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Les médias outil d’influence ?

Dire que les médias sont des outils d’influence est un truisme : après tout, ils sont faits pour agir sur notre psychisme et là réside leur pouvoir.

Pour parler en termes du fameux « temps de cerveau humain », rappelons que la consommation de médias est en passe de devenir sa première activité lorsqu’il est éveillé. Selon une étude rendue publique par Médiamétrie en février 2008, la fréquentation moyenne des médias par jour chez les Français de plus de treize ans augmente de 6% par an depuis plusieurs années, au point d’occuper six heures de leur quotidien. Par semaine, cela fait plus que les trente-cinq heures réglementaires. Pour prendre les chiffres à la louche, nous regardons la télévision trois heures par jour en moyenne, les trois autres étant consacrées à la radio et à la presse. Pour le dire autrement neuf Français sur dix regardent la télévision tous les jours, 8 sur 10 écoutent la radio et lisent la presse et un peu plus d’un tiers surfe. Même si Internet progresse comme prévisible en temps de vie des jeunes générations et favorise un usage hyperindividualisé des médias, il est encore loin d’avoir remplacé les vieux médias de masses. Et même si certains prédisent la fin de la télévision ou des journaux, reste ce fait incontournable : notre contact avec la réalité passe de plus en plus par l’intermédiaire de spectacles ou représentations produits industriellement. Ce que nous savons du monde, et même ce que nous en rêvons, a été fabriqué délibérément par autrui. Ne serait-ce que par leur façon de structurer notre vie et notre contact avec la réalité, les médias ont déjà gagné la bataille de l’influence .

Cela dit, en quoi consiste-t-elle ?

La réponse la plus évidente est qu’ils font penser et faire. Personne ne niera qu’il y a des publicités qui font vendre et des campagnes politiques qui réussissent. Mais cette action se révèle plus hasardeuse dès que l’on cherche à en mesurer les composantes et à en prédire les effets. Près de huit décennies de recherches sur la question ont montré que toute tentative médiatique de persuasion se heurte à de sérieux obstacles. Certains tiennent à la résistance passive du cerveau qui ne se laisse par impressionner à tous les coups, aux interactions du spectateur avec son milieu social, à son attitude qui peut être ironique ou distanciée : elle ne l’incite à ne pas forcément interpréter les messages comme l’entendait leur émetteur.

C’est plutôt une bonne nouvelle : il n’est pas possible de prédire la réussite d’une campagne sur l’opinion publique, ni de la garantir avec les bonnes techniques et les bons professionnels. Même là où les médias penchent majoritairement d’un côté, ils ne procurent pas le contrôle paisible de l’opinion, d’autant plus qu’il n’y a plus guère de monopole qui tienne. Sinon les Allemands de l’Est seraient restés marxistes, les Italiens n’auraient pas chassé Berlusconi deux fois (avant, il est vrai, de le faire revenir une troisième), les Français auraient voté aux deux tiers oui au référendum sur la constitution européenne.

L’autre grande approche de l’influence des médias (et l’autre grand reproche) concerne leur action sur nos sentiments par incitation ou fascination Là encore, d’innombrables études ont tenté de mesurer si les médias nous poussent à la violence ou aux excès sexuels. Même si aucun chercheur de bonne foi n’adorerait voir ses enfants regarder des films gore ou du X toute la journée, aucune automaticité là non plus. Pas de relation mécanique entre certains spectacles et certains comportements. Nous n’imitons pas forcément ce que nous avons vu et nos passions ne se déclenchent ainsi. Les recherches tendent à distinguer plus finement ce qui tient à un effet de stimulation de l’appétence pour la violence et le sexe d’une part et d’autre part un effet plus général, d’habitude : les comportements brutaux ou une vision mécanique de la sexualité apparaîtraient comme « naturels » aux spectateurs. La répulsion envers la violence ou la tendance à considérer nos partenaires sexuels comme des êtres humains seraient finalement les vraies victimes de la déferlante d’images.

