Monthly Archives: juillet 2015

La technologie détruit désormais plus d’emplois qu’elle n’en crée

Alors que la création de richesses augmente, le nombre d’emplois chute. De quoi créer d’importants troubles sociaux à l’avenir.

La technologie est partout mais les emplois ont disparu.

Grâce à l’efficacité d’Internet et des systèmes automatisés, productivité et PIB ont augmenté au cours des dernières décennies mais la classe moyenne et les emplois tendent à disparaître.

La stagnation des salaires aux Etats-Unis et partout dans le monde continuera de progresser en parallèle du remplacement des humains par de nouvelles technologies

Nous avons atteint un point de rupture : la technologie détruit désormais plus d’emplois qu’elle n’en crée. Et si cette tendance continue, le monde pourrait faire face à une crise importante selon Wendell Wallach, consultant, expert en éthique et conférencier pour le centre interdisciplinaire de bioéthique de l’université de Yale.

Selon Wallach, robots, impression 3D et autres technologies émergentes alimentent le chômage technologique et les inégalités de richesse dans le monde.

Le chômage technologique est un concept selon lequel la technologie détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée. Cette crainte a été considérée comme un sophisme du Luddisme ces 200 dernières années mais devient aujourd’hui une sombre réalité.

Début juin, au cours d’une présentation au Conseil Carnegie pour l’éthique dans les affaires internationales Wallach a déclaré : « C’est une situation sans précédent qui, je pense, pourrait mener à toutes sortes de disruptions une fois que l’opinion publique aura saisi que nous sommes au beau milieu d’une vague de chômage technologique. »

Aucun signe ne laisse présager un retournement de tendance. La technologie évoluant plus vite que jamais avec peu voire pas de surveillance ni de réglementation, la probabilité que de plus en plus d’emplois soient remplacés par de nouvelles technologies atteint des sommets, nous a expliqué Wallach.

Quelques 47% des emplois actuels aux Etats-Unis pourraient être informatisés dans les 10 ou 20 prochaines années

En effet, selon une étude de l’université d’Oxford publiée en 2013, quelques 47% des emplois actuels aux Etats-Unis pourraient être informatisés dans les 10 ou 20 prochaines années.

Selon Wallach, auteur de « A Dangerous Master : How to Keep Technology from Slipping Beyond Our Control« , la stagnation des salaires aux Etats-Unis et partout dans le monde continuera de progresser en parallèle du remplacement des humains par de nouvelles technologies.

Habituellement, des éléments tels que la productivité, les emplois, les salaires horaires et les revenus augmentent à l’unisson. Cependant, au cours des trente dernières années, le PIB et la productivité ont progressé alors que le revenu médian américain a stagné et que l’emploi a baissé, écrit Wallach dans son livre. L’innovation technologique a joué un rôle important dans cette tendance.

« D’un point de vue historique, 50% du PIB revient aux salaires et 50% au capital. Nous assistons à une mutation radicale de cette tendance en grande partie à cause des modifications de création de richesses qui ont eu lieu dans les technologies de pointe », affirme-t-il. « Personne ne fait quelque chose de mal, c’est juste que les industries d’aujourd’hui sont différentes des usines d’hier. »

Ce changement a créé une situation où de plus de plus de capital revient à un pourcentage de plus en plus petit de la population : 5% de la population est sur le point de détenir 70% du capital

Ainsi, à titre d’exemple, en 1990, GM, Ford et Chrysler ont généré 36 milliards de dollars de chiffre d’affaires et ont embauché plus d’un million d’ouvriers. Les « Big Three » actuels (Apple, Facebook et Google) génèrent plus d’un billion de dollars de chiffre d’affaires et n’emploient qu’environ 137 000 personnes.

Ce changement a créé une situation où de plus de plus de capital revient à un pourcentage de plus en plus petit de la population : 5% de la population est sur le point de détenir 70% du capital, avertit Wallach.

C’est un scénario dangereux car il peut potentiellement mener à des troubles sociaux importants, peut-être même à des révolutions.

« Il est difficile de prédire ce que feront les populations quand elles ne recevront plus l’argent nécessaire pour subvenir aux besoins de leur famille. Dans d’autres pays, cela s’est déjà traduit par une révolution », rappelle Wallach.

