Category Archives: Bien-être

La nouvelle réalité augmentée

16 technologies disruptives (presque) déjà là

Un éléphant miniature plus vrai que nature grâce à la « réalité-cinématique ». © Magic Leap
Si Google a investi plus d’un demi-milliard de dollars en octobre 2014 dans la start-up californienne Magic Leap, ce n’est pas par hasard… Elle devrait révolutionner l’univers de la réalité augmentée. Comment ? Grâce à la technologie « réalité-cinématique » qui permet, grâce à des lunettes futuristes et un boitier connecté, de transposer des personnages et des objets 3D dans le monde réel de façon ultra-réaliste. Cette nouvelle technologie remplacerait l’actuelle 3D stéréoscopique qui consistait, à l’inverse, à vous emmener dans un monde virtuel. Les différents brevets déposés par Magic Leap le 15 janvier 2015 nous ont donnés un aperçu des possibilités : promotions et plans du magasin affichés par votre chariot de courses, représentations des organes et du corps humain pour les chirurgiens… Les industries du cinéma et du jeu vidéo ne sont donc pas les seules à se frotter les mains.
Disponibilité : 1 à 3 ans.

Le véhicule à hydrogène sur la bonne voie

Le plus gros défi des véhicules à hydrogène : l’extension du réseau de bornes de recharge.© ponsulak – Fotolia.com
En 2015, le succès commercial de la première Toyota de série (Mirai) roulant à l’hydrogène annonce, peut-être, une nouvelle ère. Selon le World economic forum, de nombreux constructeurs auto s’orientent peu à peu vers une commercialisation en série de ces véhicules à piles à combustible. Les premiers prix sont, certes, élevés (environ 70 000 dollars) mais avec l’augmentation des volumes, ils devraient rapidement baisser dans les prochaines années. Si le potentiel du marché est colossal, c’est parce que les véhicules à pile à combustible possèdent de nombreux atouts : ils ne rejettent aucun déchet (juste de l’eau) et contrairement à l’essence, c’est un carburant inépuisable. Ils possèdent aussi un gros avantage par rapport aux voitures électriques : plus d’autonomie (environ 600 km contre 150 à 250 km). Le plus gros défi qu’il reste à relever est l’extension du réseau de bornes à hydrogènes pour recharger les véhicules.
Disponibilité : déjà disponible.

D’infinies possibilités pour les textiles intelligents

Cityzen sciences commercialisera un tee-shirt connecté qui mesurera le rythme cardiaque de son porteur. © Cityzen sciences
Un tee-shirt qui contrôle le rythme cardiaque,des chaussettes qui diagnostiquent les personnes diabétiques, des pansements qui changent de couleur quand on doit les changer, des semelles qui analysent la distance parcourue et les calories brulées…Pour ces textiles intelligents et connectés qui sont dotés de capteurs, les possibilités sont quasi infinies. Ils intéressent notamment les secteurs du sport, de la santé, du luxe, du bâtiment et de l’automobile. Encouragés par le plan industriel « Textiles techniques et intelligents« , lancé en 2013 par le gouvernement, de plus en plus de d’entreprises françaises se lancent dans ce business à l’image de Citzen Sciences. La firme lyonnaise commercialisera, courant 2015, un tee-shirt connecté qui mesure le rythme cardiaque, la vitesse et la position GPS de son porteur.
Disponibilité : déjà disponible.

Les robots collaboratifs s’imposent dans l’industrie légère

L’UR3 d’Universal Robots est un bras articulé qui possède 6 axes. © Universal Robots
De grands changements en perspective pour les PME de l’industrie légère… C’est ce que les spécialistes du secteur prédisent avec l’arrivée sur le marché de nouveaux petits robots collaboratifs à bas prix. Flexibles, intuitifs et capables de travaux de haute précision, ils permettent de suivre le rythme de la demande malgré la pénurie de travailleurs qualifiés et même d’augmenter la productivité. A l’image de l’UR3 d’Universal Robots. Ce bras articulé à 6 axes peut souder, visser, coller, peindre… pour un budget de 23 000 dollars.
Disponibilité : déjà disponible

Des ballons Google pour (beaucoup) plus de connectés

Ces ballons stratosphériques volent plus haut que les avions de ligne. © CNES
4,3milliards de personnes pourraient avoir accès à Internet pour la première fois de leur vie grâce au projet Loon de Google. En collaborant avec le Centre national d’études spatiales (CNES), le géant du net a mis au point des ballons d’hélium de 15 mètres de diamètre et projetés à 20 kilomètres d’altitude. Ils pourraient offrir un accès Internet à 60% des habitants de la planète qui n’en bénéficient pas encore. Ces personnes vivent généralement dans des régions rurales où les entreprises de télécommunications n’ont pas construit de tours cellulaires. Chaque ballon possède donc une liaison radio avec un réseau de communication sur le terrain environnant. Mike Cassidy, chef du projet Loon, affirme qu’à la fin 2015, il aura suffisamment de ballons en place pour offrir un service Internet quasi continu dans plusieurs parties de l’hémisphère sud.

L’immense potentiel de la nano-architecture

La découverte de Julia Greer pourrait révolutionner de nombreuses industries.© Caltech
Julia Greer, professeur de la prestigieuse California institute of Technology (Caltech), est parvenue à fabriquer des nanomatériaux en 3 dimensions qui sont plus légers, plus solides et plus tolérants (ils peuvent être déformés et reprendre leur forme d’origine) que tous les matériaux classiques connus. Si ces nanomatériaux étaient produits à grande échelle, ils pourraient remplacer les matériaux classiques. Cette innovation pourrait beaucoup intéresser les industries qui utilisent une grande quantité de matériaux comme l’automobile ou l’aéronautique. Seul (petit) problème à résoudre : les nanomatériaux de Julia Greer ne font qu’un milliardième de mètre… il faudra trouver une solution pour les redimensionner et les rendre utilisables.
Disponibilité : 3 à 5 ans.

« L’homme augmenté » grâce aux exosquelettes

Avec les exosquelettes mécaniques, on peut transporter des objets de 30 kg sans effort.© Sergey Nivens – Fotolia.com
Voilà une technologie que les opérateurs de l’industrie doivent suivre avec attention : les exosquelettes motorisés. Destinés à la base à des usages militaires, ils se sont étendus aux domaines civils. Ils augmentent les capacités des ouvriers en absorbant la pression exercée par les outils et les objets lourds. Dès 2013, le Mantis composé de jambes et de bras mécaniques permetd’augmenter la productivité d’un ouvrier de 30%. De son côté, en août 2014, l’entreprise sud-coréenne Daewoo développe un exosquelette destiné aux ouvriers des chantiers de construction navale. Il leur permet de transporter des objets pesant jusqu’à 30 kg sans effort (l’objectif étant d’atteindre 100 kg dans les années à venir). Les nouveaux brevets pullulent sur ce marché très prometteur pour l’industrie, et le secteur médical s’y intéresse aussi. Les exosquelettes permettent aux personnes amputées de leur rendre leurs capacités motrices.
Disponibilité : déjà disponible.

Un nouveau plastique recyclable

Environ 280 millions de tonnes de plastique ont été produites dans le monde en 2012.© alexandro900 – Fotolia.com
Il existe deux grandes catégories de plastique : les thermoplastiques et les thermodurcissables. Les premiers sont recyclables, les seconds, non. Problème : grâce à leur résistance et leur longévité, les thermodurcissables sont très prisés dans de nombreux secteurs comme la téléphonie mobile ou l’industrie aérospatiale. Quand on sait qu’environ 280 millions de tonnes de plastique ont été produits dans le monde en 2012, on imagine aisément les dégâts environnementaux occasionnés. Mais en2014, des progrès cruciaux ont été faits avec la découverte de nouveaux polymères thermodurcissables. Appelés PHTs, ils sont recyclables. En outre, ils sont aussi résistants que les anciens polymères. Selon le World Economic forum, les thermodurcissables recyclables remplaceront les non-recyclables dans les 5 ans à venir et ils seront omniprésents dans les différentes industries qui utilisent du plastique d’ici 2025.
Disponibilité : 3 à 5 ans.

Apple Pay à l’origine du succès du m-paiement

En 2015, Apple a annoncé représenter deux tiers des dépenses par m-paiement aux Etats-Unis.© WavebreakmediaMicro – Fotolia.com
La démocratisation du paiement sans contact par smartphone est l’une des grandes tendances 2015. Sortie fin 2014 aux Etats-Unis (l’arrivée en Europe est prévue courant 2015), l’application d’Apple prénommée « Apple Pay » est la première à connaître un véritable succès. Elle s’appuie sur la technologie de la puce Near field communication (NFC) qui permet de payer sans contact, et sur l’authentification par empreinte digitale. Apple a fait les choses en grand : des partenariats avec 500 banques américaines et avec les plus grandes enseignes américaines (Nike, Mc Donlad’s, Subway…). En 2015, Apple a annoncé représenter deux tiers des dépenses par m-paiement aux Etats-Unis via les trois réseaux principaux de cartes bancaires (Visa, Mastercard et American Express). Le MIT estime cependant qu’il faudra encore du temps avant que le paiement mobile se généralise, en particulier en Europe.
Disponibilité : déjà disponible.

