Monthly Archives: juin 2015

L’exemplarité et la production de service

Une pique ministérielle m’a fait rire à la veille des viaducs du mois de mai.

« Ce que je trouve dommage, c’est que parfois je cherche des patrons en ce moment (NDLR : pendant les ponts du mois de mai) et je ne les trouve pas. Et on me dit : oh, ils sont juste en vacances ! Donc eux aussi ils pourraient commencer par travailler »

Michel Sapin, 30/04/2015, sur Europe 1

Elle m’a fait rire pour deux raisons. La première, c’est qu’il y a un petit fond de vérité… La deuxième : c’est culotté et quand même bien envoyé. Et je suis patron également. Qui aime bien châtie bien ?

Cette interview m’a toutefois fait m’interroger sur certaines pratiques managériales et sur la notion d’exemplarité, au-delà de toute politique partisane.

Le Management de la Servuction exige de l’Exemplarité

Les activités de Services sont caractérisées par la notion de Servuction. Nous avions évoqué l’aspect managérial de cette « production du service » avec ce billet sur la symétrie des attentions :

Les sentiments négatifs du prestataire (managé) seront transmis au client et son appréciation de la Performance de la mission (de service) en sera affectée.

A l’équipe managériale, donc, de porter attention à ses salariés, surtout si en plus ils ont une activité de prestation en front-office ! Mais est-ce suffisant ?

Je ne pense pas.

Car pour paraphraser M. Le Ministre, comment est-il possible de dénoncer ce dont on profite ? De réclamer des autres ce que l’on ne donnerait pas soi-même ?

Ce week-end, mon boucher portait des lunettes. C’est la première fois que je le voyais avec. Forcément, je lui en ai fait la remarque et sa réponse était toute simple :

« ma fille de 2 ans doit porter les siennes, ça permet de montrer l’exemple ».

Montrer l’exemple. Hé oui, l’exemplarité est un deuxième élément primordial d’une relation managériale, comme en pédagogie.

Attention, ne vous méprenez pas : je ne réduis pas la relation salarié/manager à une relation de type parent/enfant… ;)

Les exemples de comportements peu exemplaires sont légion

Petit florilège de situations vécues en entreprise :

  • refuser les départs en congés sur une période et partir soi-même à ce moment-là,
  • bloquer les achats de stylos et changer de voiture,
  • exiger de la prospection commerciale dans le dur sans jamais en faire,
  • interdire les pots alcoolisés entre collègues et se permettre un écart entre associés,
  • imposer le respect des clients et leur parler comme de la m****,

Faites-ce-que-je-dis-pas-ce-que-je-fais

Tous ces comportements ne sont pas forcément rédhibitoires pour un manager (quoique) mais elles le sont pour un leader.

Car oui, il y a des différences fondamentales entre manager et leader !

L’Exemplarité est nécessaire pour le Manager ou pour le Leader ?

J’ai fortement apprécié ce billet publié en 2012 sur Viadeo : Pourquoi les managers ne sont pas des leaders ? Cet article décrit bien la différence entre les deux :

(Le leader) est défini comme « une personne ayant une influence démontrable sur la syntalité du groupe ». (NDLR : syntalité ~ activité globale du groupe)

(…)

Le manager, lui, est dans l’opérationnel. Il ne fait pas les choses mais il supervise ceux qui font. Il contrôle, fait des rapports, écoute, conseil et appuie les équipes pour qu’elles avancent.

Nous avons tendance à mélanger les 2 alors que les leaders sont beaucoup moins fréquents que les managers.

Le rôle de manager est conféré par un statut formel : il y a écrit « chef de service » ou « directeur » sur ma carte de visite. Un manque d’exemplarité vient-il diminuer ce statut de Manager ? Je ne pense pas.

A l’inverse, le rôle de leader est conféré par la résultante de nos actions (et ce n’est pas marqué sur la carte de visite !) : ce qu’on fait permet d’être perçu comme leader… ou pas. Car la résultante de nos actions peut être positive ou négative, et les comportements non-exemplaires viennent affaiblir le leadership, jusqu’à potentiellement le faire disparaître.

Ce sont les autres qui confèrent le rôle de leader :

LE LEADERSHIP NE SE DÉCRÈTE PAS.

Encore mieux : il n’y a pas de bon ou de mauvais leader, puisque c’est une forme de « reconnaissance honorifique informelle ».

Peut-on être leader en ne faisant rien ? Pas sûr du tout.

Est-il suffisant d’être exemplaire pour être un leader ? Bien sûr que non. D’autres composantes, comme le charisme, interviennent.

Est-il nécessaire d’être exemplaire pour être un leader ? Je pense que oui. Ce qui ne signifie d’ailleurs pas que le leader soit un être « parfait » :

  1. la perfection n’existe pas, les leaders, si,
  2. il est plus exemplaire d’assumer ses erreurs – humaines, comme tout le monde le sait – que de faire croire à une infaillibilité intenable dans le temps.

parenthese ouvrantePetite parenthèse : ce qui est cruel dans le cas des chefs d’entreprises, qu’ils soient créateurs ou repreneurs, c’est que très souvent, au début de leur projet entrepreneurial, leurs salariés leur confèrent ce rôle de leader – si l’exemplarité est là ! – car leur action y est propice.

parenthese fermanteToutefois, ce leadership « naturellement » conféré n’est pas éternel et il n’est pas envisageable de se reposer sur ses lauriers : le leadership doit être sans cesse renouvelé. Fin de la parenthèse.

L’Exemplarité : première voie d’accès au Leadership

En conclusion, un chef d’entreprise est forcément à minima un manager.

Mais il est aussi une personne libérée des contraintes hiérarchiques : il peut décider de s’affranchir de tout contrôle social de ses actions, au moins pendant un temps. Et ainsi, il n’a plus valeur d’exemple.

Pour faire face à ces transgressions toujours possibles, la société dispose de nombreuses instances de régulation. Le contrôle social de tous par tous est la plus importante de ces instances. C’est un contrôle communautaire informel, s’appuyant essentiellement sur une désapprobation collective explicite ou implicite lorsqu’une personne enfreint la règle commune. Par exemple, un regard réprobateur incitera à ne pas allumer une cigarette dans un endroit public clos.

Source : Cours de SES MaxiCours

La tentation peut être grande, pour quelqu’un qui contrôle davantage qu’il n’est contrôlé, d’ignorer ce contrôle informel. Mais ce faisant, le risque consiste à gâcher ses possibilités d’être perçu comme un leader.

L’exemplarité est probablement la première voie qui mène au leadership. Elle impose de sans cesse se poser la question : « si ma demande ou mon comportement émanait de l’un de mes salariés, est-ce que je l’accepterais ? ». Managers, si la réponse est « non », vous devriez creuser la question.

A l’inverse, la tentation d’ignorer cette nécessaire exemplarité est probablement la meilleure voie pour s’éloigner du leadership.

Tiens, d’ailleurs, M. Sapin : qu’en est-il de l’exemplarité des hommes politiques ? Qui aime bien châtie bien ?

Cabinet ACE , Yves Prunier , Angers

Présentations de fin d’année ? Une brise d’inspiration et 4 principes visuels simples

Présentations de fin d'année ? Une brise d'inspiration et 4 principes visuels simples

L’heure est à la préparation des présentations de fin d’année !

Et pour marquer le coup avant les vacances et rester mémorable auprès de vos collègues et / ou collaborateurs ou clients, voici quelques astuces pour relever le défis d’une communication visuelle percutante avec des slides professionnelles !

L’idée effectivement, c’est de bien transmettre vos messages et de les mettre en Design de la façon la plus claire et avec le maximum de justesse.

Notre environnement est très graphique, la pub, les affichages, les sites web, tout est fait pour accrocher l’œil et transmettre un message.

Alors, voici donc quelques idées glanées, au hasard de mes pérégrinations visuelles, que je trouve bien en lien avec les techniques de la Slidologie et qui pourraient vous servir d’inspiration pour la construction et la mise en forme de vos prochaines slides.

Pour que vos slides soient lisibles, visibles, compréhensibles, mémorables et…impactantes, le respect de ces principes de base que propose la Slidologie est fondamental.

