progression dans l’ouvrage qui a été fait : ainsi les chapitres vous guident-t-il pas à pas, de la prise de conscience de la nécessité d’effectuer une veille sur tel ou tel sujet, jusqu’à la diffusion de votre veille. Il en est de même pour la curation. Ainsi est-il impossible de se perdre dans des considérations d’ordre technique, les compétences s’acquérant progressivement.

C’est principalement cette démarche qui en fait un manuel accessible à tous et surtout s’adressant à tous : tant les novices, qui n’ont jamais entendu parler de veille adaptée au web, que les professionnels pourront s’y retrouver. En effet, pour les novices, l’ouvrage stipule les essentiels ainsi que les outils qui permettent d’aller beaucoup plus loin et d’optimiser sa veille ou sa curation dans un objectif professionnel. Mais tous les professionnels, qu’ils soient journalistes, attachés de presse, enseignants, pourront trouver suffisamment d’outils d’adaptés à leur cas pour ne pas avoir besoin de se plonger dans des processus compliqués dont ils n’ont pas besoin. Car tout le monde aujourd’hui, est confronté non seulement à la nécessité d’accéder à l’information de manière rapide et efficace, mais également (et on oublie souvent ce versant) de vérifier la fiabilité, la source des contenus. Nombre d’exemples récents nous ont montré qu’il est de plus en plus fondamental d’être vigilant quant aux textes, photos, ou vidéos qui circulent sur le web.

Cependant, en sus de ces caractéristiques d’ordre pratique, l’ouvrage est également intéressant au regard de ses apports théoriques, non seulement sur la veille, mais également sur la curation, notion encore très controversée et mal définie, si ce n’est par les pratiques et usages de ceux qui l’emploient, les curateurs.

Le principe de la curation replace l’individu au coeur de la stratégie de contenu…

C’est là que l’ouvrage prend tout son sens : en reliant ces deux notions que sont la veille et la curation, en montrant qu’il s’agit des deux versants d’une même pièce, l’auteur démontre qu’elles recèlent intrinsèquement une approche éthique du web. Car pour pratiquer la veille et la curation avec toute l’honnêteté intellectuelle requise, encore faut-il au préalable en avoir défini la teneur, les enjeux et les dangers. Tout l’intérêt de ce livre réside en un effort de définition très ardu. En ce sens, il s’agirait quasiment d’un manifeste : car pour que « l’internet demeure cet espace de collaboration, de liberté et d’échange » encore faut-il que chacun agisse « avec circonspection, rigueur et respect ».

Titre : L’art de faire des recherches et de partager l’information
Sous-titre : Pratiques et techniques de veille et de curation sur Internet
Auteur : Jérôme Deiss
Prix public TTC : 21,00 Broché : 160 pages Collection : Entreprendre – PraTIC

8 clés pour arrêter de procrastiner

Vous remettez toujours au lendemain ce qui pourrait être fait dans la minute ou dans la journée ? Vous attendez le dernier moment pour mener à bien un dossier ? Alors comme 95% des gens vous procrastinatez. Une étude américaine estime que les salariés procrastinent 2 heures par jour au bureau. Soit un quart de leur temps de travail. Les conseils d’une spécialiste pour arrêter de tout reporter au lendemain… notamment au boulot.

Pourquoi procrastine-t-on ? Plusieurs raisons expliquent ce phénomène. « D’abord la peur d’échouer mais aussi la peur de réussir. Ou encore la recherche de perfection à outrance. L’impulsivité, c’est-à-dire privilégier l’intérêt direct à l’intérêt sur le long terme plaide aussi en faveur de la procrastination », explique Monique Richter, auteur de « Aujourd’hui (et non demain), j’arrête de procrastiner » First, 2015).  Bilan, au lieu de se lancer dans une tâche, on attend, on la reporte à plus tard. Quitte à crouler sous le boulot et au risque de flirter avec le burn out.

