Category Archives: climat des affaires

La France n’a pas à rougir de ses start-up, mais…

L’écosystème français est aussi dynamique qu’ailleurs malgré l’étroitesse du marché national et la difficulté de certains entrepreneurs à penser tout de suite de façon globale.

Le sommet des Start-up de Challenges (c) Bruno Lévy pour Challenges
Comparé à ce qui se passe à San Francisco, New York, Londres ou Tel-Aviv, la France n’a plus à rougir de ses start-up. L’écosystème est aussi dynamique qu’ailleurs malgré l’étroitesse du marché national et la difficulté de certains entrepreneurs à penser tout de suite de façon globale. Reste un point faible: le marketing.

« La French Tech et l’élan des start-up en France est là pour durer, affirme Nathalie Gaveau, fondatrice de Shopcade au 1er Sommet des start-up organisé mercredi par Challenges et Sciences et Avenir. A Londres, on constate une baisse de la rentabilité des institutions financières. » La crainte du Brexit ne favorise pas non plus la sérénité. Bref, si Londres était très en avance il y a quelques années, ce n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui et on va voir des licornes en France. Pour Jérémie Berrebi, CEO de Magical Capital à Tel-Aviv, Israël a un avantage et un inconvénient: « il n’y a pas de marché local, c’est trop petit. On doit tout de suite monter un business global. » Mais les Français, au début des années 2000 se fixaient comme objectifs d’être des champions nationaux, ils ne visaient pas le championnat du monde. Et quand ils voulaient grandir à l’international, ils se contentaient d’installer une équipe ici ou là sans vraiment y aller. « Il faut aller dans les pays, insiste Jérémie Berrebi, il faut sentir les clients. L’erreur des startupper c’est qu’ils ne voyagent pas assez. Aux Etats-Unis, on peut se le permettre. Mais la France est trop petiteLa Silicon Valley n’est plus un eldorado

Pour Patricia Carreras, auteure de « Lancer sa start-up aux Etats-Unis », les Français débarquent en masse à New York mais ils sont mal préparés au choc culturel. « Il faut décoder ce qu’on va vous dire, explique-t-elle, l’Américain est affable et adore nouer des contacts. Mais ce qui l’intéresse c’est ce qu’il va obtenir. » Elle donne un conseil qui tombe comme un couperet: si on souhaite aller aux Etats-Unis sans parler anglais, sans avoir des rêves démesurés ou, pire, si celui qui vient n’est pas le fondateur, il est inutile de se déplacer.

La mythique Silicon Valley n’est plus un eldorado. « Je vois arriver deux start-upper français par jour à l’aéroport de San Francisco, s’amuse Romain Serman, directeur de Bpifrance USA. La Vallée reste la capitale mondiale du digital, mais c’est très cher. Monter un business en early stage coûte quatre fois plus cher qu’en France. » Il faut débourser 200.000 dollars pour embaucher le moindre ingénieur et au bout de deux mois il sera parti pour gagner plus ailleurs tant le turnover est important. En même temps, la Vallée est pleine de Français, il y en a dans toutes les entreprises. Cette présence est une bonne chose pour l’image de la France. « Le niveau des Français qui arrivent monte, reconnaît Romain Serman, il y a un changement de mentalité, maintenant, ils pensent global. » Encore faut-il avoir un objectif cohérent : « venir aux Etats-Unis pour lever des fonds est une erreur, on y va pour vendre, martèle-t-il. De fait, il y a un resserrement du marché et un retour du Capital Efficiency.

La présence massive des Français au CES de Las Vegas en janvier dernier (la troisième délégation en nombre derrière les Etats-Unis et la Chine) a intrigué les Américains qui ont découvert l’inventivité de l’Hexagone. « Excellent pour le marketing de la France, juge Romain Serman, la Vallée est très tournée vers l’Asie, la France n’est même pas sur la carte… » Du coup, les yeux se sont tournés vers Paris, à tel point que certaines start-up américaines veulent mettre leur R&D en France. D’abord pour la qualité des ingénieurs mais aussi parce que les coûts sont très inférieurs à ce qu’ils sont aux Etats-Unis.

« En France, il n’y a pas de sortie »

La France n’aurait donc que des qualités? Hélas, pas tout à fait. Pour Jérémie Berrebi, « en France, il n’y a pas de sortie », pas de grand groupe pour racheter les start-up prometteuses. La moindre start-up américaine peut se faire racheter par Google, Facebook ou Microsoft. En France, les grands groupes n’ont pas encore compris l’intérêt de ces acquisitions et qu’il était plus économique d’acheter des compétences que de former des gens en interne. De plus, le rachat des start-up permet de rendre de l’argent aux investisseurs qui peuvent ensuite le réinvestir dans de nouvelles start-up.

Finalement, le benchmark des quatre villes est plutôt favorable à la France: les intervenants sont d’accord pour reconnaître que les mentalités des start-upper français ont considérablement changé au cours des dernières années et qu’il ne manque rien à la France pour devenir une terre de licorne.
Par Paul Loubière

Le secret de tous les entrepreneurs qui réussissent

secret entrepreneurs reussissent

La réussite d’une entreprise n’est pas le résultat d’une recette miracle. Néanmoins, certains ingrédients sont indispensables pour parvenir au succès qui est la conséquence de plusieurs facteurs. Mais l’un d’entre eux fait LA différence.

Les fausses idées reçues

Lorsque l’on pense à « créer une entreprise », la première idée qui vient à l’esprit est « investissement », que ce dernier prenne la forme de capitaux personnels injectés ou d’un emprunt bancaire conséquent, donc de dettes à régler.

La seconde idée qui saisit est la notion d’expérience, maladroitement confondu avec l’âge ; particulièrement en France où l’âge moyen des personnes occupant des fonctions de cadres, est de 45 ans.

La troisième idée, particulièrement en France encore une fois, résulte des 2 premières. Elle est véhiculée par une sorte de pessimisme ambiant, qui consiste à penser que prendre l’initiative de créer sa propre entreprise est un très grand risque qui peut nuire à sa vie sociale et personnelle.

Et pourtant… L’histoire nous démontre que des personnes ayant des capitaux conséquents ont vu leur entreprise faire faillite ; alors des entrepreneurs partis de rien sont aujourd’hui à la tête de multinationales.

Plusieurs millionnaires actuels ont moins de 30 ans, ayant su proposer des projets innovants et puiser dans leurs savoirs-faire ; pour certains, n’ayant qu’un bureau, un ordinateur et une idée de départ, sans capitaux ni emprunts.

La gestion fait partie intégrante de l’aventure, qui peut être d’ailleurs une décision familiale et riche pour le couple ;pourquoi envisager les problèmes éventuels au lieu de se fixer sur l’essence et la stimulation du projet ?

Les ingrédients de base

« Gestion » et « décision » sont les deux piliers sur lesquels reposent la vie d’une entreprise et donc, une partie des raisons de sa réussite.

Dans la gestion, il est bien évidement question de la comptabilité ; mais en amont, elle est également une notion d’organisation d’un point de vue structurel : gérer les priorités, savoir refuser un marché si ce dernier peut nuire à la qualité du service ou du travail déjà en cours. Ce qui nous conduit à la notion de décision où tempérance et pragmatisme sont de rigueur. Prendre une décision entend engager sa responsabilité, sa crédibilité. Elles ne doivent pas être mis en jeu sur le coup des émotions.

