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ALGORITHMES PLUS FORTS QUE L’INSTINCT ?

DU BIG DATA DANS LES RH : LES

EN DATA. Les algorithmes seraient plus efficaces que les hommes en matière de recrutement. C’est ce que révèle une étude de la prestigieuse Harvard Business Review. Décryptage, données à l’appui.

C’est acquis : dans le recrutement, le potentiel du « Big Data » est immense. Il permet unsourcing fin, dépassant les seuls critères du diplôme et du CV – qui démontrent leurs limites face à la rapidité avec laquelle évoluent les besoins en talents des entreprises. Le magazine HR Zone explique que « le Big data s’impose [déjà] comme un puissant outil pour pourvoir des postes hautement qualifiés. »

Certains sont sceptiques, comme l’illustre l’image – et l’article – ci-dessous. Mais les pratiques d’entreprises comme Regeneron Pharmaceuticals montrent bien que les promesses du Big Data pour un recrutement « parfaitement » ciblé et efficient ne sont pas des mirages…

« Réseaux sociaux, mobile, Big Data : la révolution du recrutement aura-t-elle lieu ? »

La mayonnaise est assurément en train de prendre : McKinsey en fait sa “nouvelle frontière” depuis 2011 et Deloitte avançait, début 2013, que “60% des fortunes 1000 ont investi dans les solutions Talent Analytics”. En France, selon une étude menée par Teradata en octobre 2013, plus d’un quart (26%) des entreprises ont déjà un projet Big Data en cours.

Algorithme 1, humain 0

Une étude de la Harvard Business Review montre qu’un recruteur qui suivrait un algorithme augmenterait de 25% ses chances de faire « le bon choix » que s’il ne se fiait qu’à son expérience et son instinct.

Certes, l’échantillon de l’étude n’est pas significatif : 17 dossiers d’évaluations de candidatures ont été passés au crible par la HBR. Mais l’information n’est pas anodine quand on sait que, pour un cadre moyen, un recrutement raté coûte plus de 600 000 € à l’entreprise en moyenne…

Les résultats de cette étude sont d’autant plus saisissants que, ici, les recruteurs bénéficiaient de plus d’informations sur les candidats que l’algorithme. Le gap d’efficacité proviendrait précisément des facteurs humains : les recruteurs prendraient en compte des éléments accessoires et/ou seraient plus distraits. Morale de l’histoire, selon Brian S. Connelly de l’Université de Toronto :

« Si vous traitez uniquement les données du candidat et que vous appliquez les critères de sélection les plus objectifs, vous arriverez probablement à un meilleur recrutement. »

Ces résultats ont de quoi nous faire réfléchir, nous humains ! En ne cédant pas non plus à la techno-béatitude. Car comme le soulignait HR Zone, « même les meilleurs algorithmes ont besoin d’un encadrement humain. (…) La data n’est d’aucune utilité si elle n’est pas utilisée dans un contexte pertinent », notamment lorsque l’innovation est en ligne de mire – avec la créativité qu’elle requiert.

A suivre…

BIG DATA : FACE AU TOURBILLON DES DONNÉES, LA RH DÉSEMPARÉE ?

EN DATA. Le terme de Big Data ne serait pas compris par 56% de professionnels RH, qui n’en voient pas les implications pour leur métier et pour l’entreprise. Au risque d’éloigner la RH des fonctions stratégiques ?

Des professionnels RH dépassés par le Big Data

Le Big Data – qui consiste à créer, collecter et traiter un grand volume de données hétérogènes pour parvenir à des analyses prédictives – fait l’objet de nombreuses études sur son adoption et utilisation par et pour les entreprises. Avec un constat, récurrent : les RH ont encore du chemin à parcourir afin d’avoir une démarche Big Data active et utile pour améliorer leurs processus, notamment en matière de recrutement et de gestion des talents. Une épine dans le pied d’une RH qui se veut fonction stratégique pour l’entreprise ?

La principale raison à ce retard dans l’adoption du Big Data : les RH peineraient à comprendre leur utilité. Ici, une étude hrboss révèle que 76% des professionnels RH du continent asiatique interrogés ne voient pas à quoi pourrait bien leur servir le Big Data. Là, au Royaume-Uni, ce sont 56% de professionnels RH qui disent ne pas savoir à quoi servent les Big Data. Ce résultat issu de l’étude réalisée Talentia software auprès de professionnels seniors RH issus de divers secteurs (finance, commerce, transports, télécommunications et agro-alimentaire) est à mettre en perspective avec les bénéfices que pourrait apporter l’utilisation du Big Data dans les fonctions RH. En gardant en tête que 85% des répondants de la même étude souhaitent en effet améliorer l’engagement des employés.


Au-delà de l’entrée des Big Data dans le métier RH, une étude de SilkRoad montre aussi que77 % des professionnels RH ne sont pas convaincus du potentiel du Big Data sur les résultats de leur entreprise. Et en conséquence, moins de la moitié des organisations interrogées utilisent des données objectives sur les talents pour informer les décisions stratégiques. L’enquête réalisée auprès de 600 professionnels RH suggère que la fonction RH est écrasée par le volume des données sur les employés et peine à envisager des perspectives intéressantes grâce au Big Data qui aideront à améliorer les résultats de l’entreprise.

Pénurie de compétences analytiques dans les RH

Selon une étude réalisée par l’American Management Association auprès de 800 entreprises qui ont évalué les compétences analytiques de leur employés dans chaque fonction : les RH sont parmi les fonctions qui disposent le moins de ces compétences utiles au traitement des données.

Doit-on forcément en conclure que la RH est pour autant en retard dans l’utilisation du Big Data ? Les études précédemment mentionnées ne prouvent en tout cas pas le contraire… Le Big Data est largement présent dans l’évaluation des compétences et émerge dans l’identification et le management des talents.

