Monthly Archives: juillet 2015

Sept (7) questions que vous pourriez poser dans le but d’apporter un changement positif aux réunions du conseil

Avatar de Gouvernance des entreprises | Jacques GriséGouvernance | Jacques Grisé

À chaque semaine, je donne la parole à Johanne Bouchard* qui agit à titre d’auteure invitée sur mon blogue en gouvernance.Son cinquième billet se retrouve dans le e-Book 1 publié sur son site. Sous l’entête « What I write about », blogs in French, l’on retrouve tous les articles en français.

L’auteure a une solide expérience d’interventions de consultation auprès de conseils d’administration de sociétés américaines et d’accompagnements auprès de hauts dirigeants de sociétés publiques.

Dans ce billet, elle aborde les sept (7) questions qu’elle pose aux membres des conseils d’administration avec lesquels elle agit à titre de consultante.

J’ai pensé que vous seriez sûrement intéressés à connaître les questions qu’une consultante demande aux administrateurs eu égard à l’excellence du fonctionnement de leurs conseils ? Elle nous invite par ailleurs à examiner le fonctionnement du CA à la lumière de ces questions.

Bonne lecture ! Vos commentaires sont les bienvenus.

Les sept (7) questions que vous devez…

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Les pays où il y a le plus d’entrepreneurs ne sont pas ceux que vous croyez

Une étude du Global Entrepreneurship Monitor montre que les pays comptant le plus d'entrepreneurs ne sont pas forcément ceux auxquels on s'attend.

Une étude du Global Entrepreneurship Monitor montre que les pays comptant le plus d’entrepreneurs ne sont pas forcément ceux auxquels on s’attend.

REUTERS/NASA Goddard Space Flight Center/Handout

Une étude internationale menée par plusieurs universités pour le Global Entrepreneurship Monitor s’est penchée sur la place et l’importance de l’entrepreneuriat dans le monde. Attention, il y a des surprises !

Oubliez la Silicon Valley ou Tech City, l’entrepreneuriat se déploie dans le monde entier et pas forcément où on le pense. Un groupe d’universitaires internationaux a mené une étude très poussée pour le compte du Global Entrepreneurship Monitor et signe un rapport éclairant et dense.

Plus qu’un classement, ce Global Report s’attache à décrire le paysage entrepreneurial mondial et les différents écosystèmes. Mais en regardant le pourcentage de gens dans un pays qui possèdent (seul ou à plusieurs) une entreprise et ont payé des salaires ou des émoluments dans les trois mois précédant l’enquête, une « tendance » forte se dégage. La vieille Europe et l’Amérique du Nord se font largement distancer par d’autres continents, notamment l’Afrique.

L’Ouganda, premier pays d’entrepreneurs

C’est ainsi l’Ouganda qui se classe en tête du classement avec le plus fort taux de création d’entreprise par habitant (28,1%). S’il caracole avec plus d’un quart de sa population considéré comme entrepreneurs, c’est certainement pour des raisons culturelles. En effet, dans de nombreux pays africains, non seulement la tradition business est très développée, mais créer son propre emploi permet souvent de nourrir la famille. Le Cameroun (13,7%), l’Angola (12,4%), le Botswana (11,1%) et le Burkina Faso (9,7%) complètent ainsi le podium.

Mais les nouveaux propriétaires d’entreprises se trouvent aussi en Amérique du Sud et en Asie. La Thaïlande et le Vietnam, respectivement deuxième et cinquième avec 16,7% et 13,3% ne sont pas en reste. Les Philippines (10,5%), la Chine (10,2%) et l’Indonésie (10,1%) complètent cette sélection. Côté Amérique du Sud, c’est le Brésil qui se hisse à la meilleure place (13,8% et 3e rang) suivi par le Chili (11%) et le Guatemala (9%).

Les États-Unis ne sont qu’à la 41e place avec 4,3% d’entrepreneurs seulement.

Et la France dans tout ça? Elle est dans les limbes avec un taux de nouvelles entreprises de 1,7%.

