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Les nouveaux codes de la vie de bureau

TNS Sofres et Bruneau, spécialiste de la fourniture et du mobilier de bureau, viennent de dévoiler les résultats de leur deuxième baromètre de la vie de bureau. Une étude qui ausculte l’ambiance en entreprise, régie par de nouveaux codes, notamment ceux liés à l’utilisation des outils digitaux.

Le bureau, un lieu de convivialité

L’ambiance au travail s’est améliorée depuis 2013, date du précédent baromètre. Une majorité des salariés (89%) affirme « s’y sentir bien ». Un regain d’optimisme qui s’exprime en particulier à l’occasion des rituels de la vie de bureau : la pause café, le moment préféré des salariés pendant lequel ils échangent avec leurs collègues.

Top 3 des rituels de la vie de bureau

Rituels-vie-bureau

D’autres moments de convivialité sont particulièrement appréciés, il s’agit des fêtes en entreprise. Pots de départ, repas de Noël, Galette des rois, anniversaire, séminaires ou événements internes sont ainsi des moments de partage privilégiés. 87% des salariés se sentent concernés par ces événements conviviaux.

4 types de collègues, dont 13% de râleurs

Les relations entre collègues dépendent également de la personnalité de chacun. D’après le baromètre, 13% se définissent comme « râleurs », 29% sont des rigolos, plus d’un tiers affirment être détendus et la majorité des salariés (42%), préfèrent rester discrets.

Une frontière très floue avec la vie personnelle

L’étude de TNS confirme ce que d’autres enquêtes ont montré : le phénomène du blurring, l’effacement progressif de la frontière entre vie pro et vie perso, est de plus en plus net au bureau. D’abord parce que les employés ont souvent leur portable à portée de main (39% ce qui paraît peu tout de même), ensuite parce que les salariés restent connectés à leurs amis via les réseaux sociaux. 4 sur 10 (43%) déclarent utiliser au moins un réseau social sur leur lieu de travail. La proportion grimpe à 52% chez les cadres et 58% pour les jeunes générations hyper-connectées.

Mélange des genres sur les réseaux sociaux

Sans surprise c’est Facebook qui arrive en tête des réseaux sociaux les plus utilisés. Un espace de sociabilisation où les salariés n’hésitent pas d’ailleurs à ajouter comme amis leurs collègues et même leur patron.

Autre phénomène générationnel, le multitasking prend de l’ampleur et contribue à tronçonner encore plus la journée de travail. Par exemple pendant les réunions où 74% des 602 salariés interrogés ont l’impression de « perdre leur temps ». Du coup, ils font bien autre chose comme préparer la prochaine réunion, répondre à des SMS ou consulter leurs mails.

Enfin, sur le bureau en lui-même, l’espace de travail des salariés est souvent personnalisé. Le premier critère de confort est le calme et une bonne chaise pour s’asseoir. Chacun s’approprie ensuite cet espace pour être bien installé : une mug personnelle, des plantes, des photos de famille, voire un plaid pour avoir chaud ou un ventilateur en cas de grosse chaleur, les salariés veulent se sentir au bureau comme à la maison.

5 clés émotionnelles pour obtenir plus de recommandations.

Pourquoi l’un de vos contacts engagerait-il sa crédibilité pour vous recommander à quelqu’un ? Découvrez comment générer des émotions positives qui permettent de favoriser cette dynamique du bouche-à-oreille essentielle pour votre activité.

La recommandation est essentielle pour un entrepreneur à qui elle permet de tirer bénéfice d’un écosystème relationnel trop souvent sous-exploité. Mais ce bouche-à-oreille positif est loin d’être automatique… Comme la majorité des comportements humains, il est le fruit de mécanismes inconscients, étroitement corrélés à nos états émotionnels : confiance, désir, sentiment de sécurité, gratitude, estime… mais aussi : regret, peur, doute, méfiance… Découvrez les 5 clés émotionnelles qui vous aideront à obtenir plus de recommandations et à enclencher une dynamique vertueuse créatrice de business.

Clé n°1 : alimentez le sentiment de sécurité.

Le sentiment de sécurité est la nappe phréatique d’où jaillit le sentiment de confiance. Inutile d’escompter que l’on vous recommande si vous n’inspirez pas confiance ! Veillez donc à alimenter chez les autres un fort sentiment de sécurité, cela aura pour conséquence de faire tomber les barrières qui empêchent votre entourage de propager la bonne parole. Pour cela, mettez en avant vos références ! Glanez des témoignages clients ! Travaillez également votre congruence (adéquation entre vos paroles, vos gestes et vos actes). Montrez-vous fiable ! Tenir vos engagements adresse un message fort à votre écosystème relationnel : c’est une preuve de fiabilité.Enfin, utilisez pleinement ce que l’on nomme la validation sociale : si A, B, C et D vous ont déjà fait confiance, eh bien, faite le savoir à E et F ! Cela instillera dans leur cerveau limbique (siège des émotions) un surplus de sentiment de sécurité propre à alimenter la confiance ressentie à votre égard.

Clé n°2 : cultivez le sentiment d’appartenance.

Le sentiment d’appartenance exerce un formidable levier sur les comportements d’autrui. Il tire sa source de l’instinct tribal, des réflexes grégaires et communautaires ancestraux, ceux-là même qui font les nations et construisent les grandes épopées entrepreneuriales ! L’homme, animal social, se comporte favorablement envers les autres s’il lui est donné departager quelque chose avec le groupe. C’est cette notion de partage que vous devez impérativement chercher à cultiver au sein même de vos relations. C’est cela qui noue les liens les plus solides ! Que pouvez-vous mettre en commun avec vos relations ? Eh bien, des valeurs par exemple ! Une passion, une histoire, une origine, des expériences, une école…vous avez forcément quelque chose à partager ! Dans cette optique, déterminer un objectif commun est également très pertinent, notamment en matière de management.