  • « Timer » les tâches : souvent, on hésite à se lancer car on n’a aucune idée du temps nécessaire à l’accomplissement d’une tâche. « Donc, commencez par estimer le temps indispensable à la réalisation d’une mission et multipliez-le par deux. Vous serez ainsi plus proche de la réalité et pas dans l’urgence. S’il vous reste du temps, vous pourrez entamer autre chose. Un cercle vertueux en somme », conseille cette coach et consultante en communication inter et intra personnelle.
  • Lister les missions : écrivez au kilomètre tout ce que vous avez à faire sur des « to do list » à la journée, à la semaine et au mois. Puis, priorisez ce qui est urgent, ce qui est important et ce qui relève des affaires courantes. Vous aurez ainsi une vision claire de ce qui vous attend.
  • Découper en micros objectifs : souvent devant l’immensité d’un projet, on ne sait pas par quel bout le prendre. Du coup, on ne fait rien. Pour éviter ce « mur » de boulot, découpez le projet en micros tâches précises à réaliser dans un temps donné. En dépit de ce morcellement vous avez encore du mal à vous y mettre ? Pas de panique, forcez-vous à essayer au moins 5 minutes. « Une fois dans l’action, il est fort à parier que vous allez mener à bien ce mini projet », constate Monique Richter.
  • Célébrer son progrès : « à chaque micro objectif atteint, pensez à s’auto féliciter et à s’auto récompenser, par exemple en s’offrant un resto. Il s’agit de « s’entendre dire » « j’ai pu le faire et j’ai bien fait de le faire », recommande Monique Richter.
  • Adopter une bonne hygiène de vie : « la fatigue favorise la procrastination. Surveiller son sommeil, son alimentation et faire régulièrement de l’exercice physique permet d’entretenir une bonne condition propice à une meilleure concentration », ajoute-t-elle.
  • Fonctionner sur des plages horaires courtes : au bout de 20 minutes, on est en général plus vite distrait et moins efficace, donc plutôt que de s’entêter et au final, de procrastiner, mieux vaut faire une micro pause en buvant un coup, en s’étirant, etc pour mieux repartir sur une nouvelle session de travail… à fond.
  • Avoir un environnement de travail serein : les mails, un coup de fil, les SMS, les messages sur les réseaux sociaux… pour les procrastinateurs, tout est bon pour délaisser le boulot en cours. Pour ne pas céder à la tentation, mettez votre téléphone sur silencieux (ou rangez-le), fermez votre messagerie et toutes les autres fenêtres susceptibles de vous distraire.
  • Se connaître : si vous êtes plutôt du matin, planifiez les tâches les plus ardues à ce moment. Idem, si vous vous sentez plus efficace le soir. « Il faut s’autoriser à s’écouter et ne pas être dans la culpabilité qui peut s’avérer écrasante», conclut l’auteur de  Monique Richter.

article publié sur http://www.myrhline.com

INSOLITE : UN FILM DE 1947 AVAIT PRÉDIT NOS VIES EN 2015

Un film de 1947 avait prédit nos vies en 2015

Un court-métrage mis en ligne par l’INA et datant de 1947 avait prédit avec 70 ans d’avance les usages de la télévision et l’omniprésence des écrans dans le futur.

Certains artistes semblent avoir des dons de voyance. C’est le cas de René Barjavel. Le site del’INA a mis en ligne un court-métrage inspiré d’une idée de ce célèbre auteur de science-fiction et qui se penche sur les utilisations futures de la télévision. Et le résultat est étonnant et loufoque : on y voit un tableau assez précis de notre quotidien actuel, en 2015.  Un quotidien où les écrans – d’ordinateurs, de téléphone, de tablette etc. – règnent en maître.
Le film intitulé Télévision, œil de demain et réalisé par un certain JK Raymond Millet imagine en 1947 toutes les possibilités et usages qui pourraient découler du petit écran, et ce dans de nombreux domaines : la dépendance aux écrans, l’image 3D, la vidéo à la demande etc. Autant de pratiques aujourd’hui effectivement entrées dans les mœurs !

Bien sûr la voix off et les images semblent bel et bien d’un autre temps, mais les regards braqués sur les écrans, la portabilité des appareils le sont beaucoup moins. « (…) Puis on fera des postes de poches, grands comme une lampe électrique. Plus besoin d’acheter un journal, on se branchera sur l’émission d’information, ou sur l’éditorial politique, ou sur la chronique de mode, ou sur le compte-rendu sportif, voire même sur un problème de mots croisés », décrit ainsi la voix off. Une anticipation saisissante.

http://player.ina.fr/player/embed/I10257139/1/1b0bd203fbcd702f9bc9b10ac3d0fc21/460/259

Générations X, Y et Z : l’équation du management intergénérationnel

Alors que plusieurs générations se côtoient aujourd’hui dans le monde du travail, la question du management intergénérationnel s’impose comme un enjeu de taille pour les managers et les directions. Sa mise en application concrète passe par la compréhension ainsi que par l’orchestration de ces différentes générations que sont les baby-boomers, les générations X, Y et Z.

Générations Y et Z : ce qui change

Indomptable et légère la génération Y ? Au-delà de l’image du geek difficile à gérer et qui casse les codes de l’entreprise, il est évidemment préférable d’éviter le cliché. Les jeunes appartenant à ces générations sont en quête de repères en matière de management. Ils approuvent les autorités basées sur les compétences, l’écoute et l’accompagnement.

Si les nouvelles technologies ont amené ces jeunes à devenir ultra connectés, ils sont davantage dans l’individualisme que le collectif malgré la puissance bien réelle du collaboratif. Curieux, plongés dans la culture de l’open space et des réseaux sociaux, ils tutoient plus aisément que leurs aînés et fusionnent avec leur smartphone, au bureau ou pas.

Alors que la vie professionnelle s’imbrique de plus en plus avec la vie personnelle, ces jeunes adhèrent au management de proximité et veulent disposer d’un référent dans l’entreprise. Plus que jamais, les actes doivent coïncider avec le discours, la notion d’éthique revêt une importance de plus en plus forte, l’épanouissement personnel et le besoin de reconnaissance sont davantage ancrés.

En quête de sens, d’évolution et de valorisation dans leur travail, ils aspirent à se sentir impliqués et à participer à des projets d’envergure. Cette évolution peut passer par des formations valorisantes ainsi que par une rémunération à la hauteur de leur investissement, alors que dans le même temps la relation avec leur hiérarchie apparaît comme un partenariat gagnant-gagnant.

