Monthly Archives: avril 2015

Comment devenir membre d’un club d’affaires ?

Tout ce qu’il faut savoir avant d’entrer dans un club d’affaires.

Qui peut devenir membre ?

De nombreux clubs s’adressent aussi bien aux petites entreprises qu’aux grands groupes de tous les secteurs d’activité. Les clubs BNI comptent ainsi parmi leurs membres 46 % de dirigeants d’entreprises de moins de 11 salariés. Électricien, expert comptable, consultant en management ou dirigeant d’entreprises de logiciels sont assis à la même table.

Les conditions pour entrer dans un club d’affaires

• Être coopté :

Tous les clubs exercent un contrôle à l’entrée. Pour autant celui-ci est souvent assez souple. Au club REUSSIR, une simple demande auprès de la présidente ou d’un membre suffit pour déclencher une rencontre.
Le club évalue alors si les attentes du candidat correspondent aux possibilités du club.

• Exercer une activité pas ou peu représentée au sein du club :

Les animateurs de clubs sont toujours soucieux d’éviter la surreprésentation d’une profession. Mettre des concurrents directs en relation enrayerait la dynamique des échanges.
Dans les clubs BNI, c’est une des règles de fondement des groupes. Un seul représentant par profession et par groupe.

Participer à un club d’affaires, combien ça coûte ?

La cotisation annuelle est très variable. Elle est souvent calculée en fonction de la taille des entreprises. Trois barèmes pour vous repérer :

Comptez en plus une participation aux événements organisés par votre club. Par exemple pour le club REUSSIR

Petit-Déjeuner : 10 €
Soirée business : le prix d’un dîner, variable en fonction du restaurant. Si une animation extraordinaire ou un  spectacle est organisé, comptez entre
70 et 100 €.

Où trouver les clubs d’affaires ?

Consutlez :

  • L’annuaire de Place des réseaux, plus de 1000 réseaux inscrits
  • L’annuaire des clubs de votre CCI
  • Les listes d’associations et groupements référencés par votre Mairie

La plateforme Viadeo : elle compte parmi ses forums d’échanges de nombreux clubs business organisant des rencontres physiques régulières.

Ressources :

>> Le Guide des clubs, cercles et réseaux d’influence, de Laurent Renard, éditions Les Echos Editions

Le réseau informel, antidote éprouvé contre la solitude de l’entrepreneur

Pour décompresser, se changer les idées ou en trouver de nouvelles… vous avez intérêt à échanger régulièrement avec des professionnels qui sont dans la même situation que vous et partagent les mêmes préoccupations. Mais pas question d’empiéter sur cette liberté professionnelle choisie. Quel est le bon dosage entre souplesse et discipline pour que le réseau profite à tous ?

Un animateur mais pas de hiérarchie

« On ne va imposer des rapports de subordination à des membres qui ont justement choisi l’indépendance ! Souligne Xavier de Mazenod, fondateur de plusieurs réseaux d’indépendants. Par expériences, cela ne se passe pas bien ! ». Pour autant, lorsque le groupe compte plus d’une dizaine de membres, difficile d’imaginer une entité sans direction partagée. Ainsi dans les premiers temps du réseau, Marie-Alice Boyé, formatrice e-marketing et créatrice d’un groupe de freelances, recommande de choisir ou d’élire un responsable reconnu de tous qui pourra relancer les membres pour fixer les dates de réunions, proposer des sujets de réflexion, etc.
Pour ne pas instaurer de hiérarchie, cette mission d’animation peut être assumée sur une période courte et attribuée à tour de rôle.

Une seule discipline, la régularité

Sans rendez-vous réguliers, un groupe informel s’étiole vite. « Après les vacances pendant lesquelles le groupe avait fait une pause, il a été bien plus difficile de réunir tout le monde poursuit la formatrice. Ainsi au sein du réseau des entrepreneurs de Chaville, Viroflay, Versailles, Vélizy et des environs créé parMartine Arrou-Vignod directrice d’une société de formation et d’e-learning, tout le monde est d’accord pour déjeuner ensemble une fois par semaine. Vient qui veut et à l’issue de chaque rencontre, un nouveau rendez-vous est systématiquement fixé. Tous les membres reçoivent un calendrier Doodle par mail pour confirmer leur venue.