La photosynthèse suralimentée va booster l’industrie agricole

Une transformation génétique pour produire du riz plus rapidement. © asab974 – Fotolia.com
En décembre 2014, les généticiens ont fait une avancée capitale dans la production des plants de riz : ils sont parvenus à améliorer leur photosynthèse. Cette découverte permet de produire du riz (et potentiellement du blé) beaucoup plus rapidement. Les rendements en hectares sont améliorés de 50%. Ces deux cultures nourrissent environ 40% de la planète, on comprend donc l’importance de cette découverte… La « photosynthèse suralimentée » (C4) permettrait également de limiter les besoins en eau et en fertilisants des plants. Seul problème à résoudre : le procédé de transformation génétique est complexe et difficile à mettre en place dans les productions agricoles à grande échelle. Si ce problème est résolu, la méthode de « photosynthèse suralimentée » pourrait s’appliquer dans d’autres cultures comme le blé, les pommes de terre, les tomates et le soja.
Disponibilité : 10 à 15 ans.

Biopsie liquide : déceler le cancer plus tôt

En 2015 le marché pourrait valoir au moins 40 milliards de dollars. © science photo – Fotolia.com
Réduire la mortalité des cancers communs grâce à une simple prise de sang : voilà l’ambition du professeur de médecine Dennis Lo. Il a travaillé pendant près de 20 ans sur une technique appelée « biopsie liquide ». Cette technique permet de détecter très tôt les cancers communs comme celui du foie, avant même les premiers symptômes. Les cellules cancéreuses qui meurent perdent de l’ADN. On peut ensuite retrouver cet ADN et l’identifier dans le sang. Grâce à une prise de sang et un séquençage rapide de l’ADN,on peut donc déceler très tôt des traces de cancer, alors qu’il est encore curable.Dennis Lo souhaite, à présent, généraliser le processus avec un test général permettant de détecter chaque type de cancer. Jay Flatley, PDG d’Illumina qui fabrique des séquenceurs de gènes rapides, estime qu’en 2015 le marché de ces tests pourrait valoir au moins 40 milliards de dollars.
Disponibilité : déjà disponible.

L’ADN partagé sur Internet

Le partage de l’ADN sur Internet se heurte à la législation sur la vie privée. © macrovector – Fotolia.com
Le bio-informaticien David Haussler souhaite que les experts médicaux du monde entier partagent sur Internet les codes génétiques déjà séquencés de personnes malades. Cela permettrait de mieux comprendre et de mieux traiter les maladies provenant de mutations génétiques comme le cancer. Il a donc cofondé l’Alliance mondiale pour la génomique et la santé (AGMS). L’AGMS a lancé en 2014 le moteur de recherche Beacon qui possède comme base de données les ADN déjà rendus publics. Mais cette initiative se heurte à un problème sociologique et légal : les experts médicaux qui possèdent les codes génétiques séquencés sont réticents à l’idée de les partager sur un moteur de recherche. A la fois pour des raisons déontologiques, et à cause des législations sur la vie privée sur Internet. Pour que le projet de David Haussler aboutisse, il faudra donc qu’il arrive à concilier efficacité et respect de la vie privée.
Disponibilité : 1 à 2 ans.

L’usine de dessalement moins cher, moins polluante, plus productive

Le dessalement est une technologie coûteuse.© matteo – Fotolia.com
Située en Israël, Sorek est la plus grande usine de dessalement au monde. Elle utilise une technologie de dessalement que l’on appelle « osmose inverse » (un système qui purifie l’eau grâce à un filtrage très fin). On reproche à cette technologie de coûter cher et d’être polluante. Pourtant, Sorek propose les prix les plus bas du marché et sa consommation énergétique est parmi les plus basses au monde. Son secret ? C’est la première grande usine de dessalement à utiliser des tubes de pression qui mesurent 16 pouces de diamètre plutôt que huit pouces, ce qui réduit considérablement les coûts en matériel. L’usine possède aussi des pompes à haut rendement et des dispositifs de récupération d’énergie pour optimiser sa production. Ce modèle devrait beaucoup intéresser les grands groupes de gestion de l’eau et des déchets comme Véolia et Suez Environnement.
Disponibilité : déjà disponible.

Un cerveau embryonnaire pour guérir les troubles mentaux

Les embryons de cerveau pourraient servir à guérir certaines pathologies. ©  JPC-PROD – Fotolia.com
C’est en 2013, dans un laboratoire de l’Institut de biotechnologie moléculaire de Vienne, qu’une équipe de chercheurs a réalisé une vraie prouesse : cultiver un embryon de cerveau à partir de cellules souches humaines. Cet « organoïde cérébral » qui mesure 3 à 4 millimètres de diamètre est une sorte de cerveau aux premiers stades de son développement. Au-delà de jouer les docteurs Frankestein, l’objectif de l’expérience est de comprendre l’origine des troubles neurologiques. Ces « mini-cerveaux » peuvent être cultivés à partir des cellules d’une personne malade. On peut donc analyser et comprendre les disfonctionnements neuronaux d’une personne atteinte d’autisme, de la maladie d’Alzheimer ou de schizophrénie. L' »organoïde cérébral » sera certainement à l’origine d’avancées médicales majeures dans les années à venir.
Disponibilité : déjà disponible.

La communication véhicule-à-véhicule au tournant

Voilà un système en réseau qui devrait considérablement améliorer la sécurité routière. La communication « véhicule-à-véhicule » peut prévenir (alerte sonore, vibration ou message audio) le conducteur d’une collision imminente. Elle permet à chaque voiture équipée de transmettre sa position, sa vitesse, la position de son volant etc. aux autres véhicules à des centaines de mètres aux alentours. Quelques voitures sont déjà équipées d’émetteurs expérimentaux « véhicule-à-véhicule » aux Etats-Unis, en Europe et au Japon. Il faudra cependant attendre encore un à deux ans avant de voir cette technologie arriver sur le marché auto et certainement une décennie avant de voir le système se généraliser.
Disponibilité : 1 à 2 ans.

L’envol des drones

300 000 drones seront vendus en 2015.© Stéphane Masclaux – Fotolia.com
Selon le cabinet de conseil Deloitte, 300 000 drones seront vendus en 2015 pour un parc actif qui dépassera le million. Le marché grandissant de ces mini-aéronefs sans pilote concernera principalement les entreprises, le prix élevé (premiers prix allant de 200 à 400 euros), la fragilité et les difficultés de pilotage ayant tendance à dissuader le grand public. En revanche, pour les professionnels, le cabinet américain voit un énorme potentiel. De nombreux secteurs sont concernés : le recueil de données pour l’agriculture de précision, le BTP, l’inspection d’ouvrages d’art, le secourisme, le cinéma… D’autant que les drones deviennent de plus en plus fiables et autonomes à l’image du drone hybride développé en 2015 par la start-up Top Flight. Il est capable de voler plus de 2h30 (contre environ 40 minutes pour les autres drones civils) tout en transportant un colis de 9 kg…
Disponibilité : déjà disponible.
 

Psychopathologie de la vie 2.0

Quelques chiffres clés

En 2012, l’e-mail créé en 1971 par Ray Tomlinson, tire des faits suivants le bilan de ses 44 ans :

  • 15% des internautes Français ont au moins 4 adresses e-mail.
  • 91% d’entre eux consultent au moins une fois par jour leur adresse e-mail principale et 60% leur adresse e-mail secondaire au moins par jour.
  • 63% estiment recevoir trop d’offres par e-mail.
  • 30,5 % suppriment leurs messages sans les lire.
  • 41,7 % cherchent le lien de désinscription pour ne plus recevoir des mails qu’ils ne lisent pas.
  • En moyenne, un professionnel reçoit 12 emails publicitaires par jour.
    (Source : 6ème édition de l’étude E-mail Marketing Attitude).

Les employés de bureau américains consacrent aujourd’hui 650 heures par an à leur boite mail, soit 13 heures par semaine, qui correspondent presque à 2 jours ouvrés hebdomadaires ou encore presque un tiers du travail fourni au cours d’une semaine Française de 35 heures ! (Source : McKinsey Global Institute).

Selon IBM :

  • le stress induit par la nécessité impérieuse de répondre aux courriels affecte en moyenne 48% des travailleurs et ce nombre se porte à 54% dans les organisations comptant plus de 500 employés.
  • La moitié des répondants de l’étude menée estiment que les e-mails sans réponse sont également de nature à contribuer au stress en milieu de travail.
  • 61% des salariés qui ont accès à leurs mails professionnels en dehors du bureau les consultent régulièrement le soir, 47% pendant le week-end et 43% pendant les vacances.
  • 45% des salariés estiment qu’une réduction du nombre d’e-mails reçus au travail améliorerait leur qualité de vie.
    (Source [2]: Email storm creates workplace stress: IBM http://bit.ly/1a1zPSn)

Les médias sociaux affichent fièrement quant à eux les données suivantes :

Top10 RSX 2015

(Source[3] :http://bit.ly/1NR2mav)

LinkedIn n’apparaît pas sur ce graphique car il ne compte « que » 93 millions d’utilisateurs.

Eloignons les gros chiffres de notre esprit pour nous consacrer à présent aux hashtags #RPS #Travail #NTIC #Collaboratif #psychologie #socialmedia #management

L’importance prise par l’e-mail et les réseaux sociaux dans la vie de l’entreprise et de l’individu est telle que se développent des besoins technologiques répondant à l’acronyme de l’ATAWAD (Any Time, Anywhere, Any Device).

En effet, 34% des salariés souffrent de stress dû aux e-mails. L’explosion des appareils mobiles reliés à internet au cours de ces dernières années a fait que les individus sont maintenant presque toujours connectés. Un « stress du smartphone » a d’ailleurs commencé à faire son apparition. A cause de cette possibilité d’être toujours connecté, le stress numérique ne cesse de progresser. Mais ce n’est pas tout, cette expansion du numérique est également la cause d’un allongement du temps passé derrière son écran, que ce soit dans notre vie professionnelle ou dans notre vie privée. Ceci a des conséquences néfastes pour notre santé puisque nous passons plus de temps assis et dans la même position.

