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De la crise économique à la crise écologique

La Crise économique est toujours là. Depuis 2007, elle s’incruste dans nos vies et nos économies. Chacune espère que nous allons bientôt en sortir. Les analystes guettent la sortie, la reprise tant espérée. Et pourtant, elle ne s’arrêtera pas, la reprise ne viendra pas.

La grande majorité des économistes n’a pas compris la véritable nature du phénomène que nous subissons. Ils nous décrivent une crise financière ayant entraîné une crise des dettes publiques. Ils nous expliquent maintenant que la récession est devenue générale.

Ce schéma explicatif est celui d’universitaires et de chercheurs ayant une analyse globale et macroéconomique de la situation. Quand ils adoptent un point de vue microéconomique, ils décrivent des entreprises aux carnets de commandes vides, qui attendent le redémarrage en faisant le gros dos.

Alors, pourquoi cela ne repart-il pas ? Pour le comprendre, il faut adopter le point de vue d’autres acteurs économiques.

Prenons un établissement public, un collège par exemple. Depuis six ans, les comptes de ces organismes sont fortement contraints par les coûts croissants du gaz, du fuel, de l’électricité et de l’eau. Ce que les agents comptables appellent le « chapitre viabilisation » prend une place de plus en plus démesurée (parfois 50 à 70%). Les budgets n’augmentant pas, c’est la part relative à la pédagogie qui ne fait que baisser. Cela a deux conséquences : l’enrichissement des grandes compagnies et des pays qui commercialisent ces ressources, la faiblesse croissante des entreprises souvent locales qui vendent des prestations de sorties pour les élèves et du matériel pédagogique.

Prenons un autre exemple : un jeune ménage qui a acheté ou loué un appartement ou une maison. La demande de logements et les tensions sur le marché immobilier ont entraîné une augmentation importante des prix depuis une quinzaine d’années. Désormais, le logement d’un ménage représente le tiers ou la moitié de son budget. Cette situation s’est aggravée avec l’augmentation des prix de l’énergie.

Cette part croissante du logement a obligé chaque ménage à faire des économies : elles se font sur les loisirs (vacances, restaurants, culture) et la consommation. Les entreprises locales qui vendent du loisir ou qui produisent et vendent des biens ne verront pas revenir des consommateurs dont les budgets sont fortement impactés durablement par le coût croissant des logements et de l’énergie.

Ces deux exemples peuvent être généralisés. Les entreprises – grandes et petites -, les administrations et les particuliers : tout le monde est confronté aux coûts croissants de ces ressources.

En impactant les budgets de chaque acteur économique, l’augmentation du prix des ressources interdit toute reprise économique conséquente. Elle plombe durablement les possibilités d’investissements, la capacité à consommer et entraîne augmentation des impôts et perte de confiance sur l’avenir.

Il n’y a aucune raison que ces phénomènes s’arrêtent, il n’y a pas à rechercher de reprise dans ces secteurs. L’augmentation des prix de l’immobilier et de l’énergie sont des phénomènes durables. Cela s’est fait brutalement et cela va durer longtemps car, globalement, l’offre de ces biens ne peut plus répondre à la demande.

Le phénomène doit être appréhendé d’une manière globale. Les ressources nécessaires au fonctionnement d’une économie -les terrains constructibles, les hydrocarbures, l’eau potable, … – sont de plus en plus rares. La tension entre une demande croissante et une offre stable ou déclinante ne cesse de croître.

Les processus en cours proviennent donc d’une crise qu’il faut qualifier d’écologique. Cette crise trouve ses racines dans l’insuffisance croissante et durable des ressources nécessaires au fonctionnement d’une économie.

Les origines de la crise actuelle sont d’ailleurs fortement imprégnées de la crise écologique des ressources. La crise des subprimes de 2007 naît pendant une période d’augmentation des prix de l’immobilier aux Etats-unis. Les subprimes ont été « inventé » pour trouver des ressources financières pour les Américains impécunieux. Cela s’est produit dans une période d’augmentation importante des prix des hydrocarbures et de l’alimentation sur le marché mondial.

La plupart des économistes sont confiants car, dans l’histoire de l’Humanité, chaque récession a été suivi d’une reprise économique. Ils ont tort. Ils n’ont pas compris la véritable nature de la crise que nous venons de rencontrer. Il s’agit d’une crise durable des ressources nécessaires au fonctionnement d’une économie développée.