Ceci étant, il est important de se faire confiance et de suivre parfois ses intuitions.

LE secret des entrepreneurs qui réussissent

Un élément est commun à tout entrepreneur connaissant le succès. Certains appelleront ce principe « l’audace ». En réalité, l’audace est le signe extérieur DU secret sans lequel elle ne s’apparenterait qu’à un coup de folie, à un bluff.

Ce qui nourrit et façonne l’audace, ce qui crée le fait d’oser aller où les autres ne se risquent pas, c’est la notion de »confiance en soi ».

3 mots simples à écrire, et pourtant si peu ont cette mesure qui permet d’accéder au succès. La réussite, c’est une part de calcul et une part d’inconnu appelée « chance » ou « destin ». La première permet de mener à bien une entreprise, sans prendre de risques inconsidérés ; la seconde crée le succès.

De grands hommes confessent avoir fait leur fortune sur une intuition. Certains se vantent même de prendre les plus grandes décisions dans les 15 premières secondes de leurs analyses de dossier. C’est ce que l’on nomme l’intelligence intuitive. Pour l’exercer, il est indispensable de se faire confiance, suffisamment pour ne pas craindre l’échec et plutôt le considérer comme un élément stimulant.

En définitive…

En France, la peur de l’échec occupe la pensée et prédomine dans le monde de l’entrepreneuriat. Outre-atlantique, l’échec est vécu comme une expérience forcément enrichissante, à tel point qu’une personne n’ayant jamais connu l’échec a moins de chance d’obtenir un poste à responsabilité que celle qui l’a côtoyé.

« Se faire confiance » et « osez suivre ses idées », voilà la mentalité commune à tous ces entrepreneurs qui se sont vus couronnés de succès.

 

Qu’est-ce que la blockchain?

La blockchain est un outil novateur et révolutionnaire qui, selon de nombreux spécialistes, s’apprête à bouleverser nos vies comme l’ont fait avant elle l’imprimerie et Internet. Elle s’annonce d’emblée comme une promesse, celle de changer en profondeur l’organisation des transactions, et séduit gouvernements, grandes entreprises, fonds d’investissements et entrepreneurs. Mais qu’est-ce que la «blockchain» ? Revenons à ses origines pour mieux cerner le mode de fonctionnement de cette nouvelle technologie et ses applications.

Aux origines de la blockchain

Au commencement était la monnaie. De la monnaie primitive à la monnaie fiduciaire et scripturale, les instruments de transaction financière reposent sur la confiance, celle que lui accordent ses utilisateurs en tant qu’unité de compte, moyen d’échange et réserve de valeur. Cette confiance s’appuie sur un principe de garantie incarné par une institution centralisée (Etats, banques ou instances locales dans le cas des monnaies complémentaires locales).

La dématérialisation de la monnaie, de l’introduction des chèques à la création des cartes de paiement, s’est accélérée depuis 25 ans avec l’apparition des transactions électroniques. Elle ouvre la voie à une réflexion sur la création de monnaies non conventionnelles, c’est-à-dire indépendantes des autorités centralisées traditionnelles, que l’on appelle monnaies digitales.

Les monnaies digitales se distinguent de la monnaie traditionnelle, celle des pièces, des billets de banque et de leur version dématérialisée, car elles reposent sur un protocole de chiffrement. Chaque unité de monnaie digitale est une chaîne de nombres unique que les utilisateurs peuvent s’envoyer en ligne lors des transactions.

Les premières tentatives de monnaie digitale échouent, confrontées à un défi de taille, celui de sécuriser la monnaie. En effet, une chaîne de nombres peut facilement être copiée – et dans le cas de la monnaie, dépensée plusieurs fois – ce qui rend sa valeur nulle. En 1990, David Chaum, concepteur de la monnaie électronique DigiCash, tente de résoudre ce problème en créant un registre central unique qui enregistre les transactions de chaque utilisateur, s’assurant ainsi que chaque unité de monnaie ne puisse se trouver à deux endroits en même temps. Grâce à ce registre central unique, l’intégrité de la monnaie et des transactions est garantie.

Cependant, la solution apportée par DigiCash a ses limites car elle est soumise aux mêmes aléas que tout registre centralisé (tel que les bases de données de transactions bancaires, transactions de cartes de crédit, de titres de propriété, de cartes d’identité, de permis de conduire, de réservations auprès d’une compagnie aérienne, etc.) : elle ne garantit pas que le teneur du registre soit incorruptible et infaillible. En effet, ce dernier peut par exemple modifier la base de données, exclure les transactions qu’il n’approuve pas, ou encore perdre des données enregistrées.

En octobre 2008, Satoshi Nakamoto, dont l’identité de la personne ou du groupe caché derrière ce pseudonyme reste à ce jour inconnue, publie son livre blanc «Bitcoin : A Peer-to-Peer Electronic Cash System» dans lequel il propose une nouvelle forme de monnaie digitale, le Bitcoin. Celle-ci vient à bout de cet écueil en se fondant sur un protocole nouveau, celui d’une chaîne de blocs ou «blockchain», permettant un système de vérification décentralisé. Le Bitcoin ne relève plus d’une autorité centralisée mais d’une relation dite «pair à pair», c’est-à-dire d’un réseau informatique dont les participants se sont affranchis d’un serveur central.

Au coeur du Bitcoin

Le Bitcoin est une monnaie conçue pour que les unités de monnaies soient introduites graduellement. A contrario des monnaies classiques, Il n’est pas émis par une autorité centrale et la quantité totale des unités émises est fixée par avance. Environ 15,25 millions de Bitcoins ont été émis jusqu’à présent, et le dernier Bitcoin devrait être produit en 2140.

Les Bitcoins sont stockés sur des adresses Bitcoin, dont la clé est une chaîne de lettres et de nombres unique, qui peut se conserver sur un ordinateur, un smartphone, ou même un bout de papier.

Dès qu’un utilisateur envoie un Bitcoin en guise de paiement, un enregistrement de la transaction est gardé en mémoire. Les transactions sont groupées en blocs. Chaque bloc représente l’équivalent de 10 minutes de transactions en Bitcoins.

Tous les participants composant le réseau mettent à disposition leur puissance de calcul informatique pour vérifier ces blocs et les confirmer dans le système. C’est ce que l’on appelle le «minage». Les participants, qui ont préalablement été mis en concurrence, sont rémunérés en fonction de leur participation au calcul, touchant un pourcentage des nouveaux Bitcoins émis par le système.

Le système regroupant l’ensemble des blocs est ce que l’on appelle une blockchain. Les blocs sont classés chronologiquement, et chaque bloc inclut une signature digitale (appelée «hash») du bloc précédent, qui régit l’agencement des blocs, et garantit qu’un nouveau bloc ne peut rejoindre la chaîne de blocs que là où se termine le bloc précédent.