Une peur de l’échec différente selon les pays

L’autre élément intéressant à étudier dans ce rapport, c’est la perception de l’entrepreneuriat dans chacun des pays. En Ouganda, par exemple, 60% des personnes interrogées ont des l’intention d’entreprendre dans les trois années à venir. Ce taux n’est que de 14% en France et 12% aux États-Unis.

Des chiffres à mettre en lien avec la fameuse « peur de l’échec » qui semble s’avérer paralysante. La France affiche 41% de craintes face à l’échec quand les États-Unis ne sont qu’à 29% de peur. En Ouganda, en revanche, il tombe à 12,6%.

Les Toltèques au secours du management

Pour les Toltèques, les individus sains, n'agissent pas exprès contre autrui. Cet accord invite à taire son ego et à prendre du recul.

Pour les Toltèques, les individus sains, n’agissent pas exprès contre autrui. Cet accord invite à taire son ego et à prendre du recul.

Et si les managers s’inspiraient des sages de la civilisation pré-aztèques? Médire, prendre tout pour soi, interpréter, ressasser… Autant de postures négatives que les Toltèques récusent. Voyage dans leur philosophie avec Patrice Ras, conférencier et formateur.

Les Toltèques auraient apporté aux Aztèques leurs savoirs scientifiques et leur philosophie. En 1997, le médecin-chamane et auteur mexicain Miguel Ruiz* extrait la quintessence de cette culture ancestrale, transmise par voie orale, au travers de cinq accords qu’il écrit. Une sorte de code de bonne conduite pour vivre en harmonie avec soi et les autres. Universel et intemporels, ces principes peuvent être inspirants pour les managers car aptes à briser les croyances limitantes de chacun et à faire émerger l’intelligence collective dans l’équipe. A chaque leader de les incarner avec son propre style.

1. « Que votre parole soit impeccable »

Qui n’a jamais critiqué son collègue, son chef, le fournisseur? Qui n’a jamais colporté des rumeurs? Or pour les Toltèques, la parole est un don divin, elle est sacrée, car elle nous distingue des animaux. Il faut la respecter, en ne proférant pas n’importe quoi et à n’importe qui. Le tabou chez les Amérindiens, c’est de parler sur les autres ou contre les autres. Ce principe incite à soigner son expression orale, à parler avec intégrité et à ne dire que ce qu’on pense – sa vérité – sans dénigrer quiconque (ni soi-même).

Le bénéfice: une communication fluidifiée dans l’équipe, des relations plus confiantes, la possibilité pour chacun de formuler son ressenti en toute sécurité.

Conseils. Parlez directement aux autres via des demandes et non des reproches ; en vous adressant à vos collaborateurs remplacez les « mais » saboteurs par des « et » ; évitez d’utiliser les « on » et les « nous » (« on y va »!), ce qui équivaut à se positionner à leur place

2. « N’en faites pas une affaire personnelle »

Votre chef récupère l’un de vos dossiers? Vous le maudissez de vous pénaliser alors qu’il s’agit sans doute pour vous soulager. Vous prêtez aux autres des intentions qu’ils n’ont pas… « Ce que les autres disent ou font n’est qu’une projection de leur propre réalité et de leurs croyances », résume Miguel Ruiz. Il y a votre perception et celle de vos interlocuteurs. Votre interlocuteur, de son côté, peut aussi se sentir attaqué par vous en croyant que… à tort. Chacun vit des choses dans sa bulle. Dès lors, pourquoi se sentir blessé par tels propos ou agissements ? Pour les Toltèques, les individus sains, n’agissent pas exprès contre autrui. Cet accord invite à taire son ego, à prendre du recul.

Le bénéfice: le gain du temps et de l’énergie perdus dans les querelles d’ego, la disponibilité de tous quelles que soient les circonstances (crise, problème aigu…)

Conseils. Prenez la responsabilité de vos émotions ; face à un évènement stressant, faites le distinguo entre votre mission et votre personne, qui ne se limite pas à effectuer ces tâches ; évitez de répliquer à un n-1 ébranlé par une décision , »c’est ton problème »; dites « je réalise ce projet avec Jean » et pas « pour Jean ».