Il s’agit d’une crise d’un genre nouveau qu’il faut appeler crise écologique.

Les investissements en France en 2014

Si le nombre de décisions d’investissement dans l’Hexagone a connu un bond en 2014, le volume d’emplois attendus est le plus bas depuis dix ans.

Cocorico en demi-teinte pour les investissements étrangers en France, à l’occasion de la publication par Business France, lundi, du dernier bilan sur le sujet. En demi-teinte, car si le nombre de projets est en hausse en 2014 par rapport à 2013, la quantité d’emplois générés par ces projets est en nette baisse.

Ainsi, à périmètre constant (la méthodologie a quelque peu évolué en un an), la France a accueilli l’année dernière 740 projets d’implantation étrangère, contre 685 en 2013. Soit une progression de 8%. Mais le nombre d’emplois promis par ces projets n’est que de 25 478, contre 29 631 un an plus tôt. Soit une chute de 14%. Les auteurs du rapport de Business France (dépendant du gouvernement) se rassurent en expliquant que cette «moindre contribution à l’emploi à court terme» est due à «la progression du nombre de projets dans des activités à forte valeur ajoutée», comme les centres de décisions (+13%) ou les activités de R&D et d’ingénierie (+19%). Il n’empêche, cette dernière fournée constitue, en termes d’emplois, la pire performance de ces dix dernières années.

UNE ACTIVITÉ TRÈS EUROPÉENNE

Dans le détail, la France a attiré en 2014 des investisseurs de 47 pays différents. Mais l’activité reste très européenne, puisque la très grande majorité des décisions d’investissement provient avant tout de l’UE (61%), suivie de l’Amérique du Nord (22%) et de l’Asie (12%). Par pays, les Etats-Unis conservent leur première place (18% des décisions d’investissement, +6,5% sur un an), devant l’Allemagne (14% des investissements, -5%), et la Grande-Bretagne (9% des investissements, + 50%).

Par type, la très grande majorité d’entre eux est constituée d’investissements physiques (85%). Viennent ensuite les investissements financiers pour 7% (fusions acquisitions, prises de participations…), les investissements de modernisation et de pérennisation (6%), et les partenariats technologiques et commerciaux (2%). A 63%, ces investissements concernent le secteur manufacturier, et à 37% les entreprises de service. Avec, en tête des activités, les logiciels et prestations informatiques (11 %) et le conseil-ingénierie et les services aux entreprises (7%). Quant aux territoires concernés, six régions concentrent les deux tiers des nouveaux investissements étrangers : l’Ile-de-France, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Nord-Pas-de-Calais et l’Alsace .

L’économie de partage

L’économie du partage ou économie modeste va bien au delà du secteur des transports. Elle trouve des applications jusqu’à la high-tech. Au risque de remettre en cause le modèle économique des grandes entreprises. Par Navi Radjou conseiller pour l’innovation et le leadership au sein de la Silicon Valley et Jaideep Prabhu professeur à Cambridge Judge Business School, Université de Cambridge et directeur du Center for India & Global Business

Dans son célèbre essai de 1937, l’économiste Ronald Coase a soutenu que l’organisation pyramidale des économies occidentales, avec quelques rares producteurs importants au sommet et des millions de consommateurs passifs en bas, était due à l’existence des coûts de transaction : les investissements incorporels liés à la recherche, à la négociation, à la prise de décision et à l’application. Mais depuis Internet, les technologies mobiles et tous les médias sociaux qui ont pratiquement éliminé ces coûts dans de nombreux secteurs, cette structure économique va devoir évoluer.

En effet, aux États-Unis et en Europe, les chaînes de valeur intégrées verticalement et contrôlées par les grandes entreprises sont déjà contestées par les nouveaux écosystèmes de valeur orchestrés par le consommateur. Ces derniers permettent aux consommateurs de concevoir, de construire, de commercialiser et de distribuer les échanges de marchandises et de services entre eux en éliminant le besoin d’intermédiaires. Cette approche ascendante de la création de valeur est activée par les réseaux horizontaux (ou peer-to-peer) et les plates-formes de bricolage (DIY) qui constituent la base de l’économie « modeste ».