Hormis les usages du Big Data et de l’analytique  pour le recrutement et l’évaluation des compétences, un des aspects les plus intéressants, pour les RH, est le passage de de l’analytique vers le prédictif. Il s’agit de pouvoir prévoir les comportements des salariés et collaborateurs, notamment en établissant des corrélations entre engagement et performance, rétention et mobilité interne. De même, les RH prédictives peuvent aider à formaliser d’autres corrélations, « le coût du recrutement avec la satisfaction du client par exemple » comme le suggère Rajiv Krishnan, conseiller People & Organisation Practice chez Ernst & Young. « Cette modélisation peut s »appliquer à différents types de coefficients et prédire des points comme de quel département viennent les nouveaux leaders. »

Rendre le Big Data utile et concret pour les RH

L’enquête Global Assessment Trends Report 2013 suggère que les professionnels RH sont face à un déluge de Big Data et ne savent pas comment les mettre au service de leur objectif de gestion des talents : en 2012, environ 2,5 exabytes de données étaient produits par jour, un chiffre qui double tous les 40 mois.

Le but n’est pas de collecter toutes les données possibles et imaginables mais de comprendre ce que ces chiffres signifient et comment ils peuvent aider à la décision et à la réalisation des objectifs organisationnels et stratégiques de l’entreprise. Ce qui sous-entend de ne pas assimiler les RH « 2.0 » à des RH automatisées, sans intervention humaine… Il faut notamment poser les bonnes questions pour obtenir les données voulues en fonctions d’objectifs déterminés en amont, tout en pensant à la compatibilité des données entre elles et à leur intégration.

Certaines entreprises le prouvent néanmoins, le « Big Data RH » est déjà à l’oeuvre. Quelles leçons en tirer ?

  • Pour trouver et développer des talents dans le domaine des analytics, avoir le bon logiciel ne suffit pas. De là à imaginer une vague de data scientists débarquer dans la RH ? Des experts en analytics au sein de la fonction favorisent à l’évidence le développement du Big Data RH. C’est ce qu’a fait General Motors en engageant un data scientistreconnu, Mickael Arena, qui est également chargé de développer une équipe pour le groupe.
  • Rapprocher RH et IT, oui, mais aussi le RH du management. C’est ce que fait Google dans le projet oxygen. Démarré en 2009, ce projet avait pour but de déterminer les 8 habitudes des managers très performants, en collectant plus de 10 000 observations sur les managers parmi une centaine de variables issues d’exercices d’évaluation, de retours d’informations et d’autres rapports. Ces caractéristiques ont été par la suite intégrées aux programmes de formation et ont permis à l’entreprise d’améliorer de l’ordre de 75% les performances des managers les moins bons.
  • Impliquer les salariés dans la « datafication » des ressources humaines. Orange a ainsi demandé aux 1 200 top leaders et managers de synchroniser leur profil interne avec leur profil Linkedin. Le but : cartographier les ressources internes et les attentes de manière interactive et prédictive.

Suffisant, pour la RH, pour s’affirmer comme fonction majeure de la transformation numérique de l’entreprise ?

5 simple steps to survive managing huge projects

Huge projects are like storms in companies’ lives. They change the way organizations operate and revolutionize the way people work from the D day forward. And behind the scene there is one person leading the change. The manager. It does not really matter, how we call you: project manager, change manager, restructuring manager… This is more a subject of academic discussion. For the company there is only one rule. The CHANGE has to be successfully implemented. In order to do that the knowledge and skills of all the above mentioned managers have to be blended. Otherwise, you can have a perfect project plan and execution but fail to deliver content promised. You can also perfectly analyze, what is the level of organizational change awareness and adaptability and prepare a perfect plan, how you should lead the people to accept the change.  However, you can fail in implementing the essence of change, new products, systems, organization, changing the old ones, restructuring the business… The change of this scale has to turn the company into another direction, slowly and carefully.

How the heck do you survive the day, week, month, year(s)? You are the one who is entrusted with the task to lead the change. Do you ever feel like this?

Everyone wants something from you: advice, decision, answer, report, assurance, reassurance… And you feel the excitement. Each day brings something new, is nothing like the last one was. Nor the one ahead of today. Ist he passion inside of you moving you forward to the goal you have to reach?

Well, that surely shows that you are on top of things.  Your team follows you, the stakeholders count on you, they appreciate your opinion and you enjoy your work. With passion. This is a nice sight of the story. The situation, however, can be different, if nobody care what you have to say and do. If you feel like a fire fighter always extinguishing small fires all around the project. Just jumping from solving one issue to another, having a feeling that you do not HAVE IT UNDER CONTROL.

You might very well avoid these following the next 5 simple steps.

 1. Do not be a Cowboy or a Cowgirl….

Don’t be dragged into solving all the details and taking decisions for every problem your team might have. Empower them to do that. Expect and demand from them to take decisions. Do not let them pass the responsibilities onto your shoulders. They will be a lot more enthusiastic, careful and committed, if they are empowered with the responsibility and are seen by stakeholders as a valuable team members. As you lead them to the front line, take them to the winner’s podium with you.

By doing that, do not parent them. There is a healthy limit on how much of “issues” you can understand. You cannot understand everything and say, “Ok, well, if you cannot do it, let us not do it at all”. You have to be the example that it can be done, even if it is hard. Show them that every challenge is possible to solve.

 2. ….be a leader, act transparently!

Lead your team to the front lines. Don’t just send them there… Roll up the sleeves and work with them. You can not only give orders and wait for the team to do the job. Be present at all times. You should know what your team knows (IQ) and feels (EQ) and where is the point when it is too much for them to handle. Then talk to them and help prioritize activities to be done. Be leader, but also a teacher. However, do not do everything by yourself.

Empower the team. Show the team how valuable they are. Trust them but control the outcome, from time to time.

Build effective teams, incorporating their incentives with the overall goals. You have to act clear, transparent, with high integrity to receive their full acceptance.In order to do this, you must be honest to yourself first and then to others. It does not mean spreading out confidential information to all. You involve the project team into your steps so they can easily follow the way you walk through. You have to make it easy to them to understand what you can change and what you cannot.

