La moitié des salariés souhaitent quitter leur entreprise

La première des motivations pour quitter son entreprise est d'obtenir une augmentation.

INFOGRAPHIE – Pour un salarié français sur deux, obtenir une augmentation passe par un changement d’employeur.

Obtenir une augmentation, telle est la première motivation des salariés qui souhaitent quitter leur entreprise. Plus de la moitié (53%) des 1000 personnes interrogées par OpinionWay pour les Editions Tissot au mois de mars évoquent cette raison. La deuxième motivation? C’est d’obtenir une promotion, pour 35% d’entre eux. 33% des personnes interrogées attendent de tomber sur une opportunité qui déterminera leur choix. 21% des sondés veulent intégrer une entreprise plus valorisante pour leur parcours professionnel, tandis que 7% quitteraient leur entreprise à cause de leurs collègues… 12% citent même leur supérieur hiérarchique. Les avantages sociaux (26 %) et les avantages en nature (20 %) sont des facteurs d’attraction vers une autre entreprise. On peut citer, par exemple, les crèches, les titres restaurant, les véhicules de fonction, les mutuelles.

Selon Ronan Chastellier, sociologue, il ne semble plus y avoir de fidélité «mécanique», «conservatrice» à l’entreprise. La notion de fidélité à l’entreprise leur paraît même un engagement un peu démesuré, une vertu conditionnelle. «Ces postes successifs au sein de différentes entreprises peuvent être le signe d’une attractivité professionnelle de la personne, alors que rester trop longtemps à un même poste dans une entreprise peut être perçu comme une difficulté à progresser dans une carrière», rapporte une étude menée en mars pour Robert Half, spécialiste du recrutement dans la finance et la comptabilité.

Les «job-zappeurs»

Cependant, pour 88,5% des directeurs administratifs et financiers (DAF), un salarié ou candidat peut être considéré comme un «job-zappeur» dès lors qu’il change plus de trois fois de postes sur une période de dix ans, poursuit l’enquête. Et 83% des DAF déclarent être prêts à éliminer un candidat sous ce prétexte. «Ces individus peuvent être vus comme instables, dans l’incapacité à s’adapter ou à s’engager», commente le cabinet Robert Half. «Sur l’ensemble d’une carrière, les personnes qui s’en sortent le mieux sont finalement celles qui restent le plus longtemps dans la même entreprise. La mobilité externe a un effet positif en début de carrière, mais il y a un jour où le cadre doit savoir s’arrêter», explique Jean Pralong, psychologue et docteur en sciences de gestion, à l’origine d’uneétude sur la relation entre la réussite d’une carrière et la fidélité à une entreprise.

Quant à ceux qui restent dans leur entreprise, c’est principalement l’absence de recherche active (32%) et le risque (31%), notamment financier, qui les en empêchent d’après le sondage des Editions Tissot. On reste aussi par manque d’opportunités professionnelles (27 %), par attachement à l’entreprise (23%) ou par routine pour 17 % des salariés. Les raisons qui donnent vraiment envie de rester dans son entreprise sont: la proximité avec le domicile (39%), la stabilité de l’entreprise (32%), les relations avec ses collègues (31%), la rémunération (30%), la peur du changement (20%) et la relation avec son supérieur hiérarchique (17%). Les avantages sociaux, la réputation de l’entreprise, les avantages en nature arrivent ensuite. La perspective d’une promotion (7%) et l’accès à des formations (7%) retiennent peu de salariés.

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