Pourquoi nier vos propres vérités, vos sentiments dans les relations humaines ?
C’est en vous niant, en niant vos sentiments que vous créez inconsciemment des douleurs et des blessures en vous et dans vos relations. Une des plus grandes tragédies ou inconsciences est bien celle de nier ces sentiments, ses vérités, pour se protéger de la peur et de la culpabilité.
Cela a débuté dès notre plus jeune enfance lorsque nous communiquions de façon naturelle en disant nos sentiments à nos parents. Cependant, ils ne les ont pas respectés en nous obligeant à les nier pour éviter de se faire punir ou se faire ridiculiser.
Comme il est facile aux adultes d’avoir raison au devant d’un petit enfant plein d’amour et ainsi l’obliger à adopter leurs valeurs morales par la peur et la culpabilité. Une fois adulte, croyez-vous qu’ils pensent avec clarté et intelligence ou bien en ayant une fondation basée sur la peur, sur la négation ? Et vous, lorsque vous étiez enfants, de quelle façon avez-vous été éduqué ?
Nous nions nos propres expériences pour ne pas donner tort à nos adultes autoritaires
Dans la plupart des cas, dans la plupart de vos expériences, vous avez peur de donner tort à vos parents, à vos professeurs, à vos politiciens, à vos traditions, à vos célébrités, à vos gens instruits, et alors vous niez votre propre expérience en faveur de ce qu’on vous a dit de penser.
Vous n’attendez pas de faire votre propre expérience, vous acceptez l’expérience des autres comme un évangile. Et lorsque vous faites votre propre expérience et sentez en vous votre vérité, alors vous niez cela car on vous a conditionné la pensée depuis votre enfance à prendre pour vrai, la parole des autres.
En fait, si vous vous sentez bien après vous être nié vous-même de votre propre expérience, alors que, dans votre éducation, c’est censé être bon, alors vous vivez dans la malhonnêteté inconsciente, dans la négation de soi.
Si vous vous sentez mal, c’est mauvais. La plupart du temps, vous ne pouvez pas vous décider, car vous refusez. Vous niez ceci ou cela parce que vous vous dites que c’est ce que vous êtes censé faire ou censé sentir.
Puis vous dites que c’était une bonne chose, mais vous demandez pourquoi vous ne vous sentez pas bien.
Les comportements appropriés et les règles de moralité imposées par l’éducation
Le problème, en ce qui concerne la moralité ou les comportements appropriés, c’est que quelqu’un doit établir les normes à respecter ou à suivre. Cela veut dire, que vos comportements sont limités, dirigés, dictés par l’idée que quelqu’un d’autre se fait de ce qui devrait vous apporter la joie.
Le comportement approprié ne correspond pas toujours à ce que vous appelez les meilleurs de vos intérêts. En vérité, c’est rarement le comportement qui vous apporte la plus grande joie.
L’éducation aimerait tellement que vous la croyez sur parole à ce propos. Elle vous oblige à tirer des leçons de l’expérience des autres. La véritable conscience vous pousse à chercher la vôtre.
L’éducation ne peut supporter l’intelligence créative ou la conscience. Elle ne peut vraiment pas la supporter, car elle peut vous apporter une conclusion différente de votre éducation. Et cela, aucun système d’enseignement connu ne peut le tolérer.
L’éducation vous encourage à explorer les pensées des autres et à les adopter. L’intelligence ou la conscience vous invite à écarter les pensées des autres et à trouver les vôtres.
Pourquoi est-ce si important de ne pas nier ses sentiments ?
Lorsque vous vous sentez bien, cela signifie que votre dernière pensée était vraie, que vos dernières paroles étaient une conscience sage et que votre dernière action était ce qui était de l’amour.
La pensée, la parole et l’action étaient en harmonie, en cohérence afin de créer du bien en vous et autour de vous.
Pour remarquer jusqu’à quel point vous prenez conscience, vous progressez, afin de mesurer votre niveau ou degré d’évolution, vous devez examiner tout simplement ce qui vous fait du bien. Mais ne cherchez pas à forcer votre évolution, à évoluer davantage, plus vite, en niant ce qui fait du bien, ou en vous en détournant.
L’évolution personnelle se mesure à partir de ce qui fait du bien à soi et à nos relations. Lorsque vous partez de l’idée que nous sommes UN, il est presque impossible de prendre plaisir à blesser quelqu’un d’autre. C’est en vous niant, en niant vos sentiments que vous créez inconsciemment des douleurs et des blessures.