A l’heure où la chasse est ouverte contre les risques psychosociaux, où certains considèrent l’e-mail comme appartenant au passé, où les initiatives d’entreprises pour la journée sans e-mail se développent et où certaines universités américaines ont même cessé complètement d’envoyer des messages électroniques, le nombre d’utilisateurs des médias sociaux ne cesse d’augmenter.

Nous avons certainement cru un peu naïvement, d’une part que les médias sociaux nous absoudraient de l’e-mail et d’autre part, qu’ils apporteraient la solution magique contre les conséquences néfastes, sur le psychisme, l’organisme et la productivité des salariés au travail. Adieu les dysfonctionnements organisationnels des organisations pyramidales, bonjour la liberté d’expression et bonsoir les nouvelles modalités collaboratives ! Hélas, je crains que tout ne soit pas si simple. Il y a fort à parier que les médias sociaux engendreront leur lot très spécifique de symptômes psycho-socio-physiologiques et créeront peut-être même leur catégorie propre de risques psychosociologiques très 2.0 et dont la prévention reviendra en partie aux professionnels des ressources humaines ainsi qu’aux managers (après l’individu lui-même).

addictClinique du 2.0

Psychologues, psychiatres et psychanalystes s’entendent au moins sur un point : le symptôme se déplace… Pour le faire disparaître il faut davantage s’attaquer aux causes de son apparition qu’à lui en tant que tel qui est entraîné pour se déplacer. Sa finalité est de pallier la survenance de l’angoisse.

Voici quelques symptômes que l’on peut diagnostiquer aux différentes phases de l’évolution du consommateur assidu ou intensif d’Internet, des médias sociaux, des réseaux sociaux d’entreprise.

La situation de dissonance cognitive

  • Dès la première minute d’utilisation de n’importe quel medium social, vous vous trouverez en situation de dissonance cognitive si vous cherchiez à remplacer l’usage du mail par celui des médias sociaux. En effet, pour créer votre compte Facebook, Twitter, LinkedIn, Viadeo, YouTube… et afin de plonger dans la frénésie de la vie 2.0, il vous sera demandé préalablement de communiquer votre adresse e-mail puis de cliquer le lien de confirmation d’inscription qui vous sera envoyé… par mail !
  • Ensuite au fil des jours vous prendrez conscience que non seulement les médias sociaux ne remplacent pas l’usage du mail mais en plus qu’ils augmentent significativement le nombre d’e-mails reçus quotidiennement. Si vous ne prenez pas garde de neutraliser toutes les cases cochées par défaut, vous recevrez un mail automatique et instantané à l’instant même où vous recevrez un like, un poke, un retweet, un [+1], un point Klout, un commentaire déposé sur l’une de vos publications, une demande de mise en relation, une invitation à tester le tout nouveau réseau social sorti dans la nuit et qui fait le buzz depuis 2 heures, un nouvel ami, un message instantané à lire en ligne, etc.

En bref, il y a comme un léger paradoxe susceptible de nous placer en situation de dissonance cognitive, ne trouvez-vous pas !? Poursuivons tout de même…

Le stade de la boulimie

Dans le parcours initiatique de l’internaute ou encore du salarié qui découvre les nouveaux modes collaboratifs de travail induits par le réseau social d’entreprise récemment mis en production, cette phase est comparable au stade oral-cannibalique (théorisé dans « Trois essais sur la théorie sexuelle », par Sigmund Freud en 1905). Le sujet est contraint de quitter à regret son sentiment d’omnipotence, pour s’ouvrir aux autres parce qu’il prend conscience qu’il n’est pas seul (dans la jungle du web ou de son entreprise). Les règles ont changé, pour exister et agir, il ne peut plus se contenter d’attendre que pleuvent les mails de consignes, de reproches, d’encouragement, de rendez-vous, de prospection, de bilan… Ce n’est plus comme avant…

S’il veut l’information et continuer de prendre part aux échanges sans rien omettre, il doit aller chercher l’information pour produire sa propre actualité et si possible avant ou à défaut, mieux que les autres. Ainsi pense-t-il que son narcissisme sera préservé et le sens donné à son travail restauré. Alors, il ouvre grand la bouche à l’affût de toutes les notifications et, aidé d’outils de veille multiples tactiles et/ou mobiles il consomme avidement toutes les alertes qu’il reçoit dans sa poche, sa voiture, son lit et même ses toilettes. Convaincu qu’il parviendra à tenir le choc dans la durée, il lit, blogue en HTML, tweete, retweete, pinne, bookmark, plussoit…

Hélas, « la Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf, enfla si bien qu’elle creva » (Fable de Jean de LA FONTAINE). ). Elle se réincarna alors et, dans une seconde vie, devint un internaute présentant des fixations au stade suivant.

Le stade de l’anorexie

Pour se réincarner, survivre et même progresser, la grenouille n’a d’autre choix que de celui de se transformer. En fait à ce stade elle ignore encore comment s’y prendre et, par formation réactionnelle, elle opte pour la contre-posture pulsionnelle du stade précédent. La Grenouille, le salarié et l’internaute qui ont précédemment souffert d’infobésité et présenté le symptôme de la boulimie ont ensuite traversé l’Œdipe puis la période de latence pour se trouver à la puberté. A ce stade, comparable au stade génital (également théorisé dans « Trois essais sur la théorie sexuelle », par Sigmund Freud en 1905 comme phase ultime de la construction libidinale), l’anorexie devient le symptôme de cette crise d’adolescence qu’il faut traverser avec succès pour aborder ensuite et enfin le stade suivant.

Le stade de la liane (concept et terminologie hors corpus psychanalytique et théorique)

A ce stade, l’internaute et le salarié atteignent la pleine maturité et savent tout autant utiliser les outils que se conformer aux normes et règles de leur écosystème. Tels Tarzan et Jane ils survolent la jungle du web de liane en liane à la recherche du nectar Ambroisique, dans un parfait contrôle de leurs mouvements et en pleine connaissance des ressources, dangers et limites de leur territoire. Bien sûr il arrive parfois que leurs lianes se rompent mais ils savent que l’un peut compter sur l’autre pour le secourir en cas de besoin. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup de bébés URLs.

La symptomatologie du 2.0UV

Ces nouveaux outils et les modes d’échanges, de collaboration et de travail qu’ils instaurent pourraient être à l’origine de roubles de l’attention, de la mémorisation, du langage, de passages à l’acte et de symptômes somatiques consécutifs à une nouvelle forme d’angoisse…

L’hyper-connectivité pourrait engendrer au moins trois types de risques :

  • Un déficit de la concentration : réaliser simultanément plusieurs tâches engendre une stimulation intellectuelle intense, ce qui peut engendrer notamment fatigue oculaire, désorientation spatio-temporelle, perte d’appétence pour les actions non réalisables de façon immédiate…
  • Un déficit de l’attention : les fenêtres pop-up qui s’ouvrent inopinément sur le poste de travail contribuent, en nous déconcentrant, en une perte d’attention sur la tâche réalisée.
  • Un déficit de la mémoire : la sur-stimulation de la mémoire vive peut avoir pour conséquence de rendre moins efficientes nos mémoires à moyen et long terme, parce que délaissées au profit de la sollicitation excessive de notre mémoire vive, celle qui est utilisée dans l’immédiateté des situations.

Par ailleurs, en dépit du fait que l’hyper-connectivité dans notre quotidien ne peut être, à elle seule, à l’origine d’une situation de détresse psychologique, il peut y contribuer. Voici ci-dessous quelques signes avant-coureurs d’un possible burn-out.

Si votre réponse est oui à plusieurs des questions ci-dessous, vous pouvez vous trouver dans une situation à risque et la recherche de solutions psychologiques et/ou professionnelles est alors recommandée.

  • Vous ressentez une fatigue intellectuelle et physique ?
  • Vous avez le sentiment de vivre des difficultés de communication avec vos collègues ou votre supérieur hiérarchique ?
  • Vous éprouvez de la lassitude voire un désintéressement vis-à-vis des informations qui s’échangent au sein de votre entreprise ou des tâches qui vous incombent ?
  • Vous vous sentez découragé(e) voire submergé(e) et craignez de ne pas y arriver ?
  • Vous éprouvez régulièrement le regret de ne pas achever vos actions et cela vous culpabilise ?
  • Vous éprouvez occasionnellement des troubles du sommeil : difficultés d’endormissement ou réveils de fin de nuit ?
  • Vous vous interrogez sur la qualité de votre organisation personnelle et professionnelle parce qu’il vous est de plus en difficile de concilier les 2 ?
  • Vous vous demandez comment font les autres pour réussir à boucler leurs journées tandis que les vôtres pourraient faire 72 heures ?
  • Vous sursautez lorsque le téléphone sonne ?
  • Au moment d’ouvrir un mail reçu de certaines personnes, vous appréhendez en lire le contenu ?
  • Certains jours vous voudriez que celui qui a inventé l’e-mail reprenne son invention et ne plus jamais en entendre parler ?
  • Parfois, lorsque vous prenez connaissance de vos notifications, vous ressentez de la culpabilité (vis-à-vis de mes collaborateurs, ma famille, mon employeur ?) ou du découragement voire de la lassitude ?

Ce que l’on sait aussi sur un usage non maîtrisé ou inadapté des médias sociaux :

  • Un divorce sur 5 a pour origine Facebook (le nombre de suicides d’adolescents occasionnés par un épisode vécu sur Facebook augmente)
  • La jurisprudence s’étoffe et les cas de licenciement se multiplient au regard des erreurs commises sur le web
  • Pour les candidats dont le profil a été visionné par les recruteurs, 69% n’ont pas été retenus suite à la consultation de leurs divers profils (76% des recruteurs rendent visite au profil Facebook, 53% au compte Twitter, et 48% au profil LinkedIn).