Have an escalation point. This allows the project team to stay focused on project work while the escalation point tackles issues that cannot be resolved by the core project team.

Build and excel your own management practices, such as dividing tasks into smaller chunks and create short delivery cycles.

 3. Be one step ahead…..

Focus on managing strategy and stakeholders instead of concentrating on project budget and scheduling activities all the time. Think and foresee at all times. It is your job to. To think about, what can happen, what can go wrong, what can change? It means having eyes wide open for anything unusual while hands on a steering wheel. Do not focus on negative things, there are plenty of opportunities waiting around the corner to be exploited and add value to your project. Seize them.

Communicate. There are lots of things a project manager has to think of before, during and after the project. No matter which project management methodology you use, the most important issue remains the same: the communication. And no matter how much you think you communicate, it is not enough. There is never enough of communication about designing, negotiation and implementing the change. So, come to terms with it. The sooner the better. And keep communicating. Formally over setting a communication plan or informally with management by walking around. And all in between…

 4. …but live in the present moment.

Being prepared is good, but is seldom enough. It is your job to plan, anticipate and worry about.  So be on top of the current task all the time. Adapt daily if needed. But with a clear view how to reach the goals.

Be patient. It is not always easy, it can be very hard. Sometimes you lack the energy to be patient. Sometimes you are tempted to overrule the patience with your formal authorization. Everything has to be done to a certain deadline. Remember, you have to give everyone enough time to adapt, to find their own way to execute tasks. But you can accelerate this time by giving exact instruction, to put tasks into perspective, to ensure that the team understands the “why’s”, so that can more easily design and prioritize the “what’s” to be done.

5Take a break.

Take care of your body and mind by allowing it a break once in a while.  Maintain a good sleep pattern. Exercise on a regular basis. You need the strength.Eat healthy, take good deep breaths….

Mingle with the team. A coffee break with your team can do wonders. It can come at the most inappropriate time, when everybody is hurrying somewhere, but that is the time when a quick reflection can be better than doing the wrong thing or doing it wrong to the end. The rework will take longer than just a coffee break.

And above all let the passion inside you guide you on the path of change.

À chaque étape de notre évolution correspond une couleur

La spirale de Don Beck : êtes-vous bleu, rouge ou vert ?

Une synagogue, une mosquée ou une église autant qu’avec des libres penseurs, en ville comme en pleine nature, etc. Les Américains disent que c’est “l’alliance de l’iPhone et du bambou”. »
Le jaune peut intégrer :
• Le beige, en reconnaissant les besoins vitaux de tout humain ;
• Le violet, en s’ouvrant au réenchantement du monde ;
• Le rouge, en canalisant l’esprit guerrier à la façon du judoka ;
• Le bleu, en admettant la nécessité d’un cadre organisationnel et éthique ;
• L’orange, en stimulant toutes les créativités et entreprises ;
• Le vert, en liant l’intelligence collective à la solidarité.

Un outil géopolitique

« Le passage d’une couleur à l’autre demande toujours du temps, poursuit Jacques Ferber. Ceux qui l’ont le mieux compris sont les Chinois. En soi, le Parti communiste est bleu. Mais en trente ans, il a su planifier un passage progressif à l’orange sur le plan économique, ce qui va avec la nature de cette couleur. Les Occidentaux protestent contre le non-respect des droits de l’homme par Pékin, mais les Chinois répondent que ce passage au vert ne pourra se faire qu’ensuite, d’ici à dix ans. Par contre, les révolutions arabes sont coincées entre des blocs bleus (islam et armée) en régression vers le rouge, du fait de la corruption et du jihadisme. Seule la Tunisie semble pouvoir éviter cette régresion (lire l’encadré ci-dessus).

Faire dialoguer les couleurs n’est jamais facile. Sur YouTube, vous pouvez suivre une mission diplomatique de Don Beck entre Israéliens et Palestiniens : aux premiers, il sert des arguments très orange (l’intérêt, la logique causale, les bénéfices) ; aux seconds, des arguments rouges et bleus, voire violets (valeurs familiales, préceptes moraux de l’islam, magie du cœur). Pour mener pareille mission, il faut faire preuve de qualités très « jaunes » ! Les théoriciens de la Spirale dynamique se plaisent parfois à imaginer une humanité turquoise, dont les individus seraient à la fois libres et entièrement au service de la collectivité. Mais pour l’instant, passer au jaune serait déjà formidable. La toute nouvelle génération, qui a 20 ans aujourd’hui et qu’on appelle « génération Z », semble bien partie pour ça : elle est multitâche, ouverte aux autres et d’une extraordinaire adaptabilité.

Quatre arnaques en pharmacie

Quatre arnaques en pharmacie

Voici quatre médicaments vendus en pharmacie qui sont des arnaques :

Le Guronsan pour les lycéens fatigués

Selon la légende, une pastille de Guronsan contient autant de caféine que 27 tasses de café. Ce serait un produit prodigieux pour aider les adolescents fatigués à réviser et stimuler les employés démotivés !

Mais c’est une fable. Le Guronsan ne contient que 50 mg de caféine [1], bien moins qu’une tasse de café (95-200 mg) [2].

Et son prétendu pouvoir dopant ne vient certainement pas de ses autres ingrédients !

À part un peu de vitamine C, il ne contient que :

  • du sucre de table (saccharose)
  • du sel (sodium)
  • 400 mg de glucuronamide, un composé chimique qui n’a aucune propriété médicale démontrée [3]
  • de l’arôme de « Gin fizz » pour donner l’impression d’un produit « actif » (aussi parce que ça pétille), et des additifs.

Désinfectants et antiseptiques pour les bobos

Quel parent ne se sentirait pas coupable, indigne même, de ne pas avoir de « pschitts » et de bouteilles de désinfectant pour soigner les blessures, le « qui pique » étant toujours considéré comme le plus efficace contre l’infection ?