Des responsabilités partagées, librement et sans routine

Martine Arrou-Vignod a choisi de ne rien imposer. Ceux qui souhaitent s’investir peuvent participer à faire connaître le groupe ou co-administrer le hub sur Viadeo. « Au bout de quelques mois, sur les 130 inscrits, un noyau de membres très participatifs s’est formé et ce sont ceux-là qui tirent le mieux partie du réseau. » Pourtant, la fondatrice du groupe continue à penser que l’on ne peut pas instaurer de contrainte lorsque l’on se veut un groupe gratuit et ouvert. « Le groupe deviendra ce que les membres veulent bien en faire ! » conclut-elle.
Plus ludique, un jeu de cartes pour se répartir les tâches au hasard : à l’issue de la rencontre, chacun pioche une carte mission. L’un devra fixer la date de la prochaine réunion, l’autre trouver un lieu pour déjeuner, etc.

De l’entraide… et bientôt du business ?

Les groupements informels ne sont pas faits pour trouver des affaires, mais cela n’empêche pas l’entraide. « Aujourd’hui, il m’est bien plus facile de recommander un professionnel avec qui j’ai déjà déjeuné indique Martine Arrou-Vignod. Si l’on peut s’épauler entre membres c’est un plus, bien que ce ne soit pas une obligation. »

Si vous cherchez à créer un réseau pour favoriser l’apport d’affaires entre membres, mieux vaut faire le choix d’un groupe structuré ou bien être patient ! Ainsi Xavier de Mazenod collabore épisodiquement au sein d’un groupe informel d’entrepreneurs de l’économie numérique, Les explorateurs du web. Deux ans plus tard, certains membres de ce réseau décident de s’associer au sein d’un nouveau groupement d’entrepreneurs sous la marque Les Propulseurs. Un groupe plus soudé d’entrepreneurs prêts à travailler ensemble de manière organisée. « Une association de professionnels ne se décrète pas. Mieux vaut faire vivre le groupe de manière informelle avant de créer une structure juridique, association ou groupement, avec les membres qui en ont la motivation. Aujourd’hui, le sien s’est doté d’une marque commune et ses membres travaillent régulièrement ensemble pour compléter leurs prestations respectives.

Brainstorming : portrait de l’animateur idéal en 8 points-clés

Aujourd’hui, on appelle brainstorming un peu tout et n’importe quoi… ça vaut la peine de revenir aux basiques de ce très puissant outil de productivité en groupe qui est tout sauf une réunion improvisée. En bonus une technique qui fait des miracles…

Désignez un animateur

Comme la plupart des réunions, un brainstorming ne peut se faire sans animateur ; je dirais même, en insistant quelque peu, qu’un brainstorming ne peut absolument pas se faire sans un ou plusieurs animateurs !

Quels sont les rôles de l’animateur ?

Les attributions de l’animateur sont nombreuses, même s’il peut en déléguer certaines.

1. La préparation du brainstorming

Avant la réunion, il écrit ce que l’on appelle en jargon d’animateur un « guide d’animation », c’est-à-dire un ordre du jour, étape par étape, des exercices à mener, Vous trouverez, dans la troisième partie de cet ouvrage, un exemple détaillé de cet outil (voir p. 140), L’animateur peut également décider, et nous le recommandons, d’envoyer un petit homework à faire aux participants avant la réunion du brainstorming, nous y reviendrons.

2. Le suivi de l’agenda

L’animateur contrôle l’agenda de la réunion et note toutes les idées émises, à certains moments de la réunion, il peut néanmoins déléguer ces tâches, désigner un « gardien du temps » chargé de contrôler la durée d’un exercice, ou nommer un scribe pour prendre note de certains résultats.

