Leaders, managers ? Quelle différence ?

Group of friendly businesspeople with happy female leader in front

On a souvent tendance à confondre ces deux mots. Leadermanager ; deux définitions du chef ? Pas vraiment.  Il ne faut pas confondre. Il s’agit de deux mots assez différents quand on se donne la peine de se pencher sur leur véritable contenu.

Un bon manager n’est pas forcément un leader. L’inverse non plus. « Leader » et « Manager » n’ont d’ailleurs pas la même origine étymologique. « Leader » est un vieux mot anglo-saxon qu’on retrouve dans tout le nord de l’Europe et qui veut dire : route, chemin, la trace d’un bateau sur la mer. « Manager » vient du latin « manus », la main, qui a donné, en italien “maneggiare” et en français “mesnagement”, pour la main qui tient l’épée, la barre, les rênes d’un cheval. C’est de là qu’est venu le terme management. Un mot bien français, donc.

Alors, comment peut-on les définir plus précisément, sans verser dans la caricature ? Disons, pour simplifier, que les Managers font bien les choses et que les Leaders prennent les bonnes décisions.

S’il est bien sûr indispensable que tout chef d’entreprise soit aussi un manager compétent, sachant, entre autres, administrer et contrôler, il faut, avant tout, qu’il sache se comporter en leader, inspirant les autres, suscitant l’enthousiasme et l’engagement, capable de former des équipes et de les faire travailler à l’unisson. Il sait définir les valeurs de l’entreprise et les faire respecter, se voir reconnu comme un véritable architecte social. Savoir conduire, savoir commander, c’est d’abord savoir insuffler à d’autres, le désir de travailler ensemble, sous sa conduite, dans le but d’atteindre un objectifcommun.

Un bon management, c’est La planification et le budget, l’organisation et la gestion du personnel, le contrôle et la résolution des problèmes, l ‘art de prendre des décisions imparfaites sur la foi d’informations incomplètes.

Un bon management produit un degré de prévisibilité et d’ordre, susceptible de conduire, rapidement, aux résultats escomptés.

Un bon management, c’est la concentration sur la dernière ligne « la bottom line », comme disent les américains.

Le leadership, c’est la première ligne : que veux-je accomplir ?

Le leadership ne nait pas d’un pouvoir délégué mais d’une reconnaissance, une adhésion.

Le leadership se détecte à la capacité du leader à faire grandir son entourage. Ce n’est ni la mise en scène de son égo, ni de la coercition. Au contraire, un leader sait s’entourer de gens, plus forts que lui, car il a, avant tout, une grande confiance en soi et n’a nul besoin de se pavaner ou de se mettre en avant. Il se révèle au travers de sa simplicité, de sa sincérité et de son courage dans la conduite des hommes. Il partage une vision, Il sait convertir sa vision en une stratégie simple et claire pour tous, Il entraîne la communauté vers de grands horizons, Il installe des valeurs dans lesquelles se reconnaissent, la quasi-totalité de ceux qui l’entourent. Il sait fédérer le groupe.

Un leader créé le mouvement en marchant, c’est d’ailleurs là son principal talent. Il est capable d’importer de l’angoisse et d’exporter de l’énergie positive. On mesure la qualité d’un leader au nombre de leaders qu’il a développés. Il sait créer des ruptures.

Il n’y a pas de leadership quand, comme le font malheureusement les hommes politiques, on ne gouverne qu’en fonction des sondages d’opinion.

Un leader ne se compare pas aux autres, ses convictions sont profondes. Il a une vision et une passion et sait les faire partager.

Il aime apprendre, il aime l’innovation, il sait dépasser les limites de sa zone de confort. Il ne cherche pas d’excuses, il trouve des opportunités. Il n’a pas besoin de titre, son autorité est naturelle.  Les obstacles sont, pour lui, l’occasion de trouver d’autres voies.

Un leader choisit d’abord ce qui est bon pour l’entreprise, assume la responsabilité de ses décisions, communique lui-même ses choix, se concentre sur les opportunités plus que sur les problèmes, évite de passer son temps dans des réunions improductives, et préfère dire « nous » que « je ».

Un leader sait inspirer les membres de son équipe afin qu’ils deviennent, à leur tour, des leaders.

Un leader, enfin, c’est Bonaparte au Pont d’Arcole, prenant tous les risques, relevant et brandissant un drapeau, se précipitant à la tête de ses troupes, pour leur faire franchir un pont, quitte à tomber à l’eau sous la mitraille de l’ennemi.

Alain Goetzmann

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