3. « Ne faites aucune supposition »

Les projets que vous jugiez emballants font un flop ? Vous avez anticipé à tort l’enthousiasme de l’équipe. Zoé ou Jean ne vous ont pas dit « bonjour » ? Vous imaginez, que ces deux là vous en veulent, alors qu’ils ne vous ont pas vu. Votre mental interprète tout et cherche des explications rationnelles, souvent en négatif. Cet accord pousse à vérifier ce qui se passe chez l’autre – s’il a bien compris, s’il a objections… – et à communiquer clairement sur vos besoins, vos désirs, votre attente.

Le bénéfice: l’évacuation de tout ressentiment, laissant de l’espace dans votre tête et dans celles de vos collaborateurs, pour avancer.

Conseils. Posez des questions ouvertes à vos interlocuteurs avant de juger leur état d’esprit ; repérez vos pensées parasites, « Il a l’air de.. », « J’ai l’impression que… » ; allez voir Zoé ou Jean pour récolter leur point de vue ; acceptez de dire « je ne sais pas »; proscrivez les sous-entendus.

>> Lire aussi: Le questionnement: tout un art !

4. « Faites toujours de votre mieux »

« Si j’avais su », « J’aurais dû », « Pourquoi n’ai-je pas…? » Cette auto flagellation ne sert à rien. Une fois le travail rendu, les dés en sont jetés, inutile de refaire l’histoire, de culpabiliser. Les Toltèques sont à 100% dans le présent. En outre, comme la mort ne prévient pas, ils convient de faire ou de dire les choses tout de suite, en luttant contre la procrastination. Cette maxime exhorte à l’action forte et immédiate plutôt qu’à la réflexion en boucle, qui tue la prise de décision.

Le bénéfice: la prise en compte des limites de chacun… et du potentiel de tous ; la satisfaction d’avoir exploité pleinement ses capacités et celles du groupe.

Conseils. Réglez les problèmes au fur et à mesure, et faites-le à fond pour éviter regrets et remords ; bannissez les règlements de compte qui vous plongent dans le passé. ; tirez parti de vos erreurs (et de celles de vos coéquipiers).

5. « Soyez sceptique mais apprenez à écouter »

Prenez le temps de laisser la parole de l’autre se décanter en vous, puis utilisez la force du doute pour remettre en question les vérités présumées énoncées par votre entourage ou votre dialogue interne. Car selon les Toltèques, la vérité en soi n’existe pas. Cette posture engage à faire preuve de discernement et de lucidité, à s’ouvrir à d’autres possibles, à la tolérance et au partage.

Le bénéfice: la sérénité hors de toute joute oratoire et de toute tentation d’avoir raison sur l’autre en permanence.

Conseils. Remplacez les « oui mais… » par des « oui et… »; laissez parler chacun à tour de rôle, sans couper la parole, comme ces chefs indiens dans les tipis qui, lors de décisions graves, se passent la pipe afin de s’exprimer sans être interrompus. A la fin, tout le monde se retrouve d’accord.

Difficile de décrocher du travail, même pendant les vacances estivales

Qu’ils consistent à lire tranquillement un livre à la maison ou à explorer les fonds marins à l’autre bout de la planète, les vacances estivales ont généralement pour objectif principal de décrocher du travail.Mais avec la technologie, il devient de plus en plus difficile de couper totalement les liens avec le bureau, particulièrement pour les hauts dirigeants, révèle un sondage de Robert Half.

Parmi les 270 directeurs financiers interrogés dans le cadre de ce sondage, près de la moitié (43 %) ont indiqué qu’ils communiquent avec le bureau au moins une fois par semaine pendant leurs vacances estivales.

« La technologie facilite la prise de contact avec le bureau, même pendant nos périodes de repos. On peut donc avoir du mal à se déconnecter du travail pendant des périodes prolongées. Les appareils mobiles offrent un accès en continu et il est ainsi difficile de résister à la tentation de prendre des nouvelles du bureau », soutient David King, président de la division canadienne de Robert Half Management Resources.

