Monthly Archives: mars 2016

L’uberisation est une opportunité !

 

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Je me propose dans ce nouveau billet de voir ce qu’il convient de faire afin d’éviter d’être « disrupté » ou « uberisé ».

  Plusieurs rappels préalables s’imposent : d’abord, il n’y a pas les bons d’un côté — les startups et la nouvelle économie — et les mauvais de l’autre — ces grandes entreprises statiques et engluées dans leur complexité. Les sociétés du CAC 40 et les autres — y compris les PME-PMI — se sont profondément transformées au cours de ces dernières années, intégrant les règles de la révolution digitale. Certaines sont en réalité très avancées. Ensuite, il n’y a pas les startups d’un côté avec leur jeunesse et leur modernité et les entreprises classiques de l’autre avec leurs baby-boomers. Les jeunes sont actifs des deux côtés et les anciens apportent bien plus de valeur que certains le pensent de prime abord. Enfin, la solution n’est pas d’opposer les deux mondes mais au contraire de les faire travailler ensemble. Les startups et l’économie classique peuvent assurément s’apporter mutuellement.

Les startups obligent les entreprises plus traditionnelles à adapter leur modèle d’entreprise sous peine pour ces dernières de se retrouver en grande difficulté. C’est en cela que « l’uberisation » peut être une opportunité ! Une opportunité pour celles qui sauront la saisir, avant qu’il ne soit trop tard.

   Il faut sortir des clichés opposant le monde de startups à celui de l’économie traditionnelle.

Mon intention n’est donc pas d’opposer les acteurs de la nouvelle économie — très véloces par ailleurs — à ceux du monde entrepreneurial plus classique — qui innovent parfois depuis des décennies. Je n’ai également nulle intention de me livrer à un inventaire à la Prévert.

Il semble cependant que certaines pratiques permettent aux entreprises assaillies par de nouveaux entrants non seulement de réagir avec plus de réactivité et d’efficacité, mais aussi d’en tirer pleinement partie.

Sans prétendre à l’exhaustivité, voici celles que j’ai pu identifier au cours des deux dernières années.

Pratique 1 : Mettre la créativité au cœur de l’organisation, de tous les processus et de tous les métiers.

Elle ne doit pas concerner uniquement la R&D (Recherche & Développement) mais également l’organisation, le social, l’humain, l’environnement et les affaires bien sûr. Ainsi diffusée, elle ne peut que changer l’état d’esprit de chacun et plus largement de l’entité toute entière. Elle devient de fait le meilleur rempart pour repousser les potentiels nouveaux entrants et éviter les ruptures brutales.

Pratique 2 : Inciter les équipes à prendre des risques mesurés.

Il convient dès lors d’accepter le principe du droit à l’erreur ou à l’échec, selon l’adage attribué à Nelson Mandela : « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends ». C’est du reste ce qui caractérise le mode opératoire des startups. Elles prennent des risques, elles n’ont pas le choix. En diffusant une culture de l’engagement, en poussant les managers à prendre des décisions, l’entreprise classique se met en position de lutter avec plus d’efficacité face aux disrupteurs qui ne rêvent que de lui prendre des parts de marché. La prise de risque n’est en rien l’apanage des startups.

 

Pratique 3 : Développer une forte culture d’entreprise.

Elle est le ciment entre les équipes. Les valeurs portées par l’entreprise et ses dirigeants soudent les salariés entre eux et créent une véritable identité collective. Il faut se souvenir que la culture est le seul facteur qu’il est impossible de copier. C’est elle qui différencie deux entités ou deux groupes de personnes. C’est l’un des avantages des entreprises plus anciennes. Elles ont l’histoire pour elles et nous savons que dans bien des cas, cela peut faire la différence, en mobilisant les énergies aux moments clés.

Pratique 4 : Miser sur les talents et la compétence.