Clé n°3 : marquez les mémoires grâce à vos singularités.

Le cerveau humain est ainsi fait qu’il retient plus aisément ce qui se distingue de la masse, ce qui présente une singularité. De cette différence née une émotion et c’est précisément ce phénomène émotionnel qui vaengramer la mémoire. Pour favoriser les comportements de recommandation à votre égard, mieux vaut donc laisser une trace dans l’esprit des personnes que vous croisez.
Dans cette optique et selon les latitudes permises par votre secteur, misez par exemple sur un nom de marque décalé (ex : misterbell.com), un logo original, un dress-code anticonformiste ou bien encore un packaging surprenant. La société Zappos.com a érigé la relation client au rang de religion : ses téléconseillers s’évertuent constamment à surprendre les clients, ceci afin de créer un marqueur émotionnel et mnésique propice au bouche-à-oreille !

Clé n°4 : devenez une borne énergétique !

Certaines personnes puisent dans l’énergie du groupe : ce sont des profils dits énergivores qui n’amènent que stress, colère, jalousie et méfiance. À l’inverse, il existe des individus qui alimentent le groupe : tels de véritablesbornes énergétiques, ils instillent de la joie, du plaisir, de l’optimisme et de la confiance dans leur écosystème relationnel. Faites partie de ceux-ci ! Devenir une borne énergétique vous rendra naturellement magnétique et charismatique. Gardez à l’esprit que l’être humain agit comme une sorte d’éponge affective : la contagion émotionnelle, positive ou négative, est un phénomène puissant. Prenez-en conscience dans le cadre de votre démarche réseau. Notre conseil : lors de chaque situation d’interaction (famille, amis, business etc.) demandez-vous si vous êtes plutôt énergivore, neutre, ou bien énergisant pour le groupe ?

Clé n°5 : start with why.

Peut-être avez-vous eu l’occasion de visionner sur Ted.com la conférence de Simon Sinek Comment les grands leaders inspirent l’action ? Si ce n’est pas le cas, allez-y sans plus tarder !!! Vous comprendrez, en tout juste 18 minutes, sur quels schémas sont construits les messages inspirants et comment les grands leaders sont capables de fédérer des millions de personnes derrière eux. La bonne nouvelle est que ce mode de communication est réplicable dans le cadre de la recommandation d’affaires. Start with why (commencez par le « pourquoi » des choses) : dire « pourquoi » vous faites ce que vous faites plutôt que de se focaliser uniquement sur « ce que » vous faites est un renversement de paradigme qui possède une vertu miraculeuse ! Le « pourquoi » dévoile le SENS de votre activité et c’est précisément ce sens qui va entrer en résonance avec votre entourage. Vous connaissez cette métaphore sur la vente: au ski, mieux vaut vendre le plaisir des descentes que des forfaits de remonte-pentes ! Pourquoi ? Eh bien, parce que l’information simple est traitée par lenéocortex, siège de la raison, alors que le sens met simultanément en œuvre le néocortex ET le cerveau limbique, siège des émotions. Rappelez-vous bien de ceci : en matière de comportements, l’être humain obéit bien plus souvent à ses émotions qu’à sa raison !

Par Sean Luzi. Conférencier, co-auteur de Mobilisez vos ressources émotionnelles chez Dunod, créateur d’Emosapiens.com, magazine en ligne qui a pour mission de propager le virus entrepreneurial.

Qu’est-ce qu’un bon manager ?

I

l ne suffit pas d’être apprécié pour bien diriger. Il faut également réussir à mettre en place des changements sans bouleverser les habitudes.

Hiroshi Mikitani, fondateur et PDG de Rakuten, un conglomérat japonais de e-commerce est à la tête de plusieurs milliards de dollars. Pour manager au mieux ses équipes, il applique une règle fondamentale : Dès que l’entreprise atteint un nouveau seuil de « 3 ou 10 » en termes de nombres d’employés (30, 100, 300, 1 000…) toute l’infrastructure en place est revue.

Savoir que des éléments comme l’organisation des réunions, la communication d’équipe et la détermination des salaires ont besoin d’évoluer au fil du temps est une chose, réaliser ces changements efficacement en est une autre.

Perry Keenan est l’un des directeurs généraux de Boston Consulting Group. Au cours des trente années passées dans le célèbre groupe américain, il a constaté que les managers brillants utilisaient 5 méthodes pour mettre en place des changements importants. Ces pratiques ont été dévoilées dans un communiqué récent de BCG. Les voici.

Il établit des objectifs précis en fonction de la règle 80-20

Keenan affirme que les meilleurs managers attribuent à chaque membre de l’équipe des objectifs clairs, précis et des délais à respecter. Ils définissent ces objectifs en fonction de la loi de Pareto, qui stipule que 80% de résultats proviennent de 20% d’actions. Dans le contexte en question, cela signifie que « moins de 20% d’un programme de changement peut avoir 80% d’impact ». Les bons managers identifient et suivent de près les données qui indiquent le mieux les progrès réalisés.

Il réduit la bureaucratie

Keenan pense que les changements devraient non pas amplifier mais limiter ce qu’il nomme « les routines fastidieuses, les réunions inutiles et les rapports trop longs ».

Si chaque membre de l’équipe sait ce que l’on attend de lui, il peut travailler en autonomie, sans être supervisé en permanence par ses managers.