Cependant, a-t-il ajouté, une telle crise pourrait être évitée si les gouvernements prenaient des mesures pour redistribuer les richesses.

« Ce type de situation terrible peut bien sûr être évitée grâce à des réformes sociales et à des subventions à l’emploi. Ces réformes imposeraient de redistribuer les fruits du capital générés par une hausse de la productivité », a-t-il recommandé.

Article de Cadie Thompson.

Voir l’article original : We’ve reached a tipping point where technology is now destroying more jobs than it creates, researcher warns

Droit de le Franchise :l ’ARTICLE 10 A DE LA LOI MACRON NE SERT À RIEN

Pour l’avocat Serge Méresse, spécialisé en droit de la franchise et de la distribution, l’article 10 A de la loi Macron n’est pas assez abouti.

Le texte de l’article 10 A adopté par l’Assemblée Nationale le 18 juin 2015 en application de l’article 49-3 de la Constitution, concerne notamment les franchisés. Mais ce texte ne sert à rien. Et c’est dommage.

Durée des contrats

Les lobbies des têtes de réseaux et de leurs organisations professionnelles ont obtenu du gouvernement et du législateur la suppression de toute limite à la durée des contrats. Ainsi, un franchiseur peut continuer d’imposer des contrats de 10, 15, 20 et 30 ans, comme avant. Mais il est curieux que cette loi destinée à favoriser la concurrence approuve l’enfermement des entreprises franchisées dans un réseau sur d’aussi longues durées. Où est la liberté d’entreprise si un franchisé ne peut pas sortir du réseau avant 10, 20 ou 30 ans ? Ou est la stimulation concurrentielle lorsque la tête de réseau bénéficie d’un marché captif sur d’aussi longue durée ?

En laissant aux têtes de réseau la liberté d’enfermer les franchisés sur d’aussi longue durée, le législateur ouvre la porte aux abus et renforce l’intégration et la dépendance des franchisés aux franchiseurs.

Cette mesure accentue la mutation profonde de la franchise, contre l’intérêt des franchisés, qui sont de moins en moins des entrepreneurs indépendants mais de plus en plus des cadres-gestionnaires de point de vente subordonnés au franchiseur-employeur.

Echéance commune des contrats

La loi prévoit que tous les contrats servant à exploiter un magasin franchisé, qui comportent des clauses susceptibles de limiter la liberté d’exercice du franchisé, devront avoir une échéance commune.

Quel est l’intérêt de cette disposition dont  on ne trouve pas, ou plus, d’application sur le terrain ?  Cette mesure est un leurre, puisque les têtes de réseaux donnent le sentiment d’avoir cédé sur quelque chose qu’elles n’utilisent pas.

D’autant que cette mesure ne s’appliquera pas au contrat de bail, ce qui est normal, puisque le bailleur est un tiers au contrat de franchise. Il ne peut donc pas être concerné par la durée de ce contrat.

Par contre la loi prévoit que cet alignement des contrats ne s’applique pas aux statuts des sociétés franchisées ou aux statuts des coopératives.

Autrement dit, les franchisés qui sont obligés, pour être franchisés, de signer des statuts-« type » de société commerciale ou de coopérative rédigés par les franchiseurs avec droit de véto ou règles d’unanimité à leur avantage, pourront être enfermés dans un système contractuel dont les dates d’échéances pourront être différentes, ce qui rendra encore plus difficile la sortie du réseau.

Cette mesure est-elle un encouragement du législateur pour favoriser les enseignes de la grande distribution, qui utilisent souvent les statuts des sociétés commerciales franchisées ou les statuts de leur coopérative pour empêcher les franchisés de changer de  réseau ?  Cette loi ne libère pas les franchisés des chaines contractuelles qui les enferment.

Clause de non concurrence post-contractuelle

La loi prévoit qu’est réputée non écrite toute clause ayant pour effet, après l’échéance ou après la résiliation du contrat, de restreindre la liberté d’exercice de l’activité commerciale de l’exploitant.

