16 technologies disruptives (presque) déjà là

Si Google a investi plus d’un demi-milliard de dollars en octobre 2014 dans la start-up californienne Magic Leap, ce n’est pas par hasard… Elle devrait révolutionner l’univers de la réalité augmentée. Comment ? Grâce à la technologie « réalité-cinématique » qui permet, grâce à des lunettes futuristes et un boitier connecté, de transposer des personnages et des objets 3D dans le monde réel de façon ultra-réaliste. Cette nouvelle technologie remplacerait l’actuelle 3D stéréoscopique qui consistait, à l’inverse, à vous emmener dans un monde virtuel. Les différents brevets déposés par Magic Leap le 15 janvier 2015 nous ont donnés un aperçu des possibilités : promotions et plans du magasin affichés par votre chariot de courses, représentations des organes et du corps humain pour les chirurgiens… Les industries du cinéma et du jeu vidéo ne sont donc pas les seules à se frotter les mains.
Disponibilité : 1 à 3 ans.
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Le véhicule à hydrogène sur la bonne voie

En 2015, le succès commercial de la première Toyota de série (Mirai) roulant à l’hydrogène annonce, peut-être, une nouvelle ère. Selon le World economic forum, de nombreux constructeurs auto s’orientent peu à peu vers une commercialisation en série de ces véhicules à piles à combustible. Les premiers prix sont, certes, élevés (environ 70 000 dollars) mais avec l’augmentation des volumes, ils devraient rapidement baisser dans les prochaines années. Si le potentiel du marché est colossal, c’est parce que les véhicules à pile à combustible possèdent de nombreux atouts : ils ne rejettent aucun déchet (juste de l’eau) et contrairement à l’essence, c’est un carburant inépuisable. Ils possèdent aussi un gros avantage par rapport aux voitures électriques : plus d’autonomie (environ 600 km contre 150 à 250 km). Le plus gros défi qu’il reste à relever est l’extension du réseau de bornes à hydrogènes pour recharger les véhicules.
Disponibilité : déjà disponible.
D’infinies possibilités pour les textiles intelligents

Un tee-shirt qui contrôle le rythme cardiaque,des chaussettes qui diagnostiquent les personnes diabétiques, des pansements qui changent de couleur quand on doit les changer, des semelles qui analysent la distance parcourue et les calories brulées…Pour ces textiles intelligents et connectés qui sont dotés de capteurs, les possibilités sont quasi infinies. Ils intéressent notamment les secteurs du sport, de la santé, du luxe, du bâtiment et de l’automobile. Encouragés par le plan industriel « Textiles techniques et intelligents« , lancé en 2013 par le gouvernement, de plus en plus de d’entreprises françaises se lancent dans ce business à l’image de Citzen Sciences. La firme lyonnaise commercialisera, courant 2015, un tee-shirt connecté qui mesure le rythme cardiaque, la vitesse et la position GPS de son porteur.
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Les robots collaboratifs s’imposent dans l’industrie légère

De grands changements en perspective pour les PME de l’industrie légère… C’est ce que les spécialistes du secteur prédisent avec l’arrivée sur le marché de nouveaux petits robots collaboratifs à bas prix. Flexibles, intuitifs et capables de travaux de haute précision, ils permettent de suivre le rythme de la demande malgré la pénurie de travailleurs qualifiés et même d’augmenter la productivité. A l’image de l’UR3 d’Universal Robots. Ce bras articulé à 6 axes peut souder, visser, coller, peindre… pour un budget de 23 000 dollars.
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Des ballons Google pour (beaucoup) plus de connectés

4,3milliards de personnes pourraient avoir accès à Internet pour la première fois de leur vie grâce au projet Loon de Google. En collaborant avec le Centre national d’études spatiales (CNES), le géant du net a mis au point des ballons d’hélium de 15 mètres de diamètre et projetés à 20 kilomètres d’altitude. Ils pourraient offrir un accès Internet à 60% des habitants de la planète qui n’en bénéficient pas encore. Ces personnes vivent généralement dans des régions rurales où les entreprises de télécommunications n’ont pas construit de tours cellulaires. Chaque ballon possède donc une liaison radio avec un réseau de communication sur le terrain environnant. Mike Cassidy, chef du projet Loon, affirme qu’à la fin 2015, il aura suffisamment de ballons en place pour offrir un service Internet quasi continu dans plusieurs parties de l’hémisphère sud.
L’immense potentiel de la nano-architecture