Présentations de fin d'année ? Une brise d'inspiration et 4 principes visuels simples

Je vous en propose 4, que j’accompagne ici d’exemples glanés (légèrement retravaillés par mes soins pour adapter mes propos) mais très signifiants :

////////// 1. La conceptualisation du message avec le bon choix du visuel (le choix le plus juste par rapport au message), sa position sur la slide, sa bonne dimension et bonne définition (ici pleine page) sa qualité et le rôle qu’il va apporter à l’émergence du sens du message et à sa mémorisation.

Présentations de fin d'année ? Une brise d'inspiration et 4 principes visuels simples

///////// 2. Le jeu de fonds, de couleurs et de contrastes, la hiérarchie de l’information (tous les messages ne peuvent pas être au même niveau), le jeu des couleurs inspiré de votre logo de façon à rester dans l’univers de votre marque.

Jouez sur les aplats de couleurs pour renforcer les contrastes et mettre ainsi vos messages-clés en relief.

Présentations de fin d'année ? Une brise d'inspiration et 4 principes visuels simples

///////// 3. La bonne taille de la police pour marquer la hiérarchie et favoriser la lisibilité. Une police sans sérif (sans empattement) qui doit rester lisible et visible (simple, aussi, elle ne doit pas concurrencer le message mais au contraire le mettre en valeur.

La synthétisation de votre message (phrase courte ou mots-clés simplement). On évite les « Bullet-points » (si possible, sinon pas plus de 3, les bullets-points doivent venir renforcer votre message central), sinon optez pour des illustrations simples qui conceptualisent le message des bullets-point)

Présentations de fin d'année ? Une brise d'inspiration et 4 principes visuels simples

//////// 4. La règle des tiers qui implique le bon équilibre entre l’image et le message.

Ne jamais utiliser l’image comme un fond qui doit supporter votre texte ou en filigrane, mais au contraire, étaler l’image sur toute la page ou en partie et équilibrer votre texte à partir des vides présents dans l’image.

Présentations de fin d'année ? Une brise d'inspiration et 4 principes visuels simples

Ce sont 4 principes de la Slidologie, facilement adaptables à toutes les présentations.

Important cependant :

Si vous optez pour un parti-pris graphique (couleurs, type de visuel, Typo…) gardez ce partis-pris sur toutes vos slides, c’est un vrai confort (en plus de l’approche esthétique) pour votre public.

Apprivoiser et maîtriser les bonnes techniques pour concevoir des présentations en public réussies et percutantes ? 

Crowdfunding : Fundtruck, le food truck à la sauce financement de start-up

Sowefund, plateforme de financement participatif en capital de jeunes entreprises, va faire tourner à la rentrée un food truck un peu à part dans les rues de Paris. L’objectif : permettre à des start-up de promouvoir leur projet devant un public mixte de particuliers et d’investisseurs aguerris.

Le fundtruck lancé par sowefund

Quand le crowdfunding s’inspire du food truck pour se faire connaître, cela donne… le Fundtruck ! Mais pourquoi faire un rouler un camion à Paris quand on n’a pas de hamburgers ni de bagels à vendre ? L’idée deSowefund, plateforme de financement participatif dédiée à l’investissement au capital de start-up, est de donner l’occasion à une sélection de jeunes entrepreneurs d’aller à la rencontre des grands investisseurs français, des stars de l’entreprenariat et du grand public. De « pitcher » comme on dit dans l’univers de l’amorçage, dans des conditions plus sympathiques qu’entre quatre murs, les yeux dans les yeux, en costard-cravate.

Concours pour start-up en recherche de financement

« La vocation de Sowefund est de permettre à tout un chacun d’investir au capital de jeunes entreprises dans les mêmes conditions que nos partenaires investisseurs qui sont des acteurs traditionnels du financement des entreprises, explique Benjamin Wattinne, cofondateur et directeur général de Sowefund. Le Fundtruck nous permet de nous démarquer d’autres concours destinés aux start-up tout en restant totalement en phase avec notre volonté de démocratiser l’investissement en capital. »

Plus qu’un simple moyen de rencontrer la foule ou de potentiels actionnaires dans les rues de Paris, le Fundtruck est donc un concours pour start-up et PME, le premier sous la forme de roadshow au sens propre du terme à bord d’une camionnette Citroën vintage. A l’issue d’un appel à projets ouvert jusqu’à la fin de l’été, 20 jeunes entreprises françaises en quête de financement (entre 100.000 et 5 millions d’euros) seront sélectionnées pour y participer, dont cinq par le grand public via un vote sur le site Fundtruck.com.

Des coachs comme Céline Lazorthes (Leetchi) et Olivier Mathiot (Price Minister)

Les heureux élus pourront alors circuler quatre par quatre à bord du Fundtruck qui suivra cinq parcours à des dates différentes, jusqu’en novembre. « Ils pourront pitcher leur projet devant un fonds d’investissement, un réseau de business angel et le public pendant trois minutes chacun. Les spectateurs auront la possibilité de poser leurs questions et de voter pour le meilleur projet. Entre chaque étape, les entrepreneurs bénéficieront du coaching d’un mentor aguerri, qui a déjà réussi une ou plusieurs levée de fonds », détaille Benjamin Wattinne. Parmi ces mentors, Céline Lazorthes (Leetchi) et Olivier Mathiot (Price Minister). Le tout sans oublier l’esprit du Fundtruck qui fera aussi office… de foodtruck ! Snacks et rafraîchissements seront de la partie à chaque étape.

Au terme des parcours, cinq start-up seront choisies pour « pitcher » devant un jury lors de la finale. Plus que la dotation à la clé, le grand vainqueur aura gagné une bonne dose d’expérience et de confiance pour la suite de son aventure entrepreneuriale, et par la même occasion « l’intérêt de fonds et de réseaux de business angels »,souhaite le DG de Sowefund. S’ils le veulent, les finalistes pourront aussi mener une campagne de crowdfunding sur Sowefund. La boucle du Fundtruck sera alors bouclée.

Toutsurmesfinances.com est partenaire media du Fundtruck. Plus d’infos sur Fundtruck.com et Sowefund.com

6-STEPS TO GETTING MORE WEBSITE TRAFFIC

by Tim Kelsey and Aron Schuhmann

Marketing your business online is serious work that can make or break the success of a company. However, it is possible to master the basics yourself and start seeing tangible results without having to bend over backwards. But where do you start? Well, you need traffic.

Our comprehensive guide is for every business owner. You can drive more traffic to your site and inevitably convert new visitors into happy customers. Try our steps below to start on your journey to more website traffic, more customers, and more growth.

STEP 1: PUBLISH

DEMONSTRATE YOUR VALUE

Your great homepage content is not enough. To get sustained visibility and traffic, you need a regular stream of helpful and interesting content that visitors can easily find. How do you attract new visitors? Use your advantage as an expert and authority in your field.

Here are some types of content that help you (a) get found and (b) get your voice heard:

White Papers – These focus on a particular subject and/or industry vertical. White papers are specific, informative guides to help a user make a decision about your business. They’re a great opportunity to show the depth of your knowledge and expertise.

eBooks – Though similar to white papers in their focused content, ebooks tend to be longer, more comprehensive—and even entertaining if they have exciting designs. Drive leads from your traffic by giving ebooks away in return for contact information. Create a landing page with your ebook offer, and send traffic from your email and advertising campaigns to it. As long as you’re offering quality content, people usually don’t have a problem giving away their contact information in exchange for it.

step1_ebook

Blog articles – Blog articles are easy to produce and can help your site in multiple ways:

    • Content is the fuel for your internet marketing engine, and blog articles are a key source of content for any business. These articles can be shared on your social media profiles or in your email newsletters. If helpful enough, they can even end up being shared by others, allowing you to reach a much wider audience than you normally would.
    • They also help with SEO in a couple ways. First, the more topics you write articles about, the more long-tail keywords you’ll be able to optimize for. This means you’ll have more opportunities to rank for a wider variety of keywords which ultimately means that you’ll get more organic search traffic. Second, really great, helpful articles might end up earning inbound links from other websites. These links not only help that particular article rank in search engines, but also help strengthen the overall SEO of your domain.

step1_graph

  • Think of blog articles as investments in the long-term success of your website. The more you write, the more chances you’ll have for great conversations and tons of traffic. Not sure what to write about? Here’s a list of brainstorming tactics from Copyblogger, or you might try a tool like BuzzSumo to see what topics are popular in your industry.
  • Spend time writing a great title. The best copywriters agree: You should spend half of the entire time it takes to write a piece of persuasive content on the headline. 8 out of 10 people will read your headline, while only 2 out of 10 will read the entire article. A powerful headline ensure more people will continue reading the article.