Une copie de la blockchain, c’est-à-dire une copie de l’enregistrement de toutes les transactions réalisées depuis l’origine du Bitcoin, est mise à jour par tous ceux qui ont installé le software Bitcoin. Pour s’assurer que le système fonctionne normalement, les chaînes de blocs sont vérifiées en permanence par les ordinateurs de ceux qui ont installé le logiciel. Ainsi, à chaque instant, le système sait exactement combien de Bitcoins possède chaque utilisateur dans son portefeuille. Ils ne peuvent être copiés ni dépensés plusieurs fois.

Ci-dessous un schéma résumant le fonctionnement d’une blockchain :

 

SchémaPour la première fois, la propriété peut être transférée sans être dupliquée, et sans passer par un registre centralisé.

Le Bitcoin peut s’acheter, se vendre et s’échanger contre des monnaies réelles (USD, EUR, etc.) sur le marché des changes.

Ci-dessous l’évolution du prix du Bitcoin depuis sa création :

 

GraphiqueSatoshi Nakamoto crée le protocole Bitcoin de telle sorte qu’il soit peer-to-peer, crypté, et quasi-anonyme, ce qui rend le lien entre une transaction en Bitcoins et la personne physique à son origine très difficile. Il est ainsi dit pseudonymique. En somme, la blockchain du Bitcoin enregistre toutes les transactions, mais pas ses auteurs.

Ci-dessous une mise en image du réseau des transactions réalisées (que l’on retrouve au centre du graphique) :

image: http://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2016/04/Cercles.png

Cercles

La révolution «blockchain»

Nombreux sont ceux qui pensent aujourd’hui que ce qui a été fait pour la monnaie, à savoir le passage d’un fonctionnement centralisé à une organisation décentralisée, peut s’appliquer à d’autres domaines.

La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle. Par extension, elle constitue une base de données publique, distribuée – c’est-à-dire partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire – fiable et inviolable. Ainsi, elle peut être assimilée à un grand livre des comptes public, anonyme et infalsifiable.

La blockchain pourrait à terme remplacer tous les «tiers de confiance» centralisés (banques, notaires, cadastres, etc.) par un système informatique décentralisé.

Un cas concret: le projet Ethereum

Des différentes applications possibles du protocole Blockchain est né un projet ambitieux, porté par le programmeur Vitalik Buterin, celui de transformer l’ensemble d’Internet. C’est le projet Ethereum.

Ethereum permet à tous les utilisateurs de créer leur propre base de données publique, sécurisée, infalsifiable, et de se prémunir ainsi de la corruption, de la fraude ou de l’effacement des données. Se définissant comme une «nouvelle plate-forme révolutionnaire de développement d’applications», Ethereum s’apprête à bouleverser des domaines aussi divers que les systèmes de vote, les infrastructures financières, la propriété intellectuelle, encourageant la création d’organisations autonomes décentralisées.

La blockchain d’Ethereum permet également de programmer des «smart contracts» (contrats intelligents), dont le code est une réplique de l’exécution d’un contrat classique. Ces contrats sont accessibles par toutes les parties autorisées, leur exécution est contrôlée et vérifiable. Ils sont conçus pour appliquer les termes précis d’un contrat défini lorsque certaines conditions sont réunies. Les «smart contracts» permettent d’éliminer le risque de défaut d’une des contreparties et de renforcer l’égalité entre toutes les parties.

En somme, la blockchain est une façon décentralisée de contrôler et de stocker de l’information. Elle permet ainsi de développer des applications et des contrats programmables et autonomes. C’est une «nouvelle frontière» au-delà de laquelle nous attendent de nouvelles percées technologiques.

  • A propos

 

Romain Rouphael est le co-fondateur de BELEM, start-up explorant les applications de la technologie «blockchain». Issu de Polytechnique, il est spécialisé dans la data science et les marchés financiers.

Par Romain Rouphael et Côme Jean Jarry, fondateurs de BELEM, start-up explorant les applications de la technologie «blockchain»

5 modèles économiques pour 2016

Voici les 5 grandes tendances en matière d’organisation du tissu économique mondial, qui impacteront le modèle des entreprises en 2016 d’après l’étude « Accenture Technology Vision 2016 » .

Comme on peut s’y attendre, ces tendances confirment les bouleversements technologiques et sociaux observés ces dernières années.

L’automatisation intelligente

investir dans le domaine de l'intelligence articficielle

70 % des cadres interrogés dans le cadre de l’étude souhaitent investir « significativement plus qu’en 2013 dans les technologies de l’intelligence artificielle ».

En filigrane, ce sont surtout les systèmes d’automatisation et de Big Data qui attirent les entreprises. La complexité des organisations et des systèmes rend la recherche ou la classification des informations de plus en plus chronophage.

L’automatisation, d’ores et déjà existante au sein des différents services de l’entreprise, devient désormais « automatisation intelligente ». Au-delà du gain de temps et de coût, c’est la manière de collecter et de traiter les données qui change avec l’avènement de l’intelligence artificielle.

L’étude Accenture donne pour exemple la solution Adobe Target qui propose l’utilisation d’algorithmes d’autoapprentissage pour personnaliser les messages diffusés à une communauté (réseaux sociaux) et augmenter le taux d’engagement des consommateurs avec une marque.

L’uberisation de la société et la gestion des talents

L’uberisation de la société est en marche, ou plus concrètement, la suppression des intermédiaires grâce à l’avènement des plateformes web de mise en relation entre besoin et demande de compétences. Les barrières réglementaires et les spécificités sectorielles qui protégeaient les métiers disparaissent les unes a près les autres laissant aparaitre de nouveau acteurs qui transforment les modèles économiques (Amazone, Cdiscount, Blablacar, Uber, Boursorama, Paypal, iTunes, Google play, AIRbnb, …).

La révolution se fait aussi au sein des entreprises qui voient la tendance à l’externalisation de la gestion de leurs projet s’intensifier. Elles sont souvent contraintes à modifier profondément leurs méthodes de travail.

Un produit peut être conçu par des designers à l’autre bout du monde, fabriqué en France à l’aide de technologies externes disponibles en open source et nécessiter l’intervention d’une multitude d’intervenants free-lance.

En somme, l’organisation d’une entreprise est de plus en plus flexible, transverse et externalisée.

Dans un tel contexte, adaptabilité et gestion des talents sont les maîtres mots des nouveaux modèles économiques qui se mettent en place.

L’entreprise doit être capable de repérer les compétences et les fidéliser, de respecter ses délais malgré les contraintes qui ont attraits aux divers experts intervenants dans son modèle, tout en laissant leur part de liberté aux free-lances qui le souhaitent.

De la plateforme web à l’économie de réseau

Pour 82 % des dirigeants interrogés dans l’étude, ce sont désormais les plateformes web qui rapprocheront les entreprises.

L’économie en réseau, le partage des ressources, des technologies et l’effet de volume que créé le web fait naître de nouveaux modèles économiques entièrement digitalisés, en dehors des circuits commerciaux et industriels classiques.

40 % des dirigeants d’entreprise pensent qu’il est urgent de faire évoluer leur modèle économique vers une plateforme collaborative avec les partenaires impliqués.