« Les dirigeants financiers sous-estiment souvent l’importance de prendre le temps de se détendre; cela leur permet de revenir avec un regard neuf, d’accroître leur productivité et de renforcer leur capacité à prendre des décisions. »

En ne prenant pas de véritables congés, les dirigeants risquent de nuire à leur productivité et à celle de leurs employés. De plus, les employés pourraient penser que l’organisation n’accorde pas beaucoup d’importance à la question de l’équilibre travail-vie privée. « Donner l’exemple est la meilleure façon de réduire le risque de perdre des employés exceptionnels qui recherchent une culture de milieu de travail plus flexible », ajoute David King.

Voici quelques conseils élaborés par Robert Half pour éviter de passer ses vacances les yeux rivés sur son téléphone :

  • Fixez des attentes. Indiquez à vos collègues la fréquence et les moments auxquels vous prendrez des nouvelles (si vous en prenez!). Ainsi, ils seront moins enclins à communiquer avec vous à d’autres moments que ceux que vous avez établis.
  • Tirez avantage de l’aide de votre successeur. Vos vacances sont l’occasion idéale pour votre remplaçant de gérer des projets d’une plus grande envergure et de se préparer à assumer davantage de responsabilités. Désignez-le en tant que personne à joindre durant vos vacances et indiquez ses coordonnées dans vos messages d’absence du bureau.
  • Faites confiance à votre équipe. Même si certains aspects de votre travail nécessitent votre attention particulière, laissez vos employés gérer le plus de tâches possible. S’ils ont besoin d’un coup de main, songez à solliciter les services d’un consultant pour assurer le bon déroulement des projets importants.
  • Planifiez votre retour. Partir en vacances au moment où votre absence se fera moins sentir, ce n’est pas sorcier, mais il faut aussi bien planifier votre retour. Par exemple, prévoyez une journée entre la fin de vos vacances et votre retour au travail pour éviter d’avoir à travailler le lendemain d’un vol de nuit.
  • Facilitez votre retour au travail. Donnez-vous le temps nécessaire à votre retour au travail pour lire vos courriels et régler toute question en suspens. Évitez de tenir une foule de réunions ou de prendre trop d’engagements les premiers jours.

Startup et financement: l’encaisse comme arme ultime

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Comme une épée de Damoclès, l’argent est la question planante dans l’esprit de tous les entrepreneurs. À chaque virage, chaque embranchement de la trajectoire de développement d’une entreprise, le financement peut représenter une menace à la survie des projets, l’étendue maximale des tactiques promotionnelles, la formation des employés, etc. Je discute de la question avec Frédéric René, un entrepreneur en commerce électronique qui ne baisse jamais la garde concernant les risques, malgré les conditions favorables dans lesquelles son travail s’effectue a priori.


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Inévitable « bootstrapping »

Liki, une jeune startup offrant des solutions technologiques aux marchands et aux ambassadeurs d’industries, connaît depuis près de 3 ans déjà, un succès enviable. Récemment offerte en marque blanche à des revendeurs, la solution de commerce en ligne fait beaucoup parler dans le marché. Les ventes de la solution vont bon train, le nombre d’employés a triplé depuis un an et la boîte s’apprête à ouvrir…

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Marketing digital : quelles sont les priorités en 2015 ?

La part du marketing digital dans le marketing global ne cesse de croître. Focus sur les enseignements de la quatrième édition du baromètre Valtech/Adobe.

[Baromètre] Marketing digital : quelles sont les priorités en 2015 ?

La tendance 2015 se confirme : les applications mobiles sont l’une des grandes préoccupations du département de marketing digital, révèle la quatrième édition du Baromètre du marketing digital, menée par Valtech et Adobe. Ainsi, plus d’un tiers des répondants consacreront un budget au développement d’applications dans les douze prochains mois. Suivent la publicité digitale, le data marketing, le brand et content management… sans oublier les réseaux sociaux.