3. Le maintien du climat créatif

L’animateur doit veiller à ce que chacun s’écoute, soit constructif et s’amuse, conditions clés, nous l’avons vu, pour favoriser la créativité. Dès le début du brainstorming, l’animateur posera les règles CQFD du brainstorming :

  • pas de Censure (ni sur soi ni sur les autres) !
  • viser la Quantité ;
  • rechercher la Fantaisie ;
  • démultiplier.

4. La canalisation des débats

L’animateur canalise l’énergie créative du groupe dans la direction souhaitée et relance les participants si nécessaire. Pour s’aider, il pourra s’appuyer sur les critères de succès de la recherche.

Exemple :
Dans le brainstorming précédemment cite, dont l’objectif était de trouver des idées de gourmandises à base de fruits pour adultes, bonnes pour la sante et pouvant se manger n’importe où, l’animateur pourrait relancer ainsi les participants lorsqu’ils émettent des idées un peu à côté de l’objectif: « Comment rendre votre gourmandise encore meilleure pour la santé ? » ; « De Quelle manière pourrait-on manger votre gourmandise debout tout en faisant ses courses ? »

5. La gestion du groupe et des éventuels conflits

C’est sans doute la principale difficulté, même s’il ne faut pas en exagérer la portée : grâce aux règles de régulation du brainstorming, les conflits arrivent moins souvent qu’on ne l’imagine. Nous y consacrerons néanmoins une sous rubrique (voir p. 68).
En résumé, l’animateur d’un brainstorming est le responsable du processus, c’est-à-dire des moyens à mettre en œuvre pour produire des idées enthousiasmantes. Mais dans quelle mesure peut-il s’impliquer dans le contenu ? C’est l’objet du point suivant.

Quels sont les rôles à éviter ?

L’animateur est responsable du déroulement du brainstorming. Il est chargé de trouver les bons exercices qui permettront aux participants d’inventer des idées percutantes et innovantes, Il est donc coresponsable du contenu avec les participants.
En revanche, le jour du brainstorming, trois archétypes de posture d’animation sont à éviter absolument. Peut-être avez-vous déjà buté sur ces déviances ?

1. L’animateur participant

Il donne SES idées à tout bout de champ. Il interrompt les participants, monopolise la parole. Il est à la fois juge et partie, l’animateur adéquat n’est pas là pour inventer lui même des idées, il est le catalyseur ou encore l’accoucheur des idées, et non leur géniteur.
Si, par hasard, une idée géniale vous vient lors d’un brainstorming que vous animez, partagez-la avec le groupe, mais faites-le avec parcimonie et sous la forme d’une question : « Que penseriez-vous de la piste … ? » Trop souvent, les animateurs débutants ont tendance à confondre les rôles et à s’investir dans les idées.

2. L’animateur expert

Il connaît le sujet sur le bout des doigts (non, ce n’est pas toujours un atout !). Il répond de façon catégorique à toutes les questions techniques que se posent les participants ; il oriente de façon dirigiste les débats et affiche assez vite un masque de stress. Une inscription semble marquée au fer rouge sur son visage : « là, on n’y est pas du tout, les gars ! ».
Idéalement, l’animateur doit avoir un certain recul par rapport au sujet. S’il est lui même prisonnier du cadre habituel de pensée, il aura du mal à en faire sortir les autres. C’est pourquoi nous vous recommandions en introduction de contacter un animateur professionnel, extérieur à votre entreprise, pour des enjeux importants. Une autre possibilité consiste à bien séparer les rôles : invitez à votre brainstorming un « expert » du sujet et appuyez-vous sur lui pour répondre aux questions trop techniques.

3. L’animateur-chef

Il est directeur d’une équipe et anime le brainstorming avec ses propres collaborateurs. Il a tendance à faire des injonctions péremptoires et paradoxales : « Allez, les gars, soyez créatifs, maintenant » ; « Il me faut cinq idées qui cartonnent à la fin de ces trois heures »…
Évitez, dans la mesure du possible, toute situation hiérarchique : il sera difficile pour les participants de soumettre leurs idées en toute liberté quand, la veille, l’animateur-chef se sera opposé à l’une de leur proposition dans une autre réunion.