Il est disponible pour les employés

Quand une entreprise vit un changement important, il est primordial que le PDG reste visible et disponible pour l’ensemble de l’entreprise, même quand il ne dispose pas de toutes les réponses. D’après Keenan, il doit travailler en étroite collaboration avec son équipe de direction qui, en retour, relaie les messages auprès des employés.

Le Boston Consulting Group a découvert que la plupart des entreprises citent l’implication de la direction comme le facteur clé d’un changement réussi. Pour Keenan, un des exemples marquants est celui du PDG d’une entreprise de services financiers et de son équipe de direction qui se sont rendus dans chaque établissement affilié pour tenir des réunions publiques avec les employés afin de dissiper les craintes et de bâtir une relation de confiance pendant une période d’incertitudes.

Il met en place des actions en fonction des comportements individuels

C’est le devoir d’un manager efficace de comprendre les personnalités et les responsabilités de ses employés afin d’établir des objectifs et la charge de travail qui permettront à chaque membre de l’équipe de réaliser ce qu’on attend de lui.

« Si chaque action est correctement orchestrée, l’ensemble mènera à un changement global de l’entreprise », analyse Keenan.

Il instaure des changement de façon progressive

Les meilleurs managers ne font pas d’annonces fracassantes quant à leur souhait de modifier l’architecture de l’entreprise mais font plutôt en sorte d’inclure le changement « dans l’ADN de l’entreprise ».

Keenan explique que, pour y parvenir, de nombreuses entreprises de grande taille font appel à des consultants en conduite du changement qui accompagnent les managers pour évaluer et analyser les données. Au niveau des équipes, cette volonté d’intégrer le changement à l’entreprise va de pair avec une croissance et une adaptation constante des pratiques plutôt que des défis ponctuels.

Article de Richard Feloni. Traduction par Manon Franconville, JDN.

Voir l’article original : Boston Consulting Group executive says the best managers practice these 5 habits

Le réseautage: une activité essentielle à tout administrateur potentiel

Avatar de Gouvernance des entreprises | Jacques GriséGouvernance | Jacques Grisé

À chaque semaine je donne la parole à Johanne Bouchard* qui agit à titre d’auteure invitée sur mon blogue en gouvernance. Ce billet est une reprise de son article publié le 22 juin 2015.

L’auteure a une solide expérience d’interventions de consultation auprès de conseils d’administration de sociétés américaines et d’accompagnements auprès de hauts dirigeants de sociétés publiques.

L’auteure a une solide expérience d’interventions de consultation auprès de conseils d’administration de sociétés américaines et d’accompagnements auprès de hauts dirigeants de sociétés publiques.

Dans ce billet, elle aborde le sujet de l’importance du réseautage, un préalable à l’obtention de postes d’administrateurs.

Quels conseils une personne qui connaît bien les rouages du processus de composition des CA d’entreprises privées, publiques, petites ou grandes, peut-elle prodiguer, simplement et concrètement, au sujet du thème du réseautage ?

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

Réseautez | Parce que vous ignorez qui vous ignorez!

Bien que le vieil adage «…

Voir l’article original 760 mots de plus

Ubérisation des Experts-Comptables : de quoi parle-t-on ?

En décembre 2014, interviewé par le Financial Times, Maurice LEVY, le PDG de Publicis invente un néologisme : l’UBERISATION. « Tout le monde a peur de se faire ubériser et de subir le même sort que les chauffeurs de taxi, subitement concurrencés par les véhicules de tourisme avec chauffeur d’Uber… » dixit Maurice LEVY. Si cette nouvelle expression n’a pas encore été immortalisée par l’Académie Française, il y a de fortes chances pour qu’elle apparaisse dans la prochaine édition du Petit Larousse. En moins de 6 mois, l’Ubérisation est désormais sur toutes les bouches des dirigeants, économistes, syndicats et hommes politiques français.

La Profession d’expertise comptable n’échappe pas à cette règle et une partie de notre plénière de Genève y a d’ailleurs été consacrée. D’Ubérisation, il en sera évidemment question d’ici quelques semaines au 70ème congrès des Experts-Compables à Paris avec pour thème central, le Numérique.

A l’aube de ce rassemblement annuel des Professionnels du chiffre, interrogeons-nous sur ce que pourrait être réellement l’Ubérisation chez les Experts-Comptables ?

Car trop souvent dans votre Profession, ce phénomène de concurrence soudaine et violente n’est associé qu’à l’apparition des comptabilités en ligne et d’une façon plus générale aux offres dites Low Cost.

Il n’est pas d’article sur l’Ubérisation de la Profession qui ne cite pour seul exemple le fameux cabinet on line ECL Direct. Mais au-delà du Low Cost, l’Ubérisation est aussi :

  • « Collaborative »,
  • « Désintermédiation »,
  • « Révolution sociale »,
  • « Vecteur de satisfaction ».

Panorama des menaces réelles, potentielles ou à venir au travers de 5 hypothèses.

Hypothèse N°1 – Une économie collaborative

La multiplication des plateformes de mise en relation a fait naître une nouvelle économie dite collaborative et parfois solidaire. Pour quelques dizaines d’euros, je prête mes services de bricoleur, de chauffeur, de cuisinier… je loue mon appartement, ma tondeuse ou ma voiture.

Après les particuliers, ce phénomène touche désormais le monde de l’entreprise où chacun peut être son propre patron ou arrondir ses fins de mois tout en restant salarié.

Le chiffre d’affaires de cette nouvelle économie devrait se multiplier par 25 d’ici une petite dizaine d’années d’après PwC pour dépasser les 300 milliards d’euros. On ne peut donc pas parler de phénomène de mode ou passager !

Bien sûr, tous les métiers ne sont pas touchés, car beaucoup restent protégés par leur réglementation.