Un pouvoir d’achat affaibli

Deux facteurs clés alimentent la croissance de l’économie modeste : d’une part, une crise financière prolongée, qui a affaibli le pouvoir d’achat des consommateurs de la classe moyenne en Occident. Et, d’autre part, le sentiment grandissant de responsabilité environnementale chez ces consommateurs. Désireux d’économiser et de minimiser leur impact sur l’environnement, les consommateurs occidentaux rejettent de plus en plus la propriété individuelle en faveur de l’accès partagé aux produits et aux services.

Aujourd’hui, près de 50% des Européens estiment que dans dix ans les automobiles seront utilisées sous forme de bien « commun » plutôt que comme bien de propriété privée et 73% prédisent l’essor des services de covoiturage. BlaBlaCar, le service de covoiturage leader en Europe, transporte à présent plus de passagers par mois qu’Eurostar, le TGV qui relie Londres à Paris et à Bruxelles. Et le service plus populaire Uber provoque la panique dans les compagnies de taxis du monde entier. Malgré larécente controverse, cette entreprise fondée en 2009 est estimée à plus de 40 milliards de dollars.

Bien au delà du secteur des transports

Ce changement d’attitude des consommateurs s’étend bien au-delà du secteur des transports. Le service de partage de maison peer-to-peer Airbnb loue aujourd’hui plus de chambres par nuit chaque année que l’ensemble de la chaîne Hilton. Et le marché du prêt peer-to-peer, qui permet de contourner les banques et leurs frais cachés très lourds, a passé le cap du milliard de dollars au début de l’année 2012.

Le marché mondial des produits et services partagés devrait croître considérablement de 15 milliards de dollars aujourd’hui à 335 milliards de dollars d’ici 2025, sans nécessiter aucun investissement majeur. La Commission européenne prévoit que le partage peer-to-peer, qui représente un stimulant pour le marché du travail en stagnation, va se transformer en élément perturbateur de l’économie.

La nature des réseaux horizontaux conforte cette prédiction. Ces réseaux commencent à fonctionner bien avant de réduire les investissements incorporels. En permettant aux gens ordinaires de faire chez eux ce qu’il y a seulement dix ans n’était réalisable que par des scientifiques dans leurs grands laboratoires, l’économie d’Internet diminue les coûts de recherche et développement, de conception et de production de nouvelles marchandises et de nouveaux services dans de nombreux secteurs.

Des ateliers partagés de haute technologie

Grâce à des kits de matériel peu coûteux comme le kit Arduino à 25 dollars ou le kitRaspberry Pi à 35 dollars, les consommateurs construisent de plus en plus leurs propres dispositifs. En outre, les consommateurs peuvent désormais concevoir et fabriquer des produits de calibre industriel en utilisant des ateliers partagés de haute technologie (appelés « fab labs ») et équipés de fraiseuses numériques, de découpeuses à laser et d’imprimantes 3D.

Ces changements sont à l’origine du « maker movement » (ou mouvement du fabricant) : une légion de bricoleurs qui peuvent créer collectivement des produits plus vite, mieux et moins cher que les grandes entreprises. Les plates-formes de maker movement et de peer-to-peer donnent le pouvoir à des consommateurs autrefois passifs, devenus depuis des « prosommateurs », à l’origine d’une économie modeste capable de créer de la valeur de manière plus efficace, rentable, socialement inclusive et respectueuse de l’environnement.

Conscientes de ces avantages, certaines communautés soutiennent activement lemaker movement et accélèrent le développement de l’économie modeste. Par exemple, les maires des grandes villes (New York, Tokyo, Rome, Santiago, et Oslo) cherchent à accueillir des Maker Faires (foires de fabricants), où des citoyens ordinaires montrent leur ingéniosité et s’engagent auprès d’autres fabricants.

Le bricolage d’aujourd’hui est le « Made in America » de demain, dit Obama

En juin dernier, le Président américain Barack Obama a accueilli la première White House Maker Faire et a déclaré que le bricolage d’aujourd’hui est le « Made in America » de demain. Il a nommé un conseiller spécial pour déterminer comment transformer lemaker movement en moteur de croissance économique aux États-Unis. Le maire de New York, Bill de Blasio, qui a inauguré du 15 au 21 septembre 2014 la Maker Week, ainsi que le maire de Barcelone Xavier Trias, qui veut construire une « Fab City, » tentent de placer leurs villes à l’avant-garde du maker movement mondial.