Des secteurs d’activités au contour flou

82 % des dirigeants interrogés dans l’étude estiment que les frontières entre les secteurs d’activité s’estompent. Une entreprise leader d’un secteur peut réussir aujourd’hui à s’imposer dans un autre secteur, comme Uber par exemple. Spécialisée dans le transport de personnes, la société s’immisce désormais dans le secteur des soins à domicile avec son nouveau concept UberHealth*.Des secteurs d’activité aux frontières floues
l'ubérisation
les étapes de la création d'entreprise

*UberHealth propose à ses utilisateurs une application Smartphone permettant de solliciter, non pas un moyen de transport, mais un médecin qui se déplace à domicile au tarif forfaitaire de 99 dollars. Le projet est né à Los Angeles.

objets connectésD’ailleurs, de manière générale, la santé est mûre pour accueillir l’innovation, spécialement celle touchant aux technologies de l’information et des communications. On peut le voir avec l’émergence des objets connectés dédiés à la santé (bracelets de suivi de son sommeil, de sa température, de son rythme cardiaque, etc.) et dont les données sont de plus en plus transférables vers les médecins traitants ou encore avec les systèmes d’informations créés à destination des professionnels de santé.

La protection des données

check-cadenas-200x2001.jpgLes réglementations en matière d’utilisation des données personnelles sont de plus en plus complexes pour les entreprises, sans parler des problématiques de sécurité. Plus de 80 % des dirigeants interrogés estiment qu’une faille de sécurité ou un manque d’éthique concernant l’utilisation de leurs données seraient des raisons essentielles pour ne pas s’associer avec une plateforme web.  D’après les prévisions, les dépenses des entreprises dans la sécurisation de leurs données et celles de leurs clients devraient être supérieures à 100 milliards de dollars en 2019.

D’ici 2020, un quart de l’économie sera digitale dans le monde (contre 15 % en 2005). L’entreprise de demain fonctionnera en réseau : réseau de compétences, réseau de technologies, de ressources. Elle sera à même d’intervenir sur plusieurs secteurs et traitera une quantité exponentielle d’information. Elle subira en retour les problématiques liées à la sécurisation de ses données.

Prendre conscience de ces informations est primordiale si vous cherchez une idée de création d’entreprise viable à long terme, si vous souhaitez créer / revoir votre modèle économique ou tout simplement vous adapter aux bouleversements de notre économie.

Les 5 tendances qui vont bouleverser votre entreprise en 2016

25% de l’économie mondiale sera digitale d’ici 2020 (vs. 15% en 2005), et 86% des dirigeants considèrent que les évolutions technologiques dans leur secteur vont s’accélérer dans les trois années à venir, selon l’étude Accenture Technology Vision 2016 publiée en ce début d’année. L’étude propose une analyse des cinq grandes tendances qui auront le plus grand impact sur les organisations en 2016, dans la continuité des tendances qui ont marqué les années précédentes.

image: http://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2016/02/accenture-vision-trois-ans.png

accenture-vision-trois-ans

1. L’automatisation intelligente pour optimiser les coûts

70% des cadres interrogés dans le cadre de l’étude déclarent investir «significativement plus aujourd’hui dans les technologies de l’intelligence artificielle qu’ils ne le faisaient en 2013». Les systèmes d’information construits aujourd’hui intègrent même nativement des outils d’automatisation.

L’automatisation devient incontournable pour les entreprises en pleine transformation digitale: en ne prenant pas en compte la complexité des processus et de l’organisation, elle permet de réaliser une tâche beaucoup plus rapidement.

De plus en plus d’entreprises utilisent également ces technologies pour changer la manière dont elles traitent les données qu’elles collectent. C’est le cas d’Adobe Target, cité en exemple dans l’étude, qui a totalement automatisé la personnalisation de ces annonces.

Mais au-delà de l’automatisation classique, qui permet à une entreprise de diminuer ses coûts, les auteurs de l’étude prônent une «automatisation intelligente»: coupler innovation technologique et gestion des compétences. En changeant les process et la manière de travailler, les entreprises voient apparaître de nouveaux métiers et de nouveaux besoins en compétences. Les entreprises doivent donc adapter leur politique de ressources humaines en conséquence.

2. Une culture d’entreprise basée sur l’adaptabilité

38% des entreprises interrogées affirment avoir des difficultés à recruter «les bons profils». Et d’ici 2025, on estime que 76% de la main d’oeuvre sera composée de «millenials», ces salariés difficiles à recruter et à fidéliser pour 53% des dirigeants d’entreprises.

Le rapport que les collaborateurs ont au travail, et à leur employeur s’en voit modifié: 43% de la main d’oeuvre américaine aura le statut de free-lance en 2020 (soit quatre fois plus qu’en 2015).

Dans ce contexte, le recrutement et la gestion des talents est un enjeu majeur pour les entreprises. Pour survivre, elles doivent instaurer une culture de l’adaptabilité, de la collaboration et le travail par projet.

Au sein d’un entreprise agile, la capacité à apprendre est essentielle. Des projets plus innovants voient le jour, grâce à une bonne bonne utilisation des technologies existantes. C’est au final toute l’organisation qui devient plus flexible, à l’image des résultats du programme FastWorks de GE, qui a permi de mettre au point un nouveau réfrigérateur en moins d’un an (réfrigérateur qui s’est vendu deux fois plus que les modèles précédents).

image: http://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2016/02/accenture-workforce.png

accenture-workforce

3. L’âge d’or de l’économie en réseau

Les capitalisations boursières des quinze plus grandes plateformes américaines représentent 2 600 milliards de dollars, rappelle l’étude. Elle nous apprend également que 40% des dirigeants d’entreprise estiment critique pour le développement de leur activité de développer un modèle économique basé sur une plateforme, et les collaborations avec des partenaires que cela implique. Enfin, pour 82% des dirigeants ce sont les plateformes qui rapprocheront les entreprises à l’avenir.

Là où une entreprise pouvait auparavant créer des barrières à l’entrée de son propre marché (en internalisant une ressource), l’économie en réseau repose avant tout sur les interactions, et le nombre de personnes engagées. Philips Healthcare l’a bien compris: en lançant sa plateforme en partenariat avec trois grands acteurs du cloud (Salesforce, Amazon AWS IoT et Alibaba AliCloud) la société se positionne rapidement sur un marché estimé plus de 100 milliards de dollars.

4. Quand l’innovation de rupture vient d’un autre secteur

Pour 82% des dirigeants interrogés, les frontières entre secteurs d’activité s’estompent, et de nouveaux modèles peuvent émerger de toutes les industries.

Résultat de ce que l’étude appelle la «croissance asymétrique»: une entreprise qui a su s’imposer dans un secteur peut rapidement attaquer un autre secteur dans lequel elle peut capitaliser sur son savoir-faire. C’est ce qu’Uber a fait en lançant sa nouvelle offre UberHEALTH, dans le domaine des soins à domicile.

image: http://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2016/02/accenture-asymetrique.png

accenture-asymetrique

5. De nouvelles exigences en matière d’éthique

Selon l’étude, 80% des entreprises doivent se soumettre à des réglementations contraignantes concernant l’utilisation des données, les dépenses pour sécuriser le traitement de l’information devraient donc dépasser les 100 milliards de dollars en 2019.

La protection des données est bien entendu au coeur des préoccupations des entreprises. Au-delà de cette question de sécurisation, en lançant rapidement de nouveaux produits ou services les entreprises agiles augmentent le risque de commettre une erreur, et donc de ternir leur image.