C’est le cas de la tenue de comptabilité qui ne peut être réalisée pour le compte d’entreprise à titre d’indépendant. Même si beaucoup de comptables s’affranchissent de cette réglementation, cela reste un phénomène « circonscrit ».

Si une entreprise contourne la loi en imaginant un montage juridique « astucieux » (c’est le cas par exemple d’Ornikar pour les auto-écoles et bien évidemment d’Uber pour les taxis), ou si plus simplement un assouplissement de la réglementation autorise la tenue de la comptabilité par des « bookkeeper » il y a fort à parier que nous verrons fleurir des milliers d’offres de services de tenue à bas coûts.

Beaucoup d’experts-comptables disent s’y être préparés mais il n’est pas certains qu’ils en mesurent l’impact réel.

Hypothèse N°2 – Une désintermédiation de la relation client

Aujourd’hui, vos clients sont digitalisés (tablette, smartphone,…) et reçoivent en direct des offres de logiciels de comptabilité et de gestion en ligne. Elles leur proposent des outils de pilotage et des offres utiles pour gérer leur entreprise.

Un accès direct est souvent proposé à l’expert-comptable qui devient de facto « invité » de la plateforme. Son influence s’affaiblit inéluctablement.

Imaginez par exemple que le solde de trésorerie de votre client soit tendu. La plateforme lui propose immédiatement son service de recouvrement des créances clients. En ayant la main mise sur la gestion de vos clients, ces plateformes peuvent multiplier les services et les produits additifs à l’infini !… « Pour 12€ de plus par mois, accédez à tel ou tel service… ».

Et pourquoi pas des offres de paye ou de juridique (statuts en ligne…).

Contrairement à l’hypothèse N°1, l’enjeu ne se situe plus au niveau de la comptabilité mais plutôt sur l’accompagnement de gestion, et plus généralement le Full Services comme le définit l’Ordre des Experts-comptables (conseil en gestion, financement, assurance, investissements, etc.).

Or tout le monde sait que, demain, les marges se reconstruiront avec ces services… pas avec les bilans. A l’heure des choix des outils collaboratifs, les Experts-comptables devraient exiger de leur fournisseur informatique qu’il s’interdise de « vendre directement » aux entreprises. Le cabinet doit avoir la maîtrise de la relation clients a fortiori quand il a joué le rôle de prescripteur !

Les gros cabinets l’ont bien compris. A commencer par In Extenso avec le rachat de l’éditeur Ibiza qui lui assurera une totale indépendance. Fiducial poursuit aussi cette politique depuis plus de 20 ans.

 Hypothèse N°3 – Une révolution sociale du portefeuille clients

Le salariat est-il mort ? Allons-nous vers une économie d’auto entrepreneurs ?

C’est dans ces termes que Frédéric Fréry, professeur à ESCP Europe introduit sa présentation « Échapperez-vous à l’Ubérisation ? » dans une vidéo Precepta stratégiques du 16 juillet dernier.

La menace du modèle social actuel rejoint l’hypothèse N°1 décrite précédemment, mais il s’agit ici d’envisager l’Ubérisation par le prisme de vos clients et non plus de vos seuls cabinets.

Qu’adviendra-t-il si le modèle économique français était majoritairement constitué d’auto-entrepreneurs d’un côté et de plateformes de l’autre ? On imagine mal la capacité contributive et les besoins de ces microstructures équivalents à celles de vos entreprises actuelles aussi petites soient ces dernières.

Ainsi, la révolution numérique et l’Ubérisation peuvent grandement impacter les cabinets par le seul fait qu’ils modifieront la composition de leur portefeuille clients. Cette 3ème menace nous paraît inéluctable.

Hypothèse N°4 : combler une insatisfaction latente

Les deux principaux piliers de l’Ubérisation sont : le prix et la satisfaction (ou la chasse à l’insatisfaction).

Une étude récente sur l’Ubérisation (il en existe désormais des centaines sur le web !) explique clairement que l’objectif des Barbares, c’est dans ces termes que l’on appelle les « Ubérisants », est de cibler prioritairement les secteurs d’activité aux deux caractéristiques suivantes :

  1. Il existe un fort effet de levier pour baisser les prix avec le recours aux nouvelles technologies,
  2. Il existe un déficit de satisfaction de la part de la clientèle servie.

S’agissant du prix, nous l’abordons ci-après dans l’hypothèse N°5 et le Low-Cost.

Arrêtons-nous un instant sur l’insatisfaction.

Toutes les études le prouvent, à commencer par les résultats permanents du baromètre Sat Tools (un outil de mesure de la satisfaction clients des Experts-comptables), vos clients sont satisfaits pour ne pas dire très satisfaits de vos prestations.

Pour autant, il perdure un « espace d’insatisfaction », une sorte de talon d’Achille de la Profession : les Experts-comptables sont réactifs et non pas proactifs. Ils interviennent vite et n’hésitent pas à donner de leur personne, mais très (trop) souvent a posteriori.

Deux raisons pour expliquer cette situation :

  1. Il est quasiment impossible d’anticiper tous les besoins des clients et tous les événements susceptibles de toucher leur entreprise (il faudrait a minima les voir tous les mois),
  2. Les Experts-comptables vendent toujours des services aux clients qui leur demandent ; or précisément, ils devraient les convaincre de les acheter dès lors où ils sont persuadés qu’ils leur seront utiles pour la bonne conduite de leurs affaires. Cette démarche d’argumentation est trop souvent assimilée à de la vente forcée dès lors où le client n’a pas pris conscience de son besoin latent. C’est un vaste débat !…

Résultat, cette situation génère de l’insatisfaction de la part des clients accentuée par une ambiguïté dont les Experts-comptables sont pour grande partie responsables, n’en déplaise à nos lecteurs. Au moment de contracter avec leurs futurs clients, ils se présentent quasiment tous comme les co-pilotes de l’entreprise.