Pendant ce temps à Vauban (un quartier de la ville allemande de Fribourg), 65% de l’électricité est produite par des panneaux solaires et par une centrale de cogénération fondée et exploitée par les citoyens de la ville. Et Helsinki construit un système de « mobilité à la demande » qui combine harmonieusement plusieurs de transports publics en partage dans un réseau de paiement unique, avec l’objectif d’éliminer la propriété privée d’automobiles d’ici 2025.

Une économie modeste auto-organisée pourrait générer des milliards de dollars de profit et créer des millions d’emplois à moyen terme. Mais, bien sûr, il y aura des perdants : les grandes entreprises occidentales au modèle économique « plus pour plus », soutenues par d’énormes budgets de R&D et par des structures organisationnelles fermées, ne sont pas conçues pour répondre aux besoins des consommateurs soucieux du coût et de l’environnement, qui cherchent plus et mieux pour moins cher. Pour survivre, ces entreprises établies devront se réinventer comme autant d’entreprises modestes, qui intègrent des « prosommateurs » dans leurs chaînes de valeur et s’efforcent de répondre aux besoins du marché de façon plus éco-efficace et plus rentable.

La transition vers une économie modeste est en cours. Les entreprises traditionnelles doivent prendre ce train en marche ou risquer de devenir obsolètes.

Le marché du e-commerce en pleine évolution

L’e-commerce continue de gagner des parts de marché, en élargissant son offre et en réduisant les frais d’acheminement. 

En 2014, l’e-commerce aura à nouveau démontré une croissance à deux chiffres, bien loin de la morosité qui frappe le commerce de détail. Le commerce en ligne affiche ainsi un chiffre d’affaire de 57 milliards d’euros cette année, soit une hausse de 11 % en un an selon la Fevad.

Malgré la réaction de la grande distribution qui mise désormais largement sur le « drive » pour répondre rapidement aux clients, l’e-commerce progresse : avec 69 % d’adeptes, la France se place au 6e rang mondial du commerce en ligne. Il est vrai que l’Hexagone ne compte pas moins de 157 000 sites e-commerce actifs, dont Amazon est désormais le numéro un, après avoir récemment dépassé Cdiscount.

Avec l’augmentation rapide du taux d’équipement en smartphones et la progression de la couverture en réseau 4G, le commerce en ligne est désormais accessible au plus grand nombre. Pour preuve, même les services qui ne sont à priori pas adaptés à l’e-commerce adoptent massivement des mécanismes d’e-réservation. Quant au marché de l’art, il bénéficie lui aussi pleinement du dynamisme de l’e-commerce.

L’achat d’oeuvres d’art en ligne

Selon le rapport Deloitte/ArtTactic datant de mars 2013, plusieurs centaines de sites e-commerce se sont ainsi ouverts en quelques mois pour profiter du dynamisme du secteur de l’art en ligne. En parallèle, le nombre de galeries d’art aurait baissé dans les grandes villes, notamment à cause du prix des loyers dans ces zones. Sur ce segment, l’e-commerce tire son épingle du jeu en permettant d’exposer plus d’œuvres que les galeristes, en toute sécurité et à un public distant de plusieurs centaines voire milliers de kilomètres.

Une saisonnalité de plus en plus forte

La crise a cependant rationalisé les achats, dont la saisonnalité est de plus en plus forte. Le budget des ménages est plus resserré qu’auparavant, mais les particuliers tendent à plébisciter le e-commerce malgré tout pour sa facilité et la possibilité de comparer les prix en toute tranquillité. Le nombre de nouveaux acheteurs et la fréquence d’achat ont ainsi tous deux progressé en 2014 : 20 transactions en ligne par an et par acheteur ont été observées, contre 18 en 2013. Cette accélération du rythme des livraisons a, par ailleurs, pu s’appuyer sur des conditions de logistiques plus favorables : si l’érosion du volume de courrier se poursuit d’années en années, La Poste a mis au point des services attractifs pour répondre aux besoins des e-commerçants, notamment depuis la perte de son monopole sur le courrier en 2011.