Pour des raisons tant contextuelles que culturelles, les jeunes générations imaginent de moins en moins leur carrière au sein d’une seule et même entreprise. Alors que les diplômes ne riment plus forcément avec sécurité de l’emploi et réussite, elles travaillent davantage en mode mission, selon le degré d’attractivité. Avec ce besoin d’apprendre, d’évoluer et de s’épanouir apparaît un besoin de reconnaissance immédiate, très caractéristique de ces générations.

Les bénéfices du management intergénérationnel

Intégrer les nouvelles générations, gérer des équipes pluriculturelles, assurer la transmission des compétences et du savoir : autant de points sur lesquels le management intergénérationnel intervient. Parfois perçu comme une vraie remise en cause dans certaines entreprises, ce management n’en reste pas moins un nouveau référentiel facteur de prospérité.

Ces jeunes générations pleines de talent ne demandent qu’à être utiles et servir de façon concrète le développement de l’entreprise. Lorsque les incompréhensions intergénérationnelles sont bloquantes, des interactions positives entraînent au contraire une véritable création de valeur : échanges donnant-donnant entre les générations, cohésion, convivialité, diminution de l’absentéisme, efficience accrue, optimisation des coûts. Le MI se révèle donc être un levier formidable qui offre à l’entreprise la possibilité de sortir de sa zone de confort, tant en matière de process internes que d’offre et de stratégie.

À noter que ces nouvelles générations représentent les clients de demain. Aussi, négliger la qualité de leur intégration peut devenir une erreur stratégique.

Conseils utiles pour managers avertis

Le manager assure le respect des aspirations et la cohésion de chaque génération pour en tirer le meilleur parti. Le MI s’applique dès l’intégration et revêt un caractère déterminant qui impactera la suite du parcours dans l’entreprise.

Attirer et stimuler

Attirer et stimuler les générations Y et Z est essentiel pour réussir à les fidéliser. Il est donc recommandé de ne pas faire l’impasse sur l’aspect « évolution » et d’aborder directement :

– Le plan de carrière,

– Les formations accessibles,

– Les instruments mis en place pour mesurer l’impact de leur travail dans les résultats de l’entreprise.

Être créatif et proposer des challenges ponctuels permet de valoriser et de stimuler tout en répondant aux besoins de ces jeunes de se réaliser, de réussir et de démontrer leurs savoirs.
Bien qu’attirer soit un objectif incontournable, il n’en reste pas moins primordial de fixer les règles du jeu dès le départ selon les propres normes de l’entreprise.

Impliquer et valoriser

Impliquer le jeune en l’informant et en le faisant participer aux prises de décisions décuple son sentiment d’appartenance à l’entreprise. Laisser sa créativité se libérer et lui donner accès à des technologies innovantes valorisera d’autant plus ces jeunes qui se sentent alors utiles et immédiatement boostés.

Développer le management de proximité

Le management de proximité est globalement la clé de la fidélisation de ces jeunes. La relation de confiance passe par un accompagnement et une personnalisation des échanges. Fixer des points réguliers, échanger, écouter, favoriser l’autonomie, proposer des activités de team building : voilà qui devrait participer pleinement à la valorisation, la fidélisation et la fédération des équipes de tout âge.

Promouvoir les valeurs et l’esprit d’équipe

Favoriser le collectif, l’esprit d’équipe et les interactions entre les différents services de l’entreprise sont autant de façon de séduire ces nouvelles générations en quête d’échanges et de socialisation. Créez enfin le cadre convivial dans lequel les jeunes vont pouvoir se reconnaître et le management intergénérationnel risquerait bien de prendre toute sa dimension !

En conclusion…

Si les doutes vous assaillent encore, le management intergénérationnel s’impose pourtant comme un facteur clé de pérennité dans un environnement qui évolue vite et profondément. Relevant davantage du bon sens que d’un concept mystérieux, développer un management de proximité et valoriser le travail des collaborateurs représentent un atout sérieux pour attirer, intégrer et fidéliser les nouveaux talents.

8 DIRCOMS PROS DE LA TRANSFORMATION DIGITALE

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@ FRED FOUGERAT – JOB : DIRECTEUR DE LA COMMUNICATION

Entreprise : Groupe Elior
Les plus : Aperçu et immersion de ses différentes campagnes de communication, il partage également ses précieux conseils en tant que Directeur de la Communication. Un must to follow.
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@ HERVÉ MONIER – JOB : DIRECTEUR DE LA COMMUNICATION EXTERNE

Entreprise : Sofaxis
Les plus : Passionné de communication et toujours au courant des derniers buzz, il nous livre quelques outils précieux pour mettre en place des actions de communication.

julienjpg@ JULIEN LIVIS JOB : DIGITAL PROJECT MANAGER

Entreprise : Novartis
Les plus : Aperçu des nouveaux challenges et projets innovants dans la santé. Son compte c’est Web, Santé et Rock’n’roll !

Clarisse-Fageolles@ CLARISSE DE FAGEOLLES – JOB : CORPORATE COMMUNICATION MANAGER

Entreprise : Coca-Cola France
Les plus : Femme du digital, elle est à l’initiative de programmes de mécénat et d’engagement sociétal sur 2 piliers : le soutien aux jeunes et la promotion des femmes.