Accusation complémentaire et quelque peu contradictoire : les médias sont des soporifiques. Ils incitent à la passivité (donc à l’acceptation du monde tel qu’il est) en proposant une vie par substitution, des rêves bon marché fabriqués industriellement, des objets de désir artificiels… Tel est le thème que reprendra inlassablement l’école de Francfort, par exemple, considérant le statut de spectateur comme la forme suprême de l’aliénation, celle qui touche jusqu’à l’inconscient.

Plus pragmatique, peut-être, la vision de l’influence des médias en terme de sélection. Parmi des milliards d’événements, certains seront censés concerner ou intéresser des millions de gens. Parmi des millions d’œuvres ou de projets, certains seront portés à l’attention du public. Parmi des milliers d’aspirants à la gloire ou à une forme quelconque de reconnaissance par le public, quelques uns seront précisément « médiatisés ». Les mécanismes d’élimination et de mise en lumière de ce qui est important, significatif, bouleversant, remarquable… ne sont pas si faciles à analyser, sauf pour les partisans de la théorie du complot. Pour ces derniers une poignée d’hommes (quelques capitalistes pour Chomsky ) décident avec leur serviteurs journalistes de ce qui sera ou non connu des masses. Même s’il est facile de pointer des inégalités de traitement ou de singulière myopies (par exemple des traitements très inégaux des horreurs du monde selon leurs auteurs ou leurs attitudes), on se doute que l’affaire n’est pas si simple.

Il y a bien d’autres filtres qui s’instaurent entre la réalité et nous et s’ajoutent pour la construire sous une forme « médiatisable ». Certains sont du côté du « produit brut ». L’événement qui souffre d’un déficit d’images, qui ne se prête pas à une lecture simple, qui n’est pas incarné par une figure frappante part avec un gros handicap. Mais d’autres critères interviennent pour faire que ceci « intéressera le public » et non cela : habitudes culturelles journalistiques, conformisme des milieux qui sélectionnent l’information, tendance des médias à parler de ce dont parlent les médias, tabous, mais aussi critères « formels » de choix de l’évènement ou du thèmes spectaculaires, attractifs…., Et il y a bien sûr les efforts des groupes d’influence pour pousser tel ou tel sujet sous les feux de l’actualité.

Une très grande partie du contenu des médias est formaté pour les médias. D’une conférence de presse à un attentat (qui est après tout un spectacle scénarisé), d’une manifestation qui cherche plus à attirer l’attention des caméras que des passants au « look » et au discours d’un homme politique conseillé par ses spécialistes du marketing politique. Ce que nous voyons et entendons a été pour une très large part pensé en vue d’un effet sur le public. Les producteurs d’événements deviennent des producteurs de spectacles. Ils tentent d’imposer un impact et une interprétation de leurs actes et des leurs déclarations. À cette intentionnalité s’en ajoute une seconde, celle du journaliste qui construit l’événement par un découpage, un commentaire, un contexte, une hiérarchie. Un troisième filtre, celui du récepteur avec ses propres attentes, préjugés, stéréotypes, mais aussi avec son esprit critique et une certaine imprévisibilité parachèvera le processus.

Tout ce qui précède s’applique à plus forte raison aux contenus distractifs ou semi-distractifs (comme la téléréalité).

Tout cela pose à l‘évidence la question « qui exerce le pouvoir sur les médias ? », au sens de qui décide de leur contenu. Les réponses les plus fréquentes mettent en cause les forces de l’argent et les maléfices de l’Audimat (ou les taux de diffusion et les publicitaires qui financent le système et exigent en retour un public bien ciblé).

En une heureuse formule Daniel Bougnoux a désigné les trois risques pour l’information: « l’argent, l’urgent, les gens ». Si le premier est assez évident, les deux autres ne sont pas moins importants.

Le facteur temps (ce qui est d’actualité, ce qui est dépassé donc ringard, ce dont il faut parler immédiatement quitte à ne prendre aucun recul, mais aussi la façon de découper la vision de la réalité en unités de temps ou de longueur standardisée) est une pression constante. Qui a jamais fréquenté les coulisses d’un journal télévisé sait bien que la rédaction ne passe pas son temps à répondre obséquieusement à des coups de téléphone de ministres ou de gros capitalistes, mais plutôt à surveiller le chronomètre pour bien calibrer le temps consacré à chaque sujet en fonction des bonnes images disponibles.