Conclusion

A ma connaissance, les effets physiologiques à long terme des symptômes listés plus haut n’ont pas encore été suffisamment étudiés pour être isolés de façon scientifique des causes similaires.

Et vous, les NTIC vous les consommez comment !? De façon hystérique, obsessionnelle, phobique, paranoïde… ? Vous sentez-vous préservé(e) de leurs effets potentiellement néfastes sur votre santé et sur l’exercice de votre travail ?

Manuel du bon usage du mobile en milieu professionnel

Le mobile a complètement transformé notre usage du téléphone. Nous sommes joignables partout, tout le temps… dans la sphère professionnelle, cela peut jouer des tours. À découvrir : 14 règles de savoir-vivre pour bien communiquer.
Comment respecter votre interlocuteur lorsque vous n’êtes pas seul 

En réunion, rendez-vous ou chez des clients, le plus simple est d’éteindre votre mobile. Mais si vous avez impérativement besoin d’être joignable :

1. Mettez systématiquement votre téléphone en silencieux ou mode vibreur
Prendre un appel mobile au cours d’une réunion d’affaires peut vous porter préjudice. Si vous êtes en rendez-vous (également lors d’entrevues ou de réunions avec les collègues ou subordonnés), la politesse voudrait que vous rejetiez l’appel.
Évitez de répondre si c’est pour dire simplement « je vous rappelle », c’est aussi irrespectueux de la personne en face de vous que de votre correspondant. S’il n’y a vraiment aucune autre solution, alors excusez-vous, et sortez répondre en abrégeant au maximum l’appel.

2. Réglez le volume de votre sonnerie

Les sonneries trop fortes ou trop « particulières » des portables peuvent lasser votre entourage. Utilisez la personnalisation de votre mobile avec parcimonie, il en va de votre image.

3. À table, laissez votre mobile dans votre sac
Vous en avez certainement déjà fait l’expérience, un déjeuner d’affaires où un convive a les yeux rivés sur son mobile déposé près de l’assiette, c’est exaspérant !

4. Évitez d’être « multitâches »
Si vous appelez tout en rédigeant un mail, en renseignant un tableau Excel ou en surfant sur Internet, votre interlocuteur percevra forcément votre distraction. Mieux vaut vous concentrer entièrement à la conversation, sous peine d’être vexant ou de vous déconsidérer.

S’il s’agit de prendre en notes les propos de votre interlocuteur, dites-le lui clairement pour éviter tout malentendu.

Apprendre à moduler sa voix : un confort utile pour vous et vos voisins

Téléphoner en étant entouré ou dehors impose parfois une véritable gymnastique vocale. Il faut savoir « régler le volume » de votre voix pour ceux qui vous entourent et pour votre interlocuteur qui ne peut deviner ce qui se passe à l’autre bout du fil !

5. Modulez votre voix
Les microphones des mobiles sont très sensibles. Ils peuvent capter les voix les plus douces, tout en bloquant le bruit ambiant. Il n’est donc jamais indispensable de crier dans un mobile. Si vous êtes entouré, soyez attentif et réduisez le volume de votre voix. Un sourire s’entend tout autant qu’un soupir : n’hésitez pas à sourire en téléphonant, votre interlocuteur y sera sensible.

6. Placez-vous à une distance raisonnable des autres
Au moins 3 mètres… ce qui vous permet de respecter votre entourage et la confidentialité de votre conversation. De plus vous offrez à votre interlocuteur un environnement plus calme.

7. En marchant, n’accélérez pas votre respiration
En déplacement, notre voix est accélérée et parfois haletante. Votre interlocuteur pourrait vous croire ému ou énervé. Prévenez-le simplement afin qu’il ne se méprenne pas.

8. Confidentialité, soyez vigilant

Lorsque nous comprenons mal notre interlocuteur, nous avons tendance à parler plus fort. Pourtant, ce n’est pas parce que vous ne distinguez pas correctement sa voix, que lui ne vous entend pas ! À moins que votre interlocuteur ne vous le demande, essayez de maîtriser votre voix et si vous devez hausser le ton, assurez-vous que vous ne dites rien de confidentiel.

Les règles à connaître lorsque c’est vous qui appelez

Lorsque c’est vous qui appelez, quel qu’en soit le motif ou le degré d’urgence, gardez en tête les principes de respect que l’on attend de vous :

9. Choisissez des horaires adaptés à votre interlocuteur
Pour un coup de fil professionnel, adaptez-vous aux habitudes de vos correspondants et tenez compte du décalage horaire si vous appelez à l’étranger.

10. N’imposez pas votre rythme à l’autre
Votre appel peut déranger autant que vous êtes vous-mêmes parfois dérangé par les coups de fils des autres. Si votre conversation risque d’être longue, demandez systématiquement à votre interlocuteur s’il a le temps nécessaire pour traiter le sujet que vous souhaitez aborder.

11. Présentez systématiquement l’objet de votre appel
Présentez-vous dès vos premiers mots, saluez votre interlocuteur et annoncez l’objet de votre appel. Si vous tombez sur un intermédiaire, laissez un message et demandez à quelle heure vous pourrez rappeler votre interlocuteur sans le déranger.

Et inversement : prenez l’habitude de vous présenter immédiatement en décrochant. Un simple « allô » peut-être perturbant pour celui qui vous appelle pour la première fois.

12. Prévenez votre interlocuteur si vous utilisez le haut-parleur puis présentez les personnes qui vont l’écouter.

Sur votre répondeur, là aussi, faites preuve de tact

13. Veillez à vous présenter clairement ainsi que votre société.

14. Communiquez les horaires auxquels vous serez joignable.

Cinq bonnes raisons de refuser une promotion

De "vraies" raisons existent pour refuser une promotion. AFP

De « vraies » raisons existent pour refuser une promotion. 

Pourtant, contrairement aux idées reçues, de « vraies » raisons existent pour décliner une offre d’évolution non désirée et les énoncer ne vous condamne pas à entrer pour toujours dans l’ombre vis-à-vis de la hiérarchie. Voici cinq arguments valables pour expliquer votre refus.

  •          Vous n’avez pas (encore) les compétences nécessaires

Être promu revient à endosser de nouvelles responsabilités, souvent plus délicates à assumer. Que ce soit d’un point de vue technique ou managérial,elles feront certainement appel à des compétences plus poussées que celles de votre précédent poste.

Avant d’accepter toute offre d’évolution, il est nécessaire de s’interroger sur ce que sera votre nouveau périmètre de responsabilité et de situer objectivement vos compétences par rapport à ces attentes. Ne pas se sentir prêt à répondre à ces nouvelles obligations est une raison tout à fait légitime de décliner une proposition de promotion.

Deux canaux d’apprentissage existent pour acquérir ce savoir-faire: l’expérience et la formation. Vous pouvez soit estimer avoir encore besoin de temps pour faire le tour des différentes problématiques liées à votre poste actuel, soit vous renseigner auprès de votre hiérarchie sur l’assortiment d’une formation technique à l’accession au nouveau poste.

  •          Incompatibilité avec votre souhait de carrière

Si vous êtes passionné par l’aspect technique de votre travail, il y a fort à parier que vous ne soyez pas enchanté par une promotion de type « managérial », plaçant sous votre responsabilité plusieurs collaborateurs et vous éloignant du terrain. Et vice-versa.

« Est-ce qu’en acceptant cette promotion, vous répondez à vos attentes de carrière ? C’est la vraie question », énonce Fabrice Coudray, directeur du cabinet de recrutement Robert Half France. Le rôle des ressources humaines au sein de l’entreprise est de s’assurer que chaque collaborateur, selon son profil, peut donner à sa carrière l’impulsion qui lui correspond. Mais s’il y a erreur, il est important de s’en rendre compte et de le signaler.

  • « Fausse » promotion détectée

Un siège éjectable, peu ou pas d’augmentation salariale, des perspectives d’évolution bouchées… Gare aux pièges !

Il est important de savoir repérer une promotion d’avantage guidée par une vision à court-terme de l’employeur plutôt que par une véritable logique de carrière. « Pour ne pas perdre un collaborateur, l’employeur peut être tenté de déguiser une évolution de carrière en promotion, mais attention aux écrans de fumée », avertit Fabrice Coudray.  « Il faut, encore une fois, se poser les bonnes questions: est-ce qu’en acceptant cette promotion je cultive mon employabilité de demain ? Est-ce que je me prépare déjà à la prochaine promotion ? ».

Pour cela, il est nécessaire de bien comprendre la logique hiérarchique de l’entreprise et de s’y situer. « C’est aussi le rôle de l’entreprise de communiquer ces informations aux salariés… », remarque le recruteur.

  • S’engager plus dans l’entreprise… non merci !

Accepter une promotion, c’est faire un pas en avant vers l’entreprise. Vous pourrez être amené à accepter d’avantage de réunions, à des horaires moins prévisibles, ou encore à réaliser plus de déplacements. Mais il est possible que cet investissement supplémentaire ne vous convienne pas.

Si le simple manque d’énergie ou la peur de quitter votre zone de confort sont des motifs de refus qui risquent d’être mal acceptés par votre hiérarchie, un désaccord avec la stratégie menée par l’entreprise peut être une cause soutenable de refus.