Produits phare de la vente libre en pharmacie, les désinfectants et antiseptiques sont pourtant inutiles. Aucun n’est aussi efficace, et à usage universel, que l’eau chaude du robinet (dans nos pays).

Le mercurochrome, toxique, est désormais interdit. L’alcool ne doit jamais être utilisé sur la peau, mais uniquement à la désinfection des instruments (thermomètre, aiguille). L’eau oxygénée brûle atrocement les plaies. La chlorhexidine laisse persister de nombreux germes. La teinture d’iode tache et peut provoquer des allergies.

Reste le chlorhydrate d’octenidine, qui est très efficace contre une large palette de micro-organismes infectieux (bactérie, virus, mycoses). Toutefois, il n’est réellement utile qu’en milieu hospitalier, pour les grosses plaies et brûlures à fort risque d’infection. C’est le cas également des antibiotiques à mettre sur la peau. Laissez les médecins manipuler ces produits.

Pour les blessures sans gravité, le mieux de loin est de laver abondamment la plaie avec de l’eau chaude. Il faut un peu de courage au départ mais le miracle est que ce traitement peut supprimer complètement la douleur en un temps record, et accélère considérablement la cicatrisation. Et pour les enfants qui ont surtout besoin d’être rassurés, un bon « bisou magique » de Papa ou de Maman sur le bobo fera encore mieux que les « produits ».

Pour les plaies qui saignent, appliquer ensuite un pansement gras qui n’arrachera pas la croûte quand vous l’enlèverez. (Vous pouvez aussi vous reporter à l’une de mes précédentes lettres pour savoir en détail comment traiter les petites blessures.

Médicaments contre le rhume

Si vous attrapez un rhume, c’est parce que votre système immunitaire est affaibli.

Normalement, il aurait dû éliminer le virus avant que vous ne ressentiez les symptômes (nez qui coule, oreilles bouchées, mal de tête, yeux larmoyants).

Toutefois, même s’il a été lent au démarrage, votre système immunitaire est désormais le seul maître à bord. C’est lui qui va éliminer le rhume et vous ne pouvez rien faire pour accélérer la guérison. Cela prendra entre une semaine et dix jours.

Par contre, pour la prochaine fois, prenez de la vitamine C, de la vitamine D, des probiotiques pour votre flore intestinale (centre très important de l’immunité), redoublez d’attention sur votre nourriture, en évitant toute malbouffe.

N’imaginez pas que vous obtiendrez un quelconque effet positif des médicaments contre le rhume.

Bien qu’il en existe des dizaines sur les étagères des pharmacies (Humex, Drill, Fervex, Actifed, Nurofen…), tous ont des effets indésirables qui surpassent leurs maigres avantages.

Il faut bien être conscient de leur mode d’action : en fait de vous « guérir du rhume », la plupart contiennent simplement du paracétamol ou de l’ibuprofène, des produits qui font baisser la fièvre et suppriment la douleur, ce qui n’est pas souhaitable car la fièvre est un mécanisme naturel d’élimination des virus.

Pour vous déboucher le nez ou les oreilles, ils contiennent des produits qui resserrent les vaisseaux sanguins. La conséquence est de vous exposer à des risques d’accident vasculaire cérébral, d’infarctus du myocarde ou de problèmes neurologiques sévères [4]. Ils sont donc à proscrire formellement chez les moins de 15 ans et chez les personnes souffrant de troubles cardiovasculaires ou neurologiques.

Enfin, troisième possibilité, ils contiennent des antihistaminiques, des produits qui réduisent les réactions immunitaires, supprimant les symptômes mais laissant ainsi la voie libre aux virus !

Mieux vaut prendre un bon grog bien chaud (citron, miel et une goutte de rhum), du bouillon de poule (avec les os, chargés en moelle), et faire des inhalations d’eucalyptus.

Médicaments contre l’ostéoporose

Les femmes sont incitées à prendre de plus en plus de médicaments contre l’ostéoporose (maladie des os poreux), et il est vrai que, après la ménopause, leurs os ont tendance à se fragiliser.

Toutefois, le nombre de fractures observées chez les femmes âgées ne connaît aucune diminution.

Ce n’est pas étonnant : aucune étude n’a montré que les biphosphonates (médicaments contre l’ostéoporose) renforcent la solidité des os.

Il faut savoir que les biphosphonates sont des produits qui viennent de l’industrie de la lessive, qui les utilise pour empêcher le magnésium et le calcium de se redéposer sur le linge [5].

Ils fonctionnent en bloquant la capacité de notre corps à détruire les vieilles cellules d’os.

A priori, cela peut sembler une bonne chose. Sauf que la raison pour laquelle nous avons ce mécanisme de destruction de nos vieilles cellules d’os, c’est pour leur permettre d’être remplacées par de nouvelles cellules, plus solides !

Si vous empêchez ce processus naturel d’avoir lieu, ne soyez pas surpris que vos os deviennent de plus en plus fragiles.

La solution : les os sont comme les muscles, ils se renforcent lorsque vous poussez et tirez dessus. Ils fondent quand vous ne vous en servez pas. Pour garder des os solides, il faut donc les soumettre à l’effort, en faisant de l’exercice physique. Et vous trouverez tous les sels minéraux nécessaires à leur entretien en mangeant beaucoup de légumes, surtout les légumes verts.

À votre santé,

Arrêtez le jogging

Arrêtez le jogging

À moins que vous n’aimiez ça bien sûr, vous pouvez arrêter le jogging, les longueurs de piscine, et de façon générale les sports d’endurance.

Plus la recherche avance, plus il devient clair que ce sont les exercices physiques fractionnés, courts et intenses, qui sont les meilleurs pour la santé !

Cela vaut pour la plupart d’entre nous, même si vous avez une maladie cardiaque, de l’arthrose, un problème de diabète, une maladie pulmonaire ou la maladie de Parkinson.

Cette découverte est révolutionnaire.