074baec@ FRANK LA PINTA – JOB : RESPONSABLE DE LA STRATÉGIE DIGITALE ET DE LA COMMUNICATION EXTERNE

Entreprise : Société Générale
Les plus : Aborde régulièrement la question de la marque employeur, il est aussi un acteur incontournable de la transition digitale.

7b22b26f7922a6ef5ae891b78fb78b58_400x400@ NICOLAS HALFTERMEYER – JOB : DIRECTEUR MARKETING ET COMMUNICATION

Entreprise : Parrot
Les plus : Marque connue aujourd’hui pour ses drones filmant des parachutistes de l’extrême ou s’invitant au défilé Fendi. Nicolas Halftermeyer aux commandes du marketing et de la communication a pour mission de faire du brand content et de créer une véritable expérience sur les réseaux sociaux.

40b58a31de7e8b8219f215b07fb57605@ BEATRICE MANDINE – JOB : DIRECTRICE DE LA COMMUNICATION

Entreprise : Orange
Les plus : Beatrice Mandine a été désignée « meilleure Directrice de la communication » du classement « V com’ V », qui scrute les entreprises du CAC 40. Elle a aussi l’intention de ne pas rester passive sur les réseaux sociaux !

95cd28ed2fffbce7e4b520307ce27d14_400x400@ PAUL MAZLOUM – JOB : DIRECTEUR MARKETING COMMUNICATION

Entreprise : Mazars
Les plus : Paul Mazloum a été nommé cette année au poste nouvellement créé de Directeur Marketing et Communication France de Mazars. Véritable enthousiaste de la communication digitale et des ses enjeux pour le groupe.

CLOUD : vers une transformation du métier d’expert-comptable

L’acquisition automatique des données : vers une transformation du métier d’expert-comptable

Facette essentielle de la révolution numérique, le développement de l’automatisation des données est l’un des grands
facteurs de transformation de notre métier : en libérant les cabinets de tâches chronophages et répétitives, il va permettre aux experts-comptables de consacrer de plus en plus de temps aux missions à forte valeur ajoutée.

L’acquisition automatique des données s’appliquent à trois types de flux comptables :

  • les écritures liées à la trésorerie ;
  • les écritures de ventes ;
  • les écritures d’achat.

Les écritures bancaires liées à la trésorerie ont été les premières à bénéficier d’une généralisation de l’automatisation de l’intégration des écritures, grâce à l’échange télématique banque-client (ETEBAC) tout d’abord, puis grâce au protocole EBICS (Electronic banking Internet Communication Standard). L’ensemble des banques permet la récupération des fichiers intégrables en comptabilité, soit directement entre l’expert-comptable et la banque, soit via un partenaire concentrateur
de flux bancaires, tel que jedeclare.com par exemple.

Les écritures de ventes peuvent quant à elles souvent être récupérées directement depuis les logiciels de gestion commerciale ou de facturation, en générant un export de journal des ventes qui peut être importé en comptabilité. Elles peuvent également être traitées de la même façon que les factures d’achat.

Reste la récupération des écritures d’achat, pour lesquelles l’acquisition automatisée des données a mis plus de temps à se développer.

Plusieurs solutions existent désormais. De manière artisanale, certains récupèrent et intègrent des fichiers issus de tableurs et qui sont convertis en écritures comptables.

Plus généralement, l’automatisation de la récupération des écritures d’achats papier passe par la numérisation et l’OCRisation (reconnaissance du texte) des factures.

Cette technique, qui s’appelle aussi LAD (lecture automatique de documents), permet de récupérer les données sources et de les convertir en écritures comptables via un traitement informatique assisté par un opérateur, qui contrôle l’intégration.
Ces techniques sont plus ou moins avancées, mais progressent indéniablement.

Leur emploi n’a pas encore été généralisé, car l’efficacité et le rendement sont parfois décevants. Nul doute que dans les mois à venir des solutions innovantes vont finir par emporter l’adhésion du plus grand nombre.

A côté de ces techniques de numérisation, la facture électronique va faire émerger d’autres solutions pour faciliter la génération automatisée des écritures comptables associées aux factures. Parmi celles-ci, on peut citer par exemple le 2D-DOC et le jeton comptable :

  • Le 2D-DOC, ou CEV (cachet électronique visible), consiste en l’apposition sur la facture d’un code-barres sécurisé, qui se présente sous la forme d’un carré d’environ 2 cm de côté. Ce code-barres unique permet d’authentifier la facture et de faire le lien avec le document correspondant dématérialisé sur un site sécurisé.
    Dans ce 2D-DOC figurent plusieurs informations utiles qui peuvent aider à la génération d’écritures comptables.
  • Le jeton comptable (accounting token) est un petit fichier intégré dans une facture dématérialisée qui contient les informations permettant de générer l’automatisation d’écritures comptables.
    Ce mouvement d’automatisation de la création des écritures comptables, associé à la généralisation de la dématérialisation (factures électroniques et coffres forts numériques), semble irrésistible et irréversible. Avec pour conséquence la réduction corrélative des opérateurs de saisie comptable. Il convient donc d’anticiper ces changements par des formations permettants d’évoluer vers des travaux plus valorisants et intéressants, comme par exemple la révision, l’analyse ou le contrôle.