Quelles sont les règles d’or de l’animation ?

Afin d’insuffler un climat propice à la créativité, gardez toujours en tête deux mots clés : énergie et plaisir. En effet, le moteur créatif a besoin d’énergie pour que les rebonds et les combinaisons d’idées se produisent. L’ingrédient « plaisir » lui apporte la détente et la possibilité de s’émanciper de son cadre habituel de pensée. Voici quelques principes clés d’animation de brainstormings.
Si vous souhaitez aller plus loin et maîtriser tous les arcanes de l’animation de réunion en général, vous trouverez sur votre clé USB une bibliographie avec des ouvrages de référence.

1. Utilisez l’humour et le second degré

L’humour sera très utile pour faire respecter les règles de créativité. Nous vous recommandons d’utiliser des petits objets comme la boîte à meuh, un bâton de relais, ou encore un chronomètre.

  • Utilisez la boite à meuh. C’est une manière très efficace et ludique d’empêcher la censure.
  • Utilisez un chronomètre et demandez aux participants de produire le plus d’idées possible, en un temps limité. C’est un moyen très amusant d’obtenir beaucoup d’idées en très peu de temps.
  • Encouragez la démultiplication grâce à un bâton de relais.

Quand un participant tient un début d’idée, il s’empare du bâton de relais et il le passe à son voisin pour lui demander de l’aide.
L’humour est également essentiel pour aborder un participant négatif ou ronchon, en faisant attention néanmoins à ne jamais tomber dans le cynisme ou à le ridiculiser.

2. Appuyez-vous sur le groupe en cas de difficulté

N’assumez pas toutes les responsabilités, partagez ! Lorsqu’une difficulté surgit, n’hésitez pas à associer le groupe pour la résoudre.

Exemple :
Vous avez pris du retard par rapport à votre guide d’animation car le groupe a beaucoup d’idées et débat longuement sur un thème. Vous risquez de ne pas aborder tous les sujets. Laissez le groupe arbitrer et soumettez-Ieur les options possibles : « Soit on continue cet exercice sur le thème X, mais on n’aura pas le temps de faire l’exercice sur le thème y, soit on conclut cet exercice pour faire l’exercice suivant. » Cela ne vous empêche pas de donner votre opinion et de dire de quel côté va votre préférence.

Exemple :
Vous avez dans votre groupe un participant avec une personnalité difficile qui fait une objection catégorique au processus proposé. Renvoyez l’objection à l’ensemble du groupe. Qu’est-ce qu’ils en pensent ? Quelle démarche suivre ? C’est un des moyens de marginaliser les personnalités difficiles.

3. Insufflez de l’énergie

Deux moyens sont à votre disposition. Tout d’abord, cassez les rythmes en alternant des exercices en plénière (c’est-à-dire avec tous les participants du groupe) et des exercices en petits comités (c’est-à-dire en petits groupes de deux, trois ou quatre personnes). Ensuite, faites des petits jeux pour détendre l’atmosphère lorsque l’attention commence à baisser

La technique de la baguette magique

Les grandes idées naissent de grandes visions. Si Obama a gagné les élections américaines, c’est en partie parce qu’il a proposé au peuple américain une certaine vision du changement, portée par le célèbre slogan « Yes, we can ! ». Ce projet de changement « participatif » est apparu dès la campagne électorale. Les chefs d’orchestre de la campagne d’Obama ont eu en effet l’idée d’utiliser massivement les réseaux sociaux et de démultiplier ainsi les supporters de leur candidat. Une vision du succès (Yes, we can !) a donc produit de géniales idées de campagne électorale (utilisation des réseaux sociaux). La technique de la baguette magique utilise ce mécanisme de projection de la réussite sur le terrain de la production d’idées.

Comment procéder ?