Quant aux gens, cette vaste désignation recouvre à la fois ceux que rencontrent les journalistes et le milieu social qu’ils forment et celui dont ils dépendent. Le « milieu médiatique » est exactement comme celui des marins pêcheurs ou ou des enseignants auteurs en sciences humaines: spécifique. Il a ses codes, ses hiérarchies et réseaux internes, ses valeurs, son jargon, ses intérêts, ses solidarités, ses lois du silence… Il présente un certain taux de déformation par rapport à l’opinion moyenne. Un sondage sur les journalistes réalisé en 2002 avait démontré combien ils avaient des goûts culinaires, culturels ou politiques décalés par rapport au reste de la population. Si tous les Français avaient été comme eux « Astérix conte Cléopatre » aurait eu bien moins de succès que « In the mood for love » et l’élection de 2002 aurait largement placé Lionel Jospin en tête au premier tour, le Pen n’ayant qu’une poignée de voix. Mais cela ne veut pas dire que les médias reflètent automatiquement les choix des journalistes. Ainsi le fait indéniable que le milieu journalistique soit plus progressiste que la moyenne n’implique pas forcément que les médias écrits ou audiovisuels soient forcément de gauche. D’autant que la notion d’influence des médias serait à préciser selon que l’on parle de celle des Échos ou de celle du JT de 13h sur TF1.

Reste que le contrôle des médias par la propriété ou l’autorité n’est pas la plus mauvaise façon d’exercer de l’influence et de ce point de vue on peut trouver plus à plaindre qu’un Maxwell ou un Poutine.

Bonnes Nouvelles des Conspirateurs du futur

La France d’en haut ferait bien de s’inspirer de la France d’en bas et de mutualiser les bonnes pratiques en organisant la contagion des initiatives. Elle ferait bien aussi de cesser de regarder la France à la jumelle en prenant, au nom de l’exception française, des mesures sur le temps de travail, la fiscalité ou l’environnement que nos voisins ne suivent pas, et qui diminuent d’autant notre attractivité. Pour l’activité et l’emploi, il faut aussi cesser de chercher des solutions imposées d’en haut et qui ne marchent pas et regarder ce qui réussit dans la France des entreprises et des territoires qui entreprend et innove. Bref on a tout essayé d’en haut sauf ce qui marche en bas. Le mal français, c’est bien le jacobinisme de nos élites

Si chacun d’entre nous bouge là où il se trouve, c’est l’ensemble de la société française qui va se remettre en marche avant !

L’Appel de Loches : six idées pour l’action

La France jacobine qui gouverne d’en haut va mal, et son manque de courage politique nous a fait tomber bien bas en laissant filer la dette depuis plus de 30 ans. Celle des petites entreprises qui vivifient nos territoires va souvent bien et irait encore mieux si celle d’en haut lui fichait la paix. C’est ainsi que nous avons lancé le 9 avril 2012 l’appel de Loches.

Il y a des « justes » partout, à droite, à gauche, au centre et ailleurs, qui construisent des ponts et pas des murs, font avancer les roues des initiatives, enlèvent les bâtons qui pourraient les freiner, et servent l’intérêt général avant de se servir.

  • Pour que la compétence l’emporte sur l’appartenance
  • Pour que l’on cesse de mettre les gens dans des cases
  • Pour que la France d’en haut s’inspire de la France d’en bas qui entreprend et innove
  • Pour que cessent les exceptions françaises
  • Pour mutualiser les bonnes pratiques et organiser la contagion des initiatives
  • Pour que le courage et le bon sens l’emportent sur le clientélisme

Le çavapétisme

Les milieux économiques parisiens ne trouvent « plus aucun motif » de croire que la situation du pays va aller mieux. Aux déclinistes s’ajoutent désormais une nouvelle catégorie : ceux qui croient à un prochain choc. Que »ça va péter »

C’est l’hiver des espoirs. Les milieux économiques et financiers parisiens ne trouvent « plus aucun motif » de croire que la situation du pays va aller mieux. Et d’égrener les déceptions : les réformes vont s’arrêter sitôt votée la loi Macron. Regardez Valls qui se range à gauche et Hollande qui prépare « le rassemblement » de son camp avant la bataille de 2017.