Désormais, la plupart des sites e-commerce proposent en outre des frais de port réduits, voire gratuits. C’est d’ailleurs sur ce point qu’Amazon a récemment été rappelé à l’ordre : le cumul de la livraison gratuite et de la remise de 5 % sur le prix des livres étant interdit par la nouvelle loi adoptée en juillet 2014. En réponse à cette mesure, Amazon avait annoncé qu’il appliquerait désormais un tarif de livraison d’un centime par commande. Et le géant ne compte pas s’arrêter là : en phase de test aux Etats-Unis, le service Amazon Fresh pourrait aboutir à la livraison de produits frais à domicile !

Le monde du droit profondément transformé par le big data

Qu’est ce qui a changé ?

En juin 2014, le gouvernement a entériné la gratuité des licences de réutilisation des bases de données juridiques de la Direction de l’information légale et administrative. En clair, les données légales et juridiques sont désormais gratuites, accessibles à tous, et réutilisables. L’objectif est de créer de nouveaux services. S’il y a eu à cette occasion des débats internes et des démarches pour ou contre entamées, le chemin est tracé, les quelques cailloux (liens à data.gouv, débat sur la véritable gratuité …) sur la route n’empêcheront pas la déferlante Open Data et ses avantages économiques. Et c’est tant mieux !

Voici la liste détaillée des données qui ne sont plus soumises à redevance :

JORF : Documents de Lois et Décrets du JO.

LEGI : Codes, lois et règlements .

CONSTIT : Décisions du Conseil constitutionnel

CASS-INCA : Arrêts de la Cour de Cassation

CAPP : Sélection d’arrêts des cours d’appel et des tribunaux de première instance de l’ordre judiciaire

KALI : Conventions collectives nationales

JADE : Décisions du Conseil d’État et du tribunal des conflits

CNIL : Délibérations de la CNIL

CIRCULAIRES

ASSOCIATIONS

DÉPOTS DES COMPTES DES ASSOCIATIONS

Ce mouvement significatif qui fait couler de l’encre n’est qu’un début sur la voie du développement économique par l’Open Data. Tout en prenant en compte les données personnelles, des enjeux de communication et des contraintes de formats, très bien expliqués par Regards citoyens, les administrations ont tout a gagner à publier leurs données et leurs licences.

Quelles sont les données juridiques qui vont petit à petit s’ouvrir ?

Les données de différentes institutions juridiques sont appelées à s’ouvrir en libre accès sur internet. Aux Etats-Unis, les détails de procédures, de procès, d’actions collectives et de plaintes sont rendues publiques depuis plusieurs années. On peut aisément imaginer l’ouverture prochaine de données comme : base de donnée complète et officielle d’avocats par région, base de donnée de jurisprudence plus facilement accessibles qu’actuellement, ou encore une base de données facile d’accès des appels d’offres publics. Ces jeux de données sont appelés à se simplifier, à être accessibles sur smartphones, à pouvoir être croisées avec d’autres.

Quelle valeur vont-elles créer ?

Ces données servent à créer des applications pour favoriser l’accès à la justice, pour géolocaliser des lieux de procédures, pour augmenter la masse d’information disponible, et donc le quotidien des citoyens. Elles sont ré-utilisées pour simplifier l’accès à l’information, la retraiter et la mettre en forme de manière claire et compréhensible par tous. Ces données seront également croisées avec celles d’entreprise, avec des localisation de commerces, de flux de population. Une entreprise du batiment aura à cœur d’avoir un accès facilité aux appels d’offres publics, aux enjeux jurisprudentiels, pour les croiser avec son propre métier et ses activité.

Le monde juridique (avocats, juristes, saisine de tribunaux) n’a pas encore été touché profondément par le numérique et par des modèles disruptifs, notamment ceux autour de la réutilisation de données. La donnée est partout, elle peut être réutilisée par des entreprises et des particuliers, pour créer de la valeur, simplifier services.

A quand une grande concertation des professions juridiques sur leurs données ?

Les finances publiques pour les nuls

Les finances publiques concernent toutes les recettes et les dépenses en argent public.

Il s’agit donc du financement et du budget de l’Etat mais aussi des collectivités publiques comme les mairies ou des organismes publics tels que la sécurité sociale. Ainsi, dans l’expression « finances publiques », on peut inclure tout ce qui concerne les impôts des contribuables, la dette publique, les dépenses de l’Etat ou encore le budget de l’Etat par exemple.