Temps : 30 mn
Matériel : un paperboard, des magazines


Temps n°1

Proposez aux participants le brief suivant : « Grâce à un coup de baguette magique, nous avons voyagé dans le temps. Nous sommes un an après le brainstorming. Les idées excellentes inventées aujourd’hui ont été réalisées. C’est un vrai succès : tous nos objectifs ont été atteints; les problèmes ont disparu; la situation a totalement changé pour le mieux. »
Invitez les participants a décrire en mots et en images leur vision de cette grande réussite : si un reporter décrivait la situation, que dirait-il ? Quelles observations ferait-il ?
Quels changements noterait-il?


Temps n°2

Demandez ensuite aux participants de trouver des idées pour atteindre ce monde idéal.

Exemple :
Un brainstorming a été organisé pour le compte d’une société de distribution allemande qui souhaitait inventer de nouveaux services pour ses clients.


Temps n°1

Nous avons imaginé que nous avions réussi à inventer de nouveaux services plébiscités par les clients. Voici des extraits de la vision de la réussite, telle qu’elle était formulée par les participants :

  • « Les clients prenaient plaisir à venir dans notre magasin » ;
  • « Le magasin était devenu un lieu de rencontre » ;
  • « Notre magasin ressemblait à un marché français avec de petites échoppes de fruits et légumes, et des vendeurs de poisson à la criée » ;
  • « À l’entrée de notre magasin, il y avait des ardoises de menu comme dans un bistro français ».


Temps n°2

Nous nous sommes appuyés sur la projection du succès pour inventer de nouveaux services. C’est l’image du «bistro français» qui a inspiré une idée de service qui fait aujourd’hui le succès de ce magasin d’alimentation : des paniers gourmands pour réaliser chez soi des recettes de restaurant.

7 animations simples pour bien démarrer une réunion

Vos membres ne se sont pas vus depuis longtemps. Il faut intégrer des nouveaux. Une animation peut facilement briser la glace. Nos experts partagent leurs trucs.

Quel que soit l’ordre du jour, rien de mieux qu’un exercice ou un jeu pour « chauffer la salle ». « À condition que « l’animation ait du sens, elle doit vous aider à évaluer la motivation des membres, prendre connaissance de l’état d’esprit de chacun. »

1 : Pour présenter les membres

Animation 1 : La présentation croisée

L’objectif est de stimuler les membres à se découvrir réciproquement.

Ce que vous demandez aux membres :
« Présentez-vous en 1 minute à votre voisin. Ensuite, c’est lui qui vous présentera à l’ensemble du groupe.»

Variante 1 :
Prévenez les membres que vous poserez des questions au hasard aux uns et aux autres pour savoir ce qu’ils ont retenu de la présentation d’un membre.

Variante 2 :
Vous ne prévenez pas, mais posez directement cette question à un ancien membre que vous connaissez bien.

Avantage pour l’animateur : cela force chacun à être synthétique et efficace sur sa présentation. Pour Franck Fiszel, fondateur de Coach Europe, « dans ce type d’exercice, les participants se focalisent toujours sur ce qu’ils vont dire plutôt que sur ce que disent les autres. Cette nouvelle règle impose avant tout l’écoute ! »

Animation 2 : À la découverte de l’inconnu

Ce que vous demandez aux membres : « Pendant les 3 premières minutes de la réunion, asseyez-vous à côté de quelqu’un que vous ne connaissez pas ou peu et présentez-vous mutuellement.»

Avantage pour l’animateur : Vous facilitez l’introduction des nouveaux membres tout en instaurant un climat de discussion convivial.

Variante possible :
Un ancien membre prend 5 minutes avant le début de la réunion pour présenter le fonctionnement du club ou du réseau à deux nouveaux membres. Il doit partager son expérience et recueillir leurs attentes.

Objectif 2 : pour évaluer la motivation des membres

Par le jeu, vous pouvez facilement déceler l’état d’esprit de vos membres. À utiliser lors d’une reprise d’activité du réseau après une longue pause ou lorsqu’un projet collectif peine à aboutir.