Julia Greer, professeur de la prestigieuse California institute of Technology (Caltech), est parvenue à fabriquer des nanomatériaux en 3 dimensions qui sont plus légers, plus solides et plus tolérants (ils peuvent être déformés et reprendre leur forme d’origine) que tous les matériaux classiques connus. Si ces nanomatériaux étaient produits à grande échelle, ils pourraient remplacer les matériaux classiques. Cette innovation pourrait beaucoup intéresser les industries qui utilisent une grande quantité de matériaux comme l’automobile ou l’aéronautique. Seul (petit) problème à résoudre : les nanomatériaux de Julia Greer ne font qu’un milliardième de mètre… il faudra trouver une solution pour les redimensionner et les rendre utilisables.
Disponibilité : 3 à 5 ans.
Disponibilité : 3 à 5 ans.
« L’homme augmenté » grâce aux exosquelettes

Voilà une technologie que les opérateurs de l’industrie doivent suivre avec attention : les exosquelettes motorisés. Destinés à la base à des usages militaires, ils se sont étendus aux domaines civils. Ils augmentent les capacités des ouvriers en absorbant la pression exercée par les outils et les objets lourds. Dès 2013, le Mantis composé de jambes et de bras mécaniques permetd’augmenter la productivité d’un ouvrier de 30%. De son côté, en août 2014, l’entreprise sud-coréenne Daewoo développe un exosquelette destiné aux ouvriers des chantiers de construction navale. Il leur permet de transporter des objets pesant jusqu’à 30 kg sans effort (l’objectif étant d’atteindre 100 kg dans les années à venir). Les nouveaux brevets pullulent sur ce marché très prometteur pour l’industrie, et le secteur médical s’y intéresse aussi. Les exosquelettes permettent aux personnes amputées de leur rendre leurs capacités motrices.
Disponibilité : déjà disponible.
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Un nouveau plastique recyclable

Il existe deux grandes catégories de plastique : les thermoplastiques et les thermodurcissables. Les premiers sont recyclables, les seconds, non. Problème : grâce à leur résistance et leur longévité, les thermodurcissables sont très prisés dans de nombreux secteurs comme la téléphonie mobile ou l’industrie aérospatiale. Quand on sait qu’environ 280 millions de tonnes de plastique ont été produits dans le monde en 2012, on imagine aisément les dégâts environnementaux occasionnés. Mais en2014, des progrès cruciaux ont été faits avec la découverte de nouveaux polymères thermodurcissables. Appelés PHTs, ils sont recyclables. En outre, ils sont aussi résistants que les anciens polymères. Selon le World Economic forum, les thermodurcissables recyclables remplaceront les non-recyclables dans les 5 ans à venir et ils seront omniprésents dans les différentes industries qui utilisent du plastique d’ici 2025.
Disponibilité : 3 à 5 ans.
Disponibilité : 3 à 5 ans.
Apple Pay à l’origine du succès du m-paiement

La démocratisation du paiement sans contact par smartphone est l’une des grandes tendances 2015. Sortie fin 2014 aux Etats-Unis (l’arrivée en Europe est prévue courant 2015), l’application d’Apple prénommée « Apple Pay » est la première à connaître un véritable succès. Elle s’appuie sur la technologie de la puce Near field communication (NFC) qui permet de payer sans contact, et sur l’authentification par empreinte digitale. Apple a fait les choses en grand : des partenariats avec 500 banques américaines et avec les plus grandes enseignes américaines (Nike, Mc Donlad’s, Subway…). En 2015, Apple a annoncé représenter deux tiers des dépenses par m-paiement aux Etats-Unis via les trois réseaux principaux de cartes bancaires (Visa, Mastercard et American Express). Le MIT estime cependant qu’il faudra encore du temps avant que le paiement mobile se généralise, en particulier en Europe.
Disponibilité : déjà disponible.
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La photosynthèse suralimentée va booster l’industrie agricole

En décembre 2014, les généticiens ont fait une avancée capitale dans la production des plants de riz : ils sont parvenus à améliorer leur photosynthèse. Cette découverte permet de produire du riz (et potentiellement du blé) beaucoup plus rapidement. Les rendements en hectares sont améliorés de 50%. Ces deux cultures nourrissent environ 40% de la planète, on comprend donc l’importance de cette découverte… La « photosynthèse suralimentée » (C4) permettrait également de limiter les besoins en eau et en fertilisants des plants. Seul problème à résoudre : le procédé de transformation génétique est complexe et difficile à mettre en place dans les productions agricoles à grande échelle. Si ce problème est résolu, la méthode de « photosynthèse suralimentée » pourrait s’appliquer dans d’autres cultures comme le blé, les pommes de terre, les tomates et le soja.
Disponibilité : 10 à 15 ans.
Disponibilité : 10 à 15 ans.
Biopsie liquide : déceler le cancer plus tôt