N’ayez pas peur !

« Trop de gens s’imaginent que les exercices à haute intensité sont réservés aux athlètes. Résultat, l’infarctus leur pend au nez », explique le Dr Jonathan P. Little, spécialiste de la physiologie du sport à l’Université de Colombie Britannique (Canada), dans le journal New York Times [1].

En effet, les personnes qui ont des problèmes de santé, surtout des problèmes cardiaques, imaginent en général qu’il est dangereux pour eux de faire des efforts violents, et qu’il vaut mieux faire un sport calme, voire pas de sport du tout.

C’est le contraire qui apparaît aujourd’hui :

Pousser votre corps au bout de ses capacités, pendant un bref instant, est sans danger, et plus efficace pour prévenir et même pour inverser le cours de ces maladies.

Si vous êtes très malade et à risque élevé d’accident, il faudra faire ces exercices sous surveillance médicale. Et si vous êtes à risque modéré d’accident, demandez d’abord l’autorisation de votre médecin.

Mais il faut le faire.

Car c’est aujourd’hui le moyen qui est reconnu le plus efficace pour améliorer l’élasticité de vos artères, votre capacité pulmonaire, la force de votre cœur, la vigueur de vos muscles, etc.

Comment faire ?

Vous pouvez courir, danser, nager, faire du vélo, ramer, faire des pompes, ce que vous voulez.

Mais le principe est toujours le même :

Faites l’exercice à fond, au maximum de vos capacités, pendant 30 à 60 secondes.

Arrêtez-vous pour reprendre votre souffle, pendant le même intervalle de temps.

Recommencez huit fois cette séquence.

En faisant cela trois fois par semaine, vous optimiserez vos fonctions cardiovasculaires, respiratoires, métaboliques et mécaniques.

Plus rapide

En comptant les 10 minutes d’échauffement au départ, cela ne vous prendra que 25 minutes par séance.

Cela vous fera gagner du temps par rapport à d’interminables séances de piscine, de vélo d’appartement ou de jogging.

Plus amusant

Une étude publiée dans la revue Plos One a montré que les gens trouvent cette façon de faire du sport plus amusante que les sports d’endurance [2].

Cela augmente leurs chances de tenir leurs bonnes résolutions et de continuer par eux-mêmes.

Bienfaits pour le diabète

Les exercices fractionnés à haute intensité améliorent la sensibilité à l’insuline, la capacité du corps à brûler de l’oxygène, et l’élasticité des artères.

Une étude danoise a montré que les exercices fractionnés à haute intensité sont plus efficaces que l’endurance pour aider les personnes diabétiques à contrôler leur taux de sucre sanguin, même à dépense de calories équivalente.

Bienfaits pour le cœur et les artères

En dilatant les artères, ces exercices améliorent le système cardiovasculaire. Au bout de deux semaines déjà, vous améliorez votre consommation maximale d’oxygène et diminuez votre risque de thrombose (caillot qui se coince dans les artères).

La consommation maximale d’oxygène est la quantité maximale d’oxygène que l’organisme peut prélever, transporter et consommer par unité de temps. C’est une mesure fréquemment faite chez les insuffisants cardiaques, parce qu’elle est un critère majeur de pronostic d’accident et de décès.

Une grande étude française, suisse et canadienne, a rapporté en 2012 que « les exercices fractionnés à haute intensité apparaissent plus sûrs et mieux tolérés par les patients que les exercices d’endurance » et plus efficaces pour améliorer la consommation maximale d’oxygène, la flexibilité des vaisseaux sanguins, et la capacité de pompage du cœur [3].

Bienfaits pour les poumons

Les personnes souffrant de bronchopneumopathie chronique obstructive ne peuvent pas faire d’exercice physique prolongé.

Toutefois, selon une étude faite à Athènes, elles peuvent pratiquer les exercices fractionnés à haute intensité avec moins d’essoufflement et de souffrance [4].

Bienfaits en cas d’AVC

Selon une étude préliminaire réalisée à Trondheim, en Norvège, les personnes qui souffrent de séquelles provoquées par un AVC (attaque cérébrale) verront leurs fonctions cardiovasculaires et leur santé s’améliorer plus vite grâce aux exercices fractionnés à haute intensité qu’avec les sports d’endurance [5].

S’ils les pratiquent pendant six semaines, les améliorations persisteront pendant des mois ensuite, selon les chercheurs.

Bienfaits en cas de Parkinson

Des chercheurs polonais ont montré que les exercices fractionnés à haute intensité pouvaient soulager et relaxer les tensions musculaires excessives chez les patients atteints de la maladie de Parkinson, et qui provoquent des difficultés à bouger leurs jambes et leurs bras .

En pratiquant ces exercices trois fois par semaine pendant huit semaines, ils ont amélioré leurs fonctions corporelles, aussi bien dans le haut que dans le bas du corps.

Et c’est gratuit

Notez en plus que l’avantage supplémentaire des exercices fractionnés à haute intensité est qu’ils sont gratuits !

Où que vous soyez, quel que soit le temps, vous pouvez sortir pour les pratiquer. Et vous pouvez aussi les pratiquer à l’intérieur.

Enfin, vous n’êtes pas obligé de faire à chaque fois la même chose, bien au contraire. Variez d’une séance sur l’autre, vous ne vous en porterez que mieux.

À votre santé,

Avez-vous envie de changer de vie?

Changer de vie

« Vous arrive-t-il d’avoir envie de changer de vie? »

Que répondez-vous à cette question?

Oui, souvent?  Oui, parfois?  Non?

Faites-vous partie des 23% des sondés qui ont répondu Oui, souvent ou des 56% qui ont répondu Oui, parfois? dans ce sondage Opinionway publié en 2009.

78% des sondés répondent oui.

Impressionnant, n’est-ce pas?  Ça mérite bien une petite réflexion sur cette envie de changer de vie qui nous anime.