Prendre du recul ce week end et s’appuyer sur son image personnelle pour mieux s’affirmer

Développer une image de soi gratifiante et aidante, plus encore qu’un simple exercice, est un processus, où la notion de progression est au centre de l’expérience.
Comment donc en faire le vecteur d’affirmation de soi ? et comment faire pour développer une bonne image de soi, et s’affirmer sans violence ni hypertrophie du moi ?
L’image de soi et l’Affirmation de soi : deux notions intimement liées

« L’image de soi est la somme des croyances que nous avons sur nous-même, sur les autres et les résultats que nous obtenons tous les jours et ce que nous en faisons » selon Claudine Catry et Jean-Louis Muller 1. C’est à la fois ce nous croyons de nous-mêmes et ce que nous croyons que les autres pensent de nous.

En cela, elle rejoint ce que Christophe André décrit de l’Estime de soi 2 : « … fluctuante, elle résulte à la fois du regard que je porte sur moi et de ce que j’imagine être le regard des autres sur ma personne ».

Les deux notions sont donc intimement liées : de l’image que nous avons de nous-même, découle l’estime que nous nous accordons.

Le rôle de l’inconscient

Ce melting pot de croyances venues de nous-même et des autres est en partie inconscient. Il est plus du registre de l’identité que celui de la compétence. Il s’est construit tôt dans nos vies et demande un exercice d’introspection pour être formulé. Il est constitutif de notre présence à nous-même et aux autres. Par exemple, pour ceux qui ont du mal à dire non, la nanoseconde entre la demande de l’autre et leur réponse est le rendez-vous qu’ils ont avec leur droit d’exister en dehors du désir de l’autre.

C’est souvent un rendez-vous avec toute leur histoire et ses apprentissages face à l’autre.
C’est pourquoi s’affirmer ne s’apprend pas uniquement avec des techniques, bien qu’elles soient nécessaires et bienfaisantes, mais aussi en modifiant notre perception de nous-mêmes et du monde.  C’est le fameux « J’ai de la valeur, Tu as de la valeur » de l’Analyse transactionnelle.
 4 pistes pour s’affirmer
1. Faire un inventaire honnête
Par rapport au passé, faire l’inventaire honnête de ce qu’il y a de bon en nous et dont nous sommes fiers et heureux. Revisiter des moments de nos vies, des interactions avec les autres, des réalisations, y compris des échecs, et chercher ce que ces éléments disent de nos qualités, de nos possibilités (et pas seulement de nos failles et nos traits névrotiques) pour les ancrer dans notre perception de nous-mêmes.
Ces souvenirs ne viennent pas forcément immédiatement à la mémoire. J’ai constaté que pour certaines personnes, la question « Quand me suis-je affirmé(e) d’une façon bénéfique ? » reste parfois sans réponse immédiate.
2. Développer notre vision de la réussite
Il s’agit de se représenter les défis et situations à venir en faisant l’hypothèse de la réussite tout autant que celle de l’échec. Les deux sont nécessaires, à condition de faire la nuance entre la prudence, qui consiste à envisager le pire pour y parer, et le pessimisme et le manque de confiance, qui nous focalisent sur l’impuissance. La différence est grande.
3. S’exercer à s’affirmer dans des situations à faible enjeu
Rien de tel que des expériences d’Affirmation de soi pour apprendre à s’affirmer. Est-ce un paradoxe ? Non, si l’effort est bien dosé, graduel, dans une progression pédagogique, en quelque sorte. C’est cela que l’on appelle le programme personnalisé d’affirmation. Par expérience réussie (ou simplement traversée avec plus de sérénité) en expérience réussie, notre mental et notre corps s’approprient de nouveaux comportements.
Et si une expérience échoue, elle fera partie de l’apprentissage, à condition qu’elle ait été choisie selon nos possibilités, avec un enjeu calibré. Par exemple, si demander quelque chose pour soi est difficile en général, on peut choisir délibérément une série de situations à faible enjeu pour s’y exercer : Dans un magasin, avec une ou un ami, au restaurant…
4. S’ancrer dans la dimension corporelle
Pour terminer, l’image de soi est profondément ancrée dans la sensation corporelle. S’affirmer paisiblement se traduit par une posture physique de stabilité et d’ouverture. L’inverse vaut également : En revenant sans cesse au confort de notre posture physique, à la sensation paisible de notre souffle, nous contactons la sécurité intérieure à travers le corps, à partir de laquelle nous pouvons interagir plus librement.

Les 10 attitudes qui feront de vous un supermanager

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On ne naît pas tous charismatiques, mais on peut le devenir. Voici des comportements et des techniques qui vous permettront d’obtenir l’adhésion et l’estime de votre équipe.

Nul besoin d’avoir la fougue et le bagou d’un Bernard tapie pour embarquer ses collaborateurs dans des projets ambitieux. Un zeste de confiance en soi, une bonne qualité d’écoute, un discours articulé autour de quelques idées fortes et une posture adéquate suffront à vous faire sortir du lot et à vous imposer. Mais attention: le charisme n’est ni le fruit d’une recette qu’on suit aveuglément ni une mise en scène de soi. «Sans un minimum de sincérité, vous serez vite démasqué, prévient Clothilde Van Lerberghe, du cabinet de conseil stimulus. Et vous perdrez sur-le-champ l’autorité que vous aviez jusqu’alors sur vos équipes.» Cette mise en garde faite, il existe des astuces pour gagner rapidement en charisme. A vous de vous en inspirer.