“Your advantage in attracting new visitors is that you’re an expert and an authority in your field.”

Guest Post – Find one of the top publications in your field and send them an idea for a post, along with an introduction to your business and bona fides. Posting on someone else’s site will get your business in front of a new audience and in many cases, you’ll get an inbound link to your website. The important thing to remember: You shouldn’t guest post for the sake of earning inbound links. Write guest posts because you have something genuinely useful that you want to share with a larger audience.

Webinars – Webinars provide educational content to help your potential customers identify and solve their most common problems. Webinars often require registration which is an easy way to capture contact information and prospective leads.

Videos – You might think video production is too expensive for you to get into, but that’s not necessarily the case. As this guide from Wistia shows (or this one about shooting a high quality video on your iPhone), you can do video on a shoestring budget. When it comes to explaining complicated topics, videos can be much easier for your audience to digest than a dense blog article. They can also give you much-needed face time in front your prospects and clients, helping you build a stronger rapport with them.

  • A common misconception is that simply placing a video on a page will help that page rank better in search results—but this isn’t actually the case. Videos don’t have a direct impact on rankings, but they can help in indirect ways. As an inherently more shareable content medium, they can help you earn inbound links more often. And the higher level of engagement they encourage from website visitors can be a signal to search engines that your site providing a lot of valuable information.

Case Studies – These are specific examples of how your clients have directly benefited from your product or service. If possible, use exact data on how they benefitted. For example, if their revenue increased because of your service, add that information to the case study. Having a section on your website dedicated to case studies can help push those prospects who are on the edge of becoming new clients.

« Once you’ve produced a bunch of great content, don’t just let it sit there. You can reach a wider audience through promotion and outreach. »

Outreach – Don’t be afraid to link out to other resources in your content. When you do, send a message to the author of that resource letting them know you mentioned their work. Bloggers love getting this kind of exposure and will often times share your content with their followers on social media as a thank you.

Tools

  • BuzzSumo – Find popular topics
  • Wistia – Host your videos
  • DivvyHQ – Organize your content calendar
  • PowToon – Quickly create animated videos
  • Contently – Get connected with high quality freelance writers

STEP 2: SOCIAL MEDIA

CONNECT WITH YOUR AUDIENCE

Every social media network provides businesses with a profile. These profiles or « channels » are like free pieces of real estate for your business presence. Claim them now!

First, let’s look at basic rules to follow on all social networks:

Make sure your profile design is fresh, clean and up to date. Every once in a while, social networks will change their profile design requirements which can make your old banner and logo images appear pixelated or partial cropped. Keep an eye for notifications about these layout changes and make sure you prepare for them in advance.

Don’t be overly self-promotional. The social web is a place where people try to help each other—and entertain each other. Start your social sharing by posting content that your audience will actually find useful, like an article from your blog or another industry leader. The majority of your posts should be helpful to your fans and followers—with an occasional promo pushed in.

Always be writing. Content is what drives internet marketing. If your blog is empty or isn’t updated on a regular basis, you won’t have much to share on social media.

Create and post content worth sharing. While we’re discussing content, make sure that the content you write is actually something your audience will want to read and potentially share with their colleagues. Don’t just spin content that’s already been rehashed hundreds of times – write about your personal thoughts on current events in your industry or cover a topic that hasn’t received much discussion yet.

Add sharing buttons on your blog articles. Tools like AddThis make it easy to include sharing buttons on your content. Make is easy for your readers to share it on their favorite social networks.

addthis sharing buttons

Know which social networks fit your business. With a hot new social network popping up every couple months, does that mean you need to be joining all of them? Definitely not. Make sure the social networks you participate in fit your industry. Empty profiles look bad, so only join networks that you actually plan to use on a regular basis.

“Content is what drives Internet marketing.”

How to get the most out of your social profiles

Now that we’ve got the basics covered, let’s look at how you can leverage each of the largest social networks to gain fans, followers, and customers.

step2_facebook

Facebook

Getting a “like” on Facebook helps to grow your audience. Users who « like » your page can see your business’ posts in their newsfeed, but with users’ newsfeeds becoming increasingly crowded, you need to get maximum mileage from these posts with unique, appealing content. The result? Your post’s popularity can be rewarded with a higher visibility.

Here are important things to know about Facebook:

    • Visual content rules Facebook. A great image can take an uninteresting post and make it super shareable.
    • Make sure Open Graph attributes have been applied to your website. These snippets of HTML tell Facebook what image and text to include when a page or article on your site is shared.
    • Use Facebook’s ad platform to drive paid traffic to your website and landing pages. Depending on your industry, Facebook ads can be a great way to put your company in front of thousands of highly qualified people. Follow this guide to get started.
    • Target your ads with Custom Audiences. Facebook allows you to build ad audiences that are unique to your business. For example, you could set an ad to target a Custom Audience of only people that have already visited your website.

facebook custom audience

For the experts: If you’ve already had some success with Facebook ads, consider learning to use the Power Editor which gives you much more control audiences and ad variations.

step2_twitter

Twitter

Twitter is a neverending stream of short, punchy headlines. To get attention, your headlines need to be the punchiest—and also link to additional content on your website to drive traffic.

Here are key ways to use Twitter to your advantage:

    • Keep a running bank of enticing Twitter headlines, collecting ideas whenever inspiration strikes.
    • If applicable, add Twitter Card meta data to your blog articles. Similar to Facebook’s Open Graph data (although not as widely used), these HTML snippets tell Twitter how your page should be displayed when it is linked to in a tweet.
    • Include #hashtags on your tweets. Hashtags are used to link together posts regarding ongoing conversations about a specific topic. You can use a tool like hashtagify.me to see the most popular hashtags on Twitter. If one is relevant to your industry, jump into the conversation.
  • Interact with influencers in your industry. Followerwonk is a great tool that allows you to search profiles based on topics, then see how influential each of those users are. Building relationships with influencers can not only help you gain notoriety on Twitter, but can also help your business in unexpected ways.
step2_linkedin

Linkedin

With the addition of a publishing platform functionality, LinkedIn is now a content creator’s paradise, with an open feel and content-centricity.

Here are some ways to utilize LinkedIn:

  • Connect with all of your professional contacts. LinkedIn is the go-to social network for all business relationships. Don’t be afraid to connect with people you worked with at previous jobs or projects or even fellow alumni from your university.
  • Participate in a LinkedIn Group discussion. LinkedIn Groups are a great way to connect with like-minded individuals. Make sure you find a group that isn’t so large that you’ll get drowned out in the noise but also one that isn’t so small that it won’t have an impact on your potential traffic gains.
  • Create a LinkedIn Group. If you can find an existing group that fits your niche, don’t be afraid to start your own! Reach out to your connections and see if they’d like to join your new group.
  • Write articles for LinkedIn Pulse. Pulse is LinkedIn’s publishing platform which is open to all LinkedIn users. Think of it as guest blogging but with a potential audience of millions. Make sure you post helpful, valuable and unique articles that are specific to your field.
step2_googleplus

Google+

Google+ is Google’s social network, which helps Google capture important demographic information.

Here are tips for using Google+:

    • Complete your profile, and if you’re a local business, make sure you verify your location with Google. In order to do this, Google will need to mail a postcard to your business’s address with a PIN on it. You’ll then use that PIN to verify that your address is correct. Unverified businesses are much less likely to appear in local search results.
    • Join a Google+ Community. Similar to LinkedIn Groups, Google+ Communities focus on specific topics or niches. Find one that fits your business and start participating.
    • Host an interview or webinar on Google Hangouts. Hangouts isn’t just a way to chat with your friends. When used correctly, Hangouts can be a great source of content for you. Using ascreencasting tool like Snagit, you can record an entire conversation or presentation on Hangouts to be shared with your audience at a later date. Or if you’d rather have people participate in your webinar live, Hangouts on Air allows you to broadcast your presentation in real time.
  • Connect your website to your Google+ page with therel= »publisher » link attribute. This allows Google to verify your brand on Google+ and make a connection between your profile and your website.