Changer de vie, à chacun ses désirs


« Si vous changiez de vie, qu’aimeriez-vous faire? »

Voici la liste des désirs liés au changement de vie, exprimés dans le même sondage:

  • Aller vivre ailleurs, 55%
  • Gagner plus d’argent, 42%
  • Changer de métier, 26%
  • Pouvoir consacrer plus de temps à votre famille et à vos proches, 26%
  • Vous consacrer à votre passion, 22%
  • Pouvoir consacrer plus de temps à aider les autres, 20%
  • Travailler moins ou arrêter de travailler, 17%
  • Changer de conjoint, 11%
  • Autres, 3%.

Avez-vous retrouvé votre propre désir dans cette liste?

En fait il semble que tout le monde rêve de changer, au moins une fois, au cours de sa vie:

  • changer de travail pour évoluer ou se réorienter,
  • changer son corps pour maigrir, se muscler, se rajeunir,
  • changer sa vie privée comme quitter son conjoint ou en trouver un,
  • changer son environnement: aller vivre dans une autre ville, une autre région ou un autre pays.

Changer de vie peut donc être quelque chose de drastique comme « Aller vivre ailleurs » ou apparemment plus simple comme vouloir se rajeunir. Dans le premier cas il y a un abandon total de la situation actuelle dans le deuxième ce n’est pas une remise en cause mais une amélioration à apporter à notre vie.

Mais au fait combien de personnes parviennent vraiment à changer de vie?

Cette fois je n’ai pas de statistiques précises. Mais vous serez sûrement d’accord avec moi que la réponse est …  très peu!

Et pourquoi? Là non plus la réponse n’est pas très compliquée. Parce que changer de vie impose de passer du rêve à l’action. Et ça c’est pas facile!

Oui, changer de vie est difficile. Beaucoup de personnes restent au niveau des rêves sans jamais rien entreprendre pour les atteindre.

Vouloir changer de vie c’est entrer en guerre contre soi-même pour tenter de satisfaire certains désirs au détriment d’autres.

Pour les sociologues, changer de vie provoque en nous un conflit lié à 2 types de désirs qui nous assaillent: les désirs immédiats et les désirs à long terme.

Les désirs immédiats sont ceux qui amènent un résultat rapidement et généralement avec très peu d’effort à fournir: le coût du changement est faible.

Les désirs à long terme réclament quant à eux de la patience, une attente du résultat et surtout un effort prolongé.

La balance penche donc naturellement pour le court terme au détriment du long terme. Sauf pour ceux qui sont capables de se motiver suffisamment pour payer le coût nécessaire à l’atteinte de leurs désirs.

Un exemple bien connu: je souhaite épargner pour m’acheter une maison dans quelques années mais je craque en achetant le dernier objet high tech qui vient juste de sortir, ce qui remet en cause tout mon plan d’épargne et donc mon but.

Il existe des milliers de raisons pour ne pas réussir son changement: la faiblesse de la volonté, la peur d’affronter ses rêves, la peur de l’échec … ou  de la réussite.

Le perfectionnisme est aussi un autre frein au changement. Par exemple en se fixant des objectifs trop élevés, irréalistes on se condamne à l’échec.

Finalement, pourquoi  voulons-nous changer de vie?

La réponse qui me vient à l’esprit est bien sûr parce que notre vie actuelle n’est pas (ou n’est plus) satisfaisante. C’est à dire que nous constatons que nous ne sommes pas heureux, que nous ne nous sentons pas bien dans notre peau.

Si le malaise ressenti est très profond, si nous avons le sentiment de perdre le contrôle de la situation, notre désir de changement sera probablement plus systématique: partir, fuir! Abandonner la vie actuelle et repartir depuis zéro. Ailleurs! Le changement est ressenti comme une nécessité impérieuse, une obligation, avec une pression permanente. Il faut tout changer ou ça va « mal finir ».

S’il s’agit plutôt d’une sensation plus légère, d’un besoin de faire mieux alors le changement sera plus orienté sur une amélioration à apporter à notre vie actuelle. Cela consistera peut-être à changer des mauvaises habitudes en de nouvelles qui nous permettront d’atteindre un but, un rêve. À améliorer nos compétences pour améliorer notre situation sociale ou économique. Cette fois c’est plus du domaine du choix et de la volonté.

Personnellement lorsque j’ai décidé de quitter la France pour aller en Equateur c’est tout simplement parce que je me sentais englué par la routine, un train-train qui manquait de piment. Bien que n’ayant pas encore 30 ans, je me sentais déjà blasé. En fait j’étais en mal d’aventure et quand l’occasion est passée, je l’ai saisie au vol si j’ose dire… et je ne l’ai jamais regretté.

Alors si vous voulez vraiment changer de vie, faites-le, c’est mon conseil.

Passez outre tous les freins intérieurs (les préjugés qui vous viennent à l’esprit) et tous les freins extérieurs (l’avis des gens qui ne comprennent pas votre besoin), oubliez  toutes les peurs injustifiées. Je vous promets que vous non plus vous ne regretterez pas de changer de vie.

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Quels sont les passeports les plus puissants ?

Vous êtes-vous déjà demandé quel pouvoir vous déteniez avec votre passeport ? Quel nombre de pays dans le monde vous pouviez visiter sans visa ? Le site Passport Index a la réponse.

Le site passportindex.org classe le passeport de chaque pays selon son « pouvoir ». Globalement, plus il ouvre la porte à de pays – sans visa ou du moins sans formalité avant le départ – plus il a de valeur. En tête arrivent… les Etats-Unis et le Royaume-Uni, dont les ressortissants ont la possibilité de découvrir 147 pays du monde sans visa ! En bas de la liste figurent…  les Iles Salomon, le Myanmar (Birmanie), le Soudan du Sud, Sao Tomé-et-Principe et les Territoires palestiniens, dont les passeports ne donnent accès qu’à 28 pays sans visa. Et la France dans tout ça ? Elle est très bien placée, en deuxième position aux côtés de la Corée du Sud et de l’Allemagne. Ainsi, avec notre simple passeport, on peut faire un petit tour du monde en parcourant 145 pays – sans visa ou du moins en l’obtenant en quelques minutes à notre arrivée à l’aéroport. Cet écart incroyable nous révèle, entre autres, la disparité qui existe quant à la liberté de circulation dans le monde. Une chose est sûre, après ce site, on ne regarde plus notre passeport de la même manière…

Le passeport des Etats-Unis, le plus puissant au monde avec celui du Royaume-Uni, ouvre la porte à 147 pays sans visa.