En communiquant sur les process qu’elles ont mis en place pour protéger leurs clients, à l’image d’Apple qui créé désormais des produits pensés dès le départ pour protéger les données de leurs utilisateurs, les sociétés rassurent leurs clients dans la durée.

image: http://www.frenchweb.fr/wp-content/uploads/2016/02/accenture-confiance.png

accenture-confianceOn notera enfin que 82% des dirigeants interrogés affirment qu’une faille de sécurité ou un manque d’éthique concernant la protection des données serait un motif pour ne pas s’associer à une plateforme existante.

 

Par Claire Spohr

 

Je t’avais bien dit, que le phoning ça ne marche pas !

phoning

Article rédigé par Arnaud Cielle 

Voilà plusieurs semaines que vous menez vous-même une action soutenue de phoning. Vous pouvez également vous trouver dans la situation de l’entrepreneur qui a délégué cette mission de phoning à un collaborateur.

Dans les deux cas, les résultats sont sans appel (!) : le bilan de votre démarche de phoning n’est pas bon. Les résultats sont nuls. Vous n’avez obtenu aucun rendez-vous.

Dans les deux cas, la réponse qui fuse à la lecture des résultats est quasiment la même :
– je savais bien, que le phoning ne sert à rien…
– je t’avais bien dit, que le phoning ça ne marche pas !

Embed from Getty Images

Si on entame une action en étant persuadé qu’elle ne sert à rien, le résultat est connu d’avance… Pour être efficaces, nous avons tous besoin de de la conviction que le moyen que nous utilisons est effectivement le plus adapté. Sans cette certitude, nous allons au contraire inconsciemment œuvrer pour aboutir à un échec et nous conforter ainsi dans notre conviction que le moyen choisi n’était pas le bon. Alors ! Quelles sont les solutions en termes de management ou d‘auto management ?

Travailler sur les moyens d’adhérer à une démarche de phoning

C’est en effet la première solution qui s’offre à vous. Dans ce cas, trois leviers possibles :

1/ Se former au phoning

C’est peut-être la raison pour laquelle vous-même ou votre collaborateur n’adhère pas à une démarche de phoning : le manque de compétences. Une formation va vous permettre notamment :

  • De rendre votre comportement commercial beaucoup plus efficace
  • D’adopter une méthode et une organisation plus performantes, notamment en termes de tranches horaires d’appels
  • D’affiner votre ciblage et la qualité de préparation de vos appels

En complément de votre formation, une démarche d’enregistrement de vos appels de phoning, pour pouvoir les analyser, peut énormément vous aider et vous faire progresser.

2/ Se prouver l’intérêt

Etes-vous persuadé de la pertinence d’une démarche de phoning ? Disposez-vous d’exemples de succès dans votre secteur ou dans des entreprises analogues à la votre ?

3/ Se donner du plaisir

Si phoning reste synonyme de corvée, il vous sera difficile de durer et surtout d’être efficace dans la démarche… Mais comment diable mettre une dose de plaisir dans le phoning ?!? Allez ! Quelques suggestions :

  • Choisir des prospects que vous avez envie d’appeler, parce que vous aimez leur entreprise ou leur activité
  • Prendre soin d’écrire un argumentaire téléphonique adapté à votre personnalité
  • Vous équiper d’outils (CRM, casque téléphonique,…) qui vous motivent
  • Suivre vos performances pour pouvoir mesurer vos progrès
  • Mettre en place une incentive pour récompenser les efforts réalisés sur le phoning

Pour rendre votre phoning encore plus efficace :

Vous voulez rendre vos actions de phoning encore plus efficaces ? Vous voulez encore mieux maîtriser l’exercice et même prendre du plaisir dans vos actions de prospection téléphonique ?

Que coûte et que rapporte l’entreprise libérée ?

Beaucoup d’entreprises traditionnelles pratiquent la « mobilité interne », mais combien parmi elles offrent à leurs « salariés de base » - un opérateur, un mécanicien, une caissière - d’évoluer vers des responsabilités dites « managériales » ? (Photo: Déborah François dans le film français de Pierre Rambaldi, "Les Tribulations d'une caissière", sorti en salles mercredi 14 décembre 2011.

Hyacinthe Dubreuil (1883-1971), le premier auteur français qui, dans les années 1930-1940 a postulé la liberté d’action de l’ouvrier comme le principe fondamental de l’organisation de l’entreprise, aimait citer un grand zoologiste du XIXe siècle :« Toutes les fois qu’un fait nouveau et saisissant se produit dans la science, les gens disent d’abord : Ce n’est pas vrai. Ensuite : C’est contraire à l’ordre et à la religion. Et à la fin : Il y a longtemps que tout le monde le savait ! ». En d’autres mots, il prévoyait que sa théorie de transformation radicale du lieu de travail serait d’abord reçue comme fausse ou dangereuse, et terminerait comme une évidence, voire, galvaudée (il considérait cette dernière possibilité comme la plus inquiétante).

Lire aussi : Faire confiance est-il vraiment dangereux? L’expérience Chrono Flex de l’« entreprise libérée »

Exemple d’évidence : la surperformance des entreprises libérées serait due à une réduction de coûts salariaux, conséquence du départ des cadres et de leur remplacement par des responsables payés à des salaires de non-cadres. Mais ce n’est pas si simple. « C’est vrai que chez nous, les team-leaders (animateur d’équipe), bien que bénéficiant d’une augmentation qu’ils conservent même au-delà de la période de trois ans pour laquelle ils ont été élus, ne sont pas payés comme les anciens encadrants », confirme Alexandre Gérard, PDG de l’entreprise libérée Chrono Flex. Mais « la masse salariale globale a augmenté », dit-il. Car les coûts salariaux sont gérés autrement. « On tente de ne laisser personne au bord du chemin », précise-t-il.

Ceci n’a pas beaucoup de sens de point de vue de l’entreprise traditionnelle. Mais justement, Chrono Flex n’en est pas une. Ses pratiques organisationnelles ne visent pas des performances financières, mais la satisfaction des besoins universels des hommes et des femmes qui y travaillent.

Mobilité professionnelle

Ce qui implique une mobilité professionnelle. Beaucoup d’entreprises traditionnelles pratiquent la « mobilité interne », mais combien parmi elles offrent à leurs « salariés de base » – un opérateur, un mécanicien, une caissière – d’évoluer vers des responsabilités dites « managériales » ? Combien de ces entreprises ont en leur sein des responsables comme Régis Marchetti qui explique que chez FAVI – la pionnière de libération d’entreprises en France -, « même avec un CAP, on peut diriger trente personnes ». Ailleurs, précise-t-il, ils ont des titres de « chefs d’ateliers », des diplômes. Leurs missions ne sont pas accessibles aux « simples salariés de base ».

PHILOSOPHES, LES ENTREPRISES LIBÉRÉES SONT CONVAINCUES QUE SI LEURS CO-ÉQUIPIERS ONT ENVIE D’INITIATIVE, ILS VONTDONNER LE MEILLEUR D’EUX-MÊMES ETRENDRE LEUR ENTREPRISE AGILE, CRÉATIVE ET INNOVANTE

Pas chez FAVI, ni chez Chrono Flex. Dans ces entreprises « libérées », si un opérateur ou un mécanicien souhaite se réaliser dans les activités de leader (responsable) et… est coopté par ses collègues, il peut satisfaire son aspiration. C’est d’ailleurs le cas de majorité de leaders dans ces entreprises. Quant aux anciens managers, ils ont eu la possibilité de se diriger vers d’autres missions qu’ils ont eues l’envie de mener au sein de l’entreprise, et ainsi de se réaliser également. Mais puisqu’à leurs salaires, l’entreprise doit ajouter les augmentations pour les nouveaux leaders, la masse salariale augmente.