Animation 3 : La météo

Ce que vous demandez aux membres : « En 1 minute, quelle est votre météo du moment ? »

Avantage pour l’animateur : à tour de rôle, les membres décrivent leur météo : « nuages bas » ou « embellie sur toute la région » sont autant d’indicateurs du moral de vos troupes ! Et si le temps le permet, vous pouvez laisser à chacun la possibilité de justifier le terme choisi.
L’exercice permet aux membres de se situer personnellement, mais sans trop en dire. C’est l’occasion de découvrir les humeurs de chacun. Un préalable essentiel pour se mettre en empathie avec l’autre.

Animation 4 : L’échelle de valeurs

Ce que vous demandez aux membres : « Par rapport au projet qui nous occupe, comment vous positionnez-vous personnellement sur une échelle de 1-10 ? Pourquoi ? »

Avantage pour l’animateur : les membres peuvent s’exprimer sur l’avancée d’un projet mené collectivement depuis longtemps. L’animateur peut mesurer globalement l’appropriation du projet !
« L’exercice met en évidence les différences de motivation ou de rythme au sein du groupe précise Fadhila Brahimi. C’est un bon indicateur à utiliser en cours de projet. »

Animation 5 : La performance collective

Ce que vous demandez aux membres :
– Faire passer une balle le plus vite possible entre tous les participants sans la faire tomber.
– Construire une pyramide qui tient debout avec les objets à disposition (crayons, sacoches, etc).

Avantage pour l’animateur : Il s’agit tout bonnement de « jouer ». Peu importe le jeu choisi, celui-ci fera transparaître très clairement l’état d’esprit dans lequel se trouve chaque membre.

Si le but de l’exercice est simplement de faire jouer les membres ensemble, pour Fadhila Brahimi, c’est encore mieux si vous pouvez y ajouter du sens. « Il doit être pour l’animateur l’occasion de comprendre la place occupée par chacun dans le groupe. »

Je propose ainsi aux joueurs qui passent la balle à leur voisin de dire à voix haute, le 1er mot qui leur vient à l’esprit. « Le choix des mots n’est jamais anodin précise-t-elle. C’est l’occasion d’en savoir un peu plus sur chaque membre. »

Objectif 3 : pour introduire un thème de réflexion

Un peu de mise en scène dans l’annonce d’un thème de réflexion collective attise l’intérêt des membres et peut faciliter les premiers échanges ou séances de recherches d’idées, de solutions.

Animation 6 : Le choc des idées
(2 équipes)

Ce que vous demandez aux membres :
1er temps (10 minutes) :
Le groupe est divisé en deux équipes. Chacune cherche des questions « pièges » à poser sur le sujet ou thème de la réunion. Donnez un nombre précis de questions à poser, sans quoi cette recherche pourrait prendre beaucoup trop de temps.

2d temps (15 minutes) :
L’équipe 1 pose ses questions à l’équipe 2. Ils doivent répondre rapidement, sans palabrer. Puis inversement, l’équipe 2 pose à son tour ses questions aux autres.

Avantage pour l’animateur : L’exercice est en quelque sorte une séance de brainstorming ludique. Pratique si vous cherchez à faire formuler des points souvent difficiles à dire. Exemple, à des créateurs d’entreprises : « quelles sont les habitudes de gestion et de comptabilité qui mènent droit dans le mur… ? »

« C’est un jeu simple qui brise la glace à tous les coups, précise Marie-Alice Boyé expert E-marketing et formatrice. Le jeu produit souvent de bonnes idées, formulées de manière très synthétique. »
Animation 7 : Le portrait-robot

Question posée aux membres :
Par exemple :
Un réseau de freelance qui se réunit pour partager les bonnes pratiques, s’entraider… :
– « Quel est le pire client pour un freelance ? » / « Quel est le meilleur client pour un freelance ? »

Aux membres d’un club d’entreprises :
– « Quel est le portrait du partenaire idéal ? » / « Quel est le portrait du pire partenaire ? »

Avantage pour l’animateur :
Le jeu permet au groupe de se forger une vision commune et concrète de ce qu’il veut, de ce qu’il ne veut pas.
Il faut jouer pour devenir sérieux, disait Aristote. Là encore,le jeu libère la parole.

« Il impose une distance intéressante. Les membres se sentent plus libres de parler tout en s’amusant. »