Il convient d’avoir les « bonnes personnes aux bons postes pour réaliser les bonnes actions aux bons moments » et d’investir sur la formation des équipes. La connaissance — même si elle évolue très vite de nos jours — permet à toute firme de se créer des avantages compétitifs, souvent déterminants. En négligeant ceci, l’entreprise risque le décrochage.

Pratique 5 : S’assurer que la diversité culturelle soit parfaitement représentée au sein de l’entreprise.

Nous sommes tellement habitués à fonctionner avec des élites stéréotypées — qui aiment à se coopter entre elles — que nous n’avons pas toujours pris conscience que le monde avait changé. Intégrer des profils différents au sein d’une équipe est un formidable atout pour enrichir l’équipe et la rendre plus agile, plus à même de réagir aux attaques extérieures.

  Il faut miser sur les jeunes, le mix-générationnel,  la mixité, la diversité culturelle, les talents,  toutes les formes d’intelligence et donner du sens à l’action engagée. 

Pratique 6 : Faire de la mixité une réalité.

Les femmes et les hommes vont devoir partager les postes à responsabilité pour le bien de notre société et de notre économie. La parité — en particulier pour les postes de direction — veut dire au final plus de performance et plus de créativité. Sur ce dernier point, les femmes vont indéniablement apporter un regard différent. Le thème de la mixité n’est pas nouveau. On en parle depuis longtemps, trop longtemps. Il faut à présent en faire une réalité. C’est un combat, rien d’autre.

Pratique 7 : Réussir le mix-générationnel.

Il faut en premier lieu faire confiance aux jeunes. Les entreprises « classiques » doivent attirer de jeunes développeurs, des Gen Y — bientôt des GEN Z — et s’assurer qu’ils sont bien intégrés, avec des missions de qualité. Il est vital de les faire coacher par les plus anciens qui détiennent expérience et savoir-faire. En réussissant à mettre en place ce travail collaboratif, l’entreprise multiplie ses chances de ne pas passer à côté d’un mouvement majeur.

Pratique 8 : Maitriser la révolution digitale

Elle a fait basculer le monde dans la 4ème révolution industrielle. Ne pas en comprendre les enjeux et sa signification c’est l’assurance de rentrer dans une grande turbulence. Cela veut dire que les comités de direction doivent s’emprègner des grands enjeux à venir et en assimiler les rouages et modes opératoires. Cela aura un impact évident sur l’emploi et la gestion des talents.

Pratique 9 : Accorder une place à toutes les formes d’intelligence.

Ne pas sélectionner les candidats à l’embauche sur les seuls critères habituels, dont le fameux QI. L’intelligence émotionnelle me paraît être de la plus grande importance pour évoluer dans le monde de demain, tout comme l’intelligence relationnelle, à savoir la capacité de former des réseaux, de les entretenir et de s’en servir avec perspicacité.

Pratique 10 : Donner du sens à nos actions, à tout ce que nous faisons.

Les jeunes générations y sont très sensibles. Mais en réalité tout le monde l’est. Nous voulons une réponse à la question du « pourquoi ». Un peu comme lorsque nous étions enfants et que nous voulions tout comprendre. Nous en avons perdu l’habitude, piégés dans l’engrenage de nos vies quotidiennes.

Il me semble que ce sont là les actions majeures à entreprendre pour être en pole position dans ce monde numérique en pleine turbulence et en sortir gagnant.  Je developperai dans de prochains billets quelques-unes de ces pratiques.

Au final, les startups permettent donc bien à l’économie classique de se réinventerQu’elles soient saluées pour cela !

 Par Gérarld KARSENTI

 

6 personnes indispensables à l’entrepreneur

  • Plus compétences techniques, qualités humaines marques confiance comptent yeux entrepreneurs.

    Plus que les compétences techniques, ce sont les qualités humaines et les marques de confiance qui comptent aux yeux des entrepreneurs. –

Les professionnels de l’accompagnement, du droit et du chiffre, ne sont pas les plus déterminants dans la réussite entrepreneuriale : c’est l’étonnant résultat de notre petite enquête auprès de jeunes dirigeants d’entreprise.