1. DÉVELOPPEZ VOTRE ÉCOUTE

Un manager est bien plus qu’un super-aiguilleur qui redirige vers le bas les consignes reçues d’en haut. «Pour être sûr que votre discours fera mouche et pour obtenir le meilleur de vos collaborateurs, vous devez les connaître, avoir identifIé leurs points forts et leurs faiblesses, mesuré leur degré d’autonomie et savoir ce qui les motive», souligne Annette Chazoule, spécialiste de la formation des managers à la Cegos. Une seule attitude permet d’y parvenir: prendre le temps d’observer et surtout d’écouter. «Beaucoup de cadres ont tendance à manager de façon rigide: ils donnent des instructions, remplissent des tableaux et se font une idée du travail de leurs équipes grâce au seul reporting, ajoute Annette Chazoule. C’est oublier que la dimension relationnel le est a u cœur du charisme.» montrez un intérêt sincère, sans être intrusif. «C’est un dosage subtil, prévient Jeanpaul Lugan, président du cabinet Lugan and Partners. Savoir que tel collègue a deux enfants et prendre de temps à autre de leurs nouvelles, oui. Mais n’allez pas plus loin, à moins d’y avoir été invité.»

2. VEILLEZ À ÊTRE EXEMPLAIRE

Ce n’est pas parce qu’on est sympa, voire laxiste, qu’on est forcément apprécié. Au contraire. «Vouloir faire plaisir à tout prix est une erreur. Il faut être courageux dans sa relation aux autres, être capable de dire à un salarié qu’il s’est trompé ou qu’il n’a pas été à la hauteur», explique Annette Chazoule. Tout en cherchant des solutions pour redresser la barre. «Les collaborateurs sont capables d’entendre les remarques d’un manager s’ils savent qu’il est juste, insiste Jean-Paul Lugan. Ne pas relever une erreur ou un comportement inadéquat aurait pour effet de donner un coup de canif à cette image d’équité.» mais il y a une contrepartie: il faut s’appliquer le même régime. Autrement dit, devenir un manager exemplaire: respecter la parole donnée, tenir les délais annoncés, éviter de s’attribuer les idées d’un salarié ou, en cas d’erreur, de rejeter la faute sur l’équipe.

3. N’HÉSITEZ PAS À VOUS ENGAGER

On ne devient pas charismatique en s’enfermant dans sa tour d’ivoire. «Le charisme n’est pas lié à la distance que l’on installe avec les gens, relève Clothilde Van Lerberghe. Il réside dans la capacité à agir, et à agir au milieu des autres.» Comme ce chef de secteur de l’agroalimentaire qui n’hésite pas à se jeter dans la mêlée dès que l’occasion se présente: il se fait un devoir d’accompagner ses commerciaux lors de leurs premiers rendez-vous chez les distributeurs, autant pour leur montrer l’exemple que pour les mettre en confiance. «L’énergie, l’enthousiasme sont communicatifs et ont un formidable effet d’entraînement sur les équipes», poursuit Clothilde van Lerberghe. Il en va aussi de la crédibilité du manager. «On ne peut pas demander aux autres de s’engager à fond et être soi-même dans une forme de dilettantisme, distribuer les missions puis s’en désintéresser, renchérit Annette Chazoule. En s’impliquant, on devient plus crédible et on gagne en autorité naturelle.»

4. DONNEZ DU SENS AUX OBJECTIFS

On ne vous demande pas de jouer les prédicateurs exaltés, mais d’expliquer clairement à vos équipes où vous voulez aller afin de donner du sens à leur action. «Il s’agit davantage de fixer un cap que d’indiquer un chemin, ce qui peut se révéler anxiogène si on ne sait pas où il mène», explique Jean-Paul Lugan. Dire par exemple: «nous voulons être à armes égales avec notre concurrent dans deux ans», plutôt que «nous allons réduire de 20% les frais généraux».

Et pour montrer le cap, il faut avoir les idées claires et des convictions. Etre capable aussi de prendre de la hauteur. «Pour être celui qui voit plus loin que les autres, il faut pouvoir sortir la tête du guidon et s’intéresser à des champs de réflexion ne relevant pas forcément de son domaine professionnel», détaille Eric-Jean Garcia, professeur en leadership à sciences Po.

5. JOUEZ-LA COLLECTIF

Etre attentif aux autres, c’est bien, mais si ce n’est que pour servir votre ambition personnelle, ça l’est moins. Le charisme n’est utile que s’il sert le collectif. «Un manager doit pouvoir déléguer, accepter les façons différentes de travailler de ses collaborateurs et prendre en compte leurs suggestions, observe Jean-Paul Lugan.

Une bonne idée qui ne recueille pas l’adhésion ne sert à rien. Pour embarquer votre équipe, il faut l’impliquer.» quitte à changer de mode opératoire en cours de route: l’essentiel est de ne pas perdre de vue votre objectif. Assumer ses responsabilités et monter au créneau pour défendre ses troupes est l’autre facette de ce jeu collectif. Un manager charismatique est solidaire de son groupe, face à ses clients ou à sa hiérarchie.