How to improve your time management quickly

How to improve your time mangement quicklyWould you like to know how to improve your time management quickly? Don’t worry; most people are in the same boat. When trying to improve your time management, it is important to remember that there is no one size fits all solution. Each person presents their own unique challenges and if they really want to overcome their most serious time management challenges, they are likely to need more focused help. While the 7 steps below will not solve all time management problems, they will enable you to make steady and consistent improvements to your time management. I am confident that if you implement these 7 steps consistently, along with a regular time management review, you could easily save 1 month of working time per year.

How to improve your time management quickly

The 7 steps discussed below outline a process which can be used repeatedly to consistently improve your time management, allowing you to focus on your most important tasks and improve the quality of your results.

1. Become aware

If you wish to address a problem, you need to raise your awareness of the problem. Having a general idea of how bad things are is useful but if you want to create real and lasting change, you need to understand exactly where your time is going.

To gain an accurate account of how you are spending your time, you need to log your time. This works best with 15 minute increments e.g. upon completion of each task, record on your time log exactly how that each 15 minutes was spent i.e. if a task took 1 hour to complete, it should fill 4 increments on your time sheet.

2. Analyse your data

Once you have gathered sufficient data, at least 2 days but preferably 1 week; you can start to analyse your data to see patterns. Total the amount of time spent on each type of activity e.g. email, meetings, social media, time wasting activities. Once you have your totals, use an excel formula to calculate the percentage of your working time spent on each activity. Now, for each category of task, ask yourself the following:

  • ‘Am I happy with the amount of time that I am spending on this activity?’
  • ‘What percentage of time would I like to be spending on each activity?’

3. Identify tasks which are not necessary

When I work individually with clients, I usually go through their time log, one task at a time, and ask them to justify each task i.e. they must explain to me why the task is necessary. You would be amazed at how often I uncover a task which is being performed for no other reason than it has always been done. These tasks should be the first ones on the chopping block. Another great way to identify these tasks is to ask the following question for each task:

  • What would happen if this task was not completed?

We have been conditioned to think that everything must be done but when we examine each task individually we often find that failure to complete a task will have little or no consequence. I would argue that these tasks are generally not worth your time.

4. Identify the tasks which can be automated

With the advent of the internet, there are now many ways to automate tasks or at least bulk schedule them in advance. For example, with social media, you can use tools such as hootesuite or buffer to schedule in advance, or if you run a wordpress website, you can use a tool called Tweepi to automatically send your blog posts to Twitter e.g. I send a tweet every hour, every day of the week without ever having to type a tweet; this is a massive time saving. Other ways in which you can use automation to save time include:

  • Email autoresponders
  • Templates for commonly used documents
  • IFTTT recipes.

By having repetitive tasks at least partly managed by automation, the amount of time you can save is phenomenal. When I worked in New Zealand, the company for whom I worked used to produce a brand new document for each proposal. It took a great deal of effort for each proposal. Eventually, they started using a template which already contained the design and at least 50% of the content (a lot of content was repeated). This meant that a new proposal could be produced promptly.

5. Identify the tasks which can be delegated or outsourced

As I work alone, I do not have any colleagues to delegate to. Self-employed people often see delegation as an impossibility, for this reason. However, for the self-employed, delegation goes by another name i.e. outsourcing. There are many great websites on the web for outsourcing tasks which you do not enjoy, are not good at, or simply do not have the time to complete.

The site which I use most frequently is Fiverr. On Fiverr, you will find somebody to do just about any task for $5. There are some stupid gigs (that’s what they call the tasks) but there are many extremely useful gigs too. The person who provides the gig can usually do a much better job than you, as this is their area of expertise. You just pay your $5, give them instructions, and you will receive an email to notify when you need to review the finished gig. I have used Fiverr for such tasks as:

  • Logo design
  • Book cover design
  • Banner creation
  • Transcriptions

Any web based self-employed person should familiarise themselves with this site. Other useful sites for outsourcing include:

 6. Make gradual changes

Once you have eliminated, automated and delegated, you now need to focus on changing your working patterns. If you want to improve your time management, you need to take things slowly. Trying to make too many changes at once will result in disaster. Pick 2-3 small changes which will have a positive impact. Implement these changes and once they have been bedded in, make 2-3 more changes. The results will seem slower at first but over a period of time you will improve your time management exponentially, with lasting results.

 7. Right task, right time

Once you have made your initial time management changes, it is time to examine your energy levels and how to make the best use of them. It is important to note that your energy levels do not remain consistent throughout the day. You will experience peaks and troughs. One of the quickest ways to improve your time management is to assign your most important tasks to periods of high energy and your least important and easiest tasks to periods of low energy. This simple practice of switching tasks around will improve your time management by allowing you to complete your most important task quicker and more accurately by giving them your maximum energy.

You can learn excellent strategies to make rapid improvements to your time management in Quick Fixes for Your Productivity.

It is one thing to know how to improve your time management but if you really want to improve your time management, you will need to commit yourself to never ending improvement. The 7 steps, outlined above, will help you to make significant improvements to your time management but unless they are implemented regularly and applied with enthusiasm, the rewards will be short-lasting and you will soon slip back into your old ways.  An understanding of how to improve your time management is perhaps the most sought after information in the personal development, performance and stress management fields. The steps outlined above will not solve every problem but, if used properly, they will enable you to make giant strides forward. They will also enable you to identify areas which need more focused attention.

Image credit: Aleksandar Momirovic

WHY GOING OUTDOORS MAKES YOU SMARTER, STRONGER, AND MORE SPIRITUAL

3 Life-Changing Benefits of Nature You Can’t Afford to Miss

Whether we’re in our homes, in our cars, or in our offices, we spend most of our days removed from nature—and it’s not good for us.

iStock_000048485752_Large

Courtesy of iStock/lzf

I just returned from a fishing trip on the Big Horn River in Montana, and I’m on sabbatical right now in Maine. I live outside Nashville, Tennessee, and one thing we have in abundance is trees. But Maine has us beat. There are 22 billion trees here—almost 17,000 per person.

We all know about the environmental benefits trees and other plants provide. But how often do you take advantage of the mental, physical, and spiritual benefits we get from nature?

According to one article I recently read, “people today spend up to 25 percent less time enjoying nature than people did just 20 years ago.” Why does that matter? Because every day sheds new light on the benefits of being close to nature, and what we’re missing by staying indoors.

“We are influenced by our environment in ways that we are not aware of,” researcher Netta Weinstein says. In fact, experiencing nature can improve our minds, rejuvenate our bodies, and restore our spirits.

What Nature Does for Your Mind

Taking a break from the busyness of life to engage with nature, even for a few minutes, can bring big positive effects for our mental stamina and cognitive performance.

In one study, people performing memory and attention tests upped their scores by 20 percent after walking through an arboretum. Walking down a busy street, by comparison, offered no such benefit.

The time doesn’t have to be long. Short “micro-breaks” with nature, even just looking at pictures, has discernible benefits for our minds.

But long, immersive stretches in nature offer big benefits for our creativity and problem-solving skills. After spending four days in the wild, disconnected from any sort of digital technology, students performed 50 percent better on a problem-solving test. “Our results demonstrate that there is a cognitive advantage to be realized if we spend time immersed in a natural setting,” said researchers.

This is one of the things I love about my sabbatical time. I can feel my creativity welling up the longer I’m in the woods or by a stream.

And the positive mental effects don’t stop at brainy stuff like focus, creativity, and problem-solving. Nature improves our mood, generosity, and a lot more.

What Nature Does for Your Body

Spending time in nature is a great way to find physical rejuvenation. I always feel relaxed when I’m unplugged and outdoors.

It turns out the reason is that nature is a stress killer, which offers a cascade of other benefits, including:

  • Rejuvenated physical energy
  • Faster physical recovery
  • Reduced anxiety
  • Reduced muscle tension
  • Decreased stress hormones
  • Heightened immunity
  • Lower heart rate
  • Decreased blood pressure
  • Better cholesterol

Many of these benefits rebound to our mental health, of course, forming a virtuous circle.

