Une synagogue, une mosquée ou une église autant qu’avec des libres penseurs, en ville comme en pleine nature, etc. Les Américains disent que c’est “l’alliance de l’iPhone et du bambou”. »
Le jaune peut intégrer :
• Le beige, en reconnaissant les besoins vitaux de tout humain ;
• Le violet, en s’ouvrant au réenchantement du monde ;
• Le rouge, en canalisant l’esprit guerrier à la façon du judoka ;
• Le bleu, en admettant la nécessité d’un cadre organisationnel et éthique ;
• L’orange, en stimulant toutes les créativités et entreprises ;
• Le vert, en liant l’intelligence collective à la solidarité.
« Le passage d’une couleur à l’autre demande toujours du temps, poursuit Jacques Ferber. Ceux qui l’ont le mieux compris sont les Chinois. En soi, le Parti communiste est bleu. Mais en trente ans, il a su planifier un passage progressif à l’orange sur le plan économique, ce qui va avec la nature de cette couleur. Les Occidentaux protestent contre le non-respect des droits de l’homme par Pékin, mais les Chinois répondent que ce passage au vert ne pourra se faire qu’ensuite, d’ici à dix ans. Par contre, les révolutions arabes sont coincées entre des blocs bleus (islam et armée) en régression vers le rouge, du fait de la corruption et du jihadisme. Seule la Tunisie semble pouvoir éviter cette régresion (lire l’encadré ci-dessus).
Faire dialoguer les couleurs n’est jamais facile. Sur YouTube, vous pouvez suivre une mission diplomatique de Don Beck entre Israéliens et Palestiniens : aux premiers, il sert des arguments très orange (l’intérêt, la logique causale, les bénéfices) ; aux seconds, des arguments rouges et bleus, voire violets (valeurs familiales, préceptes moraux de l’islam, magie du cœur). Pour mener pareille mission, il faut faire preuve de qualités très « jaunes » ! Les théoriciens de la Spirale dynamique se plaisent parfois à imaginer une humanité turquoise, dont les individus seraient à la fois libres et entièrement au service de la collectivité. Mais pour l’instant, passer au jaune serait déjà formidable. La toute nouvelle génération, qui a 20 ans aujourd’hui et qu’on appelle « génération Z », semble bien partie pour ça : elle est multitâche, ouverte aux autres et d’une extraordinaire adaptabilité. 