6. CONTRÔLEZ VOTRE EGO

S’il y a un point sur lequel les experts s’accordent, c’est bien celui-là: un manager charismatique affiche une personnalité stable et rassurante. Ce n’est ni un sanguin, ni un atrabilaire, ni un chef à l’humeur aussi changeante que la météo. «C’est quelqu’un qui sait dire non sans pour autant être dans le jugement, qui a suffisamment confiance en lui pour ne pas avoir besoin d’écraser les autres, détaille Clothilde van Lerberghe. Il a un côté «force tranquille».»

L’expérience fait souvent la différence: les cadres qui ont roulé leur bosse gagnent généralement en assurance et délaissent l’autoritarisme qu’ils ont pu être tentés d’exercer à leurs débuts. Mais, s’il faut avoir confiance en soi, il ne faut pas non plus être trop autocentré: «améliorer son charisme, c’est effectuer un travail sur le «non-ego», affirme Jean-Paul Lugan. Cela consiste, par exemple, à ne pas prendre une attaque personnellement ou encore à savoir reconnaître une erreur sans se penser diminué.» C’est ainsi qu’on gagne en sérénité pour soi et pour l’équipe.

7. TRAVAILLEZ VOTRE VOIX

La voix, c’est la signature d’une personnalité. C’est pourquoi l’améliorer est essentiel. «Les notes graves sont celles qui ont le plus d’impact, parce qu’elles sont associées à la force et à l’autorité», observe le coach Lionel Bellenger, auteur de des prises de parole captivantes (ESF Editeur, sortie le 15 avril). Cher cher les graves permet aussi d’intégrer plus de modulations. Et de chasser les tons nasillards, qui s’éteignent dans la cage thoracique au lieu de se déployer vers l’assistance. Cela évite aussi de virer dans les aigus au premier coup de stress. Pour vous entraîner, produisez un son tout en fermant la bouche afin de prendre conscience des «résonateurs» situés dans les joues et le front. Un bon moyen de renforcer l’ampleur de votre voix.

8. PRATIQUEZ LA RHÉTORIQUE

L’art de discourir, c’est le pouvoir. La preuve? Les 80 figures de rhétorique sont toujours enseignées dans les grandes écoles comme l’ e na, pour apprendre à convaincre ou à déstabiliser. Pendant le débat de l’entre-deux tours en 2012, François hollande met au tapis son adversaire, Nicolas Sarkozy, avec une anaphore – figure qui consiste à répéter un message pour l’amplifier: «moi, président de la république… », formule qu’il reprendra quinze fois pour dessiner en creux le portrait d’une «présidence normale». On n’ira pas forcément aussi loin: «mieux vaut ne pas excéder cinq répétitions, pour ne pas se faire confisquer la parole», prévient Lionel Bellenger.

Autre figure de rhétorique prisée: la métaphore, qui confère une force visuelle à un discours. Quand elle fait appel à des animaux, elle est particulièrement efficace pour dénoncer les abus. En 2013, le patron de free, Xavier Niel, l’emploie pour accuser ses concurrents de trop communiquer sur la 4g, alors que la couverture nationale est insuffisante: «il ne faut pas vendre de la fausse monnaie! pigeon une fois, ça va… pigeon deux fois, bonjour les dégâts!»

9. MAÎTRISEZ L’ART DU SILENCE

Pour donner du relief à vos paroles, rien de tel que quelques silences habilement distillés: ils serviront de pauses stratégiques avant et après les éléments clés d’une intervention. «Les mots claquent plus fort à la suite d’un silence», souligne le consultant Mathieu Maurice, directeur du développement du Cepig. Pourtant, gardez-vous d’en abuser. «Le phrasé de François hollande est trop haché, cela donne l’impression qu’il s’écoute parler ou qu’il cherche ses mots», critique ainsi Lionel Bellenger. La longueur de ces pauses est également primordiale: elles ne doivent pas durer plus de deux secondes. Enfin, bien placer les silences permet aussi de lutter contre les «euh, euh», ces onomatopées qui parasitent le discours. Steve Jobs excellait dans cet art de la césure. Pendant ses keynotes, son fameux «Ceci… [silence] est une révolution» déclenchait l’hystérie des apple addicts. Ou comment transormer une simple pause en un véritable teasing publicitaire.

10. FUYEZ L’ÉLÉMENT DE LANGAGE

Stéphane Fouks? Ce nom vous dit quelque chose? C’est lui qui a coaché Lionel Jospin lors de l’élection présidentielle de 2002. Selon Lionel Bellenger, ce sont en partie les éléments de langage imposés par Stéphane Fouks qui ont signé la perte de l’ancien premier ministre: «en quelques mois, Jospin s’est complètement technocratisé, avec un langage formaté. Pour espérer toucher son auditoire, il faut cultiver sa différence.» Le meilleur moyen pour sortir du discours aseptisé? adopter des expressions imagées (l’«abracadabrantesque» de Jacques Chirac en 2000 a marqué les esprits) et relire ses discours. «Les plumes de hollande piquent des crises d’amour-propre, parce qu’il réécrit toujours leurs textes, conclut Lionel Bellenger. Mais il a raison!»