Autre enseignement de cette étude qui vise à comprendre les attentes des directions marketing et à identifier les domaines d’investissement des prochains mois : la part du marketing digital par rapport au budget marketing global continue de progresser, et gagne 3 % entre 2014 et 2015. Le marketing digital se taille la part du lion, comme le confirme Pascal Malotti, directeur conseil et marketing digital chez Valtech : « Chaque année, nous posons sensiblement les mêmes questions. Ce qui est frappant pour cette édition, c’est l’importance que prend le marketing digital dans l’entreprise. En 2015, il devient un rouage essentiel du business – c’est une manifestation tangible que la transformation digitale est en marche. »

Le « mobile first », mais…

Le mobile est l’une des priorités du marketing. Mais, quelle en est l’utilisation réelle ? 41 % des répondants font du responsive design, 32 % ont des applications mobile et 27 % des sites mobiles.

Néanmoins, c’est moins de la moitié du panel qui opte pour un usage spécifique du mobile, pour des campagnes SMS, de la publicité ou des push notifications.Autre constat – et non des moindres : 75 % des répondants ne font pas d’A / B testing.

L’e-mailing et le SMS, les principaux leviers d’acquisition

L’e-mailing et le SMS arrivent en tête des principaux leviers d’acquisition et de fidélisation, afin d’irriguer le parcours client. Objectif : alimenter les plateformes de l’écosystème de la marque, en particulier le site Web et les réseaux sociaux, le mobile, les applications mobiles, et, enfin, le centre d’appel.

Le ROI en tête des indicateurs

Qui investit sur les plateformes digitales ? C’est le budget marketing, d’abord, à 50 %. Le budget digital est également impliqué, à 35 %, suivi par le budget IT à 15 %. Sans surprise, les directions marketing arbitrent leur choix en fonction de leur capacité à opérer un retour sur investissement, et à influencer le business. Le ROI est en tête des indicateurs, suivi de l’influence sur le parcours client et du retour sur objectif. « L’augmentation du ROI des stratégies digitales, et notamment des stratégies mobiles, nous renseigne quant à l’évolution des budgets marketing globaux en faveur du digital », précise Christophe Marée, Directeur Marketing Digital chez Adobe.

Campagnes digitales : quels critères d’évaluation ?

Nombre de clics et de visites, taux de conversion représentent les principaux indicateurs de performance pour plus de la moitié des interrogés. En tête le nombre de clics (pour 181 répondants), suivi des visites (169) et du taux de conversion (155).

Pourquoi être orienté sur la donnée ?

Ciblage et segmentation d’audience, amélioration de la connaissance client, personnalisation de la communication composent le trio gagnant de l’utilisation de la donnée.

Méthodologie : Vingt questions administrées en ligne à 300 répondants, des directions marketing, des directions générales, IT & autres, issus de sociétés de services, finance, distribution, tourisme, IT, télécom, luxe, administration, de santé et d’énergie.

Rire au travail rend-il les salariés plus performants?

Dessin original de Wazem.

Dessin original de Wazem.

L’humour est un baromètre de l’état de santé d’une entreprise. Bien manié, il permet de motiver les troupes et renforce la cohésion d’équipe

«Vivement vendredi soir qu’on se marre un peu!» On ne compte plus le nombre de salariés à avoir prononcé cette phrase à l’approche du week-end. Comme si deux mondes s’opposaient: le bureau, où l’humour serait banni, et la sphère privée, où il serait permis de s’adonner au rire. Dans leur ouvrage Petit Traité de l’humour au travail, David Autissier et Elodie Arnéguy rappellent que nous passons en moyenne 210 jours par année au travail, soit les deux tiers de notre temps actif. Sommes-nous condamnés à ne rire que pendant le tiers restant?

Pour les auteurs, si le travail est certes placé sous le signe de la contrainte – le tripalium, dont dérive le mot «travail», désignait autrefois un instrument de torture formé de trois pieux –, il n’exclut pas pour autant toute forme de réjouissance et de rire. Au contraire. Lorsqu’il n’est pas vecteur de moqueries, les bienfaits de l’humour en entreprise sont nombreux.

Michael Kerr, auteur de l’ouvrage You Can’t Be Serious! Putting Humor to Work, explique que l’humour est non seulement un outil, mais aussi un baromètre de l’état de santé et du bon fonctionnement d’une entreprise. En effet, parce qu’il place les individus dans une disposition d’esprit favorable et ouverte aux autres, il améliore la coopération, la performance et la cohésion d’équipe.