We can look at these benefits like optional add-ons or upgrades to our lives. But the truth is they’re normative. We’re hardwired to spend time relaxing and resting, especially in natural environments.

Our locked-away, always-on, never-disconnecting way of living robs us of the rejuvenation God intended us to regularly experience.

What Nature Does for Your Spirit

To me, this is the most important. God created humans in the wild and placed us in a garden. We’re meant to live a substantial portion of our lives outdoors—and it’s a unique place to experience our Creator and restore our spirits.

The Bible says that nature speaks to us of God’s character and His attributes. Spending time in nature gives us a chance to slow down and notice what it’s communicating.

I’ve said this before, but God made us human beings, not human doings. You would never know it, looking at modern man. So much of our life is defined by our churning and turning through endless tasks and assignments. We’re so busy, we hardly take time to slow down and notice our hearts, notice God.

A long hike, fishing, wandering through a garden, walking along a stream—these activities let us disconnect from the crazy and get reconnected to our hearts.

Nature is God’s reset button for our minds, bodies, and spirits. If you’re spending all day indoors, you’re missing the restorative power of nature.

You don’t have to start with a sabbatical or weeks away from the office. You can start with a stroll. Just walking through the trees or napping in a park will help you realign, restore, and rejuvenate.

Question: How much time do you spend outdoors each week? What would it take to increase that? Share your answer on , , or .

Un recruteur vous demande des références, que dire?

Les recruteurs appellent souvent des personnes avec lesquelles vous avez travaillé pour prendre des renseignements sur vous. Attention à bien choisir les contacts.

Les recruteurs appellent souvent des personnes avec lesquelles vous avez travaillé pour prendre des renseignements sur vous. Attention à bien choisir les contacts.

REUTERS/Ralph Orlowski

Huit entreprises sur dix vérifieraient les contacts donnés par un candidat. Qu’en attendent-elles? Qui mentionner? Quelles sont les erreurs à éviter? Les réponses d’experts pour réussir cette étape.

94% des consultants et chasseurs de tête disent faire systématiquement le contrôle de trois des références données par leurs candidats, indique une étude du cabinet Oasys Consultants*. Ce serait aussi le cas de 80% des entreprises. Bien choisir les noms que vous allez donner est donc indispensable dans un processus de recrutement.

A quoi servent-elles?

La prise de références a deux objectifs pour le recruteur: « S’assurer de la véracité des informations données par le candidat, puis affiner la connaissance de la personne: éléments de caractère, types de réactions dans certaines situations », explique Pierre-Louis Letailleur, associé du cabinet de recrutement Amrop. « Par ce biais, il va vérifier ou valider les intuitions qu’il a eues face à un candidat », complète Isabelle Mounier Kuhn, directrice associée du cabinet Oasys Consultants.

Ce contrôle ne doit pas vous affoler. « Les recruteurs savent bien que personne n’est parfait, souligne Pierre-Louis Letailleur. Si nous cherchons à cerner les limites d’un candidat, c’est pour en donner une image réaliste à l’entreprise qui va l’embaucher. » La prise de référence aurait donc le même objectif que les questionnaires de personnalité: vérifier la compatibilité d’un candidat avec le poste, l’entreprise et l’environnement de travail.

Qui choisir?

« Les recruteurs contactent en moyenne trois références, préparez en cinq », suggère Isabelle Mounier Kuhn. Qui mentionner? L’idéal, ce sont les anciens N+1. « C’est ce qui est le plus sécurisant pour le recruteur », précise Pierre-Louis Letailleur. Quand c’est impossible (parce que le candidat est toujours en poste ou parce qu’il est parti en conflit), il faut expliquer pourquoi. Vous pouvez par exemple dire: ‘J’ai connu un différend avec mon N+1, dans lequel j’ai ma part de responsabilité…’, la transparence est importante pour nourrir le lien de confiance. » Il arrive en effet que le recruteur insiste pour pouvoir contacter votre N+1 malgré tout, mieux vaut qu’il soit prévenu d’un problème antérieur…

Vous pouvez aussi choisir un N+2, un collègue, un client, un partenaire, éventuellement un collaborateur… Tout dépend du type de poste en jeu. Un commercial a intérêt à mentionner un client, un expert technique peut citer un autre expert de son domaine. Un jeune diplômé peut donner le contact d’un enseignant… « Toute personne ayant autorité, c’est-à-dire qui a vu le candidat travailler, fonctionner et qui apportera au recruteur un approfondissement de la connaissance de celui-ci et une vérification d’informations », résume Pierre-Louis Letailleur. « Cela peut être aussi le RH, qui pourra parler de la manière dont le candidat se comporte dans l’entreprise », ajoute Isabelle Mounier-Kuhn.

Quand donner les contacts?

« Ne prenez pas l’initiative de donner des noms, conseille Pierre-Louis Letailleur. Proposer des références avant qu’on ne les lui demande met le candidat dans une posture de justification ou suggère un manque d’assurance susceptibles d’inquiéter. »

Les recruteurs laissent généralement du temps au candidat pour communiquer sa liste. Mais certains peuvent en demander dès le premier entretien. « Ils vérifient ainsi si on est au clair avec ses relations chez ses anciens employeurs, décode Isabelle Mounier-Kuhn. L’hésitation est alors suspecte. Ayez déjà votre liste prête, dès le premier entretien », suggère-t-elle. « Quand un candidat me parle de lui-même d’une personne avec qui il a travaillé, il m’arrive de lui demander ses coordonnées », dévoile Pierre-Louis Letailleur. Attention donc à n’évoquer que des personnes dont vous êtes sûr qu’elles ne vous nuiront pas si le recruteur les contacte.

Faut-il prévenir les personnes mentionnées?

Oui, par courtoisie, déjà! Il est bienvenu de demander aux contacts que vous donnez s’ils acceptent d’être sollicités. Mais l’enjeu est plus large. « En les appelant, vous avez l’occasion de leur faire un court argumentaire sur votre nouveau poste éventuel, explique Isabelle Mounier Kuhn. Ainsi prévenues, les personnes ne risquent pas de tomber des nues quand le recruteur les appellera, si ce nouveau poste n’est pas le même que celui que vous occupiez auparavant (‘Ce n’est pas du tout ce qu’il a fait chez nous!’). Elles auront tous les éléments en main pour argumenter de manière sereine. »

Six erreurs qui ne pardonnent pas

  1. Ne donner aucune référence d’une société où vous avez travaillé.
  1. Ne mentionner aucun hiérarchique.
  1. Communiquer le nom d’un hiérarchique avec qui vous avez été en conflit sans le mentionner au recruteur.
  1. Donner des références dont vous sentez qu’elles vous seront préjudiciables.
  1. Donner des références trop anciennes (au-delà de 8/10 ans).
  1. Renvoyer à vos recommandations sur LinkedIn. Les recruteurs risquent de les estimer biaisées. Ils préfèrent poser eux-mêmes leurs questions en direct.

* Etude de février 2014 menée par le cabinet de transition professionnelle Oasys auprès de 120 cabinets de recrutement et chasseurs de tête.

Les Marques qui deviennent des Médias

Il n’y a pas encore si longtemps, les marques étaient soumises à la toute-puissance des médias de masse pour délivrer des messages à leurs « cibles ». Mais ça, c’était avant internet et le web…

« Vous regardez l’ancêtre d’Internet, bonsoir ! », lance tous les jours le PPDA des Guignols de l’info…

Mass media & diffusion de contenus

Avant Internet, les médias de masse « traditionnels » contrôlaient depuis des décennies la création, l’édition et surtout la diffusion des contenus sur leur support (télé, radio, presse, affichage). Sans partage, ils régnaient sur la diffusion de « leurs » informations comme sur la communication des marques qui leur achetaient des « espaces » d’expression. Spot télé, spot radio, encart presse etc., les messages publicitaires – même avec la meilleure volonté des créatifs – étaient centrés sur l’essentiel (la « réclame »), car le format de diffusion était (et reste…) cher.