Ce serait bien si le texte s’arrêtait là. Mais il poursuit en indiquant que cette interdiction ne s’applique pas aux clauses dont le franchiseur démontre qu’elles remplissent les conditions cumulatives suivantes : qu’elles concernent des biens et services en concurrence avec ceux qui font l’objet du contrat, qu’elles sont limitées aux terrains et locaux à partir desquels l’exploitant exerce son activité pendant la durée du contrat, qu’elles sont indispensables à la protection du savoir-faire substantiel, spécifique et secret transmis dans le cadre du contrat  et que leur durée n’excède pas un an après l’échéance ou la résiliation d’un des contrats mentionnés à l’article L. 341-1.

Autrement dit, les clauses de non-concurrence et de non-affiliation post-contractuelle ne sont toujours pas prohibées et leur validité reste conditionnée à aux quatre conditions cumulatives qui sont déjà dans le règlement CE 330/2010.

Ou est l’avancée législative ? Comment ne pas avoir le sentiment que le législateur enfonce des portes ouvertes ?

Le « rapport des mesures concrètes »

Il est enfin prévu que dans un délai de quatre mois à compter de la promulgation de la loi, le Gouvernement remette au Parlement un rapport dans lequel il présentera des mesures concrètes visant à renforcer la concurrence dans le secteur de la grande distribution, en facilitant les changements d’enseignes afin d’augmenter le pouvoir d’achat des Français, de diversifier l’offre pour le consommateur dans les zones de chalandise,  tout en permettant au commerçant de faire jouer la concurrence entre enseignes, notamment au niveau des services que celles-ci proposent.

Cette annonce d’un texte à venir, permet-elle d’isoler les franchisés de la grande distribution des autres, tant les spécificités de ce secteur sont fortes ? Il faut l’espérer, même si l’on sait que le lobby des enseignes de la grande distribution est puissant.

Mais qu’en sera-t-il de ce « rapport » annoncé ? Verra-t-il le jour ? S’attaquera-t-il sérieusement aux clauses de non-affiliation post-contractuelles, aux clauses d’agrément imposées en cas de cession des fonds ou des titres sociaux, aux droits de préemption, à l’entrisme des franchiseurs dans le capital des sociétés franchisées, aux droits de veto et actions de préférences, aux durées d’enferment contractuels de 15 à 30 ans, aux statuts des sociétés franchisés ou des coopératives de ce secteur ?

Pour cela, il faudra que les parlementaires fassent preuve de volonté, car pour l’heure, le texte voté ne sert à rien.

Serge Méresse,
Avocat, associé fondateur du cabinet BMGB

REPRISE D’ENTREPRISE : COMMENT OBTENIR DES AIDES AVEC BPI FRANCE ?

Les aides de Bpi France en cas de reprise d’entreprise

Lors de la reprise d’une entreprise, il est rare que le repreneur dispose de la totalité des fonds nécessaires. Le recours à un emprunt bancaire est alors la plupart du temps envisagé. Les montants des prêts pouvant être très élevés, il est possible d’effectuer une demande de garantie de prêts auprès de Bpi France. Mais les critères d’étude de ces demandes sont assez stricts. Voici donc quelques conseils pour les repreneurs qui souhaitent obtenir une garantie de prêt via Bpi France pour une reprise d’entreprise.

Les aides Bpi France pour la reprise d’entreprise

Deux aides sont proposées par Bpi France à destination des repreneurs d’entreprises :

  • La garantie du développement des PME et TPE : il s’agit d’une garantie de 40 à 70 % du concours bancaire. Bpi France partage le risque avec la banque et vient ainsi se positionner comme garant ;
  • Le contrat de développement transmission. Il s’agit d’un prêt de 40 000 à 400 000 euros, aux côtés de la banque. C’est en effet un prêt supplémentaire que le repreneur peut solliciter, mais qui ne sera pas accordé dans le cas d’une reprise d’entreprise en difficulté.

Comment obtenir la garantie de prêt ou le prêt supplémentaire ? Comme une demande de financement classique, le candidat doit montrer sa connaissance et sa vision pour le futur de l’entreprise qu’il souhaite reprendre. Voici nos conseils pour bien préparer sa demande.