Être gentil ne fait pas de vous un bon leader

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Les dirigeants sont soumis à une forte pression pour être empathiques, humains et… gentils. Bon nombre d’entre eux cèdent à cette tendance car après tout, il est plus agréable d’être apprécié. Peu d’individus ont envie, en effet, d’avoir le mauvais rôle. Sauf que, ce que l’on attend d’un dirigeant est qu’il soit capable de prendre des décisions parfois difficiles, qui serviront au mieux les intérêts de l’entreprise ou du groupe. Or, le fait d’être (trop) gentil peut aller de pair avec un comportement un peu désinvolte, inefficace, irresponsable même et, en définitive, préjudiciable pour les salariés et l’organisation.

J’ai pu observer ce phénomène à maintes reprises. L’anecdote qui suit remonte à quelques années. L’un de mes collaborateurs, un cadre à haut niveau, avait fait une erreur de recrutement. Cela peut arriver mais il faut remédier rapidement au problème. Alors que j’insistais pour qu’il mette fin à cette collaboration, lui insista pour laisser une chance à cette nouvelle recrue. Deux mois plus tard, cela se soldait par un épisode de tension qui aurait pu être évité. C’est une leçon à tirer pour n’importe quel dirigeant. Se montrer gentil peut être bénéfique uniquement si cette attitude s’accompagne d’une réelle lucidité sur les objectifs à atteindre et d’une capacité à prendre, malgré tout, des décisions difficiles.

Voici d’autres scénarios où le fait d’être gentil ne vous rendra pas service (ni à personne d’autre d’ailleurs).

L’hypocrisie polie. Vous avez sans doute déjà participé à ces réunions de brainstorming dont l’objectif est de réfléchir tous ensemble à une problématique donnée. Lorsque, soudain, quelqu’un de haut placé énonce une idée absurde. Au lieu de le lui dire franchement, certains froncent les sourcils, d’autres font des mouvements de tête, on entend aussi des murmures de désapprobation mais personne n’ose dire pourquoi cette idée ne semble pas très pertinente. Dans mon entreprise, cette attitude d’«hypocrisie polie» ne fait pas partie de nos pratiques. Quand quelque chose ne va pas, nous en discutons sans attendre, dans un respect mutuel. Pour quelle raison? Car il n’est pas constructif de favoriser un environnement où ce que chacun exprime est forcément pertinent : pour gagner les honneurs, il faut les mériter.

Le lien qui s’éternise. Il peut arriver qu’un recrutement ne convienne pas finalement pour le poste requis. A première vue, il est plus facile de maintenir le collaborateur à son poste que de résoudre le problème. En réalité, il n’en est rien. Mieux vaut éviter de jouer les prolongations en espérant que la situation s’améliore. Laisser quelqu’un s’enliser dans un poste pour lequel il n’est manifestement pas fait ne rendra service à personne. Soyez courtois et clair dans votre façon d’exprimer les choses, mais ne soyez pas gentil. Le tout est d’agir avec respect. Pour cela par exemple, aidez l’individu concerné à se tourner vers des missions pour lesquelles il a davantage d’appétence et de compétences. Avoir le réflexe d’affronter les problèmes – plutôt que les ignorer – servira votre culture d’entreprise et la productivité de votre organisation. Sur le long terme, vous attirerez des collaborateurs ayant des valeurs et des convictions proches des vôtres.

L’absence de fermeté. Lorsque vous être trop gentil – envers des fournisseurs qui ne vous livrent pas à temps, envers vos collègues qui ne font pas correctement leur travail, envers des clients qui refusent de vous payer –, vous laissez en réalité les autres profiter de vous. Or, ce laxisme risque d’avoir des conséquences sur d’autres, notamment les salariés les plus talentueux et impliqués. S’ils constatent que ceux qui sont les moins performants restent impunis, ils seront contrariés. Du ressentiment s’installera, pesant sur le moral des collaborateurs, et le turnover augmentera. Réfléchissez aussi à la réaction que pourraient avoir vos clients les plus fidèles, s’ils constataient que d’autres profitent de vous. Votre réputation en pâtirait certainement. Ces problèmes deviennent de plus en plus difficiles à résoudre lorsqu’ils s’accumulent. Etre en permanence dans un rapport de force n’est pas forcément la solution pour se faire respecter, mais si vous voulez que votre organisation conserve un niveau élevé de qualité, vous devez faire preuve d’un minimum de fermeté. Le fait de fixer des règles vous facilitera du reste la tâche lorsque vous devrez prendre des décisions difficiles. Plus de retard, pas d’objections, pas de discussions.

Le manque d’introspection. Etes-vous trop laxiste vis à vis de vous-même? L’introspection est un outil efficace pour améliorer notre leadership mais nous omettons souvent d’y avoir recours. En vous interrogeant sur ce qui vous freine, vous et votre équipe, vous pourrez rééquilibrer votre style de management pour le faire progresser. En laissant à vos collaborateurs la possibilité de formuler les choses, même si elles sont difficiles à entendre, sans crainte de représailles, des points de vue pertinents pourront s’exprimer et vous renforcerez, par la même occasion, votre posture de dirigeant.

Il existe une différence majeure entre un manager efficace, ayant un niveau élevé d’attente, et un autre qui se contenterait simplement de régler les problèmes au fur et à mesure, de manière désinvolte. Ne vous y trompez pas : être gentil ne fera pas de vous un bon leader.