Avec leur passeport vert, les ressortissants d’Afrique du Sud peuvent se rendre dans 84 pays sans faire de demande de visa avant le départ.

Le Myanmar est l’un des pays en bas du classement, avec un passeport « peu puissant » qui permet de visiter 28 pays sans visa.

Le site passportindex.org répertorie aussi les passeports par pays – par ordre alphabétique – par géolocalisation et même par couleur. Le rouge est le plus fréquent, suivi du bleu, du vert et du noir ! En cliquant au hasard sur un passeport, on peut aussi le regarder de plus près. Jetez un oeil à la fougère argentée qui figure sur celui de Nouvelle-Zélande, au croissant de lune et à l’étoile qui décore celui de Turquie ou encore au dromadaire entouré d’une couronne d’olivier dessiné sur celui d’Erythrée. En plus de dévoiler au grand jour le pouvoir des passeports dans le monde, ce site interactif nous permet de réviser notre géographie et de découvrir, à travers des symboles, un soupçon de la culture d’un pays. Vous pouvez contribuer au site en leur envoyant une photo de votre passeport. Celles des Iles Salomon ou de Sainte-Lucie manquent encore à l’appel…

La Finance n’est pas un adversaire, mais un atout

  • La Finance n’est adversaire, atout

    Aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, la finance a retrouvé le soutien des politiques. Il faut faire de même en France où nous disposons d’entreprises financières d’excellence.

«  Mon adversaire, c’est le monde de la finance » : cette déclaration du candidat à la présidence de la République reflétait, en l’exagérant, l’hostilité d’une large partie de l’opinion à l’égard de la finance. Depuis la crise de 2008, cette hostilité n’était pas limitée à la France. Mais, aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, la finance a retrouvé aujourd’hui le soutien de fait, politique et économique, dont elle y a toujours bénéficié. Leurs places financières sortent renforcées de la crise et leurs entreprises ont gagné des parts du marché mondial.

Il est urgent pour la France de traiter aussi son industrie financière comme un atout national et non comme le bouc émissaire de discours électoraux ou comme la vache à lait qu’on taxe pour financer de bonnes œuvres politiques. Nos entreprises financières pourraient regagner les places perdues du fait de la crise. Et Paris peut se développer comme place financière internationale, à condition de s’en donner les moyens. Sinon, la lente érosion de notre position va s’accélérer, au grand dam du financement des PME et des ETI françaises.

Londres a deux atouts durables : l’anglais, langue mondiale du commerce et de la finance, et le fait que la majorité de l’épargne investie en actions est générée aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, puis y est gérée. Mais Paris a deux atouts essentiels : d’une part des grandes entreprises financières, banques, assurances et gestionnaires d’actifs, qui font partie des leaders mondiaux ou au moins européens, d’autre part des grands professionnels, opérateurs de marché, gérants d’actifs, enseignants et chercheurs en finance et en informatique, qui produisent de la recherche et des innovations reconnues mondialement. C’est un atout car la finance est une industrie basée sur la connaissance, comme les industries qui domineront le 21è siècle. Mais aujourd’hui, nous formons des financiers et des informaticiens qui trouvent ensuite de meilleurs débouchés à Londres ou aux Etats-Unis. Quand aux nombreuses startups françaises de la « fintech », elles sont tentées de se vendre à l’étranger.

L’avenir des entreprises financières françaises, de leurs 750 000 salariés et des 300 000 emplois indirects qui en dépendent, va se jouer dans les 5 ans qui viennent. Adversaire ou atout, c’est un choix politique qui doit être fait et déclaré au plus haut niveau de l’Etat. Bien entendu, ce choix est également essentiel pour le financement de l’ensemble de l’économie française,.

Une prise de conscience politique a été amorcée en 2014. Le ministre des Finances a mis en place un comité « Paris place financière 2020 », qui doit faire des propositions pour que Paris améliore son classement (qui n’est que 7éme !) parmi les places financières mondiales. Il faut aller plus loin, il faut reconnaître au plus haut niveau que les entreprises financières françaises, les grandes comme les startups, sont d’abord des entreprises qu’on doit « aimer » autant que les autres entreprises. Ce serait un changement d’attitude salutaire pour la France – surtout s’il était suivi d’action.

Conseils pour vaincre la timidité

Conseils pour vaincre la timidité

Vous savez ce que vous voulez, vous savez ce qu’il faut faire, vous savez tout ce que vous pourriez gagner en le faisant … et vous ne faites rien! Vous êtes bloqué, incapable d’agir dès que vous devez communiquer avec une autre personne. La timidité est probablement votre ennemi.

Faites-vous parti des 40% des gens qui reconnaissent que la timidité les empêche d’avancer dans la vie, dans votre vie?

Timidité ou pas?

Face à une nouvelle rencontre il est normal d’adopter un comportement de méfiance, de se tenir un peu en retrait, de ressentir de l’appréhension. Est-ce de la timidité?

On peut distinguer plusieurs réactions possibles depuis le trac jusqu’à l’anxiété sociale. Faisons tout de suite la distinction entre ces différents comportements.