« J’ai eu le cas  assez spécifique, il y a quelque années, de quelqu’un qui a refusé une promotion de directeur adjoint en charge des finances car il ne croyait en rien à la stratégie du nouvel actionnaire de son entreprise » se remémore Fabrice Coudray. « Il a préféré prendre du recul par rapport à une situation qui ne lui inspirait pas confiance. »

  • Mauvais timing avec votre vie privée

L’arrivée d’un enfant, un déménagement, un souci familial… certains aléas peuvent vous obliger à revoir votre arbitrage vie professionnelle – vie privée et ainsi à refuser une offre de promotion.

« Un couple que je connais avait décidé de ne s’exposer à des risques de promotion ou de changement de job qu’à tour de rôle. Une première fois, c’est elle qui s’est mise en retrait – alors qu’elle allait être promue. L’entreprise a été patiente et l’a promue deux ans plus tard à la direction générale d’une entreprise très connue », raconte Fabrice Coudray.

Bien argumenté, un motif personnel de refus de promotion ne revient donc pas à renoncer à toute évolution de carrière. L’entreprise compréhensive peut alors prendre la décision simplement de décaler cette promotion à un moment plus opportun, de quelques mois et non pas à jamais.

Comment bien s’intégrer dans une nouvelle entreprise ?

La première impression est toujours la bonne. Un adage qui se vérifie lors d’un nouveau travail où la hiérarchie comme les collègues vont très vite vous juger. Pour réussir votre arrivée, suivez les conseils de 4 spécialistes de l’emploi.
Avis d’experts : comment bien s’intégrer dans une nouvelle entreprise ?

Comme en politique, ce sont les 100 premiers jours qui comptent en entreprise. Ce laps de temps, qui correspond plus ou moins à une période d’essai, doit être mis à profit pour séduire collègues et managers. Ces derniers ne seront pas toujours tendres avec vous. C’est pourquoi il faut respecter certaines règles pour être très vite « bien vu ».

« Ayez une attitude humble » – Laurence Bourgeois spécialiste de la fonction RH, auteur de « 13 trucs infaillibles pour être bien vu en entreprise – souriez, vous êtes évalué ! » :

laurence-bourgeois1-895x1024« Vous avez rarement l’occasion de faire deux fois une bonne impression. La période d’intégration est vitale pour se construire une image positive qui va au-delà de la réalisation des tâches. Bien sûr, vous devrez réaliser un travail impeccable durant les premières semaines en entreprise, mais la compréhension de la société et de la manière dont vos collègues travaillent est nécessaire. Ces derniers vous percevront très probablement à votre arrivée comme un concurrent éventuel. Pour ne pas les brusquer, évitez de paraître trop zélé. Ayez une attitude humble et proposez-leur de déjeuner avec vous. Ces occasions permettent de vite briser la glace et de vous présenter à eux de la manière la plus simple possible. Réfléchissez aussi durant votre intégration à identifier un sponsor qui saura mettre en avant vos qualités ».

« Ne comparez pas sans cesse votre nouvelle entreprise avec la précédente » – Valérie Sablé, Associate Director de Robert Half Finance et Comptabilité.

ValérieSableRobertHalf« Lorsqu’une entreprise recrute une personne déjà expérimentée, c’est dans le but de profiter de ses connaissances. Toutefois, même si vous pouvez être étonné du fonctionnement de la nouvelle société, évitez de tout comparer avec votre ancienne entreprise. Apporter son expérience, ne signifie pas l’imposer. Évitez les formules du type : «Avant je faisais comme ça ou comme ça». Pour rapidement comprendre ce que l’on attend de vous, notez toutes les questions qui vous viennent à l’esprit et faites le point avec votre hiérarchie au bout d’une semaine, un mois. Vous pouvez également demander l’aide d’un référent pour toutes les choses pratiques que vous ne connaissez pas encore : lieu de l’imprimante, salle de pause, salle de réunion, etc. C’est une bonne façon de vous déplacer dans l’entreprise et de commencer à vous faire une idée de l’organigramme ».

« Bien s’intégrer ne signifie pas rentrer dans le moule » – Liselotte Huguenin-Bergenat, Responsable ressources humaines de RegionsJob.

LISE« A vouloir trop plaire, certaines nouvelles recrues n’osent pas poser de questions sur l’entreprise. C’est pourtant la meilleure façon d’apporter un regard neuf. En questionnant les salariés déjà en poste, vous les incitez à réfléchir à leur manière d’organiser le travail. Il ne faut donc pas hésiter à demander pourquoi les choses se déroulent de telle ou telle manière. Parfois, cela tient uniquement à la force de l’habitude, sans réelle justification. Vos interrogations permettent de faire bouger les lignes. Bien entendu s’intégrer dans une nouvelle entreprise, c’est aussi adhérer à ses valeurs et à ses méthodes de travail mais aucunement devenir un clone. Pour reprendre un célèbre slogan : «Venez comme vous êtes»« .

« 80% des informations sont visuelles »– Virginie Le Cozic, directrice d’une agence de conseil en image.

img-virginie-le-cozic« L’apparence est le premier vecteur de communication : précisément 80% des informations visuelles que vous dégagez passent par l’image. Il faut donc bien connaître les codes de l’entreprise pour ne pas faire de faux pas. Bien entendu, la tenue adéquate diffère selon que l’on intègre le milieu de la banque par exemple, encore assez traditionnel, ou celui de la communication. Pourtant, une règle prévaut : la sobriété. Préférez le premier jour au travail un pantalon en toile à un jean. De la même façon, que ce soit pour votre coiffure ou vos habits, évitez de suivre trop les tendances : les dernières baskets à la mode ou la coupe de cheveux mèche dans les yeux ne sont pas appropriés. Si vous devez choisir une couleur, misez plutôt sur le bleu, la couleur préférée des Français. Le rouge peut donner une impression d’agressivité, donc on l’utilise par petites touches. Une fois la première journée passée à étudier vos collègues, vous verrez ce qu’il vous sera possible de porter de moins conventionnel ».

Le stress, un problème chez les entrepreneurs ?

stress probleme entrepreneurs

Le burn-out, ça n’arrive pas qu’aux autres. Les chefs d’entreprise sont de plus en plus victimes de ce qu’on appelle à juste raison « le mal du siècle ».

Le stress envahit le dirigeant jusqu’à ce qu’il n’arrive plus à y faire face. C’est d’autant plus vrai chez les auto-entrepreneurs qui prennent souvent de gros risques pour monter leur boîte et qui sont confrontés à des problèmes épineux jour après jour. Existe-t-il des moyens de lutter contre le stress au travail, et même d’en faire un allié ?

Les multiples raisons du stress

Un dirigeant de TPE et de PME exerce ses fonctions dans un climat naturellement propice au stress. De par son statut, il se doit de se montrer maître de la situation en toutes circonstances et savoir rassurer et diriger ses employés. Il porte donc un lourd fardeau sur ses épaules et doit faire face à ses propres angoisses. L’auto-entrepreneur a en plus le stress de ne pas gagner suffisamment d’argent car il a souvent une famille qui dépend en partie de ses revenus. Il faut aussi prendre en compte la peur de l’échec, surtout si le dirigeant a démissionné d’un travail à temps plein pour se lancer dans l’aventure de la création d’une nouvelle entreprise.

Des conséquences dangereuses

Le stress est un poison en ce qu’il sape lentement mais sûrement les forces de celui qui en est victime. Manque de sommeil, mauvaise alimentation, sédentarité, fragilité immunitaire… Les dirigeants angoissés n’accordent plus vraiment d’importance à leur santé et n’écoutent plus les messages venant de leur corps. Conséquence directe de leur stress, ils deviennent irritables et se disputent beaucoup plus facilement avec leurs collaborateurs et leur entourage. Ils peuvent paniquer au point de ne plus savoir quelle décision prendre ou, au contraire, saborder eux-mêmes leur entreprise en agissant de manière inconséquente.

Un atout dans une certaine mesure

Il ne faut toutefois pas diaboliser les effets du stress : il peut être bénéfique à une entreprise lorsqu’il reste bien géré. Les dirigeants de société sont en effet souvent des battants qui savent où ils veulent aller et qui ne se laissent pas décourager par les écueils. Le stress peut les pousser à se dépasser, à booster leur adrénaline et à stimuler leur créativité. Ils ressentent moins les effets de la fatigue sur leur organisme et sont prêts à affronter la concurrence. Le plus important est de ne pas laisser l’épuisement prendre le dessus et de rester épanoui dans sa vie professionnelle.

Prendre soin de soi pour éloigner le stress

Pour ne conserver que les aspects positifs du stress, un bon dirigeant devrait rester toujours à l’écoute de ses sensations. Lorsque le besoin se fait sentir, il suffit de prendre une pause et de réfléchir à tête reposée pour ne pas se laisser paralyser par l’angoisse. Faire du sport régulièrement ou s’astreindre à quelques minutes d’exercices de respiration par jour peut aussi aider à rester calme. Les auto-entrepreneurs tout particulièrement devront faire attention à ne pas se consacrer uniquement à leur vie professionnelle et à conserver une vie privée en dehors du quotidien professionnel. Communiquer dans le calme avec ses employés, ses collaborateurs et ses proches est essentiel pour trouver des solutions aux problèmes qui semblent insurmontables et pour ne pas se laisser envahir par le stress.

Utile : les 20 questions pour briser la glace

Dans un cocktail, une réunion, une conférence, comment aborder ces inconnus qui ont l’air aussi intéressants qu’inaccessibles ? Apprenez à poser les bonnes questions aux bons moments et vous découvrirez alors des interlocuteurs beaucoup plus disponibles que vous ne le pensiez…

Le Top 10 des questions brise-glace.