Produire, éditer, publier sur le web

Mais ça, c’était avant internet et surtout l’avènement du célébrissime world wide web. Sur la toile, les outils de production, d’édition et de diffusion de contenus sont tellement simples (blog, wiki…) que chacun peut produire, éditer et diffuser des contenus multimédia. Evidemment, on trouve le meilleur comme le pire sur le web, mais aujourd’hui les médias professionnels sont concurrencés par des « amateurs » très pros, tels certains bloggeurs rivalisant de talent et de pertinence avec la presse « professionnelle ».

Devenir un média

Loin de là une remise en question des médias « traditionnels » : ils ont leur utilité puisqu’ils sont encore là, même s’ils souffrent et doivent s’adapter. Mais à partir du moment où tout le monde peut prendre la parole sur le web – citoyen, entreprise, client, partenaire, concurrent… – le nouvel enjeu pour les marques consiste à trouvercomment se transformer en média. Autrement dit, comment prendre la parole pour émerger, faire entendre sa voix et défendre sa bannière ? Comment sortir de la « réclame », du discours lénifiant « je suis le meilleur » pour convaincre ses prospects à devenir client, en les accompagnant tout au long de leur parcours d’achat ? On ne compte plus le nombre de grandes marques ayant plongé dans le bain digital, mais beaucoup, beaucoup d’autres hésitent encore : l’eau n’est pas assez claire, trop chaude ou froide, etc. Bref, elles ne savent pas comment faire !

Le contenu de marque

Pour les marques qui osent ce changement de paradigmes (le passage de l’ « annonceur » au « média », de la « cible » à l’« audience ») la question centrale concerne l’éditorial… comme tout média d’ailleurs ! Quel est mon angle d’attaque de sorte à me différencier et attirer l’audience convoitée ? La réponse réside dans le choix des contenus (informatif, éducatif, pratique, ludique etc.), leurs supports (vidéo, infographie, blog,…) et leur ton (sérieux, décalé, etc.). En somme, il s’agit de répondre à 3 questions majeures : quoi(dire) ?, A qui (quelle audience) ? Et comment (quel ton)?

Attirer sans interrompre

Le très grand avantage de cette révolution médiatique, c’est qu’il est désormais possible de délivrer l’information que recherchent les internautes sans les interrompre dans leurs investigations par des publicités intrusives (bannière, display, etc.). Donner de l’information pour attirer vers soi, une démarche moins agressive appelée l’inbound marketing.

En somme, puisque la technologie web permet de produire, éditer et diffuser des contenus en un tour de clic, les marques doivent se concentrer sur l’essentiel : la qualité des contenus pour transformer des prospects (très informés et volatiles) en clients fidèles mais de plus en plus critiques…

d’apès J.L.TRAINEAU

LEON COOPERMAN: I sent Obama an angry letter and then I got audited by the IRS

Leon CoopermanWall Street Week

In November 2011, billionaire hedge fund manager Leon Cooperman, the founder/CEO of Omega Advisors, sent an open letter to President Barack Obama detailing his issues with how the president had treated the nation’s wealthiest.Cooperman told « Wall Street Week » cohost Gary Kaminsky on Sunday that after he sent that letter he was audited by the Internal Revenue Service.

« You know, I got audited by the IRS, but I don’t know if there’s any cause and effect, » he said.

« I was just upset, » Cooperman said, explaining why he wrote the letter. « I felt the dialogue was unnecessarily destructive … Again, I’m not running for president. I don’t want to be president. I respect the president. He’s got a very difficult job. But I think that we should not pit the 99% against the 1%. »

Cooperman said his life should be used as an example for the younger generations.

He said he had lived the « American Dream. »

He grew up poor in the South Bronx. His parents were immigrants. He was educated in the public-school system. He was also the first generation in his family to graduate from college. He attended Hunter College in Manhattan and later graduated with his MBA from Columbia.

When he finished his education, he had no money, student-loan debt, a wife, and a six-month-old child.

He ended up going to work for Goldman Sachs. During his 25-year tenure at the bank, he became a partner and later CEO of Goldman Sachs Asset Management. After Goldman, he founded the hedge fund Omega Advisors, which now manages about $9.5 billion in assets, including $2.5 billion of his and Omega employees’ capital.

Cooperman now has an estimated net worth of $3.7 billion. He has also donated millions to charity and to his alma maters. Cooperman and his wife, Toby, a recently retired teacher who taught special-needs children in New Jersey for 25 years, have also signed Warren Buffett and Bill Gates’ « Giving Pledge. » He said he would leave all of his wealth to charity.

« I think that’s something to emulate, » Cooperman said on the show’s web extra series. « These youngsters can see what can be accomplished with some hard work and luck. »

Here’s the interview clip:

Here’s a copy of the letter he sent Obama:

OPEN LETTER TO THE PRESIDENT OF THE UNITED STATES OF AMERICA from Leon Cooperman.

November 28, 2011

President Barack Obama
The White House
1600 Pennsylvania Avenue, NW
Washington, D.C. 20500

Dear Mr. President,

It is with a great sense of disappointment that I write this. Like many others, I hoped that your election would bring a salutary change of direction to the country, despite what more than a few feared was an overly aggressive social agenda. And I cannot credibly blame you for the economic mess that you inherited, even if the policy response on your watch has been profligate and largely ineffectual. (You did not, after all, invent TARP.) I understand that when surrounded by cries of « the end of the world as we know it is nigh », even the strongest of minds may have a tendency to shoot first and aim later in a well-intended effort to stave off the predicted apocalypse.

But what I can justifiably hold you accountable for is your and your minions’ role in setting the tenor of the rancorous debate now roiling us that smacks of what so many have characterized as « class warfare ». Whether this reflects your principled belief that the eternal divide between the haves and have-nots is at the root of all the evils that afflict our society or just a cynical, populist appeal to his base by a president struggling in the polls is of little importance. What does matter is that the divisive, polarizing tone of your rhetoric is cleaving a widening gulf, at this point as much visceral as philosophical, between the downtrodden and those best positioned to help them. It is a gulf that is at once counterproductive and freighted with dangerous historical precedents. And it is an approach to governing that owes more to desperate demagoguery than your Administration should feel comfortable with.

Just to be clear, while I have been richly rewarded by a life of hard work (and a great deal of luck), I was not to-the-manor-born. My father was a plumber who practiced his trade in the South Bronx after he and my mother emigrated from Poland. I was the first member of my family to earn a college degree. I benefited from both a good public education system (P.S. 75, Morris High School and Hunter College, all in the Bronx) and my parents’ constant prodding. When I joined Goldman Sachs following graduation from Columbia University’s business school, I had no money in the bank, a negative net worth, a National Defense Education Act student loan to repay, and a six-month-old child (not to mention his mother, my wife of now 47 years) to support. I had a successful, near-25-year run at Goldman, which I left 20 years ago to start a private investment firm. As a result of my good fortune, I have been able to give away to those less blessed far more than I have spent on myself and my family over a lifetime, and last year I subscribed to Warren Buffett’s Giving Pledge to ensure that my money, properly stewarded, continues to do some good after I’m gone.

My story is anything but unique. I know many people who are similarly situated, by both humble family history and hard-won accomplishment, whose greatest joy in life is to use their resources to sustain their communities. Some have achieved a level of wealth where philanthropy is no longer a by-product of their work but its primary impetus. This is as it should be. We feel privileged to be in a position to give back, and we do. My parents would have expected nothing less of me.

I am not, by training or disposition, a policy wonk, polemicist or pamphleteer. I confess admiration for those who, with greater clarity of expression and command of the relevant statistical details, make these same points with more eloquence and authoritativeness than I can hope to muster. For recent examples, I would point you to « Hunting the Rich » (Leaders, The Economist, September 24, 2011), « The Divider vs. the Thinker » (Peggy Noonan, The Wall Street Journal, October 29, 2011), « Wall Street Occupiers Misdirect Anger » (Christine Todd Whitman, Bloomberg, October 31, 2011), and « Beyond Occupy » (Bill Keller, The New York Times, October 31, 2011) – all, if you haven’t read them, making estimable work of the subject.

But as a taxpaying businessman with a weekly payroll to meet and more than a passing familiarity with the ways of both Wall Street and Washington, I do feel justified in asking you: is the tone of the current debate really constructive?