Le pétrole qui chute, le dollar qui monte, sont des bonnes nouvelles venues d’ailleurs pour Noël. On s’y accroche mais pour en mesurer immédiatement l’insuffisance. Idem on évoque le succès confirmé des grands groupes mais pour souligner que 2014 aura été l’année de beaucoup de départs, pas de sièges sociaux, mais de dirigeants et de services entiers. On se réjouit des « successfull start-up » françaises, comme Lending Club la semaine passée, mais pour en déplorer l’exceptionnalité.

L’Europe s’enfonce. La croissance allemande s’est étouffée, elle végète à 1% et Berlin n’a pas la moindre intention d’engager une politique de relance. Le plan Junker montre l’impuissance des Etats membres à trouver « du vrai argent », comme dit le même Macron, pour faire redémarrer le PIB. La cause profonde du mal européen est cernée : « la distanciation qui s’est installée » entre Paris et Berlin, comme l’avoue l’ancien premier ministre germanophile Jean-Marc Ayrault lui-même. Partout l’extrême droite grimpe, l’extrême gauche aussi dans les pays méditerranéens. En Europe mais surtout en France, grossissent les peurs, les replis sur soi, les ressentiments et les exaspérations.

Encore deux ans et demi à tenir, comme çà, avant 2017 ? Est-ce possible ? Voilà plusieurs années que les déclinistes ont décrit cette France qui glisse doucement vers le bas, irrémédiablement. Ses corps constitués sont arthrosés, paralysés, incapables du sursaut que dicte la situation. La classe politique est prisonnière du déclin, voire incompétente et couarde. Le lent déclin est finalement accepté comme moins douloureux que la remise en cause des avantages acquis, des rentes, des habitudes. Après tout, les deux tiers des Français, les « ins », ceux qui ont un CDI dans une grande entreprise ou qui sont fonctionnaires, vivent bien, leurs salaires augmentent… La France a une préférence pour le déclin.

Dans les rangs des déprimés, aux déclinistes s’ajoute aujourd’hui une nouvelle catégorie : les çavapétistes, selon le bon mot que m’a soufflé le dirigeant d’un grand organisme public. Les çavapétistes pensent que « ça ne peut pas durer », « ça va péter ». La France n’est pas le pays des réformes mais le pays des révolutions, expliquent-ils. Nous en vivons la confirmation, attention donc à celle qui vient, elle est pour très bientôt, la colère monte, elle est à nos portes.

Où ? D’où viendra-t-elle ? C’est le mystère des révolutions. On ne sait jamais avant ce qui met le feu aux poudres. Mais les çavapétistes ont tout de même cinq scénarios.

D’abord la rue. Chaque usine qui ferme, chaque réforme provoque son défilé. Ouvriers, taxis, médecins, notaires… Les « anti » ne font pas masse, chacun reste de son côté. Mais les Français ont les nerfs à fleur de peau, leurs exaspérations sont telles qu’une coagulation opportuniste est possible. Un jour, tous unis contre… L’année 2015 sans sortie du tunnel va encore échauffer les esprits aigris. Sait-on où cela mènera ?

Ensuite les jeunes. François Hollande voulait en faire la priorité de son quinquennat mais la jeunesse ne lui en fait aucun gré. L’habite un mélange de profond désintérêt pour la politique et un haut degré inflammatoire. Les crédits qui manquent ici, les suppressions d’enseignement là… et le feu prend. A Nanterre en 68, tout est parti de l’accès au dortoir des filles… et l’immense de Gaulle, à la fin, tomba.