Or dans l’imaginaire du client, le co-pilote est celui qui prévoit tous les événements à venir. Le client est bercé par l’illusion que l’expert-comptable va lui tracer la route en permanence. C’est d’une part, techniquement difficile, et d’autre part ça serait très cher à un moment où le client est très regardant sur les tarifs.

Si nous faisons le lien avec l’hypothèse N°2, la désintermédiation de la relation client, on se rend compte très rapidement que les plateformes de gestion en ligne peuvent pallier cette insatisfaction. Ce phénomène sera accentué par le fameux « Big Data ».

Les exemples pour l’expliquer sont nombreux et pourraient faire l’objet d’un prochain article. Mais ce qui est certain, c’est qu’en analysant en permanence la position de trésorerie de votre client, ses dus fournisseurs et clients, son portefeuille de commandes avec les acomptes à venir, ses charges abonnées et récurrentes, celles à venir… la « machine » est capable de l’alerter sur un éventuel incident de trésorerie à près de 3 mois… et de lui proposer un accompagnement adapté.

Pendant que vous serez occupé par les longues périodes fiscales, les offres d’accompagnement en ligne prendront le relais de votre relation « Client » pour le plaisir de ce dernier. Certains réveils peuvent être difficiles…

Hypothèse N°5 : le Low Cost !

Nous avons gardé le plus « simple à percevoir » pour la fin. L’Ubérisation est évidemment Low Cost.

Numérisation, facture électronique, comptabilité de trésorerie, devis en ligne, communication digitale, coffre-fort électronique, portail déclaratif, Gestion Electronique des Documents, Cloud, Business Intelligence,… est-il nécessaire de rappeler toutes les technologies abordées au prochain congrès de l’Ordre et qui sont autant de possibilités pour gagner en productivité et baisser le coût des dossiers.

Bien sûr, l’Ubérisation est avant toute chose numérique, et toutes les tâches de saisie et de contrôle peuvent être semi automatisées, voire complétement automatisées. On va remplacer du temps homme par du temps logiciel. Mixées avec des modèles de commercialisation digitale, on imagine aisément la floraison à venir de cabinets 100% en ligne.

ECL Direct, comme mentionné en introduction, a ouvert le bal. Déjà plusieurs dizaines de cabinets l’ont déjà rejoint :ComptaInTouch, ça compte pour moi, Compt@Direct, Le Net Expert Comptable, Socic, la Compta Clémentine pour ne citer qu’eux.

La digitalisation de la donnée client et la simplification des seuils peuvent accélérer l’arrivée de nouveaux entrants sur le marché, à commencer par les banques : on en parle depuis 20 ans !

La Profession d’expert-comptable est donc ubérisable comme toutes les autres…

Face à cette déferlante de nouvelles technologies, et comme tous les optimistes clairvoyants aiment le rappeler, il existe autant de menaces que d’opportunités. Mais une chose est certaine, les cartes vont être rebattues. Les cabinets dont les honoraires de tenue sont encore prépondérants seront évidemment les premiers concernés. Ceux qui se sont déjà positionnés (spécialisation technique ou sectorielle) sont beaucoup mieux préparés.

Comme le rappelle le Président de l’Ordre à ses membres : « les Experts-Comptables seront de plus en plus « EXPERTS » et de moins en moins comptables. Nous allons inéluctablement vers une montée en gamme des missions pour pallier à la banalisation de la tenue.

En matière numérique, l’alternative consiste donc à innover en proposant des offres aussi compétitives voire meilleures que les plateformes « barbares ». Les Experts-Comptables doivent épouser la digitalisation sans perdre leurs valeurs (confiance, proximité, indépendance…) : ne pas changer sa façon d’être mais sa façon de faire, thème de notre dernier rassemblement à Genève.

La loi Macron du 6 août 2015 leur ouvre des perspectives de missions aux périmètres très larges. En alliant ces opportunités avec le pouvoir des nouvelles technologies (mise en réseau avec les clients, imprégnation totale dans leur chaine de valeur et travail collaboratif), gageons qu’ils pareront aux 5 hypothèses envisagées précédemment.

Par Jerome CLARISSE RCA

Comment tester son projet de création d’entreprise ?

couveuse

Il existe plusieurs solutions ou« outils » pour tester son projet de création d’entreprise en grandeur nature. Couveuse d’entreprise, portage salarial, pépinière, accélérateur de startups… Le blog du dirigeant vous décline les différentes possibilités de tester son activité, leurs avantages et leurs inconvénients.

La couveuse d’entreprise

La couveuse d’entreprise (ou incubateur) est avant tout un hébergement juridique, c’est-à-dire qu’elle vous prête son numéro SIREN afin que vous puissiez facturer légalement sans devoir vous immatriculer auprès de l’organisme consulaire dont relève votre activité. En clair, vous faites tout comme une entreprise, mais vous n’en êtes pas encore une.

En tant que « couvé », votre statut social reste inchangé, et c’est là un gros avantage !  Demandeur d’emploi indemnisé, bénéficiaire des minimas sociaux… Vous conservez vos droits à taux plein. A contrario, le chiffre d’affaires que vous réalisez est bloqué sur un compte bancaire appartenant à la couveuse et vous ne pouvez récupérer cet argent que sous forme de frais professionnels. À l’issue de la période de test en couveuse d’entreprise, cette dernière vous verse le solde, sous forme de salaire, déduction faite de charges sociales.

couveuseLes couveuses d’entreprises proposent également des prestations de conseil et d’accompagnement en développement d’entreprise : des rendez-vous sont organisés régulièrement avec un conseiller dédié et les couvés ont accès à un catalogue de formations et de rendez-vous collectifs.