People of differing political persuasions can (and do) reasonably argue about whether, and how high, tax rates should be hiked for upper-income earners; whether the Bush-era tax cuts should be extended or permitted to expire, and for whom; whether various deductions and exclusions under the federal tax code that benefit principally the wealthy and multinational corporations should be curtailed or eliminated; whether unemployment benefits and the payroll tax cut should be extended; whether the burdens of paying for the nation’s bloated entitlement programs are being fairly spread around, and whether those programs themselves should be reconfigured in light of current and projected budgetary constraints; whether financial institutions deemed « too big to fail » should be serially bailed out or broken up first, like an earlier era’s trusts, because they pose a systemic risk and their size benefits no one but their owners; whether the solution to what ails us as a nation is an amalgam of more regulation, wealth redistribution, and a greater concentration of power in a central government that has proven no more (I’m being charitable here) adept than the private sector in reining in the excesses that brought us to this pass – the list goes on and on, and the dialectic is admirably American. Even though, as a high-income taxpayer, I might be considered one of its targets, I find this reassessment of so many entrenched economic premises healthy and long overdue. Anyone who could survey today’s challenging fiscal landscape, with an un- and underemployment rate of nearly 20 percent and roughly 40 percent of the country on public assistance, and not acknowledge an imperative for change is either heartless, brainless, or running for office on a very parochial agenda. And if I end up paying more taxes as a result, so be it. The alternatives are all worse.

But what I do find objectionable is the highly politicized idiom in which this debate is being conducted. Now, I am not naive. I understand that in today’s America, this is how the business of governing typically gets done – a situation that, given the gravity of our problems, is as deplorable as it is seemingly ineluctable. But as President first and foremost and leader of your party second, you should endeavor to rise above the partisan fray and raise the level of discourse to one that is both more civil and more conciliatory, that seeks collaboration over confrontation. That is what « leading by example » means to most people.

Capitalism is not the source of our problems, as an economy or as a society, and capitalists are not the scourge that they are too often made out to be. As a group, we employ many millions of taxpaying people, pay their salaries, provide them with healthcare coverage, start new companies, found new industries, create new products, fill store shelves at Christmas, and keep the wheels of commerce and progress (and indeed of government, by generating the income whose taxation funds it) moving. To frame the debate as one of rich-and-entitled versus poor-and-dispossessed is to both miss the point and further inflame an already incendiary environment. It is also a naked, political pander to some of the basest human emotions – a strategy, as history teaches, that never ends well for anyone but totalitarians and anarchists.

With due respect, Mr. President, it’s time for you to throttle-down the partisan rhetoric and appeal to people’s better instincts, not their worst. Rather than assume that the wealthy are a monolithic, selfish and unfeeling lot who must be subjugated by the force of the state, set a tone that encourages people of good will to meet in the middle. When you were a community organizer in Chicago, you learned the art of waging a guerrilla campaign against a far superior force. But you’ve graduated from that milieu and now help to set the agenda for that superior force. You might do well at this point to eschew the polarizing vernacular of political militancy and become the transcendent leader you were elected to be. You are likely to be far more effective, and history is likely to treat you far more kindly for it.

Sincerely,

Leon G. Cooperman
Chairman and Chief Executive Officer

Read more: http://uk.businessinsider.com/leon-cooperman-audited-by-irs-2015-6?r=US#ixzz3cdvNJpv2

Stephen Hawking craint l’intelligence artificielle. Et s’il avait tort ?

Johnny Depp dans « Transcendance » de Wally Pfister (2014) (Tobis Film)

Elle s’en va et elle revient, elle est comme une chanson populaire : la perspective d’une singularité, d’un remplacement progressif ou brutal de l’homme par ses créations machiniques, s’invite régulièrement dans la blogosphère techno, et pas seulement pendant les mois d’été, quand on n’a aucune info à se mettre sous la dent.

Cette fois-ci, pourtant, le débat semble plus fourni et prolongé qu’à l’habitude, à cause de la réputation de ceux qui l’ont relancé : le physicien Stephen Hawking, pas moins, et un groupe d’autres scientifiques de renom.

Ce collectif a en effet publié une lettre ouverte sur le site du Future of Life Institute, mettant en garde contre une escalade incontrôlable de l’intelligence artificielle, et encourageant une recherche prudente et réfléchie.

L’IA peut-elle être contrôlée ?

Mais en fait, c’est surtout un article du Huffington Post, signé par Hawking, le physicien Max Tegmark (auteur d’un excellent livre, « Notre univers mathématique »), le professeur de sciences informatiques Stuart Russel etFrank Wilczek (prix Nobel de physique 2004) qui se montre le plus alarmiste :

« On peut imaginer une telle technologie déjouer les marchés financiers, dépasser les chercheurs humains, les dirigeants humains et développer des armes que nous ne pouvons même pas comprendre. Alors que l’impact à court terme de l’IA dépend de qui la contrôle, celui à long terme dépend de savoir si elle peut être contrôlée par quiconque.

Donc, face à de possibles avantages et des risques incalculables, les experts devraient sûrement se trouver en train de faire tout leur possible pour nous garantir les meilleures conséquences, non ? Faux. Si une civilisation extraterrestre supérieure nous envoie un jour un message disant : “Nous arriverons dans quelques décennies”, devrions-nous répondre simplement, “OK, appelez-nous quand vous arrivez ici, nous allons laisser les lumières allumées” ? Probablement pas. Et pourtant, c’est plus ou moins ce qui se passe avec l’IA. »

En fait, ainsi que le remarque Motherboard, le contenu de la lettre ouverte est bien plus modéré que celui de l’article du Huffington Post. En réalité, il est difficile de faire plus « classique » que l’argumentation de la lettre ouverte, et du papier qui l’accompagne [PDF]. En gros, on y apprend que l’IA présente de nombreux avantages, à condition toutefois d’être attentif aux aspects éthiques et aux conséquences sociétales. Et d’exhorter les chercheurs à la prudence. Bref, pas de quoi casser trois pattes à un canard.

A la suite de cette lettre ouverte, on apprend qu’Elon Musk, qui lui aussi dénonce volontiers le caractère dangereux de l’IA, donne à cet Institut pour la vie future une somme de 10 millions de dollars pour assurer la création d’intelligences artificielles « amicales ».

Cette année a vu aussi la publication du livre du philosophe Nick Bostrom,« Superintelligence », qui essaie d’analyser les possibilités, mais aussi les dangers, liés à l’apparition d’une telle « superintelligence ». Enfin, la question annuelle de The Edge porte sur : « Que faut-il penser des machines qui pensent ? »

Spéculations sur la « superintelligence »

Il existe deux sortes de dangers liés à l’IA :

  • l’un est d’ordre plutôt social, et c’est la vieille angoisse du remplacement des activités humaines par des agents robotiques. C’est un problème qui torturait déjà les adeptes de Ned Ludd au début du XIXe siècle, lorsqu’ils détruisaient les métiers à tisser, mais cette crainte augmente désormais de jour en jour avec la croissance de la puissance des algorithmes. C’est un sujet qui a déjà été abordé dans nos colonnes et le sera encore. On n’en traitera donc pas dans les lignes qui vont suivre ;
  • l’autre grande peur qui se fait jour, notamment à travers l’article de Hawking et de ses collègues, est celle du risque existentiel  : autrement dit, la possibilité que l’IA mette tout simplement fin à l’existence de l’humanité.

Pour Nick Bostrom, les conséquences de l’apparition d’une superintelligence varieront grandement selon l’échelle de temps qu’elle peut mettre pour se développer. Parle-t-on en termes de minutes, d’heures, ou de mois et d’années ? Si le développement est très rapide, alors la société aura moins de chances de réagir à temps et d’adopter des mesures qui s’imposent. En revanche, une évolution sur plusieurs années peut laisser le temps de prendre les bonnes décisions.

La théorie de « l’explosion de l’intelligence »

Mais comment, me direz-vous, l’apparition d’une telle entité peut-elle n’advenir qu’en quelques minutes ? C’est l’un des grands thèmes de la pensée « singularitarienne ».