La surprise. Les bonnets rouges qui mobilisent toute la Bretagne ? Les « zadistes » écolos qui font école pour bloquer toute atteinte aux grenouilles des marais ? Ailleurs ? N’importe où ? Veuillez aux étincelles…

Les marchés financiers. C’est bien entendu la thèse de beaucoup. La France sans réforme, la France des déficits qui glissent, des promesses toujours démenties, la France bloquée joue avec un autre feu : celui de ses taux d’intérêt. Quand la FED américaine va relever les siens, la planète financière sera entièrement secouée et nul ne peut en prédire les conséquences. Même si la BCE se met à racheter des dettes des Etats, comme prévu au printemps 2015, elle ne pourra pas empêcher le spreadentre France et Allemagne de s’écarter et le coût des emprunts de s’alourdir de plusieurs milliards. Il faudra immédiatement couper dans les dépenses d’autant mais le risque sera gros de s’engager dans la spirale qui a mené l’Italie ou l’Espagne vers le gouffre en 2010. Ce serait le début de « la crise française » et, regardez en Russie tout se passe alors très vite, la crédibilité de la France peut aller au tapis en quelques jours et le gouvernement avec.

Dernier scénario, qui commence à prendre corps, curieusement, dans les milieux économiques : une victoire de Marine Le Pen. Ce serait le moyen de « lever l’hypothèque ». Comme elle mettrait la France à genoux, par dévaluation massives et nationalisations de force, elle ne tiendrait pas six mois. Le paysage politique pourrait enfin se reconstruire autour des réformistes de gauche et de droite.

Le çavapétisme est une forme de dernier espoir. Du chaos renaitra une France redevenue normale, ayant enfin décidé d’épouser son époque et de se remettre en avant. Mais il est bien triste d’en arriver à souhaiter la crise. Le pays n’a-t-il plus assez de forces, d’atouts, de responsables courageux, pour s’éviter une catharsis ?

Le comportement des médias

Leur influence sur la population

Aujourd’hui et partout dans le monde (notamment en France), les médias sont omniprésents dans la vie des populations. Chacun de nous consacre près de 23% de notre temps (soit 5h25 par jour) aux médias. Ceux ci nous influenceraient donc au quotidien sans que nous puissions nous en apercevoir. Nos comportements et notre vision du monde en sont donc en quelque sorte des copies..

A) L’influence des médias sur nos comportements.

Les magazines féminins

Les magazines féminins sont probablement les premiers à divulguer une beauté qui repose essentiellement sur la minceur et la jeunesse. En effet, les pages de ces magazines sont remplies de photos retouchées, afin de vendre au mieux une crème amincissante dite « Miracle ». Mais des recherches effectuées par le ministère de la santé démontrent que plus des trois quarts de leurs pages couvertures ont un titre sur la meilleure manière de changer son apparence, que ce soit grâce à un régime ou à la chirurgie esthétique. De plus l’âge des femmes représentées pour la vente d’un produit va être systématiquement inférieure. On va utiliser ce procédé lorsque le magazine va vouloir vendre une crème antirides.

Le cinéma et la télévision

Le cinéma et la télévision nous vendent également et sans arrêt une beauté inaccessible, puisqu’ ils nous bombardent constamment d’images du corps féminin «parfait». Celui-ci sert à vendre toute sorte de produit comme des yaourts, des voitures…Mais dans cette abondance d’image, on remarque qu’il n’y a pas de diversité. En effet, les visages et les corps sont jeunes, minces et les femmes sont toutes «parfaites», voir irréelles. Ces deux agents (la télé et le cinéma) sont des compléments envers les magazines féminins, puisque par le biais de série ou de publicité ils vont contribuer à cette diffusion.
Mais cette abondance d’image a malheureusement un impact sur les adolescentes et même sur certaines femmes. Nous pourrions nous demander pourquoi y a t’il un si grand fossé entre les femmes que nous voyons au quotidien et celles qui sont montrées dans les magazines, à la télé ou au cinéma.
La réponse est simple. Il faut savoir que ces femmes au physique « modèle» passent une grande partie de leur temps à des activités qui ont but de modifier ou de façonner leur corps; de plus les photos sont toujours retouchées par ordinateur. Tout n’est donc qu’illusion.. 
Ces médias là ont donc pour unique but de pousser à la consommation de certains produits par de la pub mensongère et de donner une fausse image de l’Homme, qui sera assimilé par tous. Ils influ notre comportement sur notre façon d’être et de consommer.