Cette hausse des coûts n’est pas unique dans l’entreprise libérée. Prenons, par exemple, l’organisation des équipes terrain en « speed boats » autodirigées comme c’est le cas chez Chrono Flex, inspiré des « mini-usines » de FAVI. Chacune d’elle s’occupe des recrutements ou des investissements pour mieux accomplir la vision de l’entreprise.

S’autodiriger plutôt que d’être dirigés

La conséquence : de nombreux doublons qui « coûtent », en comparaison aux économies d’échelle obtenues par la centralisation des services de support (ressources humaines, informatique, etc..). Encore un paradoxe de point de vue de l’entreprise traditionnelle. Mais l’entreprise libérée ne s’inscrit pas dans une perspective purement comptable. Elle vise aussi à répondre aux besoins de ses salariés de s’autodiriger, plutôt que d’être dirigés.

Philosophes, les entreprises libérées sont convaincues que si leurs coéquipiers ont envie d’initiative, ils vont donner le meilleur d’eux-mêmes et rendre leur entreprise agile, créative et innovante : le Graal auquel toute entreprise veut parvenir.

Ce Graal est la résultante de l’environnement qui satisfait les besoins fondamentaux des salariés. On comprend pourquoi il échappe tant aux entreprises qui essaient de leforcer à coups d’investissements dans la R&D ou autres « programmes d’innovation ». Un salarié prendra une initiative non pas parce qu’il y est obligé par son contrat d’emploi, mais parce qu’il aura envie de le faire.

L’intérêt de l’entreprise

Ce n’est pas le cas de tous les salariés. L’entreprise libérée n’est pas un monde de « Bisounours ». A côté de la possibilité de décider, de se réaliser et de prendrel’initiative, il y a aussi l’autodiscipline – l’exigence et la responsabilité d’agir toujours dans l’intérêt de l’entreprise et de sa vision.

Cette exigence n’est pas du goût de tous. C’est normal. L’entreprise traditionnelle – qui a façonné les comportements de la majorité de salariés – est construite autour de pratiques individualisées, voire individualistes : le recrutement individuel, l’évaluation individuelle, la promotion individuelle, les primes individuelles.

Mais l’expérience des entreprises libérées françaises de la première génération (FAVI, SEW Usocome, Bretagne Atelier) et de la deuxième génération (Chrono Flex, Poult, IMATech, SYD Conseil, Biose) montre que la majorité des salariés accepte cette exigence. En d’autres mots, ils préfèrent s’autocontrôler plutôt que d’être contrôlés.

Tout ceci relève du bon sens, disent beaucoup de patrons. En effet, ils sont de plus en plus nombreux à considérer que faire confiance, révéler les dons des salariés, leur permettre de s’autodiriger relève du bon sens. C’est tellement évident qu’ils le disent tous.

Approche « silencieuse »

Mais si l’entreprise libérée relève du bon sens, libérer l’entreprise ne l’est pas du tout. « Lorsque vous annoncez d’une voix tonitruante ’Je vais mettre la confiance au cœur de l’organisation et vous allezdisposer d’une véritable liberté d’action !’’, vous délivrez une promesse qu’il vous sera très difficile de tenir », explique Alexandre Gérard. En effet « vous n’annoncez rien de moins qu’une transformation deculture au sein de votre entreprise, ce qui demande des années. Alors durant des mois, voire des années que vos équipiers resteront confrontés aux procédures, aux reportings et à leur petit chef, que diront-ils de votre promesse ? », ajoute-t-il.

Les patrons qui ont réussi à libérer leur entreprise ont privilégié une approche pas à pas, qu’Hyacinthe Dubreuil appelle « silencieuse ». Plutôt que de parler, ils ont démontré, par les actes, leur respect et leur confiance en leurs collaborateurs. Les actes, mieux que les mots, préparent le terreau favorable à la transformation. Par exemple, Michel Munzenhutter, chez SEW Usocome, a commencé par garer savoiture dans le parking des ouvriers et Jean-François Zobrist par murer la fenêtre qui « surveillait » l’atelier à partir du bureau du « grand chef ».

C’est une fois que les salariés ressentent le changement dans leur quotidien, dans la satisfaction de leurs besoins fondamentaux, à commencer par le respect et la confiance, et donc, dans leur bien-être, qu’ils commencent à croire en la libération de leur entreprise.

  • Isaac Getz (Professeur à l’ESCP Europe)

 

Finance participative, blockchain… les FinTech, entre espoir et inquiétude

finance

Avec les nouvelles technologies, l’économie dans son ensemble subit de plein fouet une véritable révolution. Le mot « Uberiser » s’apprête à rentrer dans le Larousse, c’est pour dire ! Et la finance n’est pas épargnée. Blockchain, crowdfunding, crowdlending et FinTech en dessinent les nouveaux contours.


Force est de constater que la tendance est au circuit court. Et donc que l’intermédiation en général est bien souvent malmenée. La France, devant la généralisation du phénomène à travers le monde, n’a pas d’autres choix que de prendre le train en marche. Tiraillée entre conservatisme et innovation, nul doute qu’elle va devoir s’adapter à ce qui s’annonce comme un grand chamboulement économique. Et si elle entend promouvoir sa fameuse French Tech aux quatre coins de la planète, elle ne pourra s’affranchir d’un certain remodelage économique.  Qui devra aussi s’appliquer à la finance dans son ensemble …

Rompre avec les monopoles pour embrasser l’économie moderne

Coller à l’évolution technologique et à l’économie moderne, c’est devoir renoncer à certains modèles et rompre avec les monopoles.

La finance participative, notamment, est un parfait exemple de cette disruption des codes, puisqu’elle court-circuite les banques et permet aux citoyens de décider eux-mêmes de l’emploi de leur épargne et de leurs placements. En 2014, la règlementation française a ouvert une brèche. Mais d’autres dérogations se dessinent et la seule inconnue reste le temps. Concilier libéralisme et règlementation, le dilemme est posé. Reste à savoir où seront les jalons, mais nul doute que déjà, la finance et ses rouages ont changé de braquet.

Changement de rythme, nouveaux usages, diversification des outils, les FinTech préfigurent un nouveau paradigme.

Du crowdfunding au crowdlending

Si, à l’origine, les plateformes de crowdfunding se sont avérées être efficaces pour contribuer à l’avènement de projets utiles à des communautés ou à des causes, bien vite, nous avons pu constater que la philanthropie ou le mécénat, à eux seuls, ne suffisaient pas à faire émerger et propulser des projets aux intérêts privés. Le  crowdequity  ou le crowdlending ont répondu à la question. Et l’on constate aujourd’hui que la notion d’investissement tend inexorablement à prendre l’ascendant sur les autres formes de contribution. Pour preuve, en 2015, sur les plateformes spécialisées, le montant correspondant aux prêts rémunérés est presque 4 fois plus important que celui des dons.  Les plateformes de prêt participatif ont donc le vent en poupe ! Et ce n’est que le début si l’on en croit les prévisions des spécialistes du crowdfunding regroupés au sein d’une association homonyme.