On postule qu’une intelligence légèrement supérieure à celle des humains apparaît un jour, par accident ou de manière délibérée. A partir de ce moment, celle-ci aura les moyens de créer une « intelligence 2.0 » plus efficace et plus rapide. A son tour, celle-ci se mettra à jour dans une version 3.0, encore plus puissante ; et ainsi de suite.

Les cycles de calcul étant de plus en plus courts à mesure de chaque « update », il pourrait ne se passer que quelques minutes entre la version 1.0 et la version 100, qui serait à notre intellect ce que nous sommes à celui d’un cafard. A noter que cette théorie de « l’explosion de l’intelligence », comme l’a nommée son créateur, Irving John Good, se retrouve mentionnée dans l’article du Huffington Post, et est donc prise tout à fait au sérieux par Tegmark, Hawking et leurs collègues…

Un auto-développement rapide aurait également une autre conséquence : il serait probable alors qu’une seule et unique superintelligence verrait le jour. En effet, celle-ci prendrait très vite possession de toutes les ressources computationnelles, ne laissant pas à d’autres entités artificielles l’occasion de se développer.

Faut-il choisir entre éthique et trombones ?

Mais quelle pourrait être la motivation d’une telle entité ? Pourquoi, d’ailleurs s’en prendrait-elle à l’humanité ? L’un des arguments les plus curieux de Nick Bostrom est celui de « l’orthogonalité » entre la volonté et l’intelligence. Autrement dit, une intelligence supérieure peut poursuivre des buts très simples, tandis qu’une créature à l’intellect moyen peut avoir des motivations très complexes.

Bostrom donne comme exemple une machine destinée à produire un maximum de trombones et développant donc des trésors d’intelligence pour accomplir sa tâche. Au risque de « désassembler » l’ensemble de la vie sur Terre afin d’avoir suffisamment de matériau brut pour fabriquer ses trombones…

Anders Sandberg (qui travaille avec Nick Bostrom au Future of Humanity Institute d’Oxford) se plaisait à imaginer, lors d’une conférence qu’il donna à la Gaîté Lyrique, qu’une telle IA pourrait finalement évoluer au point d’avoir des interrogations éthiques sur ses actions. Est-il juste de détruire l’humanité afin de produire des trombones ? Faut-il choisir entre l’éthique et les trombones ? Au bout d’une réflexion ardue de plusieurs micro-secondes, l’IA ne pourra que choisir la réponse qui s’impose rationnellement : les trombones, évidemment !

Ceci dit, explique Bostrom, même si les objectifs d’une machine peuvent être très éloignés de nos préoccupations humaines, ces intelligences devraient quand même avoir des « motivations intermédiaires » qui nous permettraient éventuellement de comprendre un peu leur parcours. Par exemple, quel que soit le but poursuivi, on peut être assez certain que la machine cherchera à assurer sa propre survie au moins jusqu’à ce que son but final soit atteint.

La stratégie sociale (et maléfique) de l’IA

Mais il est facile de voir qu’une intelligence artificielle supra-humaine animée de mauvaises intentions ne peut pas faire grand-chose si elle est confinée dans un ordinateur. Et on peut même multiplier les expériences en IA du moment que ces programmes ne sont pas interconnectés et ne dépendent pas les uns des autres. On peut se permettre une IA maléfique s’il suffit, pour la neutraliser, d’appuyer sur l’interrupteur, non ?

Mais Bostrom a également une réponse à cet argument. Si une superintelligence est capable de s’augmenter elle-même en se rajoutant éventuellement des « modules cognitifs » ad hoc, alors on pourrait très bien imaginer que l’IA élabore un sous-programme de « stratégie sociale » qui lui permettrait éventuellement de cacher ses projets et même de gagner la confiance de ne serait-ce qu’un être humain qui pourrait lui donner un accès à l’Internet.

Bostrom cite à ce sujet un exemple d’Eliezer Yudkowsky (Yudkowsky fut, dans les années 90, bien avant Kurzweil, l’un des premiers exposants de la théorie de la singularité). Ce dernier imagine une intelligence artificielle qui établirait les plans d’un assembleur nanotechnologique à base de protéines et d’ADN. Il prendrait ensuite le contrôle d’un seul et unique humain, en acquérant sa confiance ou en recourant à des moyens plus coercitifs comme le chantage. Il lui ne resterait plus qu’à commander ces composants moléculaires à divers laboratoires (ce qui est déjà possible aujourd’hui) en donnant l’adresse du complice et en demandant à ce dernier d’associer les différents composants en suivant ses instructions, pour créer alors une nanomachine autoréplicatrice qui assoirait sa domination.

Evidemment, tout cela semble plus s’apparenter à des scénarios pour le prochain film de Roland Emmerich qu’à des spéculations scientifiques bien ancrées dans le réel. On peut être très sceptique sur une intelligence artificielle qui serait capable de développer un tel « module social » sans jamais avoir eu à éprouver aucune empathie et sans éprouver la moindre intelligence sociale au démarrage.

D’un autre côté, l’argument s’effondre si la première superintelligence n’est pas le pur produit d’un programme informatique, mais se trouve basée sur un cerveau humain « uploadé », une personne dont la personnalité aurait été transférée sur un support informatique. On pourrait alors supposer qu’elle conserverait avec elle le souvenir des rapports sociaux (et ses motivations resteraient probablement humaines et donc compréhensibles, en tout cas au début – les dix premières minutes au moins).

Si humains et machines se donnent la main

Peut-être a-t-on tort d’opposer de manière si radicale intelligence artificielle et humaine ? Dans The Edge, plusieurs auteurs se montrent plutôt optimistes sur l’avenir de la cohabitation entre notre espèce biologique et ses créations machiniques, qui pourrait aller jusqu’à la symbiose.

Pour Tim O’Reilly :

« Peut-être que les humains sont le microbiome vivant dans les entrailles d’une IA en train de naître ! Il est maintenant reconnu que sans notre microbiome, nous cesserions de vivre. Peut-être que l’IA mondiale possède-t-elle les mêmes caractéristiques – elle n’est pas une entité indépendante, mais le produit d’une symbiose avec les consciences humaines qui y vivent.

Suivant cette logique, on pourrait conclure qu’il existe déjà un cerveau global primitif, composé non seulement de tous les appareils connectés, mais aussi de tous les humains connectés utilisant ces systèmes. Les sens de ce cerveau global sont les caméras, microphones, claviers, capteurs de position de chaque ordinateur, chaque smartphone, et chaque dispositif de l’“Internet des objets” ; les pensées de ce cerveau global sont la sortie collective émergeant des contributions de millions de cellules individuelles. »

Et d’ailleurs, sommes-nous réellement face à un phénomène nouveau ? Peut-être l’intelligence artificielle existe-t-elle depuis le début des temps ?

La culture, première intelligence artificielle

Pour le sociologue et médecin Nicholas Christakis, la première intelligence artificielle est notre culture :

« Je vois paradoxalement la culture comme une sorte d’intelligence artificielle naturelle. Elle est artificielle parce qu’elle est faite, fabriquée, produite par les humains. Elle est naturelle parce qu’elle se trouve partout où sont les humains, et nous vient de manière organique. En fait, il est même probable que notre biologie et notre culture sont intimement liées, et ont co-évolué, de telle sorte que notre culture façonne nos gènes et que nos gènes façonnent notre culture. »

Comme souvent, les mots les plus sereins sur le sujet nous viennent du pape de l’ambient music Brian Eno :

« J’ai lu une fois que les cerveaux humains ont commencé à rétrécir il y a environ 10 000 ans et sont maintenant 15% plus petits qu’à l’époque. Cela correspond au moment où les humains ont cessé de devoir être des individus aux compétences multiples, capables de capturer leur propre nourriture, allumer leur propre feu et créer leurs propres outils pour plutôt devenir des spécialistes, qui font partie d’une vaste communauté capable d’exécuter toutes les tâches à accomplir.

Peut-on distinguer la grande structure de compétences et de potentialités ainsi créée d’une “intelligence artificielle” ? Les ordinateurs numériques constituent juste un nouveau détail fractal dans la grande image, c’est juste l’étape la plus récente. Nous avons vécu heureux en compagnie de l’intelligence artificielle depuis des milliers d’années. »