Influence sur le comportement des plus jeunes face à la violence

Les enfants ou les pré adolescents sont les plus vulnérables face à l’influence des médias, qui peut agir sur leur comportement. La télévision en particulier est le médias qui a le plus d’influence sur les plus jeunes. Ces jeunes sont pourtant fréquemment exposés à la violence des médias et ce de plus en plus tôt.
Face à cette agressivité véhiculée dans les médias on observe trois réactions possibles chez les jeunes.

La première est l’augmentation de la peur :
les enfants en particulier les filles sont plus vulnérables que les adultes face à la brutalité des médias ce qui peut les rendre plus craintive devant le monde qui les entourent.

La deuxième est la désensibilisation face à la violence :

En effet à force de voir quotidiennement de la violence dans les médias cela peut leur paraitre normal. Ainsi, certaines émissions pour enfant peuvent être brutales et cette brutalité présentée sous un jour comique ; sans exposer à l’enfant les conséquences réelles d’un tel comportement. Donc l’enfant va dédramatiser la violence et ne se rendra pas compte des conséquences de celle-ci.

La dernière est l’augmentation du comportement agressif : 
Ceci est particulièrement vrai pour les jeunes enfants qui sont susceptibles d’afficher des comportements violent après avoir visionner un film ou une émission violente.

B) Les médias influencent-ils notre vision du monde ?

Après avoir vu l‘influence des médias sur les comportements des personnes, nous allons voir à présent comment les médias influencent et peuvent changer notre vision du monde ?
Ainsi, nous verrons tout d’abord comment les médias transmettent l’information qu’ils diffusent et comment nous l’intégrons. Nous verrons ensuite quelques exemples concrets de cette influence.
Il faut savoir, tout d’abord, que la plupart des messages médiatiques n’ont pas l’intention de convaincre. Mais ils peuvent tout de même avoir un effet d’influence car ils n’ont pas directement pour objectif de persuader. Ainsi il n’y a pas de « résistance psychologique .
Mais qu’est ce que la résistance psychologique ?
Pour le psychologue BREHM, la résistance psychologique part du sentiment de « réactance », cela consiste à préserver notre sentiment de liberté. C’est à dire si une information a pour but premier de nous persuader, on aura l‘impression que notre sentiment de liberté est menacé. De ce fait, on entre dans une attitude de résistance psychologique et l’information sera alors rejeté.
Mais alors comment les médias nous influencent-ils ?

Pour moi les médias sont comme un intermédiaire, situés entre un évènement et les spectateurs, transmettant un message. Ainsi nous les pensons objectifs et par conséquent ils paraissent peu influençable et on est plus à même à être influencés par ces médias. De plus sachant qu’il s occupent de nous faire parvenir les messages on peut se demander si ils ne nous cachent pas une partie du monde ?
Prenons un exemple. Quand nous regardons les informations à la télé : 
On nous parle surtout de vie politique, de sport et de la crise, de procès, de meurtres. Toutes les informations dites « positives » sont toujours relégués au second plan.

Cela prouve que les médias ne diffusent pas toutes l’information, qu’ils la sélectionne et que l’on se retrouve devant un écran de fumée. Mais ce choix opéré par les médias peut être dangereux car ils ne dictent pas aux gens ce qu’il faut mais à quoi il faut penser. 
Mais comment alors arrivent-ils à nous faire assimiler leur information qui va interagir sur notre croyance du monde ?

Il faut savoir qu’il existe une multitude d’information, de programme informatique mais qui en définitive donne une même vision du monde : c’est le « monde de la télé ». Ensuite plus une information est diffusée plus elle touche de personne et plus celle si peut devenir une norme, homogénéiser les comportements et unifier nos croyances sur le monde. On peut donc dire que la représentation que se font les individus sur le monde réel n’est en réalité qu’un monde décrit par les médias. 
Pour finir, il faut savoir que les médias montrent un vision fallacieuse, exagéré de la société par exemple ils sur-représentent les tendances violentes, accentuent les rôles sexistes… Ces contenus vont être par la suite intériorisés mais aussi appliqué sur au mode réel par les individus. Cela aura pour effets de leur montrer un monde plus hostile et dangereux qu’il ne l’est en réalité.

Le partage des données personnelles

La Maison Blanche, en septembre 2011, communique aux ministères et agences gouvernementales que la politique d’ouverture des données de l’Administration comprend le partage des données personnelles.