  • Le trac. Le trac est une réaction naturelle face à la nécessité de réaliser quelque chose: passer un examen, parler en public par exemple. Normalement il est ressenti avant d’entrer en action et s’arrête dès que celle-ci a commencé. Tous les artistes disent le ressentir et cela ne les empêche pas d’être brillants dans leurs spectacles.
  • L’intimidation. Être présenté à une personne importante, le premier contact avec une personne que vous admirez ou craignez, sont des situations qui intimident. Sur le moment, peut-être allez-vous rougir, transpirer, avoir envie de vous effacer et même  de fuir. Encore une fois ce sont des réactions passagères. Une fois l’étape des premiers échanges franchie, que vous vous êtes positionné par rapport à l’autre, vous vous retrouvez vous-même et la communication peut avoir lieu normalement.
  • La timidité. Lorsque les symptômes évoqués précédemment sont les traits de votre caractère, de votre comportement habituel, cette fois oui vous êtes une personne timide. Ce n’est pas une maladie mais la manifestation de la peur de l’intimidation. Vous anticipez des réactions, à priori. Vous vivez presque en permanence en état d’intimidation, seulement à l’idée de ce qui va ou pourrait se passer dans le futur, non pas immédiat mais plus lointain. Cela crée bien entendu un handicap plus ou moins lourd dans votre vie sociale.
  • La phobie sociale. Je la cite seulement pour bien faire la différence. Cette fois il s’agit bien d’une maladie qui touche près de 5% de la population et qui se manifeste par de l’anxiété, des crises de paniques. C’est vraiment la peur des autres. J’espère que vous n’en êtes pas à ce stade. La solution passe obligatoirement par la consultation d’un spécialiste.

La timidité est un frein pas une barrière infranchissable.

Savoir se positionner pour vaincre la timidité


Comme je l’ai dit à propos de l’intimidation, il est important de savoir se positionner par rapport à l’autre. Cela suppose avoir une bonne connaissance de soi, de ses capacités et aussi de savoir ce que l’autre attend de la rencontre.

Lors d’un entretien de sélection pour un poste de travail presque tous les candidats sont intimidés, c’est normal, l’enjeu est important pour eux, pour leur avenir. Soit dit en passant lorsque je rencontre quelqu’un trop sûr de lui, je suis plutôt méfiant, ça ne me semble pas naturel!

Mais ensuite combien savent se positionner? Très très peu. C’est pourtant simple: le but est de démontrer au recruteur que l’on a une bonne connaissance de l’entreprise, de son activité, du poste offert (la connaissance de l’autre) et que l’on a les qualités pour remplir les fonctions du poste (la connaissance de soi). Dans ces conditions pourquoi avoir peur de ne pas être retenu?

Vaincre la timidité, éviter cette appréhension permanente du contact avec les autres, passe donc par la prise de confiance en soi.

Et quand il s’agit de changer des habitudes, cela ne peut pas se faire d’un coup de baguette magique mais progressivement, par une remise en cause personnelle, par des petits efforts journaliers.

Quelques trucs pour oser faire le premier pas

Voici une liste de points à travailler pour diminuer les effets de la timidité sur votre comportement social. Il en existe d’autres qui vous passeront par l’esprit, n’hésitez pas à les ajouter dans un commentaire au bas de cet article.

  • Améliorez votre auto estime. Prenez un papier, un crayon et faites une liste de vos qualités et de vos points forts. C’est difficile, je le sais. Si vous manquez d’idées, pensez à des situations vécues et positives. Essayez de comprendre pourquoi ça s’est bien passé, quel a été votre comportement, vos réactions, qu’est-ce qui a plu à l’autre ou aux autres, etc.
  • Evitez de vous comparer aux autres. Ça ne sert à rien, il y aura toujours quelqu’un de meilleur que vous. Un de mes premiers chefs disait à ceux qui ne se sentaient pas à la hauteur qu’il n’y a qu’un génie par siècle et que nous avions déjà Einstein, c’était au siècle passé il est vrai… mais allez-vous être le génie de ce siècle?
  • Recherchez les contacts. En voyage, dans la rue, au restaurant, au travail, fixez-vous comme objectif de parler avec quelqu’un de nouveau chaque jour. De la pluie et du beau temps, de l’actualité (pas de politique!) , autant de motifs pour entamer une conversation, échanger quelques mots, sourire et se sentir bien.
  • Soyez naturel. Montrez vous tel que vous êtes et non pas tel que vous imaginez que vous devriez être. Être réservé, par exemple, n’empêche pas de partager des opinions plus ou moins superficielles et non plus de sourire aux gens que vous rencontrez!
  • Freinez votre anxiété. Pratiquez des exercices de relaxation. En général, quelques respirations profondes  avant d’entrer en action aident à diminuer l’appréhension.
  • Réclamez de l’aide si nécessaire. Il est bon de se montrer sincère si la situation le permet. Demandez aux gens de vous encourager. Vous n’avez rien à perdre et beaucoup à gagner. Vous serez même surpris de découvrir comment les gens réagissent positivement dans ces cas-là.
  • Acceptez les compliments. Si on vous dit que vous avez un beau sourire, ne répondez pas quelque chose qui minimise cette remarque (du genre: “il y a mieux” ou “j’ai dû supporter un appareil pour en arriver là”) mais au contraire remerciez la personne qui vous complimente.
  • Riez de vous-même. Si vous bafouillez, vous renverser quelque chose tellement vous tremblez, ne cherchez pas à le cacher, ça vous fera sentir encore pire. Reconnaître ses réactions, en faire une plaisanterie, permet aussi d’être apprécié par les autres comme quelqu’un de naturel, de sain.
  • Soyez positif. Peu de gens supportent ceux qui se plaignent tout le temps, ni ceux qui s’excusent de tout ce qu’ils font ou disent. Assumez vos difficultés et soyez convaincu que vous vous améliorez.

Un dernier conseil:  acceptez une fois pour toutes que la timidité ne mène nulle part.

Si vous n’osez pas demander à la fille ou au garçon qui vous attire de sortir avec vous, vous ne sortirez jamais ensemble! Si la réponse est non vous n’avez donc rien perdu et si la réponse est oui, comme je vous le souhaite, vous avez gagné. Tous mes vœux de bonheur