Il favorise également la productivité, la compréhension et la persuasion. Ainsi, 97% des directeurs d’entreprise interrogés dans le cadre d’une enquête américaine ont affirmé que l’humour était utile dans le business, et 60% que le sens de l’humour était déterminant dans la capacité d’un individu à conclure des affaires.

Observer un problème à travers le prisme de l’humour permet non seulement de prendre de la hauteur, mais aussi de voir la réalité différemment et d’explorer des pistes de solutions ingénieuses. L’humour aide également à se concentrer dans les moments de fatigue, voire d’inconfort. Ainsi, quinze minutes de rire par jour augmentent de 10% la tolérance à la douleur, selon une étude publiée dans la revue de l’Académie des sciences britanniques Proceedings of the Royal Society B.

Pour le psychologue Norman Dixon, l’humour se serait même développé chez les êtres humains pour leur permettre de faire face à des situations stressantes. Malheureusement, avec le temps, nous perdons peu à peu notre capacité à rire. Ainsi, un enfant rit en moyenne 400 fois par jour, contre une vingtaine de fois chez l’adulte.

Par ailleurs, travailler dans une bonne ambiance n’est pas incompatible avec le respect des contraintes de sécurité. En effet, un employé grincheux aura tendance à fournir un service médiocre, parfois avec des conséquences létales.

David Autissier et Elodie Arnéguy expliquent que «les unités de soins cardiaques dans lesquelles les infirmières sont déprimées enregistrent des taux de mortalité des patients plus élevés que celles où l’ambiance de travail est bonne». Ainsi, un travail bien fait ne requiert pas un esprit sérieux. La phrase de Jean Caplanne trouve ici toute sa pertinence: «Il n’y a que les gens qui aiment rire qui sont sérieux. Les autres se prennent au sérieux.»

Bien manié, l’humour est également une puissante arme managériale. Ne dit-on pas que le rire désarme? Dawn Robinson et Lynn Smith, auteurs de l’article «Getting a Laugh: Gender, Status, and Humor in Task Discussions», expliquent que les managers qui ­savent utiliser l’humour à bon escient sont fédérateurs et beaucoup plus appréciés que les autres.

Marco Sampietro, professeur à l’Université Bocconi de Milan, a déclaré à cet égard: «Parmi les effets les plus positifs, on retrouve l’affirmation d’un leadership et l’amélioration du moral de l’équipe. Les personnes ont le sentiment que l’humour est un support plutôt qu’un obstacle à la performance d’équipe. C’est un point important à souligner auprès des managers qui, souvent, ont plutôt tendance à le brimer.»

En dépit des nombreux bienfaits du rire, celui-ci fait encore largement défaut dans les entreprises suisses. Pourquoi un tel paradoxe? «Pour beaucoup de salariés, l’entreprise reste un monde sérieux où plaisanter est mal vu», explique Julien Peschot, rigologue expert. «Les managers craignent par ailleurs que leur équipe ne désavoue leur autorité. Pourtant, un patron qui sait manier l’humour inspire tout autant de respect et d’admiration, si ce n’est plus, qu’un patron distant et froid.»

Dans les pays anglo-saxons, où le rire a davantage droit de cité dans l’environnement de travail, les managers occupant les plus hautes fonctions font souvent preuve d’humour et d’autodérision. L’exemple le plus parlant est celui du président Obama, interrompu lors d’une conférence de presse par une sonnerie de téléphone de canard. Loin de s’en offusquer, il a répliqué avec un sourire: «There’s a duck quacking in there somewhere… where do you guys get these ringtones? I’m just curious.» Une réaction intelligente qui lui a certainement valu la sympathie de nombreuses personnes.

Pour comprendre la méfiance qui entoure l’humour, il faut également remonter le fil du temps. Les cultures judéo-chrétiennes ont longtemps perçu le rire comme une perversion morale. Baudelaire le qualifiait de satanique, arguant que «le juste et le sage ne rient jamais». George Minois explique dans son livre Histoire du rire et de la dérision que «le chrétien est sérieux, et fait de sa gravité une vertu».