Les avantages de la couveuse d’entreprise

  • le maintien des indemnités chômages et des minimas sociaux,
  • un accompagnement personnalisé au développement de son entreprise,
  • des formations, ateliers, rendez-vous collectifs qui permettent (aussi) de développer son réseau et d’échanger avec d’autres couvés,
  • une assurance civile professionnelle incluse.

Les inconvénients de la couveuse d’entreprise

  • l’entrepreneur ne peut pas vivre de son activité pendant la période de test (impossibilité de récupérer son chiffre d’affaires autrement que sous forme de frais professionnels),
  • durée limitée de test, de 6 mois à 3 ans selon la couveuse, durant laquelle l’entrepreneur n’est pas immatriculé. À l’issue du test, il devra prendre une décision : créer son entreprise ou cesser son activité,
  • des tarifs variables selon la couveuse d’entreprise, pouvant inclure une somme fixe et/ou un pourcentage de son chiffre d’affaires,
  • certaines activités ne sont pas admises en couveuse d’entreprise : activités réglementées nécessitant une assurance professionnelle spécifique, activités nécessitant la location d’un local commercial…
La couveuse d’entreprise est un filet de sécurité puisqu’elle permet de démarrer son activité en conservant ses indemnités financières et en bénéficiant d’un réseau de conseillers… Avant de voler de ses propres ailes !

Le portage salarial

Ici, c’est la société de portage qui encaisse les sommes facturées par l’entrepreneur à son client. Elle rétrocède ensuite au « porté » le chiffre d’affaires qu’il a réalisé, sous forme de salaire mensuel, déduction faite des cotisations sociales et de frais de gestion. Les entrepreneurs qui évoluent dans une société de portage sont en fait salariés de celle-ci, liés par un contrat de travail, même s’ils restent totalement libres dans le développement de leur activité.

Souvent les sociétés de portage sont spécialisées par métier et proposent des formations, un carnet d’adresses, des ateliers de rencontres entre portés…

Les avantages de la société de portage

  • pépinière d'entreprisedes formations, des ateliers ou des événements organisés pour permettre aux entrepreneurs de développer leur réseau,
  • une offre de services pouvant inclure un service comptable, des prestations de conseil, de secrétariat, celle-ci variant d’une société de portage à l’autre,
  • une assurance civile professionnelle incluse,
  • la possibilité de rester indéfiniment dans cette formule.

Les inconvénients de la société de portage

  • la perte de son statut social et de ses éventuelles indemnités (contrairement à la couveuse d’entreprise) : allocations chômage, minimas sociaux…
  • le rapport qualité / prix est à analyser avant de choisir une société de portage, certains frais de gestion pouvant être élevés,
  • les modalités de versement du salaire sont à analyser avec soin,
  • certaines sociétés de portage imposent le versement d’avance sur salaires sous conditions strictes.
La société de portage peut être utilisée comme période test. Elle permet de mettre en place le modèle économique sans puiser dans ses droits Pôle Emploi avant de s’immatriculer et d’évoluer seul. Attention toutefois d’anticiper la répercussion d’un salaire plus faible sur le montant des indemnités Pôle Emploi qui pourraient-être perçues lors de la création de l’entreprise.

La pépinière d’entreprise

La pépinière d’entreprise se distingue de la couveuse ou du portage en ce qu’elle donne l’accès à des locaux pour travailler : bureaux ou ateliers, espaces de stockage, équipements et secrétariat partagés. La pépinière d’entreprise est d’abord un espace de travail, dont le tarif de location est souvent inférieur aux prix du marché.

Les pépinières d’entreprise peuvent être spécialisées par secteur d’activité ou englober plusieurs types d’activités connexes afin de faciliter les échanges entre entrepreneurs. Elles proposent en outre des prestations de conseil, des formations et événements pour leurs locataires.

Les avantages de la pépinière d’entreprise

  • pépinière d'entrepriseun espace de travail partagé avec d’autres entrepreneurs pour sortir de l’isolement et développer son réseau,
  • la possibilité de domicilier son entreprise à l’adresse de la pépinière,
  • une formule économique (partage des équipements, des bureaux, …),
  • l’accès à un réseau de conseillers spécialistes de l’entreprise,
  • l’accès à un réseau de partenaires privilégiés : financeurs, sponsors…,
  • la possibilité d’intégrer une pépinière en amont de la création d’entreprise, lorsque l’immatriculation est imminente ou au démarrage de l’activité.

Les inconvénients de la pépinière d’entreprise

  • une installation de courte durée, car les pépinières sont destinées aux entreprises en phase d’amorçage (si vous domiciliez juridiquement votre entreprise à l’adresse de la pépinière, vous devrez revoir vos statuts à la sortie),
  • les pépinières visent la plupart du temps des activités spécifiques, de nombreuses entreprises n’y ont pas accès, comme les entreprises de négoce, de restauration ou celles nécessitant un local commercial.
Les pépinières sont utilisées pour tester une activité en ce qu’elles proposent un « coup de pouce » au démarrage de l’entreprise, en matière de conseil, de partage d’ »expérience, d’accès à des réseaux et d’économies de charges. Certaines pépinières permettent parfois à des dirigeants parfois plus expérimentés est aussi un atout pour les jeunes créateurs.