Les professionnels de l’accompagnement à la création d’entreprise le martèlent depuis des années : rien ne serait plus indispensable au jeune chef d’entreprise qu’un bon expert-comptable, un conseil juridique compétent ou toute autre profession du droit ou du chiffre. S’ils ne méprisent pas ces hommes de l’art (bien au contraire !), les principaux intéressés ne les incluent pas dans le cercle des personnes qui leur sont vraiment indispensables. Plus que les compétences techniques, ce sont les qualités humaines et les marques de confiance qui les portent et qui comptent aux yeux des entrepreneurs. Voici donc les 6 personnes vraiment indispensables aux entrepreneurs, telles qu’ils nous les ont spontanément citées, par ordre d’importance.

#1 Le conjoint

C’est un cri du cœur : pratiquement tous les entrepreneurs estiment que la personne la plus indispensable est leur moitié.« Impossible de se lancer sans son accord et son soutien, »lance Edouard Gorioux, associé fondateur de Clickandboat.com, une plateforme communautaire d’échange de bateaux entre particuliers. « Je suis convaincu qu’une tentative de création d’entreprise sans ce soutien se solderait par un échec. Monter sa boite, c’est faire des sacrifices : volume horaire très important, peu ou pas de vacances, pouvoir d’achat en baisse, travail le weekend. Mon épouse et celle de mon associé Jérémy nous soutiennent activement depuis le début. C’est une énorme force. » En l’absence d’un conjoint, le précieux soutien peut provenir du cercle familial proche : enfants, parents (surtout dans le cas de jeunes entrepreneurs), amis … « Je m’entoure de proches qui n’ont pas un intérêt direct dans le projet et qui savent me comprendre, adhérer, me soutenir, ou au contraire me recadrer, me contredire », explique Jean-Cyrille Georges Fondateur d’Aux-concours.com, une TPE de trois personnes proposant des aides à la préparation de concours.

#2 Le banquier

Le deuxième personnage le plus important aux yeux des entrepreneurs, à la quasi-unanimité, est …  le banquier ! « Je ne l’aurais vraiment pas cru au début, mais mon allié le plus précieux a été mon banquier ! Beaucoup plus que le comptable ou l’expert-comptable, » assure Jean-Cyrille Georges. « Ma société a connu des hauts et des bas, et jusqu’à présent, j’ai toujours trouvé une oreille attentive à la banque, et du soutien quand ça n’allait pas. Pourtant, je me suis lancé sans beaucoup de ressources. » Même sentiment du côté d’Antoine Colson, cofondateur de Parcours France, une société d’événementiel et d’expertise en dynamiques régionales. « Au moment où nous nous sommes lancés, nous avons obtenu un prêt à la création d’entreprise, à partir de rien d’autre … qu’une idée et un PowerPoint ! », s’étonne-t-il encore. « Le fait qu’on nous témoigne une telle confiance nous a mis la pression et nous a donné envie de réussir.»Tout partenaire financier, qui prête et apporte ainsi sa confiance au projet, endosse ce rôle du « banquier » bienveillant. « Nous avons été accompagnés par France Initiative et Pôle emploi via le Nacre, pour des prêts à taux 0,»retrace ainsi Yolaine Drouilly, présidente de Maison de Garniac, une société de négoce de truffes noires d’origine française.

#3 Le premier client

« Il nous a appelé, alors que notre site n’était même pas encore en ligne, » se souvient, ému, Nicolas Bertrand, cofondateur de Mon Maître Carré, une plateforme sur internet de mise en relation de particuliers avec des décorateurs et architectes d’intérieur. « J’ai cru au canular d’un ami ! Depuis ce jour, il y a presque un an, nous sommes restés en contact avec lui. Nous lui sommes reconnaissants de tout ce qu’il nous a apporté : sa confiance, et ses conseils sur les points à améliorer. » Antoine Colson, pour sa part, n’a pas levé de fonds pour créer son entreprise. Il ne s’est appuyé que sur ses quelques économies. « Mon premier client, c’était un peu pour moi un Kickstarter avant l’heure ! C’est lui qui m’a permis de démarrer. Je me souviendrai toujours du premier chèque : il dépassait ma mise initiale ! »