Constituer un dossier béton

Pour s’assurer qu’il se lance dans un projet de reprise d’entreprise viable, le repreneur doit effectuer un diagnostic complet de cette dernière. Et sur ce point, Bpi France est extrêmement pointilleux. L’organisme va analyser le projet dans les moindres détails. Le repreneur doit donc montrer qu’il est l’homme de la situation. Lors de son entretien, il devra prouver qu’il possède de véritables qualités de leadership en s’appuyant sur une connaissance pointue de son dossier. Cela ne signifie pas qu’il doive connaître parfaitement le domaine d’activité de l’entreprise, ce n’est pas une obligation. Mais s’il s’avère qu’il ne maîtrise pas le domaine d’activité, il devra démontrer qu’il a réussi à se constituer une équipe aux compétences diverses capables de mener à bien le projet d’entreprise. Reprendre une entreprise est un pari risqué et le travail de préparation et de négociation est primordial pour obtenir une garantie de prêt ou un financement bancaire complémentaire. Il ne faut pas oublier que le repreneur va devoir rembourser son crédit en ponctionnant des dividendes pendant sept ans en moyenne. Il est donc indispensable de bien préparer le projet en amont pour ne pas se retrouver « dans le rouge » dès les premières années ou les premiers mois.

Faire appel à un expert-comptable

Ainsi, le repreneur ne doit pas hésiter à échanger le plus possible avec le cédant. Dominique Caignart, directeur du réseau Île-de-France Bpi France, va même plus loin et affirme qu’il ne faut « pas hésiter à être intrusif » car « dans 90% des cas, le cédant surestime son entreprise ». Il est donc vivement conseillé de s’en tenir aux faits et aux chiffres et uniquement à ces éléments. Les conclusions de l’expert-comptable du cédant ainsi que de celui du repreneur seront donc déterminantes dans la constitution du dossier. Il vaut mieux partir du postulat que tout ce qu’annonce le cédant est trop cher et analyser précisément chaque élément ligne par ligne des bilans, comptes de résultats, comptes d’exploitations etc. D’ailleurs, une attention particulière doit être portée aux encours qui vont alourdir les comptes de l’entreprise et s’assurer que le carnet de commande n’a pas été gonflé de manière illusoire.

Bpi France est expert, profitez-en !

La garantie de prêt Bpi France a un coût. La commission due par l’entreprise s’exprime en % de l’encours du crédit, et est prélevée en une seule fois après décaissement. Elle est de 0,93 % l’an si la quotité garantie est de 70 %, et 0,67 % l’an si la quotité est de 50%i. Mais bien plus qu’une garantie financière, Bpi France peut aussi être un vrai partenaire pour vous accompagner dans votre projet de reprise d’entreprise. Car comme dans tout projet d’envergure, l’acteur principal, ici le repreneur, peut manquer de recul sur la situation du fait de sa forte implication. Une certaine distorsion de la réalité peut survenir dans ce type d’entreprise et il est parfois difficile de garder le recul nécessaire pour mener à bien son projet. L’expertise Bpi France et sa neutralité sont indéniablement des qualités qui font de l’organisme un partenaire privilégié, bien plus neutre que ne pourraient l’être les banques ou les experts-comptables qui peuvent voir un intérêt à orienter le repreneur de telle ou telle manière.

Pour résumer, si vous êtes repreneur voici donc les trois principaux conseils à suivre :

  1. Suivez bien les règles juridiques indispensables à l’acceptation d’une demande Bpi France (le détail vous sera donné sur simple demande),
  2. Constituez un dossier béton que vous maîtriserez sur le bout des doigts,
  3. N’hésitez pas à solliciter Bpi France comme accompagnateur privilégié dans votre projet, au-delà du simple aspect financier.

Des conseils précieux à suivre à la lettre car si le repreneur échoue lors de son entretien avec l’organisme, son dossier devra repartir de zéro. Et en général, c’est rédhibitoire…

La CCI Dordogne se lance dans le crowdfunding

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Développez vos projets grâce au financement participatif local

La CCI innove pour les (futurs) entrepreneurs du territoire ! Dans le cadre de sa mission d’accompagnement et de facilitation du financement, votre CCI met en place le crowdfunding pour les entreprises du territoire. En partenariat avec Bulb in Town, faites participer les habitants de votre département à vos projets et bénéficiez d’un accompagnement sur mesure pour vous lancer dans l’utilisation de ce mode de financement alternatif innovant.
Source : www.cci.fr
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