L’accélérateur de startups

Tout comme la pépinière d’entreprise, l’accélérateur de startups donne accès à des locaux, des équipements partagés, un réseau de consultants, des formations, un carnet d’adresses… spécialisés startups ! Ici, tout est fait pour permettre la croissance rapide des entreprises dites « startups ». La particularité des startups est qu’en général, elles testent un nouveau modèle économique ou évoluent sur un marché incertain, innovant. Ce type d’entreprise nécessite de vendre avant même d’avoir formalisé une offre claire, aux fins de s’adapter au fur et à mesure à cet environnement nouveau. Pour ce faire, elles ont donc besoin de réactivité : la réalisation rapide et évolutive d’un business plan, un financement tout aussi accéléré, des conseillers à la page des dernières évolutions, en matière de web notamment…

Les avantages de l’accélérateur de startups

  • accélérateur de start upune offre de services spécialisée dans les problématiques de la startup (consultants, formations, accès à des informations ou à un réseau spécifique de partenaires),
  • un espace de travail partagé avec d’autres entrepreneurs pour sortir de l’isolement et développer son réseau,
  • la possibilité de domicilier son entreprise à l’adresse de l’accélérateur,
  • une formule économique grâce au partage des équipements et des bureaux,
  • la possibilité d’intégrer un accélérateur en amont de la création d’entreprise, lorsque l’immatriculation est imminente ou au démarrage de l’activité.

Les inconvénients d’un accélérateur de startups

  • une installation de courte durée, car les accélérateurs sont destinés aux startups en phase d’amorçage (si vous domiciliez juridiquement votre entreprise à l’adresse de l’accélérateur, vous devrez revoir vos statuts à la sortie),
  • les accélérateurs de startups sont réservés aux startups uniquement,
  • les places sont limitées, en général les accélérateurs fonctionnent sous forme de promotion.
Tout comme les pépinières d’entreprise, les accélérateurs de startups sont utilisés pour tester un modèle, en ce qu’ils proposent un « coup de pouce » au démarrage, en matière de conseil, d’accès à des réseaux et d’économies de charges. Ici, l’offre de services est adaptée aux problématiques de la startup, en termes de réactivité notamment.

Couveuse ou portage, besoin de bureaux, de locaux, de conseils spécifiques ? Activité innovante ou de service… À chaque entrepreneur ses besoins. À chaque entrepreneur sa formule de test. C’est à vous de choisir !

La période de tous les changements ?

Avatar de Benoit BEconomie et Europe

La rentrée de 2015 est propice à de nombreux changements, fortement positifs.

Le premier exemple est le débat sur la prime de départ de Michel Combes. La position de la Gauche, y compris gouvernementale, est logique et cohérente. Mais plus étonnant, le Medef est très critique. Certes, il s’agit de pouvoir montrer que le code d’autorégulation fonctionne, plutôt que de devoir subir une loi. Néanmoins, le Medef commence à accepter des contraintes à l’entreprise. Premier renversement.

Deuxième renversement, de l’opinion cette fois, la crise des réfugiés permet, enfin, à l’opinion français de basculer : elle devient favorable à un accueil. Autre renversement au niveau politique, faisant suite au vote de la réforme sur le droite d’asile, une réunion avec des maires montrent une volonté de financer les conséquences de l’asile, pour les syriens, mais aussi pour les 60 000 demandeurs d’asiles.

Toujours sur cette crise, la Commission européenne fait preuve d’une volonté politique…

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25 Simple Things to Give Up If You Want to Succeed

Everyone is entitled to success; we just have to make room for it. Learn to give up what is keeping you stuck and start moving closer to the things you want out of life.
IMAGE: Getty Images

The best way to invite good new things into your life is to make room for them. Just as you declutter your office and home, from time to time do a check and throw out anything that isn’t helping you make your success achievable.

Here are some good places to start.

1. Trying to be perfect.

Perfectionism sets us up for failure. It’s not a quest for the best but a way of telling yourself you’ll never be good enough.

2. Playing small.

Expand your horizons. Go big. Grow! Sometimes the process is painful, but it’s worth it.

3. Faking it.

Vulnerability sounds like truth and feels like courage. Truth and courage aren’t always comfortable, but they’re always strong.

4. Waiting for luck.

Luck builds its foundation on preparation. Coming across good opportunities may be partly a matter of luck, but it’s also a matter of knowing where to find them and being prepared to make the most of them.

5. Waiting for anything.

We have been fooled into thinking that if we wait for the right time, right place, and right person we will be successful, but opportunity is where you find it, not where it finds you.

6. Needing approval.

Don’t let the opinions of others consume you. What a waste of time!

7. Trying to do it alone.

Even if you can pull it off, it’s twice as much work and half as much fun when you do it alone.

8. Making empty promises.

Make your promises rare and 100 percent reliable.

9. Fixating on your weaknesses.

We all have our weak points. Work on them, but focus on your strengths.

10. Blaming others.

It’s cowardly and it costs you respect.

11. Overlooking your negative thoughts.

You may believe that you are responsible for what you do but not for what you think. The truth is those things can’t be separated.

12. Living in the past.

Your future starts now.

13. Trying to please everyone.

The surest path to failure is trying to please everyone. Work to please only yourself and those who are important to you.

14. Small goals.

Small goals yield small results; big goals, big (and sometimes huge) results.

15. Holding on to grudges.

They’re a waste of time and a thief of contentment and happiness.

16. Avoiding change.

Change will happen with your permission or not. Manage it when you can and always make the best of it.

17. Trying to never make a mistake.

Avoiding risk and never daring is the biggest mistake you can make.

18. Saying « I can’t. »

Don’t give up just because things are hard, and don’t talk to yourself in negative terms.

19. Minimizing yourself.

Being a shrinking violet doesn’t help you, it doesn’t put anyone else at ease, and it’s a bore.

20. Gossiping.

Small people indulge in gossip. Talk about ideas instead–and when you do talk about people, be compassionate and supportive always.