#4 L’alter ego complémentaire

L’entrepreneuriat, c’est le règne de la polyvalence. Mais qui peut prétendre tout faire ? Le bon entrepreneur a donc le réflexe de s’entourer. Chacun cite une personne précieuse, qui détient un savoir-faire, une compétence ou une expertise qu’il n’a pas.  « Cette personne est, selon l’activité développée, « ce que je ne suis pas », détaille Thierry du Parc Locmaria, conseil en stratégie de développement des professions industrielles. « Ce peut être un technicien pour un entrepreneur très compétent en marketing, ou l’inverse. Pensez au célèbre tandem Steve Jobs – Steve Wosniak ! »Cet « alter ego », complémentaire et indispensable est le plus souvent un collaborateur direct, l’associé par exemple (voir l’encadré ci-dessous), mais il peut aussi être extérieur à l’entreprise, voire à la sphère professionnelle directe. Yolaine Drouilly s’est ainsi méthodiquement entourée des compétences qui lui manquaient. « Dès sa création, notre société s’est dotée d’un conseil d’experts, composé de quatre membres aux compétences complémentaires : finances, « coût d’acquisition client », expertises dans notre domaine d’activité…»

#5 Le mentor

La plupart des entrepreneurs citent spontanément une figure quasi paternelle, douée d’expérience, qui les accompagne depuis longtemps dans l’aventure. « Nous avons la chance d’être soutenus et conseillés depuis le début par de vieux mentors, d’anciens combattants du business, » raconte Antoine Colson. « Leurs conseils – désintéressés – n’ont pas pris une ride. Nous apprenons à travers leurs erreurs passées et leurs réflexes, a mieux maîtriser les méandres de cette vie pas toujours facile. » A défaut d’un véritable mentor, un conseiller plus classique – tel que l’avocat ou l’expert-comptable- peut véritablement guider l’entrepreneur et le remettre dans le droit chemin lorsqu’il s’égare, à condition toutefois qu’il aille au-delà du simple conseil technique. « Le diable se cache dans les détails, et ces détails-là, l’entrepreneur, pris dans la dynamique de son enthousiasme, passe bien souvent par-dessus, »  rappelle Thierry du Parc Locmaria.

#6 Le premier employé

Recruter son premier salarié, c’est poser la deuxième pierre de l’édifice. « Quelle satisfaction lorsqu’on signe le premier contrat de travail ! » décrit Edouard Gorioux. « Cette personne va être indispensable au développement de la start-up, car elle va grandir avec elle. En cas de succès, elle va devoir encadrer d’autres collaborateurs et transmettre les valeurs de l’entreprise aux nouveaux arrivants. Ne vous trompez pas en la recrutant ! »

L’associé : facultatif et indispensable à la fois
On peut faire sans, mais c’est tellement mieux avec ! Quand les associés de longue date racontent leur histoire, ça ressemble à de l’amitié. « J’ai trouvé mon associé avant même de savoir exactement ce que nous allions faire, » raconte ainsi Antoine Colson, cofondateur de Parcours France. « On a brainstormé, partagé nos envies, nos idées … Si je créais quelque chose demain, ce serait sans aucun doute avec lui ! Nous avons d’ailleurs de nouveaux projets en permanence. » Yolaine Drouilly, présidente de Maison de Garniac, a, elle, choisi son conjoint comme associé. «Nous avons créé notre société ensemble et nous portons le projet ensemble. » En traversant côte à côte les bons moments mais aussi les plus durs, le mental d’un entrepreneur s’en trouve renforcé. « Dans la partie basse de l’activité – par exemple le no man’s land qui suit l’euphorie du lancement-, se souvient Nicolas Bertrand, cofondateur Mon Maître Carré, j’ai été particulièrement heureux d’avoir des associés. Nous nous rassurions mutuellement.» Pourtant l’alchimie ne fonctionne pas toujours. Moins de 20% des entreprises créées en France comptent plusieurs associés. « Entreprendre est plus facile à plusieurs, à condition de regarder dans la même direction, » estime Benoît Ducrest, chef de projet du dispositif d’aide à la création d’entreprise Lyon Start Up. « Trouver la bonne personne n’est pas une mince affaire, » estime Edouard Gorioux, associé fondateur de Clickandboat.com. Se tromper d’associé, en effet, peut être lourd de conséquences. « Ne vous lancez pas avant d’être certain d’avoir trouvé la bonne personne et entretenez cette relation de manière privilégiée »,conseille Benoît Ducrest. « Une bonne entente est le moteur de l’aventure entrepreneuriale. »
GERALDINE DAUVERGNE

 

10 Conseils à appliquer lors de la cession de son entreprise

mettre les autres en avant 

Céder ou transmettre son entreprise est un acte qui nécessite de l’expérience pour optimiser le montant que l’on percevra au final de l’opération. Le cabinet ACTORIA a ciblé dix recommandations à mettre en œuvre  lors de la vente de votre entreprise.  Nous les avons regroupées dans les trois grandes parties suivantes : être seul, ne pas préparer et mal conduire les négociations.

Tout d’abord, nous recommandons d’être accompagné dans le processus de vente et de savoir déléguer pour votre propre intérêt :

  • Déléguer pour développer

Cela permet de continuer à œuvrer au développement de l’entreprise pendant que les négociations se déroulent. La création de valeur ne connaît pas d’interruption.   Votre marché continue à être porteur et l’entreprise demeure capable d’améliorer encore son chiffre d’affaires et conquérir des parts de marché. De plus, votre capacité à rester aux manettes prouve la fiabilité de l’entreprise et augmente de fait la confiance des candidats dans le rachat d’une entreprise performante.

  • Déléguer pour un meilleur casting

En choisissant de vous entourer d’un cabinet de conseil en fusions-acquisitions ou d’une banque d’affaires vous faites le choix de faire confiance à des professionnels expérimentés. Ayant un réseau européen de 8 000 repreneurs, ACTORIA permet de diffuser votre offre à un large panel d’entrepreneurs et d’entreprises candidates à la reprise par une approche « multicanal ». De plus, l’expérience professionnel de nos consultants permet de sélectionner les candidats aux profils professionnels et capacités financières adéquates.

  • Déléguer pour protéger

La confidentialité est une donnée essentielle dans le processus de vente. Sur votre marché, rendre public vos projets peut affaiblir votre entreprise face à vos concurrents, fournisseurs et clients. Cela peut entacher la réputation de fiabilité de vos produits ou services sur la durée et ainsi détourner votre clientèle, valeur essentielle du montant de la transaction finale. De plus, en vous plaçant en première ligne avec les différents acteurs de la transaction vous rendez de fait public vos démarches aux yeux de vos concurrents.

  • Déléguer pour préparer la transition

S’il n’est pas conseillé d’évoquer votre décision de céder l’entreprise au sein de l’ensemble des salariés dans un premier temps vous ne devez pas vous isoler au sein de l’entreprise mais au contraire placer et organiser des hommes (ou femmes)  pour la gestion de l’entreprise ou des relais de décision et compétences. En effet, ceux-ci ou celles-ci vous épauleront lors des moments de difficultés liées à la cession et plus important encore ils ( ou elles ) vous seront précieux lors de la transition avec la nouvelle équipe dirigeante. Ainsi, cette nouvelle organisation vient augmenter la valeur finale de la transaction.

 La seconde catégorie des erreurs à éviter lors de votre cession : les manques de préparation.