La nouvelle révolution : la technologie blockchain

Cependant alors que ces modes de financement commencent tout juste à être connus du grand public que déjà une autre révolution s’annonce : la blockchain.

Mais qu’est-ce donc ? Ce terme à lui seul résume la dématérialisation, la décentralisation et l’authentification de tout ce qui peut s’échanger ou se monétiser.  Cela concerne des devises, à l’instar du bitcoin, la plus connue, mais aussi des contrats, et tous les actifs dans leur grand ensemble. On va jusqu’à dire que c’est une technologie à même de remplacer les institutions financières ! On imagine aisément l’inquiétude de ces dernières qui voient donc la Blockchain comme la lame de fond qui risquerait de tout emporter, des institutions aux corporations en passant par la gouvernance au sens large. La blockchain fascine et inquiète à la fois. Toujours est-il que les institutions ont pris conscience du potentiel danger que la Blockchain représente à court terme, puisqu’elles ont déployé des cohortes de moyens techniques et humains pour appréhender cette technologie disruptive, qui menace leur hégémonie. Quelles seraient en effet les raisons de penser qu’elles auront toujours une quelconque utilité si une technologie comme la Blockchain apporte toutes les solutions au public.

La réponse se résume en un mot : l’expertise.  En effet, si la technologie, et plus précisément les FinTech, semblent, à terme, court-circuiter l’intermédiation dans ses grandes lignes, en créant des outils spécifiques pour traiter de pair à pair, l’expertise et le conseil seront davantage exploités et mis en exergue. Et ainsi valorisés. Ce qui nous autorise à penser que cela obligera les experts à tendre vers l’excellence.

Dans le crowdlending par exemple, c’est au niveau du choix des projets à financer, de leur appréciation et de leur sélection, que se fera la valorisation des plateformes. Ce qui rassurera les particuliers pour investir plus sereinement leur épargne dans un placement très concurrentiel. 

Article écrit par Serge Rouanet, dirigeant de PrêtStory

Les 5 préceptes des grands dirigeants d’entreprise

Vous songez à vos résolutions de chef d’entreprise pour cette nouvelle année 2016 ? Le blog du dirigeant vous donne 5 préceptes, exprimés par les grands de ce monde, qui pourraient bien vous inspirer. Pour repartir du bon pied, rien de tel que les citations du Dalaï-Lama, de Bill Gates ou encore de Richard Branson, à lire et relire pour grandir !

Un adage sur la valeur de l’échec

« Lorsque vous échouez, n’échouez pas la leçon » – Dalaï-Lama

adageLe Dalaï-Lama ne dirige pas une multinationale, mais son enseignement s’applique à tous, dans toute sorte de situations. Aux États-Unis, les dirigeants n’hésitent pas à évoquer leurs échecs et passes difficiles lorsqu’ils racontent la genèse de leur entreprise. Ces moments cuisants sont presque plébiscités par les investisseurs qui y voient un signe de maturité et de force d’esprit pour ces entrepreneurs qui les ont traversés, les assument et sont toujours debout. À New York City, un spectacle est d’ailleurs consacré aux entrepreneurs : Stand Up for Passion, des soirées durant lesquelles des chefs d’entreprise disposent de quelques minutes face au public pour raconter le fil de leur vie, leurs galères et leurs apprentissages, sur le mode du one man show.

L’année 2016 nous réservera bien des surprises, bonnes et mauvaises. Lorsque vous rencontrerez une difficulté, ne restez pas prostré ! L’important en effet n’est pas de tomber, mais de savoir se relever et surtout d’en tirer une leçon pour s’améliorer. À bon entendeur !

Un adage sur la richesse …

« Être le plus riche du cimetière n’a aucune importance pour moi. Aller se coucher le soir en se disant que nous avons fait quelque chose de merveilleux, cela compte pour moi. » – Steve Jobs

adageEtre le plus riche, n’allons pas jusque là, mais il est difficile d’enlever toute aspiration financière lorsque, tête dans le guidon, nous cherchons simplement à faire tourner notre petite entreprise et nourrir notre famille. Et si nous profitions des bonnes résolutions pour prendre de la hauteur, nous souvenir de nos ambitions initiales, réfléchir à ce que nous voulons vraiment devenir, au-delà de toute considération financière ? Une mise au point sur nos valeurs nous aidera certainement à nous recentrer et redéfinir les objectifs pour notre entreprise en 2016.  Entreprendre pour changer les codes de son secteur, entreprendre, mais développer un modèle économique plus humain, entreprendre, mais respecter la planète… Et vous, quelle est votre vision de l’entrepreneuriat ?

Un adage sur la manière de faire bouger les choses

« Think Different » – Steve Jobs

adageSteve jobs (encore) est effectivement le roi des citations puisqu’il avait pour habitude d’en mentionner une à l’issue de chacune de ses conférences. « Think Different », pour « Pensez différemment », est d’abord le slogan publicitaire d’Apple ; la phrase est aussi une belle inspiration pour tous ceux qui cherchent à développer leur créativité. Rien de tel que de nouvelles approches pour résoudre les problématiques du quotidien. Pensez différemment donc, regardez les choses sous un autre angle, travaillez les analogies. Comment ? Voyageons, regardons le monde qui nous entoure, inspirons-vous des innovations de nos voisins… Plus pragmatiquement, si nous commencions par dresser une liste d’objectifs simples, comme lire au moins deux articles d’analyse de presse par semaine, nous adonner au mind mapping dans nos loisirs, partir en voyage, échanger dans des soirées réseau. La curiosité et l’ouverture vers autrui sont les clés pour trouver de nouvelles idées.

Pour démarrer 2016 du bon pied, un seul mot d’ordre : boostez votre créativité !

Un adage sur la vision qu’un dirigeant doit avoir

« Fantasmer sur le futur est mon passe-temps préféré » – Richard Branson

adageSi vous ne croyez pas en vous, qui le fera ? Pour inspirer confiance, séduire vos partenaires commerciaux ou investisseurs, vous devez croire en votre projet, croire en la réussite de votre entreprise. Inutile de cauchemarder sur un échec potentiel, il viendra à nous bien assez tôt. Par contre, visualiser la réussite, rêver son entreprise croître vers le chemin souhaité nous permettra non seulement de prendre des décisions en adéquation avec nos aspirations, mais aussi de nous placer dans une posture de dirigeant confiant et motivant.

Un rendez-vous décisif vous stresse ? Avant de vous y rendre, prenez quelques minutes pour anticiper son déroulé. Imaginez-vous sûr de vous, parler distinctement, faire quelques traits d’humour et convaincre. Si vous anticipez et assimilez la situation dans votre tête, vous serez prompt à l’affronter. Plus largement, rien ne nous empêche de rêver, sans modération et sans blocage. Faites comme Richard Branson et n’hésitez pas à fantasmer votre futur ! À défaut de réussir, nous aurons au moins passé de belles heures à positiver.