21. Staying down.

Failure does not come from falling down. Failure comes from not getting up.

22. Complaining.

If you spend time complaining about yesterday, you won’t have time to make tomorrow better.

23. Spending time with negative people.

If those around you are trying to bring you down, maybe it’s time to lift yourself up.

24. Comparing yourself with others.

Comparison is another thief of your happiness. Don’t worry about what others are doing.

25. Thinking you can’t make a difference.

Each of us can make a difference–and together we make a change.

We all have traits and tendencies we need to give up so we can let something great come in. Everyone is entitled for success; we just have to make room for it. Learn to give up what is keeping you stuck and start moving closer to the things you want out of life.

Les box mensuelles : nouvel eldorado des entrepreneurs ?

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Les box mensuelles ont le vent en poupe : qu’elles s’adressent aux hommes, aux femmes, aux chiens, qu’elles soient orientées cosmétiques, food ou déco, cette nouvelle manière de consommer semble toucher tous les secteurs. Michael Maarek, fondateur des comparateurs touteslesbox.fr et laboxdumois.fr dresse pour Maddyness un état des lieux du secteur.


Les box mensuelles se présentent sous forme d’abonnement, et permettent de recevoir des produits originaux et surprises, chaque mois, à domicile. L’offre permet de découvrir de nouveaux produits, que les consommateurs n’auraient pas forcement pensé à acheter, et est un formidable moyen de mise en avant pour des marques qui délaissent de plus en plus les média traditionnels, à la recherche d’un contact direct avec les consommateurs. Il existe aujourd’hui des Box dans de nombreux domaines : la beauté, le thé, la cuisine, le vin, la bière – pour donner seulement quelques exemples… Mais comment le concept des Box est-il né, et comment a t-il connu un tel succès en si peu de temps ?

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Des États-Unis au reste du monde

L’histoire des box par abonnement commence aux États-Unis, lorsque Katia Beauchamp et Hayley Barna, deux étudiantes de l’université d’Harvard présentent en septembre 2010 la BirchBox qui était la première box beauté sur le marché. Vendu à un prix de dix dollars par mois, l’offre permet de recevoir une box surprise contenant cinq produits de beauté de marque, sélectionnés par les membres de l’équipe BirchBox, directement à domicile. Le succès est immédiat.

C’est en 2011 que les box beauté arrivent France, avec le lancement de JolieBox conçue par Mathilde Lacombe du blog La Vie en Blonde, et quatre autres associés (JolieBox sera racheté par l’americainBirchBox en septembre 2012) et de GlossyBox créée par le groupe d’investisseurs allemands Rocket Internet. Ce sera ensuite le lancement de My Little Box par le site de bonnes adresses, My Little Paris, avec le succès qu’on lui connait.

Par la suite, de nouveaux concurrents feront leur entrée sur le domaine de la beauté, dont My Sweetie Box, ou encore Betrousse (qui font partie du même groupe) qui connaissent également un nombre grandissant d’abonnés.

Une offre qui se diversifie

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Encouragés par le succès des box beauté, de nombreux entrepreneurs se sont lancés dans la course avec une popularité croissante.  Envouthé et La Thé Box proposent à leurs consommateurs de recevoir du thé sélectionné chaque mois ; chez Kitchen Trotter, c’est tout le nécessaire pour concevoir un repas d’un pays différent qui est envoyé mensuellement. Les box gourmet comme La Bonne Box,La Gourmibox ou encore Bonjour French Food sont elles positionnées sur des produits culinaires haut de gamme.

On ne compte plus les box qui se sont lancées dans le domaine du vin, dont les précurseurs sont Le Petit Ballon et My Vitibox, et plus récement, se sont les Box bières qui ont fleuries, avec sept box différentes lancées à quelques mois d’intervalle.

La diversité est telle, qu’il est possible aujourd’hui de trouver des box dans à peu près tous les domaines, le fromage, le Bio, enfants, geek, sport, loisirs, vêtements, le concept ne semble plus avoir de limites.  Si certaines Box ont dû arrêter, faute de clients, nombreuses sont les levées de fond dans le domaine, preuve de l’intérêt grandissant des investisseurs pour le concept. Le Petit Ballon a levé un million d’euros auprès de Wonderbox, La Bonne Box a levé 500 000 euros notamment auprès du cofondateur de Priceminister Pierre Kosciusko-Morizet, ou encore très récemment, c’est la Chouette box, une box éducative pour enfants, qui vient d’annoncer avoir bouclé une levée de fonds de 300 000 euros auprès de Paris Business Angels. Le marché se porte bien, et intéresse plus que jamais les entrepreneurs.

Quel modèle pour demain ?

Si le concept des box mensuelles explose aujourd’hui, c’est bien le business du commerce par abonnement qui est en train de voir le jour. Ainsi, nous avons vu éclore récemment des concepts qui vont plus loin que la simple box, en proposant leur propres produits, plutôt que des produits de grandes marques sélectionnées.

L’exemple de la box Gula, qui envoie des snacks chaque mois de sa propre production, inspiré par l’américain NatureBox, nous montre bien la direction que pourrait prendre le concept, avec des entrepreneurs qui désirent plus que jamais fidéliser les consommateurs.

D’ailleurs, les box traditionnelles ne s’y sont pas trompées, et nous avons vu récemment du thé produit par Envouthé dans sa box, ou encore des produits de la marque Kitchen Trotter dans la box du même nom. My Little Paris a également rapidement fait le pari de lancer sa propre marque de cosmétique, afin de gagner en indépendance par rapport aux marques.  Nul doute que nous sommes bien aux prémices du concept, et encore loin de la maturité.