Aux Etats-Unis, le projet « Smart Disclosure » est lancé.

Au Royaume Uni, le Gouvernement de David Cameron, « désireux d’augmenter le pouvoir d’achat des consommateurs en rééquilibrant leur relation avec les entreprises, » a officiellement lancé, fin 2011, le projet « MyData ».
Le principe de cette ébauche repose sur le partage d’informations personnelles que possèdent les entreprises à l’égard de leurs clients.

En France, initiateur du projet « Mes Infos », Daniel Kaplan co-fondateur de la FING (Fondation pour l’internet nouvelle génération) explique : «Les entreprises n’ont pas confiance dans leurs clients. Elles passent leur temps à se sécuriser contre eux. Elles sont dans des modèles d’affaires tellement complexes qu’elles cherchent à enfermer le consommateur, à lui en dire le moins possible.»

C’est à dire…?

Un individu pourra connaître sa consommation, mesurer sa prise alimentaire, gérer son budget, comparer des produits ou des prix, évaluer son employabilité ou sa e-réputation en comparant son profil avec d’autres personnes sur des réseaux en ligne.

Le seul hic ? Les consommateurs deviendront  de plus en plus dépendants de la technologie, des entreprises, donc, des  services qu’elles auront su développés pour nous, consommateurs… Nous éloignant un peu plus de nos besoins élémentaires.

L’entreprise pourra quant à elle ; proposer au consommateur un « coaching personnalisé » grâce au recueil, à la mise à jour et à la restitution de ses données personnelles, répondre à des appels d’offres de consommateurs individuels ou d’un groupe de consommateurs ou encore recruter de manière nouvelle.

Mais attention ! Certaines entreprises et administrations, se livrent à un véritable chantage : sans données, pas de service !
Les capacités de prédiction comportementale se développent et produisent des discriminations dans l’accès aux services, voire aux droits.

Pour qu’un individu puisse utiliser ses données, il va falloir lui proposer des outils et des services pour qu’il puisse les stocker, analyser et exploiter en combinant aisance et sécurité.

Des fournisseurs de services indépendants proposent une gamme de logiciels et d’outils en ligne tels que ;

  • « Personal Analytics » : développe des connaissances et aide à la décision personnelle.
  • « Matching » : associe demandes et offres.
  • « Portabilité » : facilite la mobilité des profils individuels entre différents espaces et interlocuteurs.
  • « Entrepôt personnel » : stocke et partage des données.

Les services personnels de gestion des données favoriseront alors l’émergence d’un nouveau marché.

A venir ?

En 2013, le partage des données personnelles est devenu obligatoire au Royaume-Uni, puis dans la plupart des pays de l’Union européenne.
En 2018, la création de l’AEPC (Agence européenne de Prédiction des Comportements) à Riga, qui aura pour but de développer des algorithmes capables de prédire les comportements des individus.

La croissance ou la décroissance ?

Mais au fait, c’est quoi cette croissance, dont on entend parler des dizaines de fois par jour « dans le poste » ?!

Proposition d’explication : la croissance est un indice mathématique, un imaginaire, un système. Au final, la croissance est une idéologie.

 La croissance est un indice mathématique : c’est l’augmentation continuelle de la production de biens de services, et d’échanges dans une économie. Cette production est mesurée par le PIB. Ce dernier ne tient pas compte de la qualité des productions : une économie qui soigne au lieu de prévenir est en croissance. Le nettoyage d’une marée noire, faire la guerre, participent à la croissance. Construire des écoles aussi.

– La croissance est un imaginaire : la croissance, c’est le progrès, le mieux. Une plante croît. Un enfant grandi. La croissance, c’est positif. La croissance apporte le bonheur… la croissance est la condition du bien-être des populations. La croissance est synonyme d’emplois.