1 – La question des origines.
« Racontez-moi vos débuts : comment avez-vous lancé votre business ? »

Pourquoi cette question ?
La question des origines est très gratifiante pour votre interlocuteur. Il devient le sujet d’une histoire, le personnage d’un film ou d’un roman. Le voilà projeté plusieurs mois ou années en arrière (c’est toujours bon de rajeunir). Ainsi redécouvre-t-il avec vous et grâce à vous des événements marquants de sa vie. N’hésitez pas s’il s’étend à le relancer comme si vous étiez son biographe officiel !

Quand la poser ?
Si votre interlocuteur est intervenu en public ou qu’il a récemment rejoint le réseau.

2 – La question des motivations.
« Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans ce que vous faites ? »

Pourquoi cette question ?
Cette question a l’avantage d’amener votre interlocuteur sur un terrain résolument positif. C’est également un très bon sésame. Sans être indiscrète, elle permet en effet de découvrir une facette forcément intéressante de la personnalité et qui remonte parfois jusqu’à l’enfance. « J’aime négocier parce que etc… et déjà dans la cour de récré, etc». En continuant à chercher le pourquoi des choses, vous entrerez en affinité en partageant vos goûts, vos impressions.

Quand la poser ?
À l’issue d’un premier contact ou d’une présentation flash.

3 – La question permissive.
« Comment vous êtes-vous distingué de vos concurrents ? »

Pourquoi cette question ?
Vous donnez à votre interlocuteur une occasion de se vanter. Bref de transgresser un interdit bien enraciné dans notre culture. Or un peu d’auto-célébration ne fait jamais de mal à personne. De plus, par une sorte de phénomène de compensation, votre interlocuteur sera amené à vous trouver vous aussi très intéressant…

4 – La question du disciple.
« Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui démarre ? »

Pourquoi cette question ?
Là encore, il s’agit de mettre votre interlocuteur dans une situation gratifiante : celle du Mentor, dont l’expérience et les avis sont précieux. Cela vous met par ailleurs dans la position du candide, personne qui met forcément à l’aise (et oui, vous aussi vous pouvez intimider les gens sans le savoir !).

Quand la poser ?
Lorsque vous êtes effectivement en position de débuter : que vous lanciez votre activité ou que vous fassiez vos premiers pas dans un club.

5 – La question du Fou du roi.
Quel choix feriez-vous si vous étiez sûr que ça marche ?

Pourquoi cette question ?
Parce qu’elle invite à rêver, à fantasmer, à tout se permettre. C’est une question qui surprend et qui demande de l’imagination, mais vous verrez que passée la première hésitation, nombreux sont ceux qui s’expriment et souvent avec humour, ce qui est propice au rapprochement.

Quand la poser ?

Quand votre interlocuteur a déjà eu l’occasion de s’exprimer, si possible devant plusieurs personnes. À ne pas utiliser à brûle-pourpoint.

6 – La question historique.
« Quels sont les grands changements qui sont intervenus dans votre métier ces dernières années ? »

Pourquoi cette question ?
C’est une question qui permet de refaire ensemble un parcours professionnel : « Après l’explosion des PC, il y a eu l’internet et la convergence des télécoms et de l’informatique, etc ». N’hésitez pas à faire un peu de « Darwinisme » à l’occasion : de quelles qualités fallait-il faire preuve pour évoluer et rester dans la course ?
Quand la poser ?
Seulement si vous sentez que votre interlocuteur, par son âge ou sa situation, possède la maturité professionnelle suffisante.

7 – La question spéculative.
« Quelles tendances voyez-vous émerger dans votre business ? »

Pourquoi cette question ?
Elle place votre interlocuteur dans la situation enviable de l’expert, de celui que l’on interroge sur les plateaux télévisés pour décrypter notre quotidien ou notre avenir. C’est un exercice stimulant pour vous aussi et vous prendrez de l’intérêt à pousser plus avant la prospective.
Quand la poser ?
C’est la question parfaite à l’issue d’une conférence ou si votre interlocuteur est lui-même intervenu.

8 – La question du bêtisier.
Quelle a été l’histoire la plus invraisemblable qui vous soit arrivée ?

Pourquoi la poser ?
Pour détendre l’atmosphère. On a tous le souvenir d’un événement peut-être ridicule ou cuisant sur le moment, mais dont on rit de bon cœur aujourd’hui. Échanger ce genre de confidence, c’est déjà établir une vraie complicité.
Quand la poser ?
Quand vous sentez votre interlocuteur en confiance. C’est un peu la cerise sur le gâteau pour clore la conversation dans la bonne humeur.

9 – La question publicitaire.
Qu’est-ce que vous avez fait pour vous faire connaître ?

Pourquoi la poser ?
C’est une question pertinente que tout le monde se pose (à soi et aux autres) dans une rencontre de réseau. Vous initiez un thème de bonnes pratiques où chacun peut se mettre en valeur.
Quand la poser ?
Jamais si vous êtes un publicitaire car ce serait compris comme de la prospection maladroite.

10 – La question du prescripteur.
Si je devais présenter brièvement votre activité à un de mes contacts, qu’est-ce que je devrais dire ?

Pourquoi cette question ?
D’abord parce que c’est une question très utile pour votre interlocuteur qui y répondra avec d’autant plus de réflexion et de soin que vous présentez votre démarche comme un service que vous pourrez lui rendre ultérieurement.
Quand la poser ?
Plutôt en fin d’entretien. C’est une autre façon de formuler des présentations réciproques, une sorte de repêchage si celles-ci ont été faites trop hâtivement.

Les 10 questions starters.

Pour pouvoir poser les questions-clés précédentes, voici quelques entrées en matière somme toute assez banales, mais qui n’en demeurent pas moins indispensables que les petits fours dans un cocktail ! Toutes s’appuient sur le contexte de votre rencontre.

Situation 1 : à la suite d’une conférence

Pour aborder votre voisin, le sujet est tout trouvé ! Posez-lui des questions sur la conférence à laquelle vous venez d’assister.

11 – « Comment avez-vous entendu parler de cette manifestation ? »
12 – « Qu’est-ce qui vous a fait venir ? » (« qu’est-ce qui vous a motivé ? »)
13 – « Vous participez souvent à ce genre d’événement ? »
14 – « Comment avez-vous trouvé l’intervenant ? »
15 – « Qu’avez-vous pensé des thèmes abordés ? »

Avec ces questions, vous tournez habilement la conversation sur les motivations de votre interlocuteur. Vous lui donnez la possibilité de parler de lui. Ses réponses vont vous donner des occasions de réagir et de rebondir sur d’autres questions.

Situation 2 : lors d’un cocktail

16 – « Ce lieu est particulièrement agréable, vous connaissiez déjà ? »
17 – « Les manifestations sont-elles nombreuses ici ? »
18 – « Puis rebondir sur « Savez-vous ce qui est prévu prochainement ? »

Jouez les participants de dernière minute !
19 – « Savez-vous ce qui est prévu pour la suite de la rencontre ? »
Puis, approfondissez l’échange avec un de vos interlocuteurs.
La plupart d’entre nous adorons expliquer ce qui nous anime. Lancez vos interlocuteurs sur leur parcours professionnel, leur entreprise, leur secteur d’activité. Rien d’incongru dans cette démarche puisque comme vous, ils souhaitent rencontrer des contacts potentiels pour leur business. Vous pourrez ainsi tout de suite évaluer vos points communs et échanger sur ce qui peut vous rapprocher.

Situation 3 : un des intervenants à la conférence est à proximité

Vous patientez à côté de lui pour atteindre la table du buffet. Rebondissez sur ces propos.
20 – « J’ai écouté avec plaisir votre intervention, c’était très intéressant. Mais, je me demandais… : »

À vous de choisir parmi ces 20 questions celles qui vous semblent les plus adaptées à la situation, au profil de vos interlocuteurs, à votre propre profil, à vos préférences.

Ces questions vous semblent artificielles ou convenues ? Dites-vous que près de 93% des adultes* se croient timides ! Et ils seront ravis d’être interrogé sur ce qu’ils n’osent pas aborder d’eux-mêmes.

7 pistes pour se rendre heureux

Arrêter de se gâcher la vie est le premier pas vers l’épanouissement personnel. Le psychiatre Christophe André nous propose un programme de désintoxication.

Psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris, Christophe André dirige une unité spécialisée dans le traitement de l’anxiété et des phobies. Enseignant invité dans différentes universités françaises et étrangères, il est l’auteur de nombreux articles scientifiques et d’ouvrages destinés au grand public, dont L’Estime de soi et La Force des émotions, avec François Lelord (Odile Jacob, 2001), et La Peur des autres, avec Patrick Légeron (Odile Jacob, 2000).

Réussir sa vie, c’est construire un édifice en trois dimensions : matérielle, relationnelle et émotionnelle. Autrement dit : atteindre ses objectifs, tout en préservant de bonnes relations et une bonne image, sans pour autant sacrifier son bien-être. Une réussite sociale qui nous laisserait malheureux n’est plus considérée par nos contemporains comme un idéal de vie réussie. Mais autant les dimensions matérielles et relationnelles obéissent à une certaine logique, autant la dimension émotionnelle d’une vie réussie, avec ses aspects inconscients (nos névroses) et biologiques (notre tempérament) s’avère plus difficile à contrôler.