Un adage sur ce qui, au final, est le plus important pour l’entreprise

« La meilleure des publicités est un client satisfait » – Bill Gates

adageParce qu’un avis négatif aura un impact beaucoup plus fort qu’un message positif, nous devrons toujours soigner nos clients. Au-delà de la citation, qui nous rappelle que le client est roi, n’oublions pas que le travail bien fait rend heureux. N’acceptons pas une opportunité de business si nous sentons que l’offre ne correspond pas à notre niveau de standing. Ne faisons pas miroiter un niveau de qualité qui n’est pas le nôtre… Aimons ce que nous vendons, restons intransigeants et honnêtes avec nos clients.

La résilience, un enjeu crucial pour l’entreprise en contexte de crise

ResilienceWebLa durée et la dureté de la crise en France, ainsi que les changements de modèle qu’elle induit continuent de fragiliser les entreprises et de fatiguer beaucoup d’équipes de direction.

Si les grands groupes français d’envergure internationale ont l’opportunité de faire tourner leurs équipes, les directions d’entreprises à la seule dimension nationale peuvent déprimer et douter de leur capacité à s’en sortir.

Le corps social qu’est l’entreprise est trop souvent physiologiquement usé, parfois financièrement en danger. Un rien peut suffire à la faire basculer, donnant à sa résilience – c’est-à-dire sa capacité à résister aux coups durs- une nouvelle dimension. Voici quelques pistes pour la renforcer en ces temps chahutés.

1. Comprendre le contexte

Si hier, dans une conjoncture plus porteuse, le dirigeant pouvait concentrer l’essentiel des ressources de l’entreprise sur sa performance financière, une telle politique exposerait aujourd’hui cette dernière à des menaces qui pourraient profondément la déstabiliser.

Que s’est-il passé sur les marchés depuis le début de ce nouveau millénaire pour que cela engage si profondément le devenir des entreprises?
Quelles accélérations, quelles ruptures, quelles mutations ont laissé sur les bas-côtés nombre d’entreprises qui n’auront pas vu, pas su anticiper et s’adapter à ces changements profonds ?

Ce sont d’abord des ruptures technologiques plus profondes et plus rapides, des innovations capables d’envahir le monde en quelques mois (pour parfois disparaître quelques années plus tard), des secousses financières répétées et profondes, des ruptures de chaîne d’approvisionnement brutales dues à des troubles politiques ou écologiques, des variations imprévisibles de cours de matières premières, des aléas climatiques répétitifs, l’arrivée de nouveaux entrants qui, sur un marché, conquièrent en quelques années des positions mondiales dominantes.

Mais ce sont aussi des évolutions internes à l’entreprise, des modifications profondes du corps social, des attentes nouvelles des salariés qui ne sont pas toujours identifiées et qui peuvent à terme, mettre à mal la cohésion de l’entreprise.

Les modes d’organisation et de management sont en train de vivre une révolution silencieuse, mais profonde. L’émergence d’une nouvelle génération demandeuse de sens et de plaisir au travail, celle du collaboratif à l’intérieur mais aussi à l’extérieur de l’entreprise, remettent profondément en cause le rôle des équipes de managers et leur place au sein du dispositif.

Le management descendant ne suffit plus. Le management remontant, l’autonomie laissée au plus près du terrain dans un cadre clairement défini, la demande de sens et d’exemplarité viennent bousculer des usages managériaux qui datent d’une autre époque.

2. Détecter les signaux faibles

« Percevoir les signaux faibles est un des grands défis du leader » disait Michel Rollier, gérant du Groupe Michelin. En effet, le second travail du dirigeant va consister à mobiliser les équipes, et à les entraîner à identifier les signaux faibles, annonceurs pour certains d’entre eux de futures menaces mais aussi d’opportunités. Une des responsabilités premières du dirigeant devient ainsi celle de la pédagogie de la réalité. Être lucide devient plus que jamais un enjeu stratégique !

Il s’agit d’abord de faire preuve d’un réalisme total pour pouvoir ensuite y faire face. Et l’on sait que c’est souvent contre-nature d’aller au-delà de notre système de représentation mentale.

D’où la nécessité de passer par la confrontation des points de vue, en confiance et en équipe pour aboutir à une réalité partagée.

Il s’agira, ensemble, de mettre des mots sur les maux, mais aussi sur les forces de l’entreprise. Ce travail rassurera le plus grand nombre, car il est le vecteur de confiance, de liberté de parole, ce qui contribuera certainement à renforcer la crédibilité de la direction.

Cela peut également être un excellent levier de motivation pour peu que la dimension pédagogique et la communication soient bien menées.

3. Identifier des pistes d’amélioration 

La première dimension de la résilience, on le voit, relève évidemment de la qualité du lien dans l’entreprise.

Dès lors que l’on mobilise les équipes sur la lecture des signaux faibles, il est important de les garder impliquées dans la suite du processus.

La cohésion et l’ouverture du corps social qu’est l’entreprise deviennent ainsi des facteurs clés de succès.

On retrouve assez souvent cette cohésion dans les entreprises familiales vieilles de plusieurs générations, car elles sont par nature sensibles à la qualité du climat social. La façon dont l’équipementier Daher a géré la crise de 2009-2010 et ajusté l’emploi pour répondre à la baisse du portefeuille de commandes, est à cet égard exemplaire, et a été rendu possible par la qualité du dialogue social dans l’entreprise.

A contrario, une direction d’entreprise ne pourra pas s’étonner que dans la crise elle ne soit pas suivie dans ses décisions, si elle a pendant des années manqué de considération à l’égard de son capital humain. C’est là que peut survenir une crise sociale majeure. Or, derrière une crise sociale se cache souvent une crise du lien.

Une bonne façon d’avancer de façon pratique sur le chemin de la résilience peut passer par la création d’un comité de veille, rassemblant des employés de bon niveau et volontaires, de tout niveau hiérarchique, et dont la mission va consister à détecter dans l’entreprise mais aussi autour d’elle des signaux faibles qui pourraient présenter à court ou moyen terme des risques mais aussi des opportunités en explorant notamment :

– la proximité, voire l’intimité développées avec les clients et la remontée qualitative des ressentis, idées, satisfactions, insatisfactions etc.

– la nature même de l’organisation de l’entreprise et sa capacité à s’ajuster en permanence et à encourager la créativité et l’innovation

– l’ajustement du niveau des compétences à l’évolution de l’entreprise

– l’alignement des processus clés avec la stratégie de l’entreprise et bien sur avec les attentes du marché

– la maîtrise de la qualité du produit ou du service sur toutes les géographies

– l’aspect « lean » des processus

– la mise en œuvre de réserves financières permettant de faire face aux aléas

– sans oublier la maîtrise opérationnelle des processus de gestion de crise.

Dans un second temps, en faisant travailler cette équipe avec le comité de direction de l’entreprise pour valider la pertinence de certains signaux, il s’agira de faire des choix et mettre en place des actions préventives et correctives.

Certes, l’entreprise ne pourra jamais tout anticiper. En revanche, celles qui auront pris l’habitude de regarder ensemble la réalité, de travailler en équipe, d’analyser les risques et de préparer des ripostes auront les plus grandes chances de survivre à de nouvelles secousses, mais surtout d’identifier de nouveaux espaces de croissance et de développement.