Réduire la mortalité des cancers communs grâce à une simple prise de sang : voilà l’ambition du professeur de médecine Dennis Lo. Il a travaillé pendant près de 20 ans sur une technique appelée « biopsie liquide ». Cette technique permet de détecter très tôt les cancers communs comme celui du foie, avant même les premiers symptômes. Les cellules cancéreuses qui meurent perdent de l’ADN. On peut ensuite retrouver cet ADN et l’identifier dans le sang. Grâce à une prise de sang et un séquençage rapide de l’ADN,on peut donc déceler très tôt des traces de cancer, alors qu’il est encore curable.Dennis Lo souhaite, à présent, généraliser le processus avec un test général permettant de détecter chaque type de cancer. Jay Flatley, PDG d’Illumina qui fabrique des séquenceurs de gènes rapides, estime qu’en 2015 le marché de ces tests pourrait valoir au moins 40 milliards de dollars.
Disponibilité : déjà disponible.
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L’ADN partagé sur Internet

Le bio-informaticien David Haussler souhaite que les experts médicaux du monde entier partagent sur Internet les codes génétiques déjà séquencés de personnes malades. Cela permettrait de mieux comprendre et de mieux traiter les maladies provenant de mutations génétiques comme le cancer. Il a donc cofondé l’Alliance mondiale pour la génomique et la santé (AGMS). L’AGMS a lancé en 2014 le moteur de recherche Beacon qui possède comme base de données les ADN déjà rendus publics. Mais cette initiative se heurte à un problème sociologique et légal : les experts médicaux qui possèdent les codes génétiques séquencés sont réticents à l’idée de les partager sur un moteur de recherche. A la fois pour des raisons déontologiques, et à cause des législations sur la vie privée sur Internet. Pour que le projet de David Haussler aboutisse, il faudra donc qu’il arrive à concilier efficacité et respect de la vie privée.
Disponibilité : 1 à 2 ans.
Disponibilité : 1 à 2 ans.
L’usine de dessalement moins cher, moins polluante, plus productive

Située en Israël, Sorek est la plus grande usine de dessalement au monde. Elle utilise une technologie de dessalement que l’on appelle « osmose inverse » (un système qui purifie l’eau grâce à un filtrage très fin). On reproche à cette technologie de coûter cher et d’être polluante. Pourtant, Sorek propose les prix les plus bas du marché et sa consommation énergétique est parmi les plus basses au monde. Son secret ? C’est la première grande usine de dessalement à utiliser des tubes de pression qui mesurent 16 pouces de diamètre plutôt que huit pouces, ce qui réduit considérablement les coûts en matériel. L’usine possède aussi des pompes à haut rendement et des dispositifs de récupération d’énergie pour optimiser sa production. Ce modèle devrait beaucoup intéresser les grands groupes de gestion de l’eau et des déchets comme Véolia et Suez Environnement.
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Un cerveau embryonnaire pour guérir les troubles mentaux

C’est en 2013, dans un laboratoire de l’Institut de biotechnologie moléculaire de Vienne, qu’une équipe de chercheurs a réalisé une vraie prouesse : cultiver un embryon de cerveau à partir de cellules souches humaines. Cet « organoïde cérébral » qui mesure 3 à 4 millimètres de diamètre est une sorte de cerveau aux premiers stades de son développement. Au-delà de jouer les docteurs Frankestein, l’objectif de l’expérience est de comprendre l’origine des troubles neurologiques. Ces « mini-cerveaux » peuvent être cultivés à partir des cellules d’une personne malade. On peut donc analyser et comprendre les disfonctionnements neuronaux d’une personne atteinte d’autisme, de la maladie d’Alzheimer ou de schizophrénie. L' »organoïde cérébral » sera certainement à l’origine d’avancées médicales majeures dans les années à venir.
Disponibilité : déjà disponible.
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La communication véhicule-à-véhicule au tournant

Disponibilité : 1 à 2 ans.
L’envol des drones

Selon le cabinet de conseil Deloitte, 300 000 drones seront vendus en 2015 pour un parc actif qui dépassera le million. Le marché grandissant de ces mini-aéronefs sans pilote concernera principalement les entreprises, le prix élevé (premiers prix allant de 200 à 400 euros), la fragilité et les difficultés de pilotage ayant tendance à dissuader le grand public. En revanche, pour les professionnels, le cabinet américain voit un énorme potentiel. De nombreux secteurs sont concernés : le recueil de données pour l’agriculture de précision, le BTP, l’inspection d’ouvrages d’art, le secourisme, le cinéma… D’autant que les drones deviennent de plus en plus fiables et autonomes à l’image du drone hybride développé en 2015 par la start-up Top Flight. Il est capable de voler plus de 2h30 (contre environ 40 minutes pour les autres drones civils) tout en transportant un colis de 9 kg…
Disponibilité : déjà disponible.
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