Les êtres humains savent depuis toujours la difficulté immense à atteindre le bonheur. Aristote enseignait ainsi que « le sage n’aspire pas au plaisir, mais à l’absence de souffrance ». Plus près de nous, Jules Renard écrivait dans son “Journal” (Gallimard, 2001) : « Le bonheur, c’est le silence du malheur. » Comment, alors, ne pas se rendre malheureux ? Voici sept conseils, sept directions plutôt, qui représentent déjà tout un programme…

1) Prendre la décision d’aller bien

Lapalissade ? Pas si évident. Le philosophe Alain avait coutume de dire : « Il faut vouloir être heureux et y mettre du sien. Si l’on reste dans la position du spectateur impartial, laissant seulement entrée au bonheur et portes ouvertes, c’est la tristesse qui
entrera. » Il est toujours plus facile, moins coûteux en énergie psychologique, de se laisser aller au malheur. A l’inverse, faire durer le bien-être nécessite des efforts.

Pour expliquer cela, il y a d’abord des raisons personnelles : il existe des différences nettes entre les individus quant à leurs capacités à se sentir bien. Et des facteurs propres au genre humain : l’évolution semble avoir favorisé chez nous l’existence d’émotions négatives, dont la fonction est d’augmenter les chances de survie de l’espèce. La peur favorise la fuite ou le combat, la colère intimide les adversaires ou les rivaux, la tristesse attire la compassion, etc. Mais la nature, si elle a eu le souci de notre survie, n’a guère eu celui de notre qualité de vie. Le spectre des émotions et humeurs positives est beaucoup plus restreint, plus labile, et d’accès plus coûteux en termes d’énergie psychologique.

2) Ne pas laisser trop d’espace au sentiment de malheur

Si les émotions négatives sont occasionnelles, peu durables et perturbent moyennement notre quotidien, on peut attendre qu’elles disparaissent d’elles-mêmes. Mais flirter avec le malheur, valorisé notamment par le romantisme au XIXe siècle, comporte certains dangers que la psychologie commence à mieux étudier. Laisser libre cours à une émotion négative risque d’en prolonger la durée. On croyait auparavant à un certain effet cathartique : se plaindre permettait d’alléger sa souffrance, par exemple. Il semble que cela soit souvent l’inverse : la plainte répétée et sans réponse peut transformer en victime de la vie. Et le malheur se nourrit de lui-même : plus on s’y laisse aller, plus on en prolonge la durée. De plus, s’abandonner au sentiment de malheur va faire passer peu à peu d’une émotion négative ponctuelle – on se sent malheureux – à une vision négative durable – on a une vie malheureuse. Enfin, cela prépare le retour des émotions négatives ultérieures : le phénomène est bien connu dans la dépression, qui a une très forte tendance à la récidive, et il a été démontré en ce qui concerne l’humeur triste quotidienne.

3) Prendre soin de soi, surtout quand on ne va pas bien

Encore une évidence ? Oui, mais mille fois contredite par l’observation. La plupart des anxieux et des déprimés font exactement l’inverse. Plus ils vont mal, plus ils se maltraitent (en ne voyant plus leurs amis, en ne pratiquant plus leurs loisirs préférés…) et plus ils se maltraitent, plus ils vont mal.

Le cercle vicieux est alors enclenché. Faire des choses agréables lorsqu’on ne va pas bien ne relève pas de l’évidence, car on n’en a pas envie. Or, tous les travaux disponibles montrent qu’il faut réamorcer cette envie par des efforts initiaux (telle la remise en marche d’un moteur qui a calé). Et qu’il ne faut pas se tromper d’objectif : lorsque l’on va mal, le but des activités agréables n’est pas de nous rendre heureux, mais d’empêcher le mal-être de s’aggraver ou de s’installer.

4) Pas de perfectionnisme ni d’obsession du bien-être

Flaubert, en parlant du bonheur, écrivait : « As-tu réfléchi combien cet horrible mot a fait couler de larmes ? Sans ce mot-là, on dormirait plus tranquille et on vivrait à l’aise. » (in “Dictionnaire des idées reçues”, Maxi-Livres, 2001) Inutile de prendre le cher Gustave à la lettre, mais tout de même… La recherche du bien-être ne doit pas virer à l’obsession, et le droit au bonheur – inscrit par exemple dans la constitution américaine – ne doit pas se transformer en « devoir de bonheur », selon l’expression de l’écrivain Pascal Bruckner.

D’autant que le sentiment de malheur, qui fait partie de l’existence, peut parfois être utile, en nous faisant réfléchir ; ou nécessaire, en nous faisant ouvrir les yeux sur des réalités désagréables. Nous ne pouvons pas éviter sa rencontre, mais il est à notre portée d’en faire un bon usage.

5) Face aux soucis quotidiens, réfléchir, ne pas ruminer

L’étude du psychisme des anxieux montre qu’ils ont toujours des tracas en tête, mais que, paradoxalement, jamais ils ne les abordent efficacement : leurs ruminations ne leur apportent pas de solutions. C’est que la vocation du souci est d’être un signal d’alarme (attirer notre attention sur un problème) et non une façon de voir le monde ou de faire face à ses problèmes. Voilà pourquoi l’un des objectifs prioritaires des psychothérapies, notamment cognitives, est d’amener les personnes à considérer leurs malheurs comme des problèmes à résoudre et non comme des malédictions.

On utilise alors une démarche dite « socratique », qui consiste en un questionnement serré sur ces inquiétudes : qu’est-ce qui relève des faits et qu’est-ce qui relève de l’interprétation ou de l’anticipation ? Est-ce que continuer à me faire du souci m’apporte quelque chose ? Quel est mon scénario catastrophe ? Quelles sont les chances qu’il survienne dans ma vie ? Etc. Rude, mais instructif.

6) Ne pas nourrir d’émotions hostiles

Une grande part de notre malheur vient de la place exagérée que nous faisons aux émotions « hostiles ». Elles sont parfois intenses et tournées contre des personnes précises (rancœur, ressentiment, jalousie, etc.). Le plus souvent, elles prospèrent parce que nous privilégions notre besoin d’avoir raison (« Ils ont tort, ils doivent être punis ») à notre désir de nous sentir bien (« J’en suis la première victime, autant réfléchir à ce que je peux faire d’utile et passer à autre chose. »).

Dans d’autres cas, ces émotions négatives relèvent de l’irritabilité envers les défauts du genre humain, et font poser un regard critique ou cynique sur le monde et ses habitants : « Celle-là, si elle se croit belle… » Le manque de bienveillance est souvent preuve de mal-être, et toujours source de malheur. Philippe Delerm, l’écrivain des « plaisirs minuscules » (“La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules”, Gallimard, 2002), disait pour sa part avoir « choisi de vivre en amitié avec les choses de la terre ».

7) Savourer les moments de bien-être

La meilleure des armes contre le malheur, et la plus agréable à utiliser, c’est sans doute de profiter encore mieux des bons moments que nous offre l’existence. Savourer le bien-être lorsqu’il est là, l’intensifier, le densifier représente un très bon vaccin contre le sentiment de malheur. Vous n’éviterez peut-être pas la maladie, mais ce sera sous une forme atténuée ! Comme toujours, ce n’est pas si facile que cela en a l’air.

Le philosophe André Comte-Sponville parle très justement de toute la difficulté qu’il y a d’être « heureux quand tout va bien ». N’attendons pas l’adversité pour nous rappeler que la vie peut être belle et pour regretter de ne pas en avoir mieux profité… Nous voici revenus au plus ancien et vénérable des conseils de la philosophie, le bon vieux « carpe diem » (« Mets à profit le jour présent »).

Et si on remettait en cause la vie au bureau !

9 choses que j’ai apprises en travaillant depuis une île paradisiaque

 VIE DE BUREAU – J’ai la chance d’avoir un métier que je peux exercer partout, à condition d’avoir Internet. C’est sans doute pour cela que la décision de démissionner de mon confortable poste salarié, d’entasser l’intégralité de mes possessions terrestres dans un grenier et de partir faire un tour du monde, mon copain sous le bras, n’aura pas été si difficile à prendre. Ce que je n’avais toutefois pas prévu, c’était que pendant ces 16 mois passés à bourlinguer, je me retrouverai finalement à travailler régulièrement… et que j’aimerai ça.

Petit récapitulatif de ce que j’ai appris en bossant les doigts de pieds en éventail dans le sable:

  1. Aux yeux des autres, je suis une grosse feignasse… et ce n’est pas totalement faux. Mais au moins, je suis une feignasse qui a trouvé le bon filon. Il y a pire, je m’en remettrai.
  2. Il n’y pas que le travail dans la vie. C’est vrai. Mais le travail, c’est aussi ce qui te permet d’apprécier les moments de farniente et de garder contact avec la vraie vie (juste au cas où les déclarations d’impôts, demandes de cotisation retraite et autres factures d’assurances-maladie ne suffiraient pas comme rappel).
  3. Quand tu as le malheur de séjourner dans un pays où il fait (presque) toujours beau, tu perds automatiquement le droit de râler. Sachant que je suis française, de gauche de surcroît, vous imaginez bien mon désarroi… Mais j’ai dû me rendre à la triste évidence : personne ne s’apitoiera jamais sur ton sort si tu habites sur une île au soleil (c’est ce que j’appelle l' »effet palmier »). T’es fatiguée ? Oui bon ben tu peux toujours aller faire une sieste à la plage. T’as pas le moral ? De quoi tu te plains, tu vis sous les cocotiers. Tu t’es fait mordre par un baliste enragé en allant plonger ? Ouais mais bon, au moins, toi, t’as la mer pas loin. Im-pa-rable, je vous dis.
  4. Je suis une privilégiée : pouvoir voyager tout en gagnant sa vie, c’est le pied, je ne vais pas le nier. Mais je ne vais pas passer ma vie à m’excuser non plus… On oublie souvent le revers de la médaille : les destinations paradisiaques le sont généralement uniquement sur la carte postale – entre les coupures d’électricité, la mousson, les moustiques, l’absence d’eau chaude, d’ADSL, de bacon, de gruyère et de cinéma, je me suis plus d’une fois retrouvée à envier mes copains restés au bled, ces salauds.
  5. Je suis certes indépendante professionnellement parlant, mais aussi plus dépendante que jamais du dieu Internet. J’ai toujours un œil sur mon iPhone, que je glisse chaque soir religieusement sous mon oreiller, juste au cas où on m’enverrait du travail. Et quand soudain, je rencontre un problème de connexion, c’est le drame. C’est comme ça que je me suis retrouvée plus d’une fois à devoir me taper 45 minutes de bateau, mon ordinateur serré sur mon giron pour le protéger des vagues et mon œil hagard fixé sur ma montre, espérant arriver à la civilisation juste à temps pour tenir le délai fixé.
  6. J’ai définitivement abandonné l’idée d’être prise au sérieux par mes clients. Au cours de ce voyage, j’ai accumulé le pire best-of des excuses pourries (mais vraies) justifiant un retard par rapport au délai convenu : « un singe a grignoté le cordon de mon disque dur » (la version exotique du chien qui a mangé les devoirs de math), « j’ai (encore) la dengue et ai trop de perfusions dans les mains pour pouvoir taper sur mon clavier », « on doit passer deux jours barricadés dans la cave, le temps que le typhon passe » et le bon vieux classique indémodable « Internet déconne », une phrase qui résume à elle seule le mois terrible passé à Bornéo. Pas toujours facile de communiquer une image de pro, donc. Ma parade ? Ajouter en bas de mes e-mails : « Cordiales salutations de Charleville-Mézières ».
  7. Travailler à son rythme, c’est génial. Alors c’est vrai que question productivité, c’est pas forcément ça mais quel plaisir de pouvoir enfin profiter du moment de la journée où l’on est le plus alerte pour bosser (pour moi, entre 17h et 2h du matin, des horaires qui font tirer la gueule à la plupart des employeurs). Seul effet pervers : ta capacité d’attention se réduit rapidement à celle d’un poisson rouge sous bêta-bloquants – si je n’ai pas 57 onglets ouverts en même temps, c’est bien simple, je m’ennuie. Le risque sous-jacent : être perdue à jamais pour la vie en entreprise. « Comment ça, je ne peux pas bosser en culotte ? »
  8. L’isolement, ça rend parfois un peu tristoune (ou un peu dingo, par exemple quand on se surprend à parler avec son ordi) : plus de pauses café entre collègues, de séances potins sur cette grosse pétasse de Maryline du service compta et personne à qui demander comment ça marche déjà, la conjugaison des verbes pronominaux réfléchis (ou à qui raconter son week-end, bien sûr)…
  9. J’ai dû apprendre à vivre avec une mauvaise conscience permanente : quand tu rencontres des routards (les vrais, ceux qui ont une guitare, les pieds sales et ne mangent que des pâtes pour pouvoir s’acheter de la bière le soir), quand tu parles à tes parents (« No pressure mais tu comptes rentrer quand ? ») ou à tes potes qui sont restés au pays (« Bon ben super, vous allez rater notre mariage / le baptême du p’tit / l’exorcisme de la voisine ») mais aussi quand tu travailles (« Allez, lâche ton portable, t’es en vacances ! »). Le bon côté de la mauvaise conscience, cependant, c’est que ça te pousse à faire du bon boulot et à donner régulièrement des nouvelles, pour qu’on t’aime à nouveau…

Ce que j’espère retirer de cette expérience une fois que j’aurai réintégré le droit chemin, celui des tailleurs-pantalons et des réveils qui sonnent à 6h30 ? Sans doute une meilleure résistance au stress (et accessoirement, au bruit, aux interruptions et au pire mobilier de bureau existant), davantage de tolérance face aux caprices de la technologie (« Donc vous me dites qu’Internet marchera à nouveau dans 2h ? Ou demain ? Ou en 2017 au plus tard ? Bien bien… »), une capacité accrue à apprécier les petits conforts de la vie en Europe (douche chaude, j’écris ton nom…) et puis, qui sait, peut-être l’envie de repartir un jour ?

Coupez court aux rumeurs et bruits de couloir

rumeur

Récemment, nous avons été interpellés par un collaborateur d’une grande entreprise dans le domaine des nouvelles technologies au sujet des rumeurs. Il nous a fait part des pratiques au sein de son entreprise. Le PDG de cette société défend une culture dans laquelle chacun peut s’exprimer ouvertement et avec respect. C’est pourquoi lors d’une session de « Questions & Answers » à laquelle participait l’ensemble du personnel, un salarié s’est permis de dire devant tout le monde :

« J’ai devant moi un certain nombre de mails qui montrent que l’un de nos dirigeants a abusé de son pouvoir, menacé et rabaissé un grand nombre de nos collaborateurs. Voici mes questions :

1) Etes-vous au courant de cette situation ?

2) Cela vous préoccupe-t-il ?

3) Qu’allez-vous faire ? »

Etonnant, non ? Auriez-vous pensé qu’un tel sujet puisse être abordé aussi ouvertement dans ce genre de forum et pensez-vous qu’il s’agisse d’une bonne pratique ? Si vous êtes sceptique, rassurez-vous nous sommes certainement nombreux à l’être. Même si nous nous trouvons dans une entreprise qui prône le dialogue, je ne pense pas qu’il s’agisse, en effet, de la meilleure manière de traiter ce genre de problème. Pourtant, cela est préférable à la propagation de rumeurs, bruits de couloir et autres ragots qui sont pratiques courantes pour ce cas de figure dans la plupart des sociétés.

Commençons par nous demander quel est l’intérêt de ces pratiques malsaines au sein d’une entreprise. Personne ne s’y adonnerait si cela ne répondait à un de leur besoin. En fait, rumeurs et ragots satisfont nos besoins informationnels, émotionnels et interpersonnels :

1. Ces discussions parallèles sont une source d’information précieuse pour ceux qui se méfient des circuits d’information formels. C’est aussi un moyen courant d’obtenir des renseignements sur le fonctionnement d’une organisation et ses hommes.

2. Il s’agit aussi d’un exutoire, une façon de libérer ses émotions en exprimant ses colères et frustrations.

3. C’est un moyen indirect de chercher des alliés dans des situations de désaccord pour s’attirer la sympathie de son entourage.

Les rumeurs sont donc un moyen efficace d’atteindre ces objectifs dans un système social défaillant. On les écoute et les propage lorsqu’on manque de compétences ou de confiance en soi. On s’y intéresse lorsqu’on doute des circuits d’information officiels car c’est plus facile de se tourner vers des collègues ou amis plutôt que des managers qui inspirent peu de confiance. Et surtout, on alimente les rumeurs quand on n’ose pas aborder les points directement avec les bonnes personnes.

Maintenant que nous comprenons mieux la raison d’être d’une rumeur, inspirons nous de l’entreprise dont nous parlions au départ pour voir comment elle traite ce mal chez elle pour faire de même dans notre entreprise si elle en souffre.

1. Ne soyons plus complices. La meilleure façon de couper court à des rumeurs est de ne plus les tolérer par un silence. Face à une rumeur, pour savoir ce qu’il en est, ayons le courage soit d’une part de poser directement la question aux personnes qui détiennent les réponses, soit d’autre part de challenger le bien-fondé de la rumeur. Faisons appel à notre sens des responsabilités et aidons les gens à l’origine de la rumeur à obtenir des réponses et maîtriser les histoires, analyses rapides, spéculations pessimistes et autres pensées qui nuisent au climat ambiant d’une entreprise.

2. Mettons à disposition des circuits alternatifs qui inspirent confiance. Moins on porte d’attention aux rumeurs, moins elles ont tendance à être nombreuses. Pour soutenir le partage d’opinions et une communication ouverte et respectueuse, cette entreprise a su mettre en place différentes solutions. La possibilité de poser n’importe quelle question lors d’un Q&A n’en est qu’un exemple. La mise en place d’un réseau social dans lequel tout le monde peut contribuer et partager ouvertement ses craintes, doutes ou inquiétudes en est un autre. Ainsi tous les collaborateurs sont encouragés à prendre la parole plutôt que d’imaginer des choses et les partager au travers de rumeurs.

3. Investissons dans le développement des compétences. Participer aux bruits de couloir est une forme d’incompétence acquise, une habitude contre-productive qui s’est développée du fait de l’influence sociale. Pour perdre cette habitude, remplaçons-la par un nouveau comportement vital. Dans l’entreprise citée en exemple, ce comportement a été identifié comme « Oser aborder ouvertement toutes préoccupations pour ne pas donner dans la rumeur et la politique. » Tout nouveau collaborateur participe dès son arrivée, a des sessions d’intégration à la culture de l’entreprise dans lesquelles il est amené à décrire ce qu’il déteste dans le monde du travail. Rumeurs et politiques arrivent régulièrement en tête des réponses. C’est alors le bon moment de faire prendre conscience à tout à chacun de son rôle pour que la culture souhaitée soit une réalité et développer leurs compétences pour tenir des conversations difficiles.

Pour finir, vous avez peut-être envie de connaitre la réponse du PDG. « Premièrement, je n’étais pas au courant de cette situation. Deuxièmement, cela me préoccupe au plus haut niveau. Troisièmement, pour décider de la suite à donner, j’ai besoin d’informations. Parlons-en. »

Le problème, ce ne sont pas les rumeurs. Les rumeurs ne sont que les symptômes d’un problème. Les symptômes disparaissent quand suffisamment de dirigeants ont la volonté d’y couper court, proposent des alternatives pour communiquer autrement, et rendent leurs équipes capables de dire ce qu’ils pensent dans une recherche de solution.