Comment les finances publiques sont-elles gérées ?

La gestion des finances publiques en incombent à plusieurs organes. Le Parlement vote le budget de l’Etat, dépenses et recettes, et contrôle donc l’usage qui est fait de l’argent public. Le ministère de la Finance fixe les règles concernant les finances publics et les impôts. La Cour des comptes, quant à elle, a la responsabilité de contrôler la gestion des administrations et de venir en renfort aux missions du Parlement et du Gouvernement.

Le budget de l’Etat

Le budget est décidé par le parlement et il prévoit les ressources et les charges de l’Etat. Ces comptes prévoient, par exemple, le montant des différents impôts ou les investissements à réaliser dans l’année dans certains domaines d’intervention publique prioritaires. Le budget de l’Etat doit respecter certains grands principes. Il doit notamment être défini sur un an, c’est le principe d’annualité. Il faut aussi qu’il soit inscrit sur un seul document et qu’il contienne toutes les informations concernant les dépenses et les recettes de l’Etat. Le principe de spécialité impose de noter précisément les montants et la nature des opérations. Enfin, un principe de sincérité s’ajoute car les informations doivent être exactes et cohérentes. Déficit budgétaire et dette publique : c’est quoi ? Si un Etat est en déficit, cela signifie que ses dépenses annuelles ont été supérieures aux recettes. En France, le déficit budgétaire en 2012 était de 4.8% du PIB. Le déficit budgétaire est très lié à la dette de l’Etat puisque pour compenser les dépenses, les administrations sont obligées d’emprunter. La dette publique concerne alors le total des emprunts réalisés par les administrations publiques. Fin 2012, elle était à 90,2% du PIB.

Les finances publiques de l’Union Européenne

Tout ce qui concerne le financement de l’Union Européenne fait aussi partie des finances publiques. Le budget de l’Union Européenne est principalement financé par des contributions de chaque état membre, selon la part de bénéfices qu’ils en tirent. Les dépenses concernent des domaines diversifiées comme par exemple l’agriculture ou le transport. Le budget européen est fixé par le Conseil des ministres et le Parlement européen.

La croissance économique

Pour une entreprise, la croissance signifie une augmentation durable de ses activités (croissance du chiffre d’affaires).

Cette croissance peut être d’origine interne par intégration des réserves au capital social (autofinancement des investissements), ou d’origine externe (emprunts, émissions de nouvelles actions).

Pour une économie nationale, la croissance se matérialise par l’augmentation sur une longue période du Produit National Brut (PIB) réel (à prix constants) par habitant. Véritablement initiée au début du XIXe siècle à la suite de la révolution industrielle, la croissance économique a permis une amélioration du niveau de vie des individus.

Les facteurs de la croissance économique, retenus dans les « modèles de croissance », sont la quantité de capital, le volume de la main d’œuvre, la qualité de la main d’œuvre (éducation), le progrès technique et l’innovation.

Des nombreux auteurs ont montré que parmi ces différents facteurs de croissance, les éléments qualitatifs (dits aussi « facteurs résiduels » : niveau d’éducation, progrès techniques, niveau de concentration des entreprises, etc.) sont plus importants que les facteurs capital et travail réunis.

La croissance économique peut être soit extensive (augmentation du PIB réel due à l’augmentation des facteurs de production), soit intensive (pas d’augmentation des facteurs de production).

La Chine est le pays connaissant depuis quinze ans la plus importante croissance économique au plan mondial (+ 10 % en moyenne entre 2000 et 2008), les Etats-Unis ayant connu pendant la même période une croissance de l’ordre de 3 % par an, l’Union Européenne une croissance de 2 % par an.

De nombreux facteurs concourent à rendre la croissance instable. Les innovations ont un caractère imprévisible : au mieux, si l’on se réfère aux travaux de Schumpeter (Business cycles – 1939), l’innovation présente un caractère cyclique.

Les chocs de l’offre de biens et de services sont d’autre part nombreux (hausse des prix de l’énergie, etc.), et plusieurs composantes de la demande ont des ressorts psychologiques (surtout l’investissement et la consommation). Enfin la mondialisation de l’économie est porteuse de perturbations. L’interdépendance croissante des économies favorise la transmission internationale des crises, notamment des crises financières.