– La croissance est un système : le système est productiviste. De tous les systèmes productivistes, le capitalisme est apparemment le plus efficace pour faire croître le PIB (ou du moins, le plus efficace pour faire croire qu’il est le plus efficace). Le système s’appuie sur la technologie, voire le techno-scientisme, sur la valeur travail, l’esprit de concurrence, le devoir de compétitivité. Ce dogme de la concurrence fait que le système est surtout le plus efficace pour créer de l’inégalité entre les plus riches et les plus pauvres (toutes échelles confondues), mais « peu importe, puisque grâce à la croissance, il leur restera quand même quelques miettes ». Ce système a de plus en plus besoin d’énergie pour fonctionner, c’est un système à forte entropie. Ses moteurs sont l’obsolescence programmée, la dette et la publicité.

– L’idéologie de la croissance consiste à faire l’amalgame entre l’indice, l’imaginaire et le système. Ainsi les 1% les plus puissants des 20% qui exploitent les derniers 80% s’appuient sur un indice apparemment objectif, pour conforter le système et ses conséquences, en promettant l’imaginaire lié à cette croissance. La promesse du bonheur au service d’un système. Une croyance qui relève de la pensée magique.

La Décroissance, c’est dénoncer les méfaits de la croissance telle qu’elle est définie ci-dessus. La Décroissance, c’est une vision cohérente d’une société non-violente, sans exploitation de l’homme par l’homme, respectueuse de son environnement sans obéir à la croyance économique. Et la Décroissance, c’est proposer des utopistes de transition vers ces sociétés soutenables et souhaitables : dotation inconditionnelle d’autonomie (gratuité des besoins de base couplée à une forte progressivité des prix pour la consommation supplémentaire, services publics, monnaies locales complémentaires fondantes), alliée à un revenu maximum autorisé, relocalisation et circuits courts (agriculture, productions manufacturées,…), …
L’objectif de la Décroissance n’a jamais été figé sur la diminution du PIB. La Décroissance c’est proposer d’autres pistes, d’autres alternatives sans rester axé sur les référentiels du capitalisme qui n’ont pas de sens. La Décroissance n’a jamais été la décroissance du PIB pour la décroissance du PIB.

L’optimiste

  C’est quelqu’un, d’abord, au niveau de la vie courante, qui est naturellement disposé à être content de tout. Tout ce qui arrive est pour lui, par définition, « bien », même si c’est une souffrance, qu’elle m’arrive à moi ou à un autre. L’optimiste, c’est celui pour qui « tout est bien dans le meilleur des mondes », comme le dit Pangloss dans le Candide de Voltaire –qui s’attache à railler l’optimisme. Si on a une telle attitude, c’est en général en raison du fait qu’on croit que le monde est ordonné, que les parties ne peuvent rien dire sur le tout. D’ailleurs, en philosophie, l’optimiste est celui qui adhère au système optimiste selon lequel tout est beau et bien et bon dans le meilleur des mondes. On devine tout de suite pourquoi l’optimiste constitue une figure dangereuse : c’est qu’il peut, par exemple au niveau politique, s’opposer à toute réforme. Par exemple, le libéraliste est un optimiste, il croit que le marché s’auto-régule tout seul, et que donc, tout va finir par s’arranger sans qu’on ait besoin d’intervenir : il faut laisser-faire… Ou encore, l’optimiste pourra laisser être la souffrance du malheureux, puisqu’il ne peut qu’être content de ce qui arrive : cf. les stoïciens qui se réjouissent de la torture. Cela, évidemment, parce que l’univers est un tout, et au niveau du tout, la souffrance s’annule, ou bien lui profite, etc. On comprend donc que le fait que l’optimiste soit considéré comme incorrigible, signifie à la fois le blâme, l’inquiétude ; et que chercher les raisons pour lesquelles il est dit incorrigible pourra nous mener peut-être à voir les « rouages » de l’attitude optimiste. Si on le dit incorrigible, est-ce parce qu’être optimiste relève de l’irrationnel, et est par définition inaccessible à toute argumentation ? Ou bien est-ce parce qu’il est dogmatique, inattaquable, irréfutable ?


Ou en sommes nous ?

Submergé par les médias , par toutes sortes d’information vrais ou fausses , se faire une opinion aujourd’hui devient de plus en plus difficile.

A qui ou à quoi se raccrocher ?

Et bien à vous

Oui vous

En définissant vos propres objectifs et restant critique envers tout ce que vous voyez ou entendez

A bientôt