  • Se préparer soi-même

Vendre son entreprise est un acte délicat puisqu’elle représente pour vous les réussites et difficultés qui ont jalonnées votre parcours professionnel sur les longues années précédentes. Il s’agit alors de gérer du mieux possible émotionnellement, ce moment majeur qui conditionnera la suite des évènements. L’entrepreneur cédant connaît un certain vide dans son agenda. Les tracas et difficultés liés à la gestion d’une entreprise peuvent créer un vide pour vous-même avec des conséquences sur votre entourage. Préparez-vous donc psychologiquement et réfléchissez au préalable à vos futurs défis et activités, une fois la cession effectuée.

  • Préparer l’entreprise

Tout comme vous avez toujours su commercialiser vos produits et/ou services, il s’agit désormais de faire en sorte que votre entreprise se présente sous ses meilleurs jours pour attirer des propositions de reprise nombreuses et pertinentes. Pour cela, vous devez constituer un dossier de présentation de votre entreprise solide et pertinent pour afficher les atouts, faiblesses et les axes de développement possibles de votre entreprise pour être armer lors des négociations. Cette réflexion pourra déboucher sur des conseils dits stratégiques de réorganisations de d’amélioration des faiblesses détectées en amont de la transaction.

  • Préparer l’après-cession

La valeur de l’entreprise lors de la transmission dépend des risques encourus au moment de la transition, pour le repreneur. Ainsi, le cédant doit déminer les éventuelles frictions pour valoriser la transaction en évitant que le changement de dirigeants n’affecte les relations avec les clients, les fournisseurs et les salariés de l’entreprise cédée. il est d’usage que le cédant reste un certain laps de temps pour faciliter la transition.

IL sera aussi nécessaire, d anticiper et d’optimiser les aspects fiscaux et patrimoniaux de l’opération pour réduire au maximum l’imposition finale.

Enfin, la manière de conduire les négociations va être un élément déterminant autant pour accélérer le timing de la transaction que pour fixer le prix final.

  • Volonté de cacher

Les différents candidats sélectionnés pour reprendre votre société ont besoin d’avoir accès à tous les documents financiers et juridiques pour avancer dans le processus de la vente. Le fait de dévoiler progressivement des éléments est à votre avantage et vous permet de préserver la confidentialité de l’opération. Le fait d’être intègre quant à la présentation de son entreprise est une condition sine qua non pour mener à bien les négociations. Les moindres doutes au cours des différentes étapes du processus ralentiront ou pire annuleront le processus de vente engagé.

  • Manquer de flexibilité

Les demandes des candidats à la reprise peuvent être nombreuses. Reprendre une entreprise n’est pas un acte anodin. Le repreneur devra être certain de faire le bon choix et d’avancer en toute sérénité. Il est, ainsi, conseillé de fournir à ceux-ci tous les documents dont ils ont besoin pour accélérer leur décision et leurs démarches. Est souvent souhaité une période de transition pour accompagner le passage de témoin entre les deux équipes dirigeantes, ainsi le fait que vous soyez disponible pour aider le repreneur à développer l’entreprise permet de valoriser l’offre et vos rapports avec les candidats à la reprise.

 

  • Ne pas se précipiter en signant des papiers inappropriés. (L.O.I, exclusivité, promesse)

Lorsque le meilleur repreneur possible est déniché, il est recommandé d’accélérer le tempo des dernières étapes surtout lorsque la recherche des candidats a été longue. Quatre documents vont alors venir rythmer l’avancement du processus de vente. La lettre d’intention (L.O.I) pour se lier juridiquement tout en pouvant à tout moment freiner les discussions, le protocole d’accord qui entérine le prix de vente, la garantie de passif pour face à d’éventuelles dettes antérieures à la cession qui apparaitraient, et enfin l’acte de cession qui achève le processus de vente avec le transfert définitif des titres appelé « CLOSING ».

Là aussi se faire accompagner vous permet de faire face à toutes les éventualités dans ce domaine juridique.

 

Voici donc les recommandations et erreurs à ne pas commettre quand on a décidé d’aborder ce processus de cession ou de transmission de son entrepris e, qui est un acte aussi important que la création et la vie de l’entreprise, vécue précédemment par vous-même dirigeant d’entreprise.

Par Luc BRZUSTOWSKI