Considéré comme vulgaire parce qu’il se manifeste bruyamment, le rire a longtemps été assimilé aux païens et à la plèbe, les fins lettrés ne s’abaissant pas à rire à gorge déployée. Dans son roman Le Nom de la rose, Umberto Eco illustre enfin brillamment l’aversion des chrétiens pour le rire. Campée au XIVe siècle, l’histoire raconte le destin funeste des moines d’une abbaye bénédictine, empoisonnés suite à la lecture d’un livre sur le rire.

Avec un tel héritage, il n’est guère étonnant que le rire parvienne difficilement à s’infiltrer dans la culture de nos entreprises. Des initiatives pourtant émergent pour instiller davantage d’humour dans le quotidien professionnel. Ainsi, l’atelier de «rigologie» au château de Bossey proposait la semaine dernière pour la première fois en Suisse une formation complète de rigologue. Au menu, yoga du rire, jeux psychocorporels, sophrologie ludique et applications pratiques de la psychologie positive en entreprise. Tout un programme…

Microsoft and Nokia: The fallout of a calamitous collision

When authors of business studies books come to write up the story of Microsoft’s relationship with Nokia it will be filed in the ‘how not to’ section alongside other classics of the genre like Ford’s development of the Edsel car. In a hole, Microsoft has continued to dig. And dig. And dig. And dig. The news that it is to make a huge write-off and effectively take a step back from competing head-to-head with rivals in phones is the culmination of a dysfunctional relationship that should never have commenced or should certainly have been terminated some time ago.

It didn’t have to be this way. People forget that Microsoft once had a significant share of the mobile phone market but its attempt to hit back at the iPhone and Android has turned into a disaster. This is in part because rather than targeting a specific share of the market it sought to duke it out head-to-head with more capable rivals.

Nokia was once called ‘the Finnish Microsoft’. Not long ago it had the kind of dominance in mobile phones that Microsoft had (and largely still has) in desktop operating systems and productivity applications. But it was crushed by superior products and perhaps a tendency to over-engineer. Microsoft, accustomed to leading most markets it entered and having a chilling effect on the opposition wanted to make a bold statement in mobile so it threw money at Windows Phone and got into bed with a company renowned for its hardware prowess. There seemed an element of hubris to the plan at the time and so it proved.

This wasn’t just a ‘Software + Hardware = Success’ equation. In Stephen Elop Nokia had a CEO who knew Microsoft backwards and might one day have led his former company had he stayed at Redmond. Former Microsoft CEO Steve Ballmer and Elop together gambled that the world needed a ‘third ecosystem’ outside iOS and Android. An axis power made a certain amount of sense if the pair could execute on their project but it was never proven that developers, carriers, retailers or buyers wanted another choice.

Nokia’s Lumia phones were turned around fast and they were good, featuring a slick OS, but lack of software support hurt it badly. Apps that became instant hits on the two main platforms took an age to arrive on Windows Phone and even then they were often not optimised and upgraded on an irregular basis. Windows, the franchise that dominated PCs was relegated to a niche in phones.

There were also amazing wrong-headed decisions, most notably the famous leaked email to staff in which Elop lamented the “burning platform” that was Symbian.  He was probably right that Symbian had to go but by making such a broadcast announcement he wrote off sales of cash-cow products and alienated others.

When Microsoft acquired Nokia last year it appeared a desperate move and so it has proven. The $7.6bn write-off equates to about half a billion dollars per month since the deal went through and, with other changes to mapping and advertising strategies, 7,800 jobs will go. An additional $850m will be absorbed in restructuring the phone business.

The news was delivered to Microsoft staff in an email from CEO Satya Nadella where he emphasised a desire to invest “in areas where we have differentiation and potential for growth”. You get the strong sense that Microsoft’s Nokia moves would never have been taken by Nadella. Microsoft used to crush others with the sheer power of its ecosystem, even sometimes when its products were not the best, but this time it was outsmarted. As with search and advertising it couldn’t resist the temptation to compete for market leadership but in the end it was roundly beaten. And so ends